ENTRÉES
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Ou voit, en ce tableau, que le chiffre des malades en août est cinq fois plus considérable qu'en juin ; et cette année, 1864, ne présente rien d'exceptionnel à cet égard; je l'ai citée parce qu'elle est la dernière dont je possède la statistique; il suffit de parcourir les documents antérieurs pour s'assurer que cette brusque oscillation est normale : en juin 1818, rapporte Bailly, l'hôpital du Saint-Esprit renfermait 583 malades; dans le mois d'août suivant : 5045; en juin 1821 : 529 malades; en août : 5125; en juin 1822 : 451; en août : 1670.
Cette différence énorme de la morbidité suivant les saisons, tient à l'explosion de l'influence miasmatique au moment des chaleurs ; elle ne lient pas aux conditions soit individuelles, soit hygiéniques banales de la population ; elle est d'origine tout extérieure à l'homme, et la preuve, c'est que cette dilférence entre des populations nosocomiales des hôpitaux civils de Rome et de Paris, nous la retrouvons en étudiant dans ces deux villes des groupes de malades entre lesquels on ne peut invoquer de différences d'origine, de prédispositions individuelles, d'aptitude de race; nous la retrouvons dans les hôpitaux militaires de l'armée française soit à Paris, soit à Rome.
Yoici, comme preuve, le mouvement des malades au Val-de-Gràce, à Paiis, pen-
dant les deux dernières années, 1872 et 1873, années que nous choisissons, en raison de l'absence d'influences épidémiques transitoires.