‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.61Chapitre 76 sur 114 · MORISON · texte numérisé non relu

MORISON

dans la saponification incomplète de l'huile d'olive, le moyen de se procurer une élaïne beaucoup plus pure, non oxydable et sans action sur les métaux.

Le Ben aptère paraît être le Balanos myrepsus ou Balanos myrepsica des anciens, qui l'avaient également nommé Glans unguentaria, Glans œgyptiaca, Ben album. C'est probablement la planle dont parle Belon dans ses Singularités, et qu'il dit avoir vue sur le Sinaï, où les habitants « sont diligents à recueillir sa semence de laquelle ils font grande quantité d'huile. »

Une seconde espèce est le Ben ailé, Moringa pterygosperma, Gaertn. (Hyperanthera Moringa, Vahl; Anoma Morungà, Loureiro). Elle croît à Java et m Malabar, et est cultivée à Bourbon, dans les Antilles et dans la plupart des pays tropicaux. On lui a donné les noms de Malangay, Morunga, Moringu, Mourrajara, d'où est venu le nom de Moringa. C'est un arbre à feuilles tripinnées, à fruits striés, long de 30 à 40 centimètres, renfermant des graines globuleuses, munies de trois ailes membraneuses très-développées.

Toutes les parties du Ben ailé sont douées d'une grande âcreté. La racine et les feuilles sont comparables à celles du raifort, par leurs propriétés très-rubéfiantes et même vésicantes, ce qui les fait employer en Orient dans bien des affections morbides. Ces parties lorsqu'elles sont jeunes sont cependant innocentes, et sont mangées cuites à Java.

Quant aux graines, elles contiennent de l'huile grasse et pourraient servir, de

même que le Ben aptère, à l'extraction de l'huile de Ben. Mais on ne les emploie

pas cependant à cet usage.

Belox. Singularités. — Gartner. De fructibus et seminibus, II, 514. — Lamarck. Diction. Encyclopédie, 1, 598. — Illustration des genres, t. 147. — De Candolle. Prodro'nus, II, 47S. Exdlicuer. Gênera plantarum, n° 6811. — Décaisse. Annales des sciences naturelles, 2e série, IV, '205, tab. 6. — Le Mauet et Decaisne. Traité général de botanique, p. 276. — Bâillon. Histoire des Plantes, III, p. 165. — Guibourt. Drogues simples, 6e édit., III, p. 585. Pi»

MOEtaxGlQL'E (Acide). Acide gras, homologue de l'acide oléique. S'obtient par la saponification du Moringa aptera (Voy. Ben etMoRiNGAj. D.

MORB\TA\MQlE (Acide) ou MKLIRI\E. Principe assez sobible contenu dans le bois jaune de Cuba aveu le morin, qui est presque insoluble (Voy. MACLUReet Morin). D.

iUORlo. Nom donné à une espèce à'Orckis (Orchis morio L.) (voy. Or:his).

Pl.

lffORis<W (Robert). ATé à Aberdeen en 1620. Il étudia d'abord la théologie, puis la quitta pour la botanique, à l'étude de laquelle il se livrait avec ardeur, lorsque la sympathie qu'il éprouvait pour la cause du roi Charles Ier, lui fit quitter ses travaux. 11 s'enrôla avec les Écossais, fut blessé à la première affaire et, blessé et proscrit, dut quitter son pays pour échapper à une mort certaine. Réfugié à Paris, il continua d'étudier la médecine et la botanique, et fut reçu docteur à Angers en 1648. Deux années après, en 1650, il devint botaniste de Gaston d'Orléans, à Blois. 11 parcourut alors la France pour étudier les plantes rares, et c'est sous sa direction qu'un peintre célèbre, Robert, a commencé une série de peintures sur vélins, que l'on voit encore au Muséum d'histoire naturelle de Paris. Morison fut présenté à Charles II, alors proscrit comme lui, et, après la mort du duc d'Orléans, il retourna en Angleterre sur la demande de ce

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roi, qui le nomma son médecin et son botaniste, et le combla de biens et d'honneurs. En 1669, il fut chargé du cours de botanique à Oxford. Morison mourut à Londres en 1683, à la suite d'un accident de voiture. Morison est l'auteur d'un système de classification depuis longtemps abandonné par les botanistes ; mais ceux-ci reconnaissent qu'il a, l'un des premier», signalé l'importance d'étudier dans les plantes, les parties autres que le fruit. Il a aussi donné les dessins et la description de plusieurs centaines de plantes peu connues. Ses ouvrages les plus importants sont :

I. Plantarum umbelliferarum Dislributio nova. Oxford, 1672, in-fûl. — II. Plantarum Historia universalis Oxoniensis. Oxford, 1G80-1G99, in-fol. La fin de cet ouvrage est de

BûDART. A. D.

