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DICT. ESC

466 MU QUEUX (physiologie).

Stsedler a montré que le mucus donne autant de tyrosine que la kératine.

La mucosine présente sous le microscope un état strié sous forme de lignesdroites ou flexueuses parallèles, formant des sortes de nappes ou de bandes qu'on voit avant l'action de l'acide acétique ou de tout autre ré;ictif coagulant. L'eau qu'elle fixe et retient ne lui fait pas perdre cet aspect strié, seulement les stries deviennent plus pâles. Cet état strié est ti'ès-caractéristique, bien qu'analogue à celui de la fibrine ou du tissu lumineux.

Mais l'acide acétique gonfle la fibrine et le tissu lamineux, les rend gélatiniformes, fait disparaître l'état strié de la première et l'aspect fibrillaire du second. Ici, au contraire, l'acide acétique rend l'état strié bien plus caractéristique, sans enlever, du reste, au mucus sa transparence. S'il y a du nmcus qui ne présente pas on presque pas de stries, on ajoute de l'acide acétique, on fnit apparaître l'état strié caractéristique ou on exagère celui qui existait, c'est-à-dire qu'on observe des effets contraires à ceux qu'on obtient sur la fibrine ou sur le tissu lamineux (Ch. Robin, Annales d'hygiène, 1859).

Les mucus concrets sont composés d'une masse homogène, striée, qui devient encore plus striée par l'action de l'acide acétique. Ainsi, loin de passer à l'état homogène comme la fibrine sous l'influence de ce réactif, la mucosine prend au contraire un aspect strié plus caractéristique encore.

Leur masse est demi-transparente ; elle réfléchit la lumière en gris. Cette opacité est due aussi à ce qu'il y a dans leur substance, quand ce sont ceux de l'intestin, par exemple, une certaine quantité de cellules d'épithélium prismatique presque toujours mal développées, c'est-à-dire n'ayant pas une forme prismatique bien nette; elles sont même souvent ovoïdes et mélangées d'épilhéliums nu cléaires libres et de leucocytes en plus ou moins grande quantité. Ce mucus englobe aussi des granulations graisseuses, soit isolées, soit en séries, et enfin des fragments de matières fécales, surtout des corpuscules de la matière colorante de la bile devenue solide, et qui sont plongés dans cette substance demiconcrète. Il n'est pas rare également d'y trouver, chez certains sujets, des liémalies. Dans les couches ou filaments de mucus concret intestinal, les épitbéliums forment parfois des traînées assez longues cylindriques, cjui ont été prises pour des glandes de l'intestin, par des personnes qui, certainement, n'avaient pas encore vu ses follicules, ou qui étaient persuadées que ces lambeaux venaient de la muqueuse intestinale mortifiée et expulsée. Il est très-facile de voir, en comparant l'aspect de ces cylindres d'épithéfium aux glandes mêmes de l'intestin, que la disposition de celles-ci ne se rapproche en rien de celles des traînées de cellules épithéliales qui se sont agglomérées en amas cylindriques sous l'influence des contractions péristaltiques de l'intestin. Elles n'ont pas non plus la forme des gaînes épithéliales qui tapissent les villosités de l'intestin grêle.

Ces mucus concrets blanchissent un peu dans l'alcool qui les racornit et les durcit. Ils se conservent longtemps dans l'eau sans s'y gonfler ni s'y dissocier, et ils se putréfient lentement. En dehors des conditions dans lesquelles ils sont mélangés à des matières fécales, ils n'ont que l'odeur particulière fade propre à \» sécrétion du gros intestin.

Usages des mucus. C'est en raison encore de la formation continue d'une substance coagulable propre dans les épitliéliums, par emprunt énergique de principes aux réseaux capillaires, avec excès de désassimilation, que les muqueuses jouent un rôle d organe protecteur des tissus sous-jacents ; (pi"i l'aide du mucus déjà produit qui les couvre, elles s'opposent à la pénétration endosmo-

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tique, et à rabsorption de certaines matières, pendant que d'antres, d'une nature cliimique dilTérente, peuvent la traveiser. Ces données doivent à chaque instant être pnses en considération pour arriver à se rendre compte des usages des mucus. cutanés ou autres, produits abondamment, dans certaines circonstances, par un grand nombre de vertébrés et d'invertébrés à peau molle.

L'épithébum et les mucus donnent encore aux muqueuses des propriétés physiques de glissement fitcile, qui viennent en aide au rôle d'organe de protection, au point de vue moléculaire ou chimique. Dans bien des conditions, la couche de mucus qui recouvre la surface de l'épithélium des muqueuses joue certainement un rôle dans les phénomiînes d'entrée ou de sortie de certains principes immédiats à l'exclusion de certains autres qui sont subordonnés à la propriété si remarqu^ible de perméabilité endosmotique de la substance organisée.

