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vu (p. 8 et 9) que ce danger plus grand des j)etits garçons no saurait èti'c exclusivement attribué au plus fort volume de leur tète qui tend à augmenter les cas de dystocies.
27. iXons rencontrons maintenant en ce pays (mais nous ne ferons que le signaler), le fait nouveau concernant l'inégale action de l'illégitimilé sur les deux sexes. Nous avons déjà vn, en effet, p. 15, combien celte posilion sociale de la lille-aièie accroît les chances de la procréation d'un mort-né. Muis noire tableau prouve ([ue cette iniluence (uneste est notablement et constamment plus mar- (|uéc quand le produit de la conception est fille. Ainsi en 1860-65, quand la Belgique compte 3» garçons vrais mort-nés légitimes, elle en a 52, « illégitimes, ce qui donne un rapport de 100 légitimes contre 135 illégitimes ; soit, pour abréger, 1,35 (les mort-nés illégitimes garçons sont les 1,35 des légitimes, et 1,35 est le coefficient de l'écart que l'illégitimité entraîne dans la proportion des mortnés garçons). Mais (pjand il s'agit des mort-nées filles, le même rapport devient (3» : 49,4) 100 : 165, ou 1,65.
28. Enfin remarquons, avant de quitter la Belgique, que nous avons rapproché dans les trois dernières colonnes du IV^ tableau (et placé entre pai enthèses) les rapports de la période 1851-60- Or, ce rapprochement de doux périodes successives montre qu'une certaine augmentation du nombre des mort-nés s'est produite en si peu de temps (33,4 : 34,05, soit 100 : 103,6) pour les légitimes; aggravation qui, pour les illégitimes, s'est élevée à 48,4 : 51 ; soit 100 : 105,3; et elle s'est manifestée surtout au préjudice des filles illégitimes, dont le rapport d'accroissement s'est élevé à 45,4 : 49,4 soit 100: 108,7. Ainsi, non-seulement l'illégitimité est plus préjudiciable aux filles, mais les accroissements que le temps amène dans la proportionnalité des mort-nés est aussi à leur préjudice.
29. France. En France, le nombre des mort-nés, ou plutôt des enfants présentés sans vie, est relevé à part depuis 1836 et publié depuis 1811, époque à laquelle on a jugé cette enquête assez exacte pour la produn^e au jour. Cependant on eslime généralement que c'est seulement depuis 1853, époque oîi l'on a introduit l'analyse selon l'habitat (villes, campagnes, Seine), que les résultats ont acquis tonte la précision désirable; nous ne rapportons donc ([ue pour mémoire les rapports depuis 1841, et c'est seulement les années qui suivent 1853 que nous considérons dans nos présentes conclusions.
50. J'atlirerai d'abord l'attention sur la dernière travée du V^ tableau concernant la France entière et les deux sexes pris ensemble. Nous y voyons (|ue, sans distinction d'état civil, le taux des dits mort-nés s'est élevé chez nous dans Ja dernière période quinqueimale normale (1863-67) à 44,35, c'est-à-dire que, sur 1,000 enfants présentés à l'inscription, 44,35 ont été présentés sans vie, et enregistrés dans la catégorie des mort-nés. Mais nous savons par la Belgique que ce nombre ne supjiose que les 0,777 de vrais mort-nés, c'est-à-dire 34,4, tandis que pri':;s de 10 (9,9) enfants avaient respiré et sont morts dans l'intervalle de leur naissance à l'inscription ; de même les 77,7 présentés sans vie par 1,000 naissances illégitimes supposent 62 vrais mort-nés par 1,000 naissances illégitimes et 15,7 faux mort-nés. Les 41,45 dits mort-nés parmi les légitimes se décomposent de même en 33,15 vrais mort-nés et 9,3 faux mort-nés.
Si maintenant nous étudions chaque sexe, nous verrons que nos 37.2 dites mort-nées filles supposent près de 29 (28,95) vraies mort-nées, et que 51 (précisément 50,9) prétendus mort-nés garçons n'en supposent que 39,5 vrais avec 11,4 faux mort-nés. Celte réserve faite, cet exemple donné de décomposition des
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