MOLÉCULE
culaire de leurs extrémités survienne pendant le cours d'une grossesse, qui a presque toujours alors une marche insolite, on a méconnu pendant longtemps la nature et le point de départ de cette singulière production, et on en a fait une mole hydatique. Je n'en finirai1: pas, si je voulais passer en revue tous les corps qui peuvent sortir de la cavité utérine et qui ont été confondus sous la dénomination qui nous occupe; je me contenterai de signaler encore certaines exfoliations de la muqueuse de cet organe, qui, se reproduisent périodiquement chez quelques femmes en dehors de toute grossesse ; des masses fibrineuses qui, après un séjour prolongé dans la matrice, ont pris un aspect tout particulier ; des portions de placenta altérées ou non, qui, après avoir été retenues pendant trèslongtemps à la suite de fausses couches et même de grossesses à terme, sont expulsées ayant perdu une partie de leurs caractères ; certains polypes distinctifs muqueux du col ou de la cavité utérine, des fragments de productions organiques de nature beaucoup plus grave, etc.
J'en ai dit assez je pense, pour faire comprendre, qu'à notre époque, il n'est plus possible de réunir sous une dénomination commune, des faits aussi dissemblables, et qu'ils doivent trouver leur place toute naturelle dans la description des affections auxquelles elles appartiennent. Nous renvoyons donc le lecteur à chacun des articles où il sera traité des maladies de l'œuf humain et de l'utérus.
Defaul.
MOLÉCULE (Chimie). La molécule d'un composé chimique est la plus petite quantité de ce corps qui puisse exister à l'état libre ; chaque molécule résulte donc de la combinaison d'au moins deux atomes (voy. ce mot). Dans cette combinaison on n'admet pas qu'il y ait pénétration mutuelle des atomes, de manière à les faire disparaître, et ne laisser qu'une substance homogène; on pense, au contraire, que la combinaison résulte de la juxtaposition des atomes, rivés ensemble par l'affinité chimique.
La molécule la plus simple résulte de la combinaison de deux atomes du même élément. En effet, on admet généralement que les atomes d'un corps simple isolé ne peuvent pas exister à l'état de liberté, et qu'il y a au moins deux atomes qui s'unissent pour constituer la molécule de ce corps ; si donc le volume de l'atome d'un corps simple est 1, le volume de la molécule sera 2. Dans le chlore, par exemple, un atome électro-positif serait uni en un atome de chlore électronégatif pour former une molécule de chlorure de chlore; il en serait de même pour l'hydrogène qui serait de l'hydrure d'hydrogène, et ainsi pour tous les autres corps simples.
Soumettons maintenant volumes égaux de chlore et d'hydrogène à la chaleur ou à la lumière solaire, le résultat sera de l'acide chlorhydrique, mais ce résultat ne sera pas obtenu par simple addition du chlore à l'hydrogène, mais par double décomposition.
Cl ) II
Cl H