DOLBEAU
IV.4SlLLEnEXT. Le nasillement (improprement appelé nasonnement ') consiste en une modification anormale du timbre de la voix , causée par certaines conformations congénitales ou acquises des cavités nasale et pharyngonasale, par des lésions dans la continuité de leurs parois, et par des tumeurs qui y surviennent. Le mécanisme de production du nasillement comporte deux variétés distinctes, et même opposées. Dans l'une, l'air passe en quantité trop considérable à travers les fosses nasales dont l'obturation, nécessaire pour la plupart des lettres du langage, ne peut alors s'accomplir : il s'est produit dans ce cas (qu'on veuille bien nous permettre l'expression) une espèce de cloaque aérien entre les cavités buccale et nasale. Dans la seconde variété, au contraire, les narines sont constamment imperméables, et le passage de l'air, pour les lettres dont la prononciation l'exige, ne peut point s'accomplir.
A ces deux variétés que nous désignerons sous le nom de rhinophonie s'en rattache une troisième, ayant pour cause l'oblitération plus ou moins complète des fosses nasales, au niveau de la cavité pharyngo-buccale ; elle produit la voix gutturale que sa parenté avec la voix nasale nous fait ajouter ici sous le nom de pharyngophonie.
Le nasillement avec l'impossibilité d'occlure les narines atteint toutes les lettres de l'alphabet, excepté celles dont la prononciation exige le relâchement complet du voile du palais, ïm et Yn ; elle se produit aussi bien pour la voix chantée que pour la voix parlée.
Pendant la production de la voix normale, le voile du palais se trouve intimement appuyé contre la paroi postérieure de la cavité pharyngo-nasale, et obture la communication entre cette cavité et celle des fosses nasales et des narines ; en même temps les piliers du voile du palais tendent à s'approcher de la ligne médiane, et la base de la langue vient, à son tour, en s'épaississant et en s'élevant, contribuer au mécanisme de cette obturation. Nous verrons cependant dans un instant que, contrairement à ce qui est admis par les auteurs, le concours des piliers et de la base de la langue n'est nullement nécessaire pour la production de l'occlusion, qui s'effectue facilement par l'action seule du voile du palais- La cavité pharyngo-nasale une fois séparée de celle de la bouche, les ondes sonores de la glotte trouvent un résonnateur favorable dans la cavité buccale,
' Les expressions de nasonnement et de voix nasonnée, très-usitées en médecine, ne figuren pas dans le Dictionnaire de la langue française de M. Littré, ni dans celui de l'Académie.
dont les harmoniques, s'associant aux sons glottiques, contribuent pour la plus large part à la production du timbre normal de la voix. Or, dans les cas où l'isolement de la bouche ne peut être effectué, les ondes sonores traversent en quantité considérable les narines et trouvent un résonnateur dans le nez, en y provoquant des harmoniques qui s'associent à leur tour au son glottique, dans des proportions défavorables à la production d'un timbre agréable à l'oi'eille : la voix devient nasillarde.
Nous avons observé que l'individu atteint 'de cette variété de nasillement reprend très-souvent haleine en parlant, l'air s'échappant en trop grande quantité par les narines. Pendant le chant les choses se passent approximativement de même lorsque des paroles accompagnent le motif musical ; mais dans la vocalisation pure, la durée des sons est sensiblement plus longue. On conçoit aisément que, pendant la vocalisation, la colonne d'air expirée, mise en oscillations sonores au niveau de la glotte, ne s'échappe par les voies supérieures que dans des proportions qui sont mesurées par la fente glottique, réti'écie proportionnellement à la hauteur du son. Mais la glotte, tout en restant la génératrice du son, est dans la voix parlée moins tendue et presque toujours plus largement ouverte que dans le chant ; la quantité d'air débité pendant les phrases doit donc être surtout mesurée par les lèvres de la bouche; comme celle-ci connnnuique directement avec le nez dont les orifices sont toujours béants, l'air s'échappe en quantités démesurées et les expirations deviennent très-courtes; il s'ensuit que les inspirations doivent être incessamment renouvelées. La brièveté des phrases et la fréquence obligée des mouvements respiratoires chez les individus atteints de ce genre de rhinophonie trouvent ainsi leur explication.
