MOUSSERON
existe en arabe à l'Escurial, et à Paris en caractères hébreux, n" 120">. — II. Commentaire des apliorismes cVUlppocrate. Ibid. 120'-2. — III. Aphorismcs, tirés (I'IIippockate et surtout de Galien, rangés par ordre de matières en 25 chapitres. L'auteur s'est attaché à reproduire textuellement les originaux : on s'explique ainsi le mot attribué à Mercuriali que ces apliorismes n'étaient pas inlérieui's à ceux d"Hippocrate. Us existent, dans plusieurs collections orientales, notamment à Paris, n° 1175 et 1 174, en hébreu, et n" 1210 en arabe avec caractères hébreux. On le's a traduits en latin et imprimés de bonne heure. Bononise, 1489. — IV. Traité de l'Asthme, divisé en 15 parties. Il existe à Paris, en arabe et en hébreu. — V. Traité des hémorrhoides, divisé en sept chapitres, se trouve pareillement à Paris, dans les deux langues. — VI. Des venins et des jjoisons, dédié à son protecteur el Fadhl-ben-Ali. Existe à Paris dans les deux langues. M. Raubinovicz en a fait une traduction française et le sujet de sa thèse inaugm-ale, en 1865. — VII. Traité du coït, existe à Paris en hébreu. — VIII. Traité des 7nédicaments, cité par Ebn-.\biossaïbiah. — IX. Conseils lujgiéniques sous forme de lettre, à l'adresse de Malek et Afdhal, sultan d'Egypte et fils de Saladin, affecté de constipation. Ces conseils, généraux et spéciaux, sont répartis en quatre chapitres. Il sont suivis ou non d'un cinquième chapitre sur la destination duquel nous conservons encore quelques doutes que nous ne saurions développer ici. Cet opuscule existe à Paris en arabe et en hébreu, lia été traduit en latin sous le titi e : De Regimine sanitatis, etc.
A CONSULTER I. Le liitahelhokama, reproduit dans Casiri et dans Aboulfarage. — Ebn AdiossiïBiAii. Histoire des médecins, — Léon. L'Africain, avec réserve. — II. Munk. In Dictionn. des sciences philosophiques et dans ses Mélanges, excellentes notices. — Carmoly. Histoire des médecins juifs, sujet à caution. — Steinschneider. Catalogue des manuscrits hébreux d'Oxford, ouvrage d'une grande érudition. L. L.
nousSACllE. Nom donné à la fécule du Manihot uûlissima Polil [voy. Manioc). C'est la partie amylacée de la racine simplement lavée et sécliée, n'ayant pas subi, comme dans le tapioka, l'action d'une température élevée. Oa la reconnaît, par l'examen microscopique, à la forme de ses grains, qui ont été primitivement groupés 2, 3 ou 4; ensemble et qui, par suite, montrent une partie convexe arrondie et du côté opposé soit une surface plane tronquant carrément le grain, soit une surface polyédrique à trois ou quatre faces. La partie convexe porte eu son milieu un hile punctiforrae ou étoile, entouré de couches concentriques à peine marquées. La dimension de ces grains varie entre 2 et 5 centièmes de millimètre.
Ce nom de Moussache a été aussi appliqué à des fécules provenant d'autres plantes et particulièrement à ÏArroiv-root du Maranta arundinacea L., qu'oit appelle Moussache des Barbades.
MOUSSE. Vojj. Mousses.
MOLSSEltlBEY. On donne ce nom aux Antilles à une plante potagère dont on mange les feuilles bouillies avec de la viande.
Mérat et De Lens. Dictionnaire de matière médicale, IV, 41'S. Pl.
MOUSSEROIV ou, suivant une ancienne orthographe, inoucEROiV. Nom
sous lequel on désigne communément des champignons comestibles de la famille des Agaricinés, appartenant à des tribus et à des espèces très-ditlerentes. Ces Agarics, en général, de plus petite taille que la plupart des Agarics comestibles, sont épigés, quelques espèces se rencontrent dans les endroits couverts de mousses, d'oiji le nom de Mousserons. Le type de ces champignons est le Mousseron blanc, vrai Mousseron, Agaric mousseron, en languedocien Moiissaïrou, quelquefois appelé aussi Muscat et Braquet, (jui correspond à ÏAg. {Trichohma) albellus DC, VAg. {Tricholoma) graveolens?ers., ou enthià VAg. Geoi^giiL. trùsvoisin de Yalbellus et quelquefois désigné sous le nom de Mousseron jaune. Ces