MORISOX1A. Genre de plantes, de la famille des Gapparidacées, établi par Plumier (Gen., 65, t. 25) et placé généralement très-près des Câpriers euxmêmes, auquels, à l'exemple de beaucoup d'autres auteurs, nous les avons génériquement rapportés (Histoire des plantes, III, 154). Ils se distinguent dans ce genre par leur calice, gamosépale à la base, inégalement partagé en deux, trois ou quatre pièces lors de l'anthèse, avec quatre glandes basilaires, intérieures et alternipétales. Leur corolle est régulière, tétramère; leur androcée est formé d'un nombre indéfini d'étamines ; et leur gynécée est stipité, avec des placentas pariétaux pluviovulés en nombre variable. Leur fruit est une baie cortiquée, polysperme. Il y a quatre Morisonia en Amérique ; ce sont des arbustes à feuilles alternes, simples, coriaces, à duvet simple ou écailleux. Leurs fleurs, souvent belles, grandes, blanches, sont disposées en corymbes multiflores. Le plus connu est le M. americana (L., Spec, 719. — Jacq., Amer., t. 97. — DC, Prodr., I, 244) ou Capparis Morisonia Sw. (Obs., 272). C'est un des Bois de Mabouia des Antilles, plantes en général connues par leur affreuse odeur excrémentitielle. Ses fruits sont usités comme antispasmodiques ; ses fleurs, comme antihystériques, apéritives , et de même sa racine. Cette propriété est-elle accordée aux Morisonia à cause de leur fétidité, la même odeur d'excréments se retrouvant dans un grand nombre de médicament antispasmodiques? On a dit aussi (Journ. dePharm., I, 459), que le M. americana avait les propriétés du Pareira-brava^ médicament aujourd hui peu employé. Les Européens appellent le Morisonia, Y Arbre du diable. H. Bn.

Gartner, De fruct., I, 378, t. 78. — L., Gen. plant., n. 642. — Lamk, Dict., III, 6 4; M., t. 595. — DC, Prodr., I, 254. — Endl., Gen., n. 5002.— Mer. et Del., Dict. Mat. méd., IV 4G2. — II. Bâillon, Histoire des plantes, III, 154, 1 70. H. B.n.

moritz (saixt-) (Eaux minérales de), atkermales, bicarbonatées calciques moyennes, ferrugineuses faibles, carboniques fortes. En Suisse, dans le canton des Grisons, dans la basse Engadine (chemin de fer de l'est par Mulhouse, Bàle, Zurich et Chur ou Coire). Une malle-poste conduit à Saint-Moritz en douze heures. Comme le trajet de Paris à Coire se fait en vingt-trois heures par les trains directs, il faut trente-cinq heures pour arriver à la station de Saint-Moritz. La route est très-belle de Zurich à Coire, les lacs et les glaciers font de la Suisse allemande une des plus belles parties de l'Europe ; mais de Coire à Saint-Moritz le trajet est encore beaucoup plus accidenté, et par conséquent beaucoup plus intéressant. Un chemin parfaitement entretenu, ayant presque toujours une largeur sutfisante pour que deux voitures puissent passer en même temps, monte de Chur fusqu'à un point éloigné de 8 ki omèlres environ de Saint-Moritz. De là, on des-

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ccnd une pente assez rapide pour que l'on ait placé des parapets afin d'enlever .aux voyageurs timides la crainte de tout danger sérieux. La vallée de Goire à Saint-Moritz est partout très-étroite, et quelquefois la route l'occupe tout entière. Le Oberhalbstein, dont les eaux laiteuses roulent toujours avec bruit et quelquefois avec tracas, borde la route tantôt à gauche, le plus souvent à droite, de sorte qu'il faut traverser des ponts de bois, recouverts d'une toiture, jetés au-dessus du lit du torrent. Des blocs énormes de granit vert ou de marbres de couleurs diverses veinés de blanc ou de noir s'élèvent des deux côtés de la route ou forment sa chaussée, des prairies naturelles remplies de troupeaux et arrosées par l'eau des cascades qui descendent des glaciers, des champs cultivés produisant des moissons dont la maturité est en retard d'un mois au moins sur celle des plaines circonvoisines, des arbres fruitiers en petit nombre, des forêts de pins, de sapins et de mélèzes, animent l'aspect de la vallée de Saint-Moritz, dans laquelle l'Inn prend sa source. Saint-Moritz, à 1,760 mètres au-dessus du niveau de la mer, a un climat qui se ressent de cette position topographique et du voisinage de pics élevés recouverts de neiges qui ne fondent jamais. La température des mois de la saison minérale, prise pendant quatre années, a donné de 10°, 6 centigrade à 11°, 5 centigrade dans le mois de juin, 11° centigrade dans le mois de juillet, il0 centigrade dans le mois d'août, et 7°, 5 centigrade dans le mois de septembre (Meyer Ahrens, Eaux minérales de la Suisse, Zurich, 1860). Les baigneurs doivent donc être prévenus qu'à Saint-Moritz les changements atmosphériques sont si brusques qu'il y a un danger sérieux à ne pas éviter soigneusement des transitions dont les garantissent à peine les vêtements les plus chauds et toutes les précautions que l'on prend en hiver. Il pleut souvent à Saint-Moritz et dans les environs, de sorte qu'il né faut pas entreprendre des excursions un peu éloignées sans se munir des moyens utiles pour éviter le froid et la pluie. La saison commence le 15 juin et finit le 15 septembre.

Trois sources servent au traitement hydro -minéral de Saint-Moritz, elles se nomment : la source de Saint-Moritz, la source de Paracelse et la source Innommée.

\° Source de Saint-Moritz. Cette source, appelée aussi die Altequelle (la vieille source), a son point d'émergence dans l'intérieur de l'établissement; l'ouverture carrée de son puits de captage, qui a 4 mètres de profondeur environ, est au centre de la pièce de la buvette. Le niveau de l'eau varie en raison de l'heure de la journée et de l'activité du service des bains, car des canaux viennent aboutir au puits de l'Altequelle. Son débit est de 21,132lit,80 en vingt-quatre heures. Un tube de fer-blanc en forme de cône, ayant sa partie évasée sur l'eau, sert à recueillir les gaz qui, s'élevant de la source, sont conduits par un double tuyau dans deux petites pièces qui communiquent avec la buvette. L'eau de la source de Saint-Moritz est claire, limpide et transparente; elle n'a pas d'odeur; sa saveur est aigrelette, légèrement amère et ferrugineuse; elle est très-gazeuse, et des bulles d'une assez grande ténuité la traversent et mettent trente-deux secondes à monter à la surface d'un verre ; une partie s'attache aux parois et forme ries perles grosses, relativement au volume de celles qui se dégagent de l'eau minérale. Sa réaction est franchement acide, sa température est de 6°,1 centigrade; celle de l'air de la pièce étant de 15°, i centigrade, sa densité est de 1,00215. Nous donnerons son analyse chimique avec celle de l'eau de la source de Parac'else ; elle est employée en boisson et en bains ; on l'exporte sur une assez large échelle.

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2° Source de Paracelse. Avant l'année 1863, la source de Paracelse était appelée die Neuequelle (la nouvelle source) ; le congrès de naturalistes, réuni à Schuls, a donné, lors de sa visite à Saint-Moritz, le nom du grand alchimiste à la source nouvelle. Son point d'émergence est à 100 mètres environ de celui de la source précédente, dans un puits de 5 mètres de profondeur, abrité par un pavillon contenant deux pièces dont l'une sert de buvette et l'autre de laboratoire pour la mise en bouteilles. L'eau de cette source, d'un débit de 1,800 litres par vingt-quatre heures, a les mêmes caractères principaux que celle de la vieille source de Saint-Moritz. Elle est limpide et sans odeur ; sa saveur est plus ferrugineuse, mais également amère et acidulée ; elle est un peu moins gazeuse, ses bulles sont plus fines encore et mettent quarante-huit secondes à monter à la surface du verre, sur les parois duquel aucune ne se fixe; sa réaction est un peu moins acide ; elle laisse précipiter de l'oxyde de fer en grains semblables à du tabac râpé, lorsqu'on la met pendant cinq minutes en contact avec l'air extérieur. La température de l'eau est de 5°, 5 centigrade, celle de l'air étant de 12°, '2 centigrade. Sa densité est de 1 ,00239. La dernière analyse chimique de l'eau des deux premières sources de Saint-Moritz a été faite en 1855 par MM. A. de Planta et A. Kekulé, qui ont trouvé dans 1,0U0 grammes les principes suivants :

souhce

altequelle. de paracblsb.

Carbonate de chaux 0,7264 1,2832

— soucie 0,1914 0,2935

— magnésie 0,1254 0,2412

— oxydule de fer 0,0327 0,0454

— manganèse, 0,0041 0,0059

Chlorure de sodium 0,0389 0,0404

Sulfate de soude 0,2723 0,3481

— potasse 0,0164 0,0205

Acide silicique 0,0381 0,0495

— phospliorique 0,0004 0,0006

Alumine 0,0003 0,0004

Brome, iode, fluor traces. traces.

Total des matièhes fixes I,44li4 2,3287

100 parties de gaz dans l'eau de l'Altequelle se composent de :

Acide carbonique 99cc. 66

Oxygène 0 08

Azote 0 27

Total des ga? lOOec.OO

Source de Paracelse dans un litre d'eau.

Acide carbonique libre 30cc.740= 88p. c. 113

— dissous 46cc. 171 = 100 p. c. 233

76cc.911 = 188p.e.S46

L'eau de la source de Paracelse est utilisée à l'intérieur seulement ; elle se trouve aussi dans le commerce.

