‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.63Chapitre 59 sur 104 · NAUDÉ · texte numérisé non relu

NAUDÉ

d'y trouver du vaccin conservé ou des bras. Ce médecin instruit, ce véritable philanthrope succomba assez rapidement au mois de juillet 1843. On a de lui ;

I. Nouvelles recherches sur la rétention d'urine par rétrécissement organique de l'urèthre. Th. de Paris, 1801, n» 34, in-8°. ^■ouv. édit., Paris, 1805, in-8°, et 1806, in-8°. — II. Mém. sur la man. dont les subst. résineuses agissent sur l'économie animale (imprimé à la suite de l'ouvr. sur les végétaux résineu.x, par Lcplessis). Paris, 1805, in-S". — III. Des maladies de la vessie et du méat urinaire chez les personnes avancées en âge. Paris, 1810, in-12, et 1819, in-12. — IV. Des maladies de l'utérus ou de la matrice. Paris, 1816, in-8''. — V. Des maladies propres aux femmes. Paris, 1829, in-8°, 2 vol. — VI. Pyrétologie méthodique, trad. du latin de selle, avec notes de Chaissier. Paris, 1802, in-8°, et Ibid., 1817, in-8°. — VII. Principal rédacteur du Journ. du galvanisme et de la vaccine. Paris, 1805, et suiv. E. Bgd.

IXACCLEA. Genre de plantes Dicotylédones, appartenant à la famille des Rubiacées, et qui, avec l'extension que lui ont donnée plusieurs botanistes, contenait les espèces très-importantes qui produisent le Gambir. Actuellement les auteurs ont séparé ces plantes des vrais Nauclea et ont fait le type du genre Un- CARU, auquel nous renverrons pour leur étude (voy. UiNC^ru). Pl.

XAUDÉ (Gabriel). Je ne sais pourquoi on persiste, dans beaucoup de biographies, à faire de Gabriel Naudé un médecin de la Faculté de Paris ; c'est à peine si l'on est certain qu'il ait jamais été gradué docteur dans quelque université que ce soit. Mais ce savant, le cher, le bon ami de Guy Patin, a, avec notre profession, tant de liens, que sa place était toute tracée dans ce Dictionnaire. Il naquit à Paris le 2 février 1600, étudia quelque temps la médecine; mais ses goûts pour les livres, pour la littérature, remportèrent, et Naudé se livra entièrement à ses études favorites. Emmené à Rome, vers l'année 1627, par le cardinal de Bagni, il se fit connaître par quelques dissertations sur divers objets d'antiquités. Richelieu le rappela en 1642, pour lui confier le soin de sa bibliothèque. Mais ce ministre étant mort peu de temps après (4 décembre 1642), Naudé passa au service de Mazarin, pour qui il forma cette belle bibliothèque devenue si fameuse, par le choix des ouvrages dont elle se composait. A. la mort de Mazarin (9 mars 1651), qui n'avait presque rien fait pour lui, il se trouva heureux d'accepter les offres de Christine, reine de Suède ; mais le climat de Stockholm ne convenant point à sa santé, il repassa en France, où il mourut à Abbeville, le 29 juillet 1655. L'amertume que cette mort mit au cœiu" de Guy Patin s'exhale tout entière dans ces passages que nous extrayons de plusieurs lettres écrites à Spon. On nous saura gré de donner ces touchants fragments :

16 juillet 1655. « