MURÈNES
Nous trouvons encore d'autres médecins du nom de Muhat. L'un, avantageusement cité par les hydrologues, était inspecteur des eaux de Cransac, au commencement de ce siècle, et sur l'invitalion du piéfet de l'Aveyron, il publia une très-bonne Topographie médicale du territoire d'Aubin, avec tme analyse des eaux minérales de Cransac, Rodez, 1805, in-8°. Son fds, J. -F. -Victor Murât, qui lui a succédé, a continué ses travaux avec succès. Nous en rencontrons encore deux autres, tous les deux de Lacapelle-îlarival (Lot). L'un, A.-F-G., correspondant de la Société de médecine pratique de Montpellier, reçu docteur (hms cette \ille, le 28 messidor an XIII, et dont la thèse, dédiée au beau-frère de Napoléon, le célèbre Joachim Jlurat, est intitulée : Analogie de la fièvre hémitritée avec les fièvres muqueuses. Nous le retrouvons, en 1812, chirurgien-major du 55* équipage de haut-bord ; c'est le titre qu'il prend dans une traduction donnée par lui, à cette époque, de l'Essai sur la digitale pourprée de Sanders (Paris, 1812, in-8°). Le second Murât (Jean-Louis), également de Lacapelle-Maiival, sans doute })arent du précédent, termina ses études médicales à Paris, après avoir rempli les fonctions de chirurgien-major au 2^ hussards, et aux ambulances des armées d'Espagne; il était élève de l'École pratique; sa thèse a pour titie : Essai sur le tétanos traumatique. Paris, 1816, n° 232. E. Bgd.
MURA'r-LE-QlJAiRE (Eau MINÉRALE de). Voy. La Boup.boule.
mLRATORl (Ludovico-Aktonio). Célèbre historien et archéologue italien, né, le 21 octobre 1672, à Yignola, près de Modène, et mort, dans cette dernière "ville, le21 janvier 1750,apièsy avoir passé cinquante ans comme archiviste-bibliothécaire. Il était dans les ordres sacrés. Outre ses travaux d'histoire et d'érudition, qui sont très-nombreux et qui ont rendu son nom célèbie, il a publié, et c'est là ce qui nous le fait placer dans ce dictionnaire, il a publié un traité sur la peste, qui a eu plusieurs éditions, et qui a joui, pendant longtemps, d'une trèsgrande réputation, on peut ajouter très-justement méritée.
Voici le titre de cet ouvrage :
Del goveimo délia peste e délia maniera di guardarsciie. In Traitalo medico, polit/co ed ecclesiastUo. Modena, 1114, m-S", plus. ùdit. E. Bgd.
mUBË. Fi'uit du Mûrier [Voy. ce mot).
MURE SAUVAGE. Fruit de la Ronce [Rubus fruticosus L.) {Voy. Ronce et