On sait que des phénomènes endosmotiques sont obtenus à l'aide d'endosmomètres formés de corps poreux, tels que des poteries non vernies, des argiles ou des ardoises cuites, et même avec des vases de verre ou des vases vernis, offrant des fissures sans écartement sensible. Le liquide, qui pénètre dans les fissures et les porosités réelles de ces corps et les remplit, devient immobile et stable mécaniquement en raison des lois de l'adhérence des liquides dans les espaces capillaires. Ce liquide représente ainsi une véritable mi^mbrane tendue dans le cadre d'une iiiliiiité d'orifices invisibles à l'œil nu. C'est au travers de ce liquide sans écoulement, formant couche ou cloison, que s'opèrent les transmissions endosmotiques, molécule à molécule, de la même manière qu'elles ont lieu au travers des membranes homogènes, formées de substances non cristallisables, dans les endosmomètres ordinaires. C'est lui qui constitue la membrane endosmoiiiétrique dans chacun des intervalles dits capillaires, quelle qu'en soit la forme qu'il remplit, et ce n'est pas d'après les lois du mouvement des liquides dans les espaces capillaires que s'accomplit le choix dialytique avec ascension du fluide, d'un côté plus que de l'autre, observé dans ces conditions.

La couche de mucus demi-litpiide temporairement immobile, formant membrane à la surface de l'épithélium même, remplit, par un mécanisme analogue, un rôle important dans les actes de choix par dialyse exosmotique ou endosmotique; et une fois enlevée, bien que l'épithélium reste, ces phénomènes ne s'accomplissent plus de la même manière. Ain^i, ])arson immobilité, le mucus contitue une membrane endosmomélrique, et , par sa nature demi-liquide , cette membrane est temporaire, renouvelable et comparable à celle de nos emlosmomèlres par le mécanisme moléculaire d'après lequel s'accomplit la transmission au travers d'elle de certains principes à l'exclusion des autres.

Les mucus exagèrent donc, en quelque sorte, selon les conditions physiologiques dans lesquelles se trouve l'appareil, le rôle protecteur rempli par les épithéliums. Ces derniers jouent, en effet, un rôle de protection physique, en préservant d'abord la couche épithéliale même, dont ils rendent glissante la surface, puis la trame vasculaire, des contacts immédiatsqui détruiraient les ca[)illaires, et enti'uîneraient des ulcérations. Déplus, cesé,>ithéliuras remphssent un rôle moléculaire. Car on sait (ju'ils sont endosmoti({ues ou ne sont pas endosmotiques pour telle ou telle espèce de substance, et c'est l'expérience qui conduit à voir quels sont les composés dont ils permettent ou ne permettent pas le passage (Wi/. Ch. Iiobin. Leçons sur les humeurs , Paris, 1874, 2* édition, p. SlS-a'i^).

Les données précédentes font qu'on peut se rendre compte sans qu'il soit besoin <le plus de détails de la manière dont les mucus se prêtent à l'introduction dans

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i'économie et à la sortie de corps qui lui sont hétérogènes ; soit que, suivant Ja belle observation de Bidiat, ces corps introduits du dehors pour le nourrir ne soient point encore assimilés à sa substance comme dans l'intestin et la trachée, soit qu'ils restent comme résidus, ou au contraire se trouvent représentés par les molécules qui, après avoir concouru pendant quelque temps à la compo- ■sition des solides, leur deviennent hétérogènes, et s'en trouvent séparés par le mouvement habituel de décomposition qui se fait dans les corps vivants [Anatomie générale, édition de 1812, t. IV, p. 425); soit encore qu'il s'agisse des relations des orjianes des sens avec les milieux ambiants, des organes sexuels entre eux ou de l'émission au dehors du produit de ces derniers. Il faut lire dans Bichat la série des exemples qui montrent que la peau, d'une part, et les muqueuses, de l'autre, forment deux limites : l'une, interne, l'autre, externe, entre lesquelles sont placés les organes qui, par leur structure et leur sensibilité, sont étrangers aux objets extérieurs ; comment aussi, ces limites, quelque minces -qu'elles soient, peuvent supporter le contact plus ou moins prolongé de ceux-ci, •qui ne forment pour eux des corps étrangers que d'une manière relative.

Par leur chule ou mue incessante, et de toutes pièces, les épithéliums représentent une certaine portiondes déperditions journalières qui sont remplacées dans l'économie au même titre qu'on remplace les produits de désassimilatiou rejetés par l'urine et la sueur. De plus, les épithéliums qui tombent ainsi depuis la iouclie jusqu'au rectum, ne sont pas digestibles, ou, du moins, se retrouvent en partie dans les fèces, et ainsi des autres qui, étant dans des conditions analogues, ■se trouvent ingérés comme aliments- Par ce fait que la mucosine est un isomère ■ou un polymère de la kératine, il est possible qu'elle ne soit pas digestible et passe dans les fèces, qui en renferment, en effet, toujours plus ou moins, bien que dans ■àes proportions encore mal déterminées. Le mucus et les épithéliums forment à eux seuls les excréments que rejette la portion du tube digestif qui ne reçoit pas les aliments au-dessous des fistules intestinales. Il est donc exact de ré[)éter avec Bichat qu'un des caractères physiologiques importants des mucus est de m pas pénétrer dans la circulation, de n'être nulle part absorbés comme le sont tlaiis les séreuses les liquides qui s'y produisent, de former, au contraire, une masse étrangère faisant naître une sensation de pesanteur avec besoin d'expulsion partout où ils sont supersécrétés. Leur non-absorption à l'état normal est même un?- des conditions essentielles de raccoraplis>ement de plusieurs des usages qu'ils remplissent (p. 467). Leur expulsion sans réabsorption est évidente, du reste, dans les voies géiiito-urinaire, et ceux des voies respiratoires ne sont ingérés qu'accidentellement. Dans les cas de super-sécrétion morbide, cette déperdition peut même aller jusqu'à être dans de certaines limites une cause d'épuisement de l'organisme. Mais en présence de la petite quantité produite à l'état normal, quantité dont le minimum habituel est même un signe de sauté, de parfait équilibre fonctionnel, il ne serait pas exact de répéter avec Bichat que les muqueuses sont un des grands émonctoires de l'économie, rejetant sans cesse au dehors un résidu de la nutrition ; qu'elles sont l'un des agents principaux de la décomposition habituelle qui enlève aux corps vivants les molécules (|ui, ayant concouru à la composition de solides, leur sont ensuite devenues hétérogènes. Du reste, la composition immédiate des mucus lev. sépare du tout au tout des principes de désassiniilation.

Propriétés physiologiques de^ muqueuses. Ainsi que le dit Bichat, le système JBuqueux est un de ceux où la vie est le plus active, et elle y est en permanence

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(l'action, non-seulement avec des variétés corrélalives à la structure propre de chacune de ses divisions, mais encore avec des variations promptes etnombreuses suivant les circonstances très-diverses des relations avec les objets hétérogènes à l'organisme examiné.

La permanence d'action est représentée par la production sécrétoire conlinue du mucus, réduite par moment à un minimum presque insensible, sans parler de la constance des rapports de diverses muqueuses avec les objets et les étatS' (lu milieu ambiaut.

En dehors même des cas dans lesquels les couches musculaires étrangères aux. muqueuses se contractent, les variations d'activité de celles-ci consistent en modifications circulatoires avec modifications sécrétoires correspondantes, et en contractions de leurs fibres propres quand elles en possèdent, comme celles des intestins. Ces divers phénomènes physiologiques sont subordonnés eux-mêmes, soit aux actesde sensibilité des muqueuses répercutés par action réflexe sur les systèmes circulatoire et musculaire viscéral {sympathies actives de Bicliat), soit à des im|iressions exercées sur la peau, les appareils des sens, etc. {sympathies passives de Bichat).

Toute muqueuse est normalement douée de sensibilité au coulact, fort différente de l'iuie à l'autre; l'impression est perçue, comme dans les muqueuses, céphalo-thoraciqucs, du gbvnd, de l'urèthrc et du vagin, et celte sensibilité peut se rapporter soit à la sensibilité spéciale, soit à la sensibilité généiale, comme au nez, sur la langue, et même au gland et à l'urèthre. L'impression peut ne pas être perçue, parce qu'elle n'est transmise que jusqu'aux ganglions et non à l'encéphale; alors sa réalité peut n'être prouvée que par des contractions réflexes, comme dans l'estomac, l'intestin, les uretères, etc. Deux ordres de faits portent à penser que dans le tube digestif, les impressions locales, suscitant les mouvements par l'intermédiaire des centres nerveux, ne remontent pas même jusqu'au plexussolaire, ni jusqu'à la moelle, mais ont comme centre d'action les premiers ganglions auxquels elles arrivent; ce sont : 1" le grand nombre des ganglions microscopiques existant dans la tunique cellulaire ou fibreuse sous-muqueuse, dont les fibres nerveuses peuvent être suivies jusque vers la buse desvillosités; 2° la manière dont on voit dans les expériences les villosités et la couche propre des fibres-cellules de la muqueuse se contracler sans mouvements de la paroi musculaire intestinale. Les phénomènes de cet ordre dans les muqueuses nous rendent compte des fiits dans lesquels, dans les expériences ou dans les cas de fistules inlesliii,\les, on voit les muqueuses se rider, se contracter ou non, selon la nature des corps qui les touchent, sans que soit perçue la sensation de progression de ces corps, pourvu, comme le note Bichat, qu'il n'y ait pas distension forcée, pincement ou déchirure. Au contraire, les muqueuses dermo-papillaires habituellementplacées au contact de l'air, ou même qui ne sont pas dans ces conditions, comme la zone lU'pilbélium pavimenteux du rectum (p. 455) recevant des nerfs blancs dits de la vie animale, nous donnent la sensation des corps qui les touchent, sont douées, suiv.uit l'expression reçue, d'une vive sensibilité; celle-ci se modifie plus ou moins par des contacts répétés de tel ou tel ordre (habitude), ainsi que le signale aussi Bichat. bans les muqueuses dont les nerfs transmettent des impressions non perçues aux ganglions ou à la moelle, ce mode de la sensibilité peut, dans certaines conditions :ucidentelles de troubles vasculaires, etc., l'exagérer, jusqu'à se maniièster sous l'état de pcicepiious plus ou moins douloureuses; c'est ce que l'on voit dans les cas d'inflammation , 1 1 lors de la présence de corps étrangers dans la vessie, les

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uretères, l'inteslin, etc. Toutefois, dans la plupart de ces circonstances, ces douleurs s'accompagnent de contractions musculaires exagérées; aussi, l'on ne sait encore dans quelles limites la sensibilité de ce tissu intervient alors dans les manifestations douloureuses.

Si l'on se l'eporte, d'autre part, à ce que l'on sait du rôle spécial rempli par tes muqueuses oHaclive et linguale, laryngienne et conjonclivale [voy. LA.caYMA.LES (voies) et Larynx], on verra que les données précédentes résument suffisamment ce que beaucoup d'auteurs disent plus longuement, mais souvent sans beaucoup ■de précision, du rôle des muqueuses en général, en tant qu'organes de réceptivité, dans nos relations avec les milieux ambiants. Elles résument également ce ■qui est dit de leur rôle en tant (ju'organes de protection contre les corps venus •du dcliors ou encore favorisant l'expulsion de ceux-ci et de divers produits sécrétés ou excrétés, par l'intermédioire des mucus.

Les diverses formes des modifications, douloureuses ou non, de l;i sensibilité des muqueuses, peuvent parfois devenir le point de départ d'actions réflexes, s'exer- ■çanl non-seulement sur les muscles viscéraux qui les entourent, mais encore sur •ceux de la vie animale. Ce fait est normal lorsqu'il s'agit des sensations perçues dans la vessie et le rectum, non perçues parfois dans l'utérus, suscitées par les corps qui remplissent ces organes et devenant le point de départ de contractions des muscles abdominaux et du périnée, contractions involontaires ou imparfaitement soumises à la volonté. Certaines lésions douloureuses des muqueuses de la vessie, du rectum, etc., peuvent susciter aussi des contractions de ce genre dans ces muscles du tronc, en dehors de toute présence de l'urine ou des fèces. D'autres lésions suscitent par action réflexe des contractions convulsives de divers muscles, ■des convulsions, en un mot; certains corps étrangers en suscitent également, sans même que l'impression causée par leur présenee soit toujours perçue, dans divers cas de convulsions causées par des helminthes, par exemple.

Qu'une impression soit perçne ou non, toutes les circonstances énumérces plus haut, ou presque toutes, qui modifient la sensibilité d'une muqueuse quelconque, se manifestent en outre par des actions réflexes vaso-motrices survenant dans la muqueuse même,

Bichat et les physiologistes ses successeurs ont insisté sur les différences de couleur, depuis le gris prde, jaunâtre ou rosé, jusqu'au rouge violacé le plus intense que présentent les muqueuses digestives particulièrement, selon que l'intestin est vide ou renferme des aliments, selon encore qu'il est sain ou enflammé. Bichat surtout a insisté sur ce que la situation du réseau immédialement au-dessous de l'épiderme favorise ces variations de couleur, selon que le réseau est plein ou plus ou moins vide et de plus se prête à des ruptures faciles.

Quand une muqueuse est affectée par un corps étranger ou autrement (plaie, ■constriction, etc.), ses troubles circulatoires et leurs conséquences peuvent se montrer dans le voisinage seulement du point qui est atteint, ou dans une muqueuse de même ordre ; c'est ce qu'on voit lorsqu'un corps étranger intestinal ou une hernie causent des accidents gastriques. Ces troubles peuvent même sinvenir dans une autre muqueuse en même temps, comme celle de la trachée oa des voies urinaires.

Les exemples de troubles pathologiques des muqueuses et des glandes œsophaiphagiennes, laryngiennes, trachéales, etc., survenant à la suite de blcnnorrha- :gies, de cystites, de manœuvres chirurgicales sur les muqueuses urinaire?,

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abondent dans les ouvrages de pathologie, il en est de même pour ce qui concerne les cas dans lesquels ces circonstances amènent par action réilexe vaso-motrice des troubles cn-culatoires dans les séreuses articulaires ou autres.

On sait d'autre part que dos impressions dues à des variations de température exercées sur la peau, que celles de la liayeur ou autres analogues réagissant sur le cœnr, peuvent aussi se manifester par des troubles circulatoires survenant dans les muqueuses gastriques, urinaires ou vaso-trachéales. Bichat et nombre de médecins ont rassemblé les exemples de ce genre.

Que ces aclions réilexes (sensibilité et contractiiité organique insensible de Bichat), vaso-motrices accidentelles s'élèvent ou non jusqu'à l'état inflammatoire, elles se manifestent toujours, comme le note Bichat, par des modifications : 1° de la nutrition delà portion affectée du système muqueux, 2° de l'absorption qui y A lieu, 0" de la sécrétion de la membrane même ou des glandes qui lui sont annexées qui empruntent au sang du système capillaire les principes qu'elles élaborent. De là, dit avec raison Bichat, les innombrables variétés que présentent les iluides muqueux dans les maladies, quand de proportions presque insensibles ils arrivent à être abondamment produits.

Ce serait, on le comprend aisément, sortir du cadre de cet article que d'entrer d.ins les détails que comportent ces questions de physiologie pathologique et les ■suivantes {voy. Catarrhe).

Beaucoup des perturbations circulatoires, déterminées par les circonstances accidentelles indiquées plus haut, deviennent causes de troubles nutritifs, évolutifs et géné:ateurs dans tels ou tels des éléments anatomiques des muqueuses. Alors àl'épaississement, aux changements de consistance et de couleur de ces membranes dus à l'état congestif s'ajoutent ceux qui proviennent de l'hypergenèse du tissu celhdaire surtout, et de la substance amorphe de ces membranes. Cette dernière, en particulier, dans des muqueuses où il ne s'en trouve que de^ proportions infiniment petites, au-dessous de la couche hyaline limitante, augmente souvent de quantité au delà de ce que l'on pourrait soupçonner. C'est ce que l'on voit dans les cas d'épaississements des muqueuses utérine, vésicale, nasale et auditive snrtout (malgré la minceur normale de ces dernières), quand •elles ont pris les formes dites de polypes et de végétations particulièremont. Les éléments du tissu cellulaire et les vaisseaux augmentent aussi de nombre à l'exclusion des fibres élastiques.

La contractiiité, la rétractilité et V extensibilité des muqueuses sont l'objet d'un long exposé dans Bichat et ses succe-seurs. La netteté avei laquelle on peut aujourd'hui déterminer la présence ou l'absence des fibres-cellules à leur face profonde, permet, aussi bien que l'expérience directe, de montrer que la muqueuse œsophagienne et les muqueuses gastro- intestinales sont seules douées de contractiiité. Celle-ci est due à la présence des faisceaux de fibrescellules qui adhèrent à la face profonde du chorion proprement dit (p. 455), et le sép;irent du tissu cellulaire sous-muqueux. C'est dans ce tissu cellulaire et non contre la muqueuse, ni dans son épaisseur, que se trouvent les fibrescellules, qui ont fait dire contractiles les muqueuses uréthrale et vaginale. Les unes et les autres de ces fibres manquent aux muqueuses vésicales, de l'uretère, du pharynx, etc.

La rétractilité et \ extensibilité des muqueuses sont proportionnelles soit au nombre et à l'étendue de leurs plis (intestin, etc.), soit surtout à la quantité de leurs fibres élastiques (œsophage, urèthre, celui de la femme surtout, vessie.

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vagin, etc.). Le glissement des vaisseaux, des fibres du tissu cellulaire, etc., les unes sur les autres, est une des parlicularltés dont il faut tenir compte aussi dans l'étude de l'extensibilité de ces membranes. Les muqueuses qui manquent de fibres élastiques ou qui sont composées principalement d'éléments ayant forme de noyaux et de cellules, comme celles de l'utérus des canaux (lél'érents, etc., sont peu extensibles et se décbirentdès qu'on cherche à les distendre après leur isolement, sauf le cas où comme dans l'intestin le chorion est immédiatement appliqué contre des couches de fibres-cellules pro])res se prêtant à l'extension par glissement de leurs faisceaux les uns sur les autres.

Beaucoup d'auteurs confondent à tort les exemples d'extensibilité réelle des? muqueuses avec ceux dans lesquels une de ces membranes subit accidentellement des modifications de l'ordre de celles qui ont lieu dans la muqueuse utérine pendant la grossesse. Dans les distensions avec épaississement des muqueuses bronchique, œsophagienne, gastrique, caecale, vésicale, etc., on constate une augmentation de nombre des noyaux et des fibres du tissu cellulaire, et surtout de la quantité de la matière amorphe, il y a de plus dilatation des vaisseaux et parfois hypertrophie des noyaux et des cellules fibro-plastiques, comme dans la muqueuse utérine. Ces particularités évolutives peuvent se présenter aussi dans des cas où la muqueuse épaissie est devenue moins extensible et limite une cavité plus petite qu'auparavant ; c'est ce que l'on voit assez souvent sur la muqueuse vésicale des calculeux, etc. Mais ici, outre le retrait réel de cette membrane accompagné de l'hypergénèse de certains de ses éléments, il faut tenir compte de l'influence exercée parla contraction de la couche musculaire, répétée à de courtsintervalles.

Inversement aussi on voit désigner comme retrait ou rétraction des muqueuses des cas dans lesquels la membrane est revenue sur elle-même par suite de diminution de volume et parfois de quantité de ses éléments, à la manière de ce qui survient dans la muqueuse utérine après la grossesse.

Circulation des muqueuses. Le cours du sang et ses variations peuvent être observés directement dans la muqueuse linguale et intestinale des grenouilles. Ils ont été vus, de plus, dans les muqueuses gastrique et intestinale des batraciens, des reptiles et des petits mammilères par L.-G. Boiilland (Recherches inicroscO' piques sur la circulation du sang et sur le système vasculaire sanguin, dans le canal digestif, le foie et les reins, Paris 1849, p. 20, Thèse in-^" et Bidletin de la Société anatomique, Paris 1848, p. 356). Je suis de ceux auxquels il a fait constater les fûts suivants que j'ai depuis bien souvent vérifiés. Lorsqu'on prépare rapidement, comme Boalland l'indique, la muqueuse del'estomacou de l'intestin d'un animal en pleine digestion, on la trouve relativement épaisse et rénitente. On est alors frappé par l'état de dilatation des capillaires, des villosilés, de la maille vasculaire qui entoure la base de chacune d'elles, de celle qui circonscrit chaque orifice folliculaire. Il en est de même des capillaires intramuqueux sous-jacents et surtout des réseaux sanguins du tissu cellulaire sousmuqueux, à ce point qu'on ne peut plus voir les parties sous-jacentes apercevables pourtant avant ou après. En même temps, on constate que cette dilatation résulte du passage d'un ou de plusieurs globules de front, poussés en quelque sorte par d'autres qui les poussent en formant colonne. Le fiible grossissement (80 à 200) qu'on est obligé d'employer, empêche de distinguer la zone périphérique hyaline de plasma ailleurs que dans les artérioles et les veinules. On croirait voir une pièce injectée, si ce n'était le mouvement rapide, bien que de vitesse inégale^

MUQUEUX (piiYsioLociEj. 475

d'iin cnpillnire à Taulre, dis hématies coiiligiiës oulrès-rapi)iocl)écs qui montrent oii sont les conduits qu'elles remplissent ou à peu près. Le courant est surtout ra|)ide dans les artérioles visibles depuis la profondeur du tissu cellulaire sous-muqueux jusque dans l'épaisseur de la muqueuse même, rapidité dont l'augmentation vient satisfaire aux nécessités de la réplétion des multiples capillaires qui sont au delà.

Après un quart d'iieurc, plus ou moins, suivant les condilions dans lesquelles ,1 été faite l'expérience, survient soit l'oligliémie avec pâleur, soit, au contraire et le plus souvent, l'iiypérémie plus prononcée, suivie des troubles caraotéiistiques de liullanimation.

Quand onopère sur un animal à jeun, on est frappé de ne plus voir les capillaires des villosités, ceux de leur base et les périfolliculaires qui masquaient plus ou moins les parties sous-jacentes, comme dans les pièces injectées. La présence des capillaires revenus sur eux-mème, tout à fait vides, invisibles ou réduits y l'aspect d'une strie microscopique, n'est jdus décelée que par le passage, de temps à autre, d'un globule ou de plusieurs, espacés, avec un peu de plasma en avant et en arrière, dans tel de ces conduits, puis dans tel autre. Ce fait coïncide avecl'éiat blanc grisâtre ou à peine rosé et la minceur de la muqueuse du canal digestif ouvert sur l'animal à jeun. Plus profondément, se voient toujours les artérioles avec leur courant précipité, dont les globules se disséminent presqu'en tolalité dans les capillaires du tissu cellulaire sous-muqueux, sans pénétrer dans les artérioles de subdivision intra-nniqueuse, pour rejoindre les nombreuses veinules de ce tissu cellulaire [voij. Muscle).

Dans l'un et l'autre do ces ordres de conditions, l'on peut voir, comme Boulland l'a décrit le premier, les orifices folliculaires gastriques et intestinaux, se dilater, devenir béants, puis se resserrer, s'oblitérer tout à fait sous forme de boutonnière froncée et rester ainsi bien plus longtemps qu'ils ne restent ouverts durant les expériences. Tout contact acide produit ou exagère ce resserrement dont rend compte la présence de fibres-cellules circulaires autour des follicules.

Dans le cas où les vaisseaux de la muqueuse ne sont pas turgescents, ils se remplissent peu à peu, se distendent, puis cheminent plus lentement, ce qui arrive aussi graduellement quand l'expérience est faite sur un animal en digestion. Plus lard, les globules oscillent, puis finissent par s'arrêter, s'accumuler, se presser réciproquement dans les capillaires qui deviennent variqueux, qu'ils injectent et rendent bien visibles à mesure que tout courant liquide ou globulaire y cesse.

Boulland a bien noté aussi que les globules sanguins ne s'arrêtent que dans l'épaisseur de Ja muqueuse, tandis qu'alo.is la circulation continue rapide, avec simple dilatation congestive, dans les artérioles, les veinules et les capillaires intermédiaires du tissu cellulaire sous-muqueux, comme elle le faisait, bien qu'à un moindre degré, lors de l'état opposé ou olighémique de la muqueuse.

Cette indépendance circulatoire, normale et pathologique, comme l'ensemble de ces faits, olfre une importance sur laquelle il est inutile d'insister davantage. Des particularités de même ordre s'observent bien aussi en comparant la circuLition de la muqueuse hnguale des grenouilles à celle des tissus cellulaire et musculaire sous-jacents. Par la première, on peut, en particulier, suivre le courant ascendant devenant bientôt descendant le long de l'anse capillaire des papilles linguales coniques, ainsi que son entrecroisement en huit de chilfre.

