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MOREAU DE LA SARTUE

bout de dix minutes retournait flùre son rapport. En tout état de choses, les machines devaient encore fonctionner deux heures, avant que les hommes entrassent en nombre dans les galeries. Il ne faut pas trop s'e'tonner de ce luxe de ventilation: la terre a, comme on sait, la propriété d'absorber, grâce à sa porosité, des quantités très-considérables de gaz, et ces gaz peuvent à tout moment devenir dangereux. C. Zubep.

Bibliographie. — Voigt. Med. Zeitung des Vereins fur Heilkunde in Preussen, 11° 23, 1856. — Kanzler. Caspers Woc/ienschrift, 1841. — Josephsoî?. Preiissische mililararlzl . Zeitung, n" 1, 1801. — lUwiTz. Zur Minenkrankheit. In Prcussischc miUlârdrtzl. Zeitung, 186-2. — EnLENBERG (H.). Lskre voti den schâdlichen uiid giftigen Gazen, 1865. — Scheidemank. Lie Minenkrankheit, etc. Berlin, 1866, Hirschwald. — Poleck (Th.). Die clieniisclie Natur dcr Minengase, etc. Berlin, 1867, Mittler. — Roth und Les. Handbuck der Mililârhygicne. Art. Minenkrankheit, t. I. — Comissarischcr Bericht ilbcr die Erkranknngen durcit Minengase bei der Graudemer Mineniibiingen im Augitst X^IT). \n Deutsche militarcirtzl. Zeitschrifl, p. 380, 1875. — Bender. Zur Minenkrankheit. In Deutsche militârartzl . Zeitschrifl, p. 652,

inoREAL' DE LA MARTHE (Lodis-Jacq0es). Moutfort-sur-l'Huisne est un chef-lieu de canton du département de la Sarthe ; c'est là qu'est né, le l""" janvier 1771, ce médecin distingué, qui devait devenir bibliothécaire, puis professeur de la Faculté de Paris, professeur d'hygiène à l'Athénée, membre de la Société de médecine du Louvre, membre titulaire de l'Académie de médecine, fondateur de la Société d'émulation, de la Société philomathique, etc., etc. Ses débuts furent modestes et malheureux. Parti du Mans pour venir à Paris, le 29 septembre 1791, il fut au bout de deux ans nommé chirurgien de troisième classe, et il quitta le service le 0 nivôse an III, ayant perdu le libre usage delà main droite à la suite d'une blessure qu'il se fit, dans l'exercice de ses fonctions, à riiôpital militaire de Nantes., Plus tard, nous voyons notre médecin, ayant le titre d'élève de l'école de santé, envoyé par le district du Mans, sous le nom d' « élève de la patrie ». En 1795, il était sous-bibliothécaire à l'École de Paris, et en cette qualité il n'a pas peu contribué à former la bibliothèque de la Faculté, la plus riche et la plus propre à répondre aux besoins des nombreux lecteurs qui s'y rendent tous les jours. Reçu docteur en médecine le 2 prairial an XUI, Moreau de la Sarthe resta toujours attaché à la Faculté comme sousbibliothécaire, et fut, le 2i niaz's 1808, nommé bibliothécaire, fonctions qu'il exerça avec zèle jusqu'au 19 août 1815. Quatre ans après (25 février 1819), il devenait professeur d'histoire de la médecine ; ce cours, il le fit jusqu'au 21 novembre 1822. Il mourut le 13 juin 1826, laissant cette clause dans son testament : « Je veux que mes livres de médecine soient donnés par concours et comme prix à celui des élèves qui, au jugement d'une commission nommée par l'Académie, aura montré le plus de connaissances dans la littérature et la philosophie médicales. » Bayle a tracé de main de maître ce portrait de Moreau de la Sarthe. Il faut le reproduire ici :

« Médecin-philosophe, littérateur distingué, Moreau de la Sarthe obtint dans le monde une réputation bien méritée ; la douceur de son caractère, la vivacité, la finesse de son esprit, l'étendue, la variété de ses connaissances, le charme de sa conversation, les soins qu'il prodiguait à ses malades, l'empressement qu'il leur témoignait, le faisaient rechercher par les personnes les plus remarquables de la haute société, dont il devenait autant l'ami que le médecin. Bienveillant avec ses confrères, accueillant avec empressement les élèves chez lesquels il reconnaissait l'amour du travail, le désir de l'étude, il était aimé, estimé de

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