3° Source Innommée. Elle est captée sous un pavillon servant de buvette, dans une prairie, et située à 300 mètres de l'établissement, entre le lac de Saint- Moritz et le bois de sapins, qui est en face du bourg. Cette eau est claire et limpide, elle n'a aucune odeur; sa saveur est plus ferrugineuse et moins amère que celle de la source de Paracelse ; elle est aussi moins gazeuse, quoique des bulles assez grosses viennent d'une manière intermittente s'épanouir à sa surface ; sa réaction est neutre ; sa température est de 6° centigrade, celle de l'air étant de 12°, 5 centigrade. L'examen chimique de l'eau de cette source ne nous est pas parvenu.

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Établissement minéral. Il se compose de trois buvettes, de quarante cabinets de bains et de deux cabinets de douches dans l'ancien bàliment, et de quarante salles dans le bâtiment neuf.

La buvette intérieure de la source de Saint-Moritz ou Altequelle est alimentée par un corps de pompe de fonte à balancier, avec lequel le préposé fait agir le piston qui plonge dans le puits de captage et monte l'eau destinée à la boisson. Elle est versée par un conduit de fer dans le verre des buveurs ou dans un bassin de bronze. Cette pièce est assez obscure, car elle reçoit sa lumière par les deux arcades qui donnent sur la galerie de l'établissement et par deux fenêtres ouvertes sur la même galerie. Nous avons déjà parlé de l'entonnoir renversé qui reçoit les bulles gazeuses venant s'épanouir de la surface de l'eau de la vieille source et des deux tuyaux qui y aboutissent, et se rendent à deux pièces communiquant avec la buvette. On trouve dans celle de gauche, qui sert aussi à la mise en bouteilles, le tuyau destiné à l'ingestion du gaz et aux douches gazeuses locales, et dans la pièce de droite la boîte de bois où se prennent les bains gazeux généraux. La tète et la face sont, bien entendu, hors de l'appareil, et le col des baigneurs est entouré d'une étoffe qui retient le gaz et l'empêche d'arriver aux organes respiratoires.

La buvette de la source Paracelse est constituée par un pavillon isolé construit sur la source et divisé en deux parties ; la principale est destinée aux buveurs, elle est éclairée par une fenêtre, dallée de planches et entourée de bancs. Un corps de pompe, semblable à celui de l' Altequelle, plonge dans l'eau du puits que son piston élève pour la verser dans les verres des buveurs ou dans un bassin pareil à celui de la vieille source. Le tuyau qui aboutit à la partie postérieure du corps de pompe conduit l'eau à la pièce communiquant avec la buvette, et dans laquelle s'emplissent les bouteilles destinées à l'exportation. L'eau de la source Paracelse arrive au moyen d'un tuyau de caoutchouc dans la partie intérieure des bouteilles qui s'emplissent complètement et de bas en haut. L'instrument qui les bouche fait écouler une certaine quantité d'eau qu'il remplace par du gaz acide carbonique recueilli sur la source, de sorte que les eaux sont dans les meilleures conditions pour supporter le transport. Les buveurs trouvent aussi dans la pièce principale de ce pavillon deux vases dont l'un contient du petit-lait de vache, l'autre du petit-lait de chèvre et un appareil de fer-blanc où se chauffe au bain-marie l'eau minérale trouvée trop gazeuse ou trop froide. Nous avons dit, en parlant des propriétés physiques et chimiques de l'eau de la source Innommée, la position topographique du pavillon où est établie la buvette de cette source, la moins employée de celles de Saint-Moritz.

Les quarante cabinets de bains, non précédés de vestiaires, que renferme l'établissement ancien, ont quarante baignoires trop peu profondes ; trente sont sans douches ; des appareils de douches ascendantes se trouvent dans dix cabinets. Les salles de bains sont trop petites ; elles communiquent par leur partie supérieure, car elles ne sont séparées que par une cloison de bois blanc qui ne va pas jusqu'au plafond. Les baignoires de bois se recouvrent à volonté lorsque l'eau est chauffée par le tuyau de leur paroi inférieure qui apporte la vapeur ; deux robinets les surmontent, l'un donne l'eau de la vieille source à sa température native, l'autre l'eau douce ordinaire pour couper ou refroidir l'eau minérale chauffée, mais surtout pour nettoyer les baignoires. Les deux cabinets de grandes douches sont précédés de vestiaires et munis des appareils convenables à leur destination.

Le bâtiment nouveau contient quarante cabinets de bains qui sont plus grands.

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mieux éclaires et mieux ventilés que ceux du vieil établissement ; il est fâcheux qu'ils ne soient pas précédés d'une petite antichambre.

Mode d'administration et doses. Les eaux de Saint-Morifz se prennent en boisson, en bains et en douches d'eau; les malades peuvent aussi suivre un traitement par l'ingestion du gaz acide carbonique, du petit-lait de chèvre et surtout de vache, par les bains gazeux généraux ou locaux, et par les douches carboniques locales. On commence l'usage intérieur de l'eau par un demi-verre, et l'on augmente de la même quantité tous les jours jusqu à ce que l'on soit arrivé à Ls. quatre ou à six verres de 1 50 grammes chacun. L'eau de Saint-Moritz se donne le matin à jeun de quart d'heure en quart d'heure ; quelques malades retournent aux sources avant le dîner, mais il faut pour cela des indications particulières. Les bains d'eau se prennent à 51° centigrade d'abord, mais en avançant dans la cure, on diminue progressivement leur température jusqu'à ce que l'eau ne marque plus que 27°,5 centigrade. La durée des bains doit être de vingt à vingtcinq minutes dans les premiers jours ; elle doit être de quinze minutes seulement lorsqu'ils sont pris à leur température la moins élevée. L'eau des douches peut être chauffée par la vapeur au degré qu'ordonne le médecin ; le douché reste ordinairement de dix à vingt minutes sous le jet, modifié suivant les exigences du traitement. L'administration des douches ascendantes et vaginales n'offre rien de spécial. L'ingestion du gaz acide carbonique dans l'estomac se fait comme dans tous les établissements où cette médication est suivie, c'est-à-dire que les malades ayant dans la bouche l'ajutage adapté au tuyau de caoutchouc, ouvrent le robinet dont il est muni et avalent le gaz par gorgées, jusqu'à ce qu'ils aient obéi aux prescriptions qui leur ont été données. Ceux qui emploient l'acide carbonique en douches locales placent devant le jet de gaz, pendant cinq ou six minutes suivant les cas, les parties du corps qui sont soumises à ce traitement ; ils doivent connaître les dangers qu'il y a à respirer trop longtemps le gaz acide carbonique, lorsqu'ils sont obligés de recevoir leur douche gazeuse dans le voisinage de la bouche ou des fosses nasales. Les bains gazeux généraux ne se prolongent presque jamais au delà de vingt-minutes à une demi-heure.

Emploi thérapeutique. Les effets physiologiques de l'eau des deux sources de Saint-Moritz en boisson sont les mêmes, à l'exception d'un seul ; l'eau de la vieille source constipe, celle de la source de Paracelse permet, en général, la liberté du ventre. Cette différence établie, les eaux de la vieille source et de la nouvelle source agissent comme les eaux bicarbonatées ferrugineuses fortement carboniques. Elles augmentent l'appétit, favorisent les digestions, activent la sécrétion des urines, précipitent les battements artériels, causent une légère ivresse, surexcitent très-notablement le système nerveux ; certains buveurs cependant sont plus calmes après leur ingestion. Il faut tenir compte assurément de l'influence des eaux sur les personnes aisément irritables, mais il faut aussi faire la part de la position topographique, du climat et de l'altitude de Saint-Moritz. Lorsqu'on se met dans un bain d'eau ordinaire, à 31° centigrade, le corps éprouve habituellement une sensation de chaleur agréable, tandis qu'il reçoit une impression de froid assez pénible au premier moment où il se plonge dans l'eau de la vieille source élevée à la même température. Dans un bain tiède d'eau douce, on se fait promptement à la chaleur de l'eau que l'on ne tarde pas à trouver un peu froide ; le contraire s'observe aux bains de Saint-Moritz, dans lesquels on se réchauffe facilement et on conserve assez longtemps sa chaleur. La peau ne tarde pas à se couvrir, sur tous les points du corps plongés dans l'eau, de perles assez

WCT. EKC. 2° S. IX. 51

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grosses, se touchant foutes et se reformant aussitôt après qu'on les a détachéesavec la main. Ces bulles qui se remplacent de suite par de nouvelles démontrent aussi bien que la chimie que les eaux de l'Altequelle contiennent en dissolution une si grande quantité d'acide carbonique qu'elles doivent être rangées parmi les eaux les plus chargées de ce principe gazeux à l'état de quasi-liberté. Les bains d'eau de Saint-Moritz laissent les urines acides, la salive alcaline ou neutre, diminuent les pulsations des artères et ont une action puissante sur le système nerveux. Nous avons voulu nous rendre compte par nous-mème de l'intensité et de l'ordre de succession des phénomènes dont nous venons de parler, et nous avons analysé aussi exactement que nous l'avons pu nos sensations pendant la durée d'un bain de quinze minutes, pris à jeun, à dix heures du matin, dans un des cabinets du vieil établissement. En y entrant, le pouls battait cent fois par minute, les respirations étaient au nombre de vingt, l'urine était acide et la salive alcaline. Le pouls descendit à 88 pulsations au bout de six minutes, à 84 au bout de dix, et à 80 après un quart d'heure. La salive, l'urine et les mouvements respiratoires ne furent pas modifiés, et nous n'éprouvâmes qu'un grand bien-être et une rougeur de toute la peau en sortant du bain. Le pouls remonfti à 92 pulsations cinq minutes après que nous fûmes sortis de l'eau.

Les douches administrées avec l'eau de la vieille source de Saint-Moritz ne produisent guère d'autres effets que celles d'une eau ordinaire chauffée au même degré. L'action physiologique des bains généraux de gaz acide carbonique qui attire d'abord l'attention est la sensation de chaleur qu'éprouve celui qui y est plongé; cette chaleur augmente progressivement jusqu'à ce qu'elle devienne difficile à supporter ; elle se fait sentir au creux épigastrique, à la partie interne des membres, et surtout des cuisses où l'on éprouve des picotements ; elle provoque aux organes génitaux un chatouillement agréable. Les pieds qui, pendant les dix premières minutes, participaient à la chaleur générale, deviennent presque froids- Le pouls reste le même jusque-là, mais la figure rougit et se couvre de gouttelettes de sueur. Les pulsations artérielles diminuent de huit à dix dans l'espace d'une minute, et deviennent in égulières ; les pieds se réchauffent, les membres acquièrent une grande souplesse, et on ressent un sentiment de bien-être après un séjour d'un quart d'heure ou de vingt minutes dans l'appareil des bains de gaz acide carbonique. Lorsqu'on a quitté ces bains, on constate que la salive devient acide, que l'urine conserve cette même réaction ; le corps éprouve une si grande sensation de froid, qu'on est obligé de se couvrir de vêtements très-chauds pour ne pas trop s'apercevoir de l'impression de l'air extérieur, quelque échaulfé qu'il soit par les rayons solaires. Lorsqu'on soumet un de ses membres à une douche locale de gaz acide carbonique, on perçoit d'abord un froid assez vif qui persiste de deux à quatre minutes ; une sensation de chaleur à peine prononcée lui succède et devient complète après cinq à six minutes. De petites lignes rouges recouvrent les parties de la peau qui reçoiveut directement le courant. La rougeur devient plus visible encore lorsqu'on a terminé l'expérience ; elle est à son maximum de développement au centre de la partie douchée ; elle va toujours en décroissant jusqu'au point où la peau reprend sa teinte normale. Si l'on dirige le jet de gaz dans l'oreille, le froid est la première sensation que l'on éprouve, puis un bruit de roulement qui ressemble à celui d*une voiture qui passe dans le lointain, puis enfin une chaleur qui ne tarde pas à devenir de la brûlure. La douche ne peut être supportée pendant plus de cinq minutes de suite par les personnes les moins irritables ; deux minutes après qu'on y a été soumis, une exaltation de

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la sensibilité 3e l'ouïe se manifeste; la sensation de chaleur persiste pendant plus de cinq minutes. La douclie locale administrée sur les paupières ou sur les yeux détermine encore un froid marqué qui se change bientôt en chaleur cuisante et insupportable, des picotements dont l'intensité augmente progressivement, et qui sont accompagnés de larmes abondantes. Les vaisseaux des paupières et de la conjonctive s'injectent et rougissent. Il est difficile de supporter le jet de gaz sur la région oculo-palpéprale pendant plus de trois ou quatre minutes. Une sensation de froid, l'odeur piquante, sont perçues aussitôt que l'on dirige la douche vers le nez, une chaleur vive y succède bientôt ; les sécrétions oculo-nasales augmentent presque instantanément. Le gaz acide carbonique dirigé dans la bouche lait éprouver une forte saveur acide, une sensation de fraîcheur agréable sur toute la membrane muqueuse buccale qu'une chaleur assez forte remplace rapidement. Les seuls phénomènes physiologiques que l'on observe après l'ingestion du gaz sont une contraction du gosier qui permet à peine les mouvements de déglutition ; une chaleur qui n'est pas désagréable se produit au creux épigastrique. Il est remarquable qu'après les douches d'acide carbonique reçues dans la cavité buccale, et l'usage intérieur de ce gaz, l'alcalinité de la salive persiste toujours. Ceux qui désirent avoir plus de détails sur l'action des bains généraux de gaz acide carbonique sur l'homme en santé trouveront l'exposé des expériences faites sur nous-mêmes aux pages 67 et suivantes de mes Etudes sur les eaux de Nauheim. Paris, 1856.

L'action physiologique des eaux et des gaz de Saint -Moritz qui produisent des effets toniques et reconstituants, conduit aux maladies qui peuvent être traitées par ces deux moyens thérapeutiques : la chlorose, l'anémie et les névroses qui les accompagnent ; les scrofules, le rachitisme qui n'en est souvent qu'une expression, le scorbut, la cachexie des personnes qui souffrent depuis longtemps de fièvres intermittentes ou d'empoisonnements marémateux ; celle des ouvriers qui travaillent les préparations mercurielles, saturnines ou arsenicales, qui sont privés de lumière comme les mineurs, ou exposés à une chaleur intense et prolongée, etc., sont de la sphère d'action des eaux analeptiques de l'Altequelle en boisson, en bains et en douches, de la source de Paracelse en boisson. Les eaux de ces deux sources, employées de la même façon, rendent de très-grands services dans la dyspepsie où il est indiqué de confier à l'estomac une eau minérale presque à la température de la glace fondante et contenant une grande quantité de gaz acide carbonique libre et dissous. En réfléchissant à ces deux qualités que réunit surtout la source de Paracelse, nous avons été étonné en parconrant les écrits de MM. les docteurs de Planta et Kekule, Meyer Ahrens, Schildbach, Brugger von Gurwalden, de ne pas trouver la trace de l'indication des eaux de Saint- Moritz dans les vomissements et, en particulier, dans ceux que l'on observe chez , les femmes enceintes. Ces eaux devraient être employées à très-petites doses, afin d'accoutumer l'estomac à supporter un médicament naturel qui agirait à la manière des boissons frappées, et qui tonifierait à la fois une économie profon dément débilitée. Tous les médecins savent combien de femmes succom bent pendant les premiers mois de leur grossesse surtout, aux vomissements dont nous parlons, et desquels il est si difficile de triompher quelquefois, que les accoucheurs les plus autorisés n'ont pas craint de conseiller et de pratiquer l'accouchement prématuré artificiel ou l'avortement pour sauver la mère en sacrifiant l'enfant.

Les rhumatismes, qu'ils soient généraux ou locaux, externes ou internes, carac-

m MORITZ (SAINT-) (eaux minérales de).

térisés par des douleurs fixes ou erratiques, par des paralysies de la sensibilité ou du mouvement, par des névralgies, et surtout par de la sciatique ; certaines maladies de la peau, et surtout le lichen et !e prurigo sont les deux classes de maladies qui se trouvent le mieux des douches de gaz acide carbonique. Les douches locales gazeuses sont presque exclusivement appliquées dans certaines affections des sens spéciaux, dans certaines pertes des mouvements d'un membre, d'un ou de plusieurs doigts, par exemple ; dans les ulcères atoniques et dans les maladies pustuleuses de la peau. Les douches de gaz acide carbonique, conduites dans le vagin et sur le col de la matrice, rendent de grands services dans les maladies très-douloureuses de ces organes qu'elles anesthésient, pour ainsi dire, comme ou s'en est plusieurs fois assuré lors de l'existence de névralgies siégeant dans le vagin ou dans l'utérus. Les surdités qui tiennent à une affection chronique du conduit auditif externe; les olorrhées qui dépendent d'une subinflammation de la membrane muqueuse ou d'une maladie des os, déterminées surtout par un vice scrofuleux ; les paracousies reconnaissant différentes causes que l'examen le plus attentif, essaye vainement de localiser; les paralysies de la paupière supérieure résultant d'un refroidissement brusque, les maladies aiguës ou chroniques des paupières ou des globes oculaires, et surtout les conjonctivites et les kératites ulcéreuses; les iritis, les amauroses rhumatismales confirmées, mais surtout celles qui' sont au début ; les ozènes tenant à une inflammation chronique de la membrane de Schneider, ou même la perte de l'odorat résultant d'une maladie antérieure des fosses nasales, de l'extraction ou de l'excision de polypes, sont avantageusement traitées par les douches de gaz acide carbonique appliquées sur le siège de l'affection. Il arrive quelquefois que, sous l'influence rhumatique, ou après certaines blessures, il se produit une perte de mouvement limitée aux doigts d'une main ou à un seul doigt. Les douches gazeuses agissent avec beaucoup d'efficacité alors, et guérissent des paralysies existant quelquelois depuis de longues années. Elles impriment aux ulcères atoniques la vitalité qui leur manque pour arriver à réparation et à cicatrice. L'acné, la mentagre, le porrigo sont les maladies pustuleuses de la peau qui sont le plus efficacement traitées par les douches locales gazeuses. Il faut surveiller seulement la vitalité de l'enveloppe extérieure au pourtour des pustules ; le jet de gaz doit être dirigé sur le mal. De vingt à trente jours suffisent, en général, pour l'acné et la mentagre ; le porrigo, et surtout le decalvans, exigent un traitement prolongé pendant beaucoup plus longtemps. Chez les dyspeptiques, etc.,* l'ingestion du gaz acide carbonique permet à certains aliments de passer et de rendre de jour en jour les digestions moins laborieuses. Elle a encore d'autres avantages : les vomissements de matières muqueuses, lorsqu'ils existent, deviennent moins fréquents et finissent par disparaître.

Puisque les eaux ferrugineuses et carboniques de Saint-Moritz conviennent aux anémiques et aux personnes débilitées, il est superflu de dire qu'elles sont contreindiquées dans tous les états pathologiques où il est dangereux d'augmenter la plasticité et les globules rouges du sang ; chez tous les sujets menacés d'inflammations, de congestions ou d'hémorragies internes et actives.

Les cures de raisin et de petit-lait sont utiles dans les maladies des organes de la poitrine et de l'abdomen, où elles donnent de bons résultats, comme dans certaines bronchites, même accompagnées de tubercules pulmonaires; dans certaines affections de l'estomac, de l'intestin ou du foie, où il convient de solliciter une sécrétion plus abondante de bile, et de régulariser les gardes-robes.

La durée de la cure est de vingt et un à quarante-cinq jours suivant les maladies.

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On exporte beaucoup l'eau des deux sources principales de Saint-Moritz.

A. RoTUKEAU.

Bibliographie. — Kaiser (J.-A.). Die Mineralquellen zu St. Moritz, Schuls, Tarasp, Fideris, St. Bernhardin, Peidcn, Vais und Belvédère. Chemisette Unlersttchl von G.-W. Rappeler, Apotheker, historisch-topographisch und therapeutisch dargestellt. Chur, 1826. — Planta Dr A. von) und Kekui.e (Dr A.). Chemische Untcrsuchung der Ileilquellen zu St. Moritz im Canton Graubûnden. Char, 185Ï. — Ues mêmes. Die Bestandtheile, Wirkung und Gebrauch der Mineralquellen von St. Moritz. Cliur, 1856. — Planta (A. vorO. Beilrag zur Kenntniss der chemischen Eigenscha/ten des St. Moritierwassers. Cliur, 1857. — Wetzlar. Balneologie Zeitung. In Bund, IV, Seite 121—1 2 i ; 1857. — Mosmann (D'Ch.). Beitràge zur Technih der Mineralquellen. In schweiz. Zeitschr. f. Pharmacie, Seite 81, 1<S57. — Mever-Ahrend St. Moritz in Oberengadin, seine Heilquellcn und Kuranstalten. Zurich, 1800. — Schildbacii. Dos Bad St. Moritz in der Schweiz. Leipzig, 1862. — Brugger von Curwalden. Ostrâtische Studien zur Geschichte des Badelebens, insbesondere der Curorte Bormio und St. Moritz. Zurich, 1863. A. R.

MORMYRES. Les mormyres forment un genre de poissons malacoptérygiens abdominaux qui avoisinent les brochets, mais ont les intestins plus longs et pourvus de deux caecums. Ils ont le corps comprimé, la bouche et les ouïes de petite dimension et les dents menues. Il y en a plusieurs espèces dans le Nil ; leur chair est fort estimée. P. Gerv.

IVIORON. Un des noms de la morgeline {Stellaria média Will. (voy. Stellaire). Pl.

raoRONOBŒA. Sous le nom de Moronobœa coccinea, Aublet avait confondu deux espèces de Guttifères, qui appartiennent, en réalité, à deux types génériques différents. MM. Planchon et Triana, qui ont revu récemment les plantes de ce groupe, ont fait de l'une ces espèces (Moronobœa coccinea Scldect.) le type des vrais Moronobœa, tandis qu'ils ont rapporté l'autre espèce au genre Symphonia. C'est le Symphonia globulifera L. fil. Cette dernière espèce est intéressante, en ce qu'elle laisse découler une substance résineuse, qu'on a désignée sous le nom de Mani. Nous la décrirons à l'article Symphonia (voy. ce mot). Quant aux Moronobœa, limités tels qu'ils le sont maintenant, ils ne doivent pas nous arrêter davantage.

Acei.et. Plantes de la Guyane, p. 788 et suiv., tab. 513. — J.-E. Planchon et Triana. Mémoires sur la famille des Guttifères. In Annales des science naturelles, 4e série, XIII, n° 5. Pi.

MOROXYLIQUE (Acide). Trouvé, à l'état de sel de calcium, dans le mûrier blanc. D.

MOrpain (Dems-Alphoisse-François). Né en 1826, à Strasbourg, commença ses études médicales dans cette ville, entra temporairement dans la médecine militaire, puis vint au Val-de-Gràce, et termina ses études à Paris, où il se fit recevoir docteur en 1852, et où il se fiva. Maigre les exigences de la clientelle, il consacrait tous les instants dont il pouvait disposer à des travaux de littérature médicale, et il s'était affilié à plusieurs sociétés savantes, particulièrement à la société de médecine pratique et à celle d'anthropologie, où il remplissait les fonctions d'archiviste Malheureusement atteint d'une affection organique des poumons, sa santé ne put résister aux fatigues de la pratique professionnelle, et il succomba en 1870, à peine âgé de 44 ans.

Morpain a beaucoup écrit dans divers recueils, on lui doit, en outre, une trèsbonne traduction du traité de Remak sur la galvano-thérapie.

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