Nous avons eu plusieurs fois l'occasion (dans l'hystérie et dans la convalescence de la diphthérie) de faire instantanément cesser le nasillement àù à la paralysie du voile du palais, en exerçant au moyen d'une spatule ou du manche d'une cuiller une légère pression sur la base du voile du palais. La paralysie de la sensibilité, qui accompagne le plus souvent la paralysie musculaire du voile du palais, donne à cet organe dans ce cas une tolérance à l'attouchement, qui facilite cette pratique.
Il est aisé pour tout expérimentateur d'étudier le mécanisme du voile du palais à l'état normal. Voici l'expérience que nous avons faite sur nous-mftraes à cet effet. En nous plaçant devant une glace, nous émettions, à bouche grande ouverte, une note musicale quelconque ; nous laissions ensuite, tout en filant . cette note, tout d'un coup tomber le voile du palais, et la voix prenait aussitôt le timbre nasillard; si maintenant, sans contracter par la volonté le voile du palais, nous venions à presser au moyen d'une spatule sur la base du voile du palais, la voix, de nasillarde qu'elle était devenue, redevenait buccale, et reprenait son timbre normal.
Pour s'assurer de l'efficacité de l'obturation faite par l'action exclusive du voile du palais, il faut tirer fortement hors de la bouche la langue qui, par conséquent, ne peut se grossir à sa base ; les piliers à leur tour se trouvent tirés en avant ; par conséquent, aucun concours n'est donné au voile du palais qui accomplit cependant très-exactement l'obturation.
L'expérience suivante nous a donné des résultats précis au sujet de la quantité d'air débité pendant la voix normale et pendant la voix nasillarde. En lisant un livre couramment et à voix médiocrement élevée, nous pouvions
-nous faire entendre, sans reprendre haleine, pendant un laps de temps qui variait suivant la hauteur du ton, de 22 à 27 secondes ; si ensuite nous continuions la lecture en nasillant, c'est-à-dire en laissant volontairement tomber le voile du palais, nous étions obligés de faire une nouvelle inspiration après un temps extrêmement court qui variait entre 4 et 7 secondes.
Mais le rhythme de la respiration n'est pas seul altéré, la force d'impulsion de la colonne d'air qui traverse les lèvres buccales est singulièrement diminuée dans la chute du voile du palais, d'où cette particularité caractéristique, que les individus chez lesquels il existe une communication constante entre la bouche et le nez ne peuvent pas siffler.
En nous plaçant en face d'une bougie allumée, nous éteignions d'abord la flamme à un mètre de distance et nous pouvions ébranler cette flamme sans l'éteindre à près de trois mètres. Lorsque nous laissions tomber le voile du pidais, nous devenions complètement incapables d'éteindre la flamme et ne pou- \vions l'ébranler qu'à quarante centimètres.
Il serait oiseux d'analyser plus longuement ces différences dont l'explication est toujours la même : pouvoir de mesurer l'air expiré, au moyen des lèvres, en l'état normal, et impossibilité, au contraire, d'en retenir la fuite par les narines, lorsqu'il y a communication directe entre la bouche et le nez.
Une particularité très-caractéristique qui se rattache au nasillement de cette variété consiste dans l'aspect grimaçant du malade pendant qu'il parle. Les contractions involontaires des muscles de la face paraissent avoir pour but l'occlusion des narines, qui ne s'effectue pas, mais le nez s'abaisse cependant dans sa totalité, la lèvre supérieure s'élève, l'espace nasal s'efface, et les narines se rétrécissent réellement dans une certaine mesure.
Celte variété de rhinophonie a pour cause la plus fréquente la division du palais ou du voile du palais, ou la destruction plus ou moins complète de ces organes, telle qu'on l'observe dans les diathèses syphilitiques, scrofuleuses ou tuberculeuses.
Lorsque la perforation du palais est limitée, le malade prend l'habitude d'obturer dans une certaine mesure l'orifice anormal au moyen de la langue ; la parole s'embarrasse un peu, mais le nasillement devient moins prononcé,
La paralysie du voile du palais, moins fi'équente que les ulcérations de l'organe, produit un nasillement sensiblement moindre aussi. L'individu atteint de cette paralysie peut formuler des phrases dont la durée est à peu près double de la durée des phrases de l'individu chez lequel le voile du palais est détruit ; ce qui prouve que cet organe, même dans l'inaction, oppose encore une certaine résistance toute mécanique au passage de l'air vers les fosses nasales. En examinant un individu atteint de nasillement par paralysie du voile du palais, on constate que cette membrane musculaire est portée en bas et en avant, la luette venant s'effacer contre la langue, et les piliers des deux côtés restant très-manifestement dans un état de relâchement inerte.
A côté des états morbides que nous venons de signaler et qui sont de beaucoup les plus importants, nous rappellerons encore comme cause de rhinophonie à des degrés moins prononcés la brièveté du voile du palais et la profondeur excessive de la voûte du pharynx due à la direction quelque peu anormale de l'apophyse basilaire, fuyant trop en arrière. Ces dispositions anatomiques sont très-souvent héréditaires, ce qui explique la fréquence du nasillement chez tous es membres de la même f;\mille.
Nous arrivons maintenant aux vices d'articulation de la voix dus h l'oblite'ration des narines et des fosses nasales. Ici, c'est le siège de l'oblitération qui constitue des différences fondamentales. Lorsqu'elle s'est produite près' des narines, le nez, comme dans la première variété du nasillement, {;iit l'office de résonnateur, et alors, malgré la différence fondamentale qui existe dans le mécanisme de formation du nasillement, puisque cette fois le passage de l'air est arrêté, la voix prend un timbre nasal, mais le son est maintenant sourd et étouffé comme celui d'un tambour recouvert d'un drap. Ce sont particulièrement les lettres m et n dont la prononciation devenue impossible imprime au langage ce caractère de nasillement, si particulièrement désagréable à l'oreille, que tout le monde connaît. 11 s'entend, comme cela a lieu pour la première variété de nasillement, beaucoup moins dans la voix chantée que dans la voix parlée. Cette différence existe cette fois non-seulement entre la voix parlée et la vocalisation, mais aussi entre la voix parlée et le chant accompagné de texte. 11 est toujours loisible au chanteur de glisser légèrement et sans les faire entendre distinctement sur les consonnes, et même de supprimer complètement celles dont la prononciation est particulièi'eraent viciée, et comme dans cette forme de nasillement la respiration n'est pas atteinte dans son rhythme, la durée de l'expiration pouvant être prolongée autant qu'à l'état normal, il s'ensuit que la voix chantée n'est que peu troublée, qu'elle soit ou non accompagnée de paroles. Nous avons vu plus haut, lorsqu'il s'agissait de la suppression du voile du palais, que la vocalisation seule restait plus ou moins indemne.
Il se rattache par contre à la variété de rhinophonie due à l'oblitération des fosses nasales des troubles respiratoires bien plus sérieux qu'à la première variété. L'individu atteint d'oblitération complète des narines, élant obligé de respirer constamment par la bouche, subit des inconvénients qui ne sont même pas dépourvus de gravité. Un des plus légers consiste d'abord en un certain bruit de ronflement qui a lieu non-seulement pendant le sommeil, mais parfois même à l'état de veille ; la mastication à son tour, voire même la dégustation des aliments, ne s'accomplissent pas aisément. Cette forme de respiration a pour conséquence immédiate de dessécher la muqueuse pharyngo-buccale, de l'irriter et d'y provoquer à la longue une inflammation chronique caractérisée sm'tout par de la rougeur généralisée et par l'hypertrophie des glandes de la muqueuse : de là la fréquence des granulations pharyngées dans les cas d'obstruction du nez, et il n'est pas rare que le larynx soit impliqué, par propagation, dans ce travail morbide. L'individu est gêné, essoufflé chaque fois qu'à la suite de certains efforts il a besoin de faire de grands mouvements d'inspiration, comme après la marche un peu forcée, la course, la danse, les actions musculaires activées de toute nature. Les émotions à leur tour paraissent produire de l'anhélation. Nous avons signalé plus haut des contractions grimaçantes de la face ; la pharyngophonie imprime également à la figure un cachet particulier, différent cependant de celui de la première variété de nasillement.
La bouche constamment entr'ouverte a pour conséquence d'abaisser les commissures labiales, tandis que le sillon labio-nasal se trouve presque effacé : la physionomie prend une expression à la fois hébétée et anxieuse. Ces particularités s'observent beaucoup moins lorsque l'infirmité a été acquise à l'âge adulte ; mais elle est très-caractéristique dans les cas d'obstruction nasale datant de l'enfance.
Les causes les plus fréquentes de l'imperméabilité constante des narines et
NASIQUE. 4H
du nasillement qui en est la conséquence sont : en premier lieu, le coryza chronique, et ensuite, par ordre de fréquence, les diverses variétés de polypes du nez, les tumeurs osseuses et les tumeurs malignes, le rétrécissement par déformation des os du nez et par des cicatrices. Nous signalons encore pour mémoire l'hypertrophie des amygdales et l'hypertrophie parfois autrement considérable des paquets glandulaires du pharynx.
Nous voyons par l'ensemble de notre exposé que le phénomène du nasillement se rattache constamment à des altérations locales toujours faciles à diagnostiquer. Pour lui opposer un traitement efficace, il faut, par conséquent, toujours combattre la cause directe dont il est l'expression.
Il est presque inutile de mentionner la nécessité d'enrayer la tendance aux ulcérations diathésiques par la médication générale ; les moyens topiques à employer sont surtout mécaniques ; ce sont les seuls lorsque le vice phonétique est dîi à des pertes de substances que les obturateurs corrigent dans une large mesure, surtout dans les cas où la division est limitée à l'os du palais. Les obturateurs sont d'une application moins efficace et aussi bien plus difficile, lorsque la perte (le substance atteint le voile du palais, à cause de la nécessité, pour la prononciation de certaines lettres, de laisser persister la communication entre les cavités buccale et nasale. L'application d'une plaque en caoutchouc ou en métal, qui corrige partiellement ce que nous avons appelé le cloaque aérien, est d'une utilité incontestable cependant ; elle ne supprime pas le nasillement, mais en atténue l'intensité. Cette plaque n'est pas dépourvue d'utilité, même dans les cas de paralysie du voile du palais, par la pression qu'elle exerce à la base de l'organe en suppléant ainsi à la contraction des muscles de l'organe. A côté de ces moyens mécaniques, on emploie avec utilité contre la paralysie la faradisation locale.
Quant aux obstructions nasales, dues aux causes que nous avons énumérées plus haut, le traitement qui leur convient est surtout chirurgical, et consiste le plus souvent dans l'ablation et l'arrachement des tumeurs, dans le redressement des parois déviées des narines, ou dans l'application de topiques propres à combattre les affections de toute nature qui se produisent dans les premières voies aériennes.
A l'affection dont nous venons de traiter se rattache, comme corollaire, une modification morbide du timbre de la voix à laquelle on pourrait donner le nom de pharyngophonie ; c'est la voix gutturale qui apparaît d'une manière modérée dans l'hypertrophie des amygdales et prend son maximum d'intensité dans les affections du pharynx qui obstruent complètement les fosses nasales. Il en est ainsi dans les adhérences au pharynx du voile du palais, dans les vastes tumeurs dites naso-pharyngiennes, etc.
Dans tous ces cas l'air ne passe point par les narines, et ne franchit même pas les fosses nasales, c'est dans la cavité pharyngo-buccaleque viennent s'éteindre les sons dont l'articulation exige le timbre nasal. La voix prend alors un son sec et très-pauvre en vibrations qui la distingue complètement, à la fois de la voix normale et de la voix nasillée. Nous nous bornons ici à en faire mention pour mémoire. M. Krishabeu.
IVASIQUE. Singe de la division des Semnopithèques, dont on fait quelquefois un genre à part sous le nom de Nasalis. Il se distingue en effet de tous les autres par l'allongement de son nez, qui dépasse en longueur celui de
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l'homme lui-même, surtout lorsque l'animal est arrivé à l'âge adulte. Ce singe vit à Bornéo.
Une espèce dont le nez rappelle celui du Nasique, mais sans être à beaucoup près aussi grand, a été découverte il y a quelques années au Thibet, par l'abbé David ; c'est le Rhinopithecus Roxellanœ, qui appartient aussi à la catégorie des Semnopithèqucs. Ce singe habite les hautes montagnes de la province de Moupin, sur des points où la neige persiste pendant plus de la moitié de l'année.
P. Gekv.
ivjIisitar, XASiTOR OU 1%'ASITORT. Noms donnés au Cresson alenois {Lepidhim Sativum L.) {voy. Passerage). Pl.
IVAISO-LOBAIRE (Artère). Voy. MAXILLAIRE EXTERNE (Artère).
KA^iiO-LOBAiRE (Nerf). Voy. Ophthalmiqde (Nerf).
RIASOXIVEMEKT. Voy. NASILLEMENT.
l«ASO-PALATiX (Ganglion). Ce nom désignait un ganglion nerveux qu'Hippolytc Cloquct avait cru découvrir dans le conduit palatin antérieur, mais dont l'existence n'a pas été confirmée. D.
îVIASO-PAL,ATll\' (Nerf). Voy. Maxillaire supérieur (Nerf).
I^ASO-PBARl'XGIEI^ (PoLYPEs). Voy. Nez.
XASSE, nom d'une famille de médecins allemands, parmi lesquels :
liasse (Christoph-Friedricii), né à Bielfeld, en 1778. 11 fit ses études médicales à Berlin et à Halle où il fut reçu en 1800. Après avoir pratiqué la médecine, tant comme médecin civil que comme médecin militaire, il fut nommé professeur ordinaire de médecine à Halle, en 1815, et plus tard, à Bonn, directeur de l'Institut clinique de cette ville. Médecin très-laborieux, il ne manquait pas d'érudition, tout en se laissant attirer par les idées nouvelles qu'il acceptait volontiers spontanément, mettant à leur service une polémique active et passionnée. C'est ainsi qu'il s'est beaucoup occupé d'électricité, de magnétisme animal, de médecine spiritualiste, qu'il a fondé plusieurs journaux et collabore à un grand nombre. 11 est mort à Bonn, en 1851. Nous citerons de lui :
I. De neiiritide. Thèse, Halle, 1800, in-S". - — II. Bcrichl an die hiesigcn Einwohner ilher die hiesige Armcnkrankenverpflegungsanslalt. Bielefeld, 1810, in-4°. — III. Von dem Krankenhause ziir Bildiing angehender Aerzie zu Halle, und der damit verbundenen Krankenbesuchs-Anstalt. Halle, 1816, in-S". — IV. Untersuchungen zur Lebensnaturlchre und Heilkunde. Halle, 1819, in-8°. — V. Leichcnôf fmingen, zur Diagnoalik und pathologischen Analomie. l;onn, 1821, in-8''. — VI. Von der Slellung der Aerzte im Staale. Leipzig, 1823, in-S". — VII. Das medicinisclie Klinikum zu Bonn. Coblenz, 182S, in-4°. — VIII. Ueber den Begriff und die Méthode der Physiologie. Leipzig, 1826, iii-8°. — IX. Handbuch der speziellen Thérapie. Leipzig, 1830, in-8°. — X. Bemerkungen ûber A. Cooper's Durchbohrung des Trommelfells. In Hufeland's Journal der Ueilkunde, t. XXV, p. 108 à 174; 1807.— XI. Beobachtungen iibcr den Nutzen des kalten Wassers und des antiphlogistischen Verfahrens im Scharlacli. Ibid., t. XXXIII, p. 5 à 48 ; 1811. — XII. Ueber die beste Art, die China im Wechselfieber zu geben. Ibid., t. XXVIII, p. 78 à 103; 1814. — XIII. Ueber die Heilkraft der Ohnmacht. Ibid., t. XLII, p. 49 à 03 ; 1816. — XIV. Enipfchlung des Einblasens von Luft in die Lungen fiir Krankheitszustânde, ivorin dussetbe bis/ier nicht angewendet worden. Ibid., t. XLII, p. 3 à 31 ; 1816.— XV. Beobachtungen iiber den Somnambulismus von seiner psychischen Seite. In Beil und Hoffbauer's Beitrage zur psychischen Curmethode, t. II, p. 517 à 336 ; 1808. — XVI. Untersuchungen ûber die Kunsl, aufTriiume anderer Einfluss %u haben. Ibid., t. II, p. ,^19 à 594; 1812. — XVII. Untersuchungen iiber