MURILLO
faisait entrer cette espèce dans le geiii-e Monts. L'héritier et Ventenat, ayant (jtiulié leslleiirs femelles et les fruits, créèrent le Qenve Bru us sonnet ia. Ces fleurs femelles sont en chaloiis globuleux. Elles ont un calice à trois ou quatre dénis, contenant un disque proéminent, au sommet Juquel se trouve niché un ovaire uniloculaire, portant un stylelatcral et un stigmate. Lefrtiit est un petit carpelle indéhiscent, undoculaire, placé à l'extrémité du disque coloré, allongé, atténué à la base et renflé en massue à sa partie supérieure. L'ensemble de toutes ces parties charnues, placées sur un réceptacle globuleux, forme d'a?sez grosses boules succulentes qu'on regarde comme le trait du Mûrier à p.ipier.
Une seule espèce intéressante rentre dans les Broussonnelia, c'ost le B. pctpyrifera Ventanat [Motus papyrifera L.) qui croît en Chine, au Juj on et dans les îles de la mer du Sud, et que la culture a transportée en Amérique cl en Europe, où il prospère parfaitement. C'est un bel arbre, à feuilles pétiolées, presque cordiformes, tantôt simplementdentées, d'autres fois divisées en trois ou ciiKj lobes: elles sont d'un vert foncé à la face supérieure, blanchâtres et cotonneuses en dessous.
L'ocorce des Broussonnetia est très-résistante et on l'emploie au Japon et en Chine pour faire un papier à la fois très-fort et très-lisse. Dans les îles de la mer du Sud, les naturels utilisent le Marier à papier pour en faire des étolfes de différentes qualités.
Quelques auteurs font rentrer dans les Broussonnetia, le Morus tinctoria L. , que nous avons indiqué sous le nom de Maclura tinctoria Nuit. (Voy. Maclura). C'est l'espèce que l'on désigne sous le nom de Mûrier de Java.
Ventenat. Tableau du règne végétal, ù, pag-. 547. — Lammick. Illustrations de gen^rx. Encijclopédie, tal). 7G2. — Duhamel. Iraité des arbres, '18"25, II, p. 'iQ. — Enducheu. Geiura plaiitarum, n" 1858. Pl,
MURILLO (ToHAs), Velarde y Jurado. Médecin espagnol qui vivait au milieu du dix-septième siècle. 11 élait né en Estramadure, et descendait d'une famille illustre. Après avoir fait ses éludes en médecine à l'Université d'Alcala, il professa à celle de Grenade, et, par l'ordre de Phihppe IV, il fut envoyé, en 1650, en .Andalousie, pour combattre la peste qui sévissait dans cette province ; il remplit ensuite, pendant plusieurs années, les fonctions de médecin des présides d'Oran sur les galères espagnoles. En récompense de ses services, il fut promu à la place de médecin de la chambre du roi, médecin du régiment de la garde et de l'hôpital général de Madrid, situation qui lui fut continuée sous le règne de Charles II. Muiillo, étant devenu veuf, entra dans les ordres sacrés, et remplit à la lois les fonctions médicales et ecclésiastiques.
Suivant le goût du temps pour les subtilités, il soutint que les propriétés de la neige sont froides et humides, contrairement à Caravajal, qui croyait à la prédominance de la sécheresse. Dans une question d'un intérêt plus pratique, il défendit contre un autre médecin espagnol, Bustos de Olmedilla, l'utilité de la saignée dans une foule de maladies, et surtout contre les congestions. Dans ses travaux sur la mélancolie, il se montre galéniste renforcé, en même temps qu'il (ait montre d'une crédulité et d'un esprit superstitieux, qu'excuse à peine l'esprit de son siècle et de son pays; cependant on rencontre dans son livre des opinions judicieuses et de l'exactitude dans les descriptions. Au total, les écrits de Murillo, empreints d'une érudition aussi étendue que de mauvais goût, sont intéressants pour l'histoire de la médecine en Espagne, au dix-seplième siècle (Morejon).
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Voici la liste de ses écrits :
I. Apologia en respuerta ad Crist. Mirer Carnvajal, mcdico que prctendia cjiie la nicvc tcnia sequcdad à predominio. Cordoba, llJSO, in-l°. — II. licsolucion filoso/icay médica miiy util, etc., del vcrderado tcinperamento frio y liumido de la nicvc. Madrid, 16C7, 111-4°. — III. Favores de Dios miuistrados por Ilipôcrates y Galeno su inlcrprcic. Grandeias, rrcdilos y ulilidades de la mcdicina Griega, etc. Madrid, 1070, in-4'. ■
IV. Aprobacion de inrjenios y curacion de lùpucondriacos, etc. Zara;;oza, 1G72, iii-4». —
V. Novissima verifica el particularis iiypociiondriacœ mclanckoHœ curalio et mcdelœ. l.cnii de [""rancia (Lyon), 1072, in-S°. — VI. Tratado de raras y peregrinas ijcrhas que se Uan hallado en esta corte, elc. Madrid, 1074, in-i°. - VU. Nueva y varia décision juridica y medica en que se trala si se puedc jwr los cadâveres conocer si han mucrlo 6 no de vcneno, etc. Madrid, 1075, in-4°. E. iicD.
.IIUimi'RE RESPIRATOIRE. Voy. AuSCULTATIOlN.
jMURRjiGEVE. Corps découvert par de Vry dans les pétales et les autres tissus du Murraya exotica des Indes orientales. Poudre légère crislalline, un peu amère, peu soluble dans l'eau froide, soluble dans l'eau chaude et l'alcool, insoluble dans l'éther. Formule C^°H"0-» -4- H^O (élimiuable à 115"). Pour l'obtenir, on évapore à sec la décoction aqueuse des pétales; le résidu est épuisé par l'eau froide et la partie non dissoute est traitée par l'alcool. La solution alcoolique est précipitée par l'acétale de plomb, filtrée, débarrassée de l'excès de plomb par l'hydrogène sulfuré, et enfin amenée à cristallisation. Celte substance est un glucoside qui se dédouble par l'ébuUition avec les acides en glucose et en un nouveau principe cristallisable, la murragéline, d'après l'équation : CsGfp^o'-o -+- ofpo = C^MP^O'» -+- 2C«1P20«.
Murragine. Munayétinc.
(Blas. Acad. royale de Belgique, octobre 1808). Scmutz.
MVRRitY (Les).
Murray (Jea.n-André). Médecin suédois, né à Stockolm le 27 janvier 1740, commença ses études dans cette ville, puis se rendit ensuite à Upsal et à Copenhague. C'est à Gotlingue, où il se fixa, qu'il fut reçu docteur en médecine en 1763, professeur cxtr.iordinaire en 1764, et professeur ordinaire en 1769. 11 fut aussi nommé, la même année, inspecteur du jardin botanique de l'Université, et mourut le 22 mai 1791. Jean Murray a publié tni nombre considérable de mémoires sur la matière médicale, et passait pour l'un des médecins les plus ériidits de son temps. On consulte encore plusieurs de ses ouvrages. Parmi tous se^ écrits, nous citerons :
1. Dissertatio de fatis variolorum insitionis in Sueciâ. Gottingue, 1705, 111-4"; complttée sous le litre de: Historia variolarum insitionis in Sueciâ ad novissimum usqué tempus jirodiicta. GoUingae, 1707, iii-8°. — II. Dissertatio de lujdrophobiâ absque rnorsu prœvio. Bà!c, 1708 in-8°. — III. Programma commeniatio de arbiUo iivâ ursi, exhibens descriptioncm ejus botanicam, analysim c/iemicam, ejusque in medicinâ et œconomiâ varium usum. Gottingue 1705, in -4''. — IV. Dissertatio de piiris absque proegressâ inflammatione, origine. Gottin"'ue 1760, iii-4°. — V. Dissertatione de cognatione inler artliritidem et calciilum. Goltin"ue, 1767, 111-4°. — VI. De vennibus in lejirâ obviis, juncld lejirosi hisloriâ, et de luinbricorum setis . In Mémoires de la Société des sciences. Gottingue, I7()0, in-8°. — Vil. Prudromus de signationis stirpium Gotlingensium. Gotlingue, 177(1, iii-JS-. — VIII. Dissertatio de concdiandis niedicis que ad variolas internas dis$cntientibus. (i(iilnii,'ue, 1771, im-4°. — IX Prbnce lineœ pliarmaciœ, in usum jirœlcctionum, succicu ttltu'itutc alittc al) Andrcâ Joanne Relziu. GoUingue, 1771, in-8°. — X. Tal oin de pa Hju> nuUœldte /{crus ocU /'"ar- ■ sœlis opœlilelighcl vid idlœmpnungen pœ Mannoskansk limpp SiocklKilni, 177j ui-S°. —
XI. Enunicralio Ubrerum prœcipuorum medici argunienti. Leipzig, 1772, 177j, 'm S°. —
XII. Medicinisclie praklisclie Bibliothck. Gottingue, 177i-17SI, j \ol in S». — XIII .l/'/'«raiiis medicaminum tàm simplicium quàm prœparatorum et composdorum m jiraxcus ad-
MURRAYA. 485
jumentum conskleratus. Gottinguc, 1776, t. I, iii-S''; t. II, 1777 ; t. III, )78i; t. lY, 1787; t. Y, 17ViO; t. YI, postlnime, 1792. Ce dernier volume a été publié par E.-C. Ai.tmof, qui a également donné en 1(93 et 1794, une deuxième édition des vol. I et II. — XIV. Prcgrainina depldhisi pititUosâ. Goltingue, 1776, in-4''. — XV. Programma de iempore corlicis penividrdin tiissi convulsivâ exkibendi. Gottingue, 1776, in-i". — XVI. Disserlatio de rcdiuleqratione parlium cochleis limacibusque prœcisarum. Goltingue, 1776, in-i". — XVII. Proqramma observationum et aniniadversionum super variolarum insilione. Gottingue, 1777, 111-4°. — XVIII. Disserlatio de ascaride lumbricoide Liiinei vermium inleslinalium apud hommes vulgatissimo. Gottingue, 17/9, in-4°. — XIX. Disserlatio de Calechu. Gottingue, 1779, in-S". — XX. Disserlatio dulcium naturani et vires expendens. Gottingue, 1779, in-4°.
— XXI. Oratio Umilandâ laude libroriim medicormn practicorum usiii popuJari dcslinatoriini. Goltingue, 1779, in-S". — XXII. Comiiientatio de hepalide maxiinà Indice Orien/.alis. Gottingue, 1780, in-4°. — XXUI. Programma spinœ bifidce malâ ossium conformalione initia. Gottingue, 1780, in-4°. — XXIV. Oratio ; Prœstet tino vicdico an pluribus junclium «<i? Gottingue, 1781, in-4''. — XXV. Disserlatio difficuitales in curatione morborum infan- Hlium obvenientes. Leipzig, 1782, in-4''. — XXVI. Dissertalio de Iempore exkibendi emelica in fehribus inlermiltenlibus maxime opportuno. Gottingue, 1782, in-i°. — XXVII. Programma de medendi tineœ capilis ratione paralipomena. Gottingue, 1782, in-4°. — XXVIII. Programma 1 et 11, de maleriâ arthritica ad verenda aberrante. Gotling., 1785, in-4''.
— XXIX. Opascula, in quibus comment ationes et odrem naturalem spécialités retractavit, mendavii, auxit, t. I, in-S", Gottingue, 1785; t. II, in-S», 1786.— \X1. Oratio de laude magnetiimi sic dicli animalis ambiguâ. Gottingue, 1789, 111-4". — XXXI. Mémorial fïir den Herrn U' Paulus Usteri in Zurich. Gottingue, 1790, in-8°. A. D.
Mnrray (Adolphe). Frère du précédent, né à Stockolm le 13 février 1 750, fut prosecSeurd'anatomie dans ceUe ville eu 1772, professeur d'anatomie et de chirurgie à l'Université d'Upsal en 1774, et premier médecin du roi en 1799. Il est .mort le 5 mai 1805. On connaît de lui :
\. Dissertalio fundanienla teslaceoloqia. Upsal, 1771, in-4°. — II. Observaliones circa infundibuhan cerebri; ossium capilis in fœtu strucluram alienam, partemque nervi inlercoslalis cervicalem. Upsal, 1772, in-S». — III. Dissertalio de fasciâ latâ. Upsai, 1777, in-4°.
— IV. Nonnulla circa methodum luis venerœ <.urandœ, medicanieida. Upsal, 1777. in-i". — V. dmerlatio de paracentesi ctjslidis urinariœ. Upsal, 1778. — VI. Programma de dentium etpilorum in ovario generalione. Upsal, 1780,in-8°. — VI(. Disserlatio de osleoleatomatc. lîpsal, 1780, in-S". — VIU. Disserlatio desciiptio arlerianim corporis humani in tabulas redacta. Upsal, 1782, in-4° ; Ibid., 1782. — IX. Disserlatio in ancurismata fcmoris observcrlioncs. Upsal, 1782, in-4''. — X. Dissertalio decirsocele. Upsal, 1784, in-4''. — XI. Dissertalio dctumoribus salivalibus. Upsal, 1785, in-i". — XII. Dissertalio de iisu inustionuni varia, et jrœcipuè animadvcrsiones in hernias, incompletas, casu singulari illuslrala. Upsal, 1788, ,in-4°. — XIH. Dissertalio in vidnera sclopetaria observaliones. Upsal, 1791, in-4''.
^lURR.iYA L. Genre de plantes dycotjlédones, appartenant à la faiiiille des Aiiranliacées. Les espèces de ce groupe dédiés à Murray, l'auteur de ÏApparatus medlcaminum, sont des arbrisseaux ou des arbres cà feuilles composées pinnées avec impaire. Les fleurs ont un calice quinquéfide, cinq pétales libres, linéaires, oblongs ; dix étamines, dont les cinq alternes avec les pétales plus courtes q\ie les autres; un ovaire porté sur un disque élevé. Le fruit est une baie unie ou biloculaire, contenant une ou deux graines.
Les Murrmja habitent les parties tropicales de l'Asie : on n'en compte que trois ou quatre espèces, dont une, le Murraya exotica L-, a des iblioles semblables à celles du buis, d'où les noms de Buis de la Chine, qu'on lui donne dans les; serres, où on la cultive fréquemment. Dans l'Inde, on lui donne le nom de Marsan. Les flenrs en sont très-odorantes; la plante sert à teindre les cuirs eu noir. L'écorce, la racine et les feuilles de Murraya sont employées dans l'Inde connue toniques et stomachiques {voy. Murragine).
LiXNÉE. Maridissa ait , 565. — Esdlicheb. Gênera Plant. y n° 5506. — De Candolle. Pro-
</romus, I, 557. Qesuimi et Hooher. 'Gênera plantarum, 304. — Thuncerg. Voyage. II,