Nous renvoyons à l'étude de la Peau l'examen des analogies de structure et d'usages des diverses muqueuses aveccette membrane. Ch. Piobi.n.

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BiDLioGBAPniE. — Outre les écrits cités dans le cours de cet article, voir particulièrement Le traite des membranes et VAnatomie générale de Bichat, les articles Membrane et Muqueuses des dictionnaires français etanftlais, publiés postérienrement aux écrits de ce dernier auteur. Les Traités d'anatnmie générale et descriptive de Béci.ard, de Meckel, etc., ajoutent peu à ce qu'il a fait connaître sur ce sujet. Les ouvrages d'hisiolog-ie allemands ne les décrivent pas, si ce n'est à propos de chaque organe pourvu de quelqu'une de ces membranes. — Rees (0.). Art. Mucus.- in The Cyclopedia of Anatomy and Physiologij, t. III, p. 481. London, 1859-1817. — Bowman. Arl. Mucous MEUBnANE. Ibid., p. 484, seul travail important publié spécialement sur ce sujet depuis Dichat. — Bonn. Spécimen anatomico-medicum de continuationibus niembranarum, etc. Roterodami, 1769. Voir aussi la bibliographie Hei art. Estomac, Intestin, Peau, Pharyxx, Utérus, etc., de ce dictionnaire. — Hébréard. Mémoire sur l'analogie gui existe entre les systèmes muqueiix et dermoïde. la Mém. de la Soc. mcd. d'émulation, t. YIll, p. 153, in-S" ; 1811. — Flourens. Recherches anat . sur les structures comparées de la membrane cutanée et de la membrane muqueuse. In Ann. des se. nat. zoologie. Paris, 1858, t. iX, p. 239. — Ch. Robin. Sur la structure des conduits excréteurs. Journal de l'anatomie et de la physiologie. Paris. 1875, p. 432. — Mai.gaigne. Anatomie chirurgicale, 2« èdit., t. I, p. 219, in-8''. Paris, 1859. — Riciiet. Anat. des régions, 1^ cà\i ^ p. 20; 1873. Ch. Robin.

MURAI.TO (Jean de). Né à Zurich en 1645, mort en 1733, Ce savant homme, issu d'un famille italienne qui avait été obligée de se réfugier en Suisse pour cause de religion, avait été reçu docteiu- à Bâle (1671), et devint ensuite médecin de sa ville natale, avec le titre de professeur en physique et en mathématiques. Habile anatomiste, non moins habile chirurgien, il a laissé un grand nombre d'ouvrages, qni ont assis sa réputation et qui le recommandent à la postérité ; nous n'en indiquons que les principaux, renvoyant, pour le surplus, à l'excellent article du Dictionnaire en 60 volumes (partie biographique).

I. Vade mccum anatomicum , sive clavis medicinœ, pandens expérimenta de humoribus, partibus, et spiritibus. Tiguri, 1677, in-12. — II. Anaiomisches Collegium,in welchem aile Thcile des Leibes zusammt den Krankheiten zu tvelchen sie unterworfen, beschrieben werden. Nuremberg, 1687, in-8°. — III. Curationes medicœ observationibus et experimentis anatomicis mixtœ. Amsterd., 1688, in-4°. — IV. fhysices specialis quatuor partes, sive Helve- ■tiœ paradisius. Zux'ich, 1710, in-8°. — V. Un très-grand nombre d'articles, publiés dnns les Ephémérides des curieux de la nature: Première année, n°' 45 à 67, sans interruption; puis n°' 100 à 119. Deuxième année, n°'17 à 31 ; n"" 77 à 96. Il y a là une foule de sujets traités et examinés : Anatomie de la truite, de la chauve-souris, de l'aigle, de plusieurs espèces de papillons, du pou, du puceron, de la guêpe, de la punaise, du grillon des bois, du singe, du scarabée, du lis, de la mouche commune, du scorpion, de la cicindclc, etc. — Dissertations sur les monstres, sur le placenta, sur les vers de la vessie, sur l'hystérie, etc.

MKRAT (Les). Plusieurs médecins de ce nom, tous originaires du Midi, se ■sont distingués dans les sciences médicales; de là, dans les bibliographies, une confusion entre leurs écrits que nous nous efforcerons de débrouiller. Nous citerons les suivants :

Murât (A.-L.). Né à Isseps (Lot), près de Figeac, où son père exerçait la médecine, étudia d'abord l'anatomie et la chirurgie à l'hôpital de cette ville, puis il fut commissionné, en qualité de chirurgien, à l'armée des Pyrénées. La guerre avec l'Espagne ayant été promptement terminée, il vint à Paris achever ses études, •et il avait déj'i obtenu, au concours, la place de chirurgien en second à l'hospice ■de la Salpétrière, quand il se fit recevoir docteur en 1803. C'est comme chirurgien de cet établissement que Murât passa sa vie, sans vouloir quitter une position regardée comme secondaire, pour une autre plus avantageuse, à laquelle l'ancienneté et les titres acquis lui donnaient droit. En 1820, il fut nommé, l'un des premiers, à l'Académie de médecine, puis, en 1823, à la réorganisation delà Faculté à la suite du coup d'Etat, professeur agrégé. Murât s'était fait connaître,

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tlans l'enseignement, par des cours sur les occoucliements; enfin, de très-nombreux articles, rédigés avec autant de science que de sagesse, ont été insérés par lui dans le grand Dictionnaire des sciences médicales en 60 volumes, et dans le Dictionnaire en 21 volumes. Ce praticien modeste et éclairé mourut au commeneemeut du mois d'avril 1837.

Ou a de lui :

I. La glande parotide considérée souft les rapports anatomique, physiologique et pathologique. Th. de Paris, an XI, in-8°. — II. Observ. sur une ophlhalmie, survenue à la suite d'une blennorrhagie sypliilitiqiie supprimée. In il/em. de la Soc. mcd. d'émul., t. V, p. 441), 1805. — III. De très-nombreux articles de chirurg-ie : 1° dans le Diclionn. des sciences viéd. (parmi lesquels nous citerons : Dentition, Fœtus, Gestation, Uémorrhagie utérine, Leviei , Ligature du cordon, Oreillon, Ovaire, Parotide, Placenta, llenverscment et Ilétrovcrsion, Bupture de la matrice. Symphyses et Symphyséotomie, Vagin, etc.) ; 2° dans le Dicl. de méd. en 21 vol., parmi lesquels Embaumement, Empliysème, Fissure, Hernies, Hydrocèle, Lithotomie, Mastite, Phlegmon, Pierre, Staphyloraphie, Trépan, etc. E. Ugb.

Murât (Jean-Baptiste-ârnaud), dit de la Dordogne. Malgré bien des recherches poursuivies même à Montpellier, auprès de personnes parfaitement placées pour être bien renseignées, et qui n'ont rien pu nous fournir sur ce médecin distingué, nous avons dû nous contenter de quelques documeuts qu'il nous donne lui-même, dans l'exposé de ses titres placés en tête de ses diliérents ouvrages. Voici ce qu'il nous apprend : il était né à Bergerac (Dordogne), et remplit, en 1795, les fonctions d'officier de santé à l'armée des Pyrénées occidentales; reçu docteur à Montpellier en 1801, il suivit pendant quelque temps nos armées, comme médecin ordinaire, et, par intérim, comme médecin principal. Murât paraît s'être ensuite fixé à Montpellier, où nous le trouvons en 1807, attaché à l'hôpital de la Charité, puis, en 1815, médecin titulaire de l'hôpital de la Miséricorde, secrétaire perpétuel de la Société des sciences, lettres et arts, membre d'une foule de sociétés savantes nationales et étrangères. Il paraîtrait même, d'après un document emprunté à l'intéressante topographie médicale de Strasbourg, par MM. Stœber et Tourdes, et corroboré par les souvenirs de notre savant collègue, M. Kiihnholz, bibliothéciire de la Faculté de Montpellier, il paraîtrait, dis-je, que Murât prit part au célèbre concours pour la chaire de médecine légale qui eut lieu à Strasbourg, en 1814, pendant le blocus de cette ville, et qui se termina par la nomination de Fodéré. Un fait certain, c'est qu'il revint à Montpellier, car nous l'y retrouvons en 1817, comme auteur d'un article médicolégal, inséré dans les Annales de la Sociéte'de médecine. C'est vers cette époque que nous perdons de vue cet actif et laborieux médecin, du moins nous ne trouvons plus rien de lui, ni dans les bibliographies, ni dans les journaux que nous avons entre les mains.

Voici l'indication de ses écrits que nous avons pu réunir :

I. Coup d'œil jjhilosophique sur l'importance et la certitude de la médecine. Thèse de Montp., an IX. — II. Tableau synoptique d'une nosologie légale fondée sur le code social. Paris, 1803, in-S». — III. Influence de la nuit sur les maladies (Mém. cour, parla Fac. de méd. de Bruxelles!. Bruxelles, 1806, in-S». — IV. Mém. sur cette question : déterminer quels sont les avantages et les inconvénients de la multiplicité des nomenclatures relativement, etc. (Mém. cour, par la Soc. de méd. de Toulouse). Montp., 1807, in-S". — V. Journ. des exp. faites à Montpellier sur la vaccination des moutons. In Hist. de la Soc. de méd, prat., t. V, p. 209; 1808. — VI. Discours sur les travaux annuels de la Société de médecine pratique de Montpellier. In Ann. clin, de la Soc. de méd. prat., t. XXVIII, p. 209. 1812. — VII. Des causes et de l'origine de l établissement des hôpitaux civils et militaires Montp., 1815, in-S". — VIII. Observ. sur les effets du sulfure de potasse dans le croup (avec Métam). In Ann. de la Soc. de méd. prat., t. XXX, p. 165; 1815. — IX. Ucflexions médicolégales sur les articles 309 et 5H du Code pénal. In Ibid., t. XLU, p. 55; 1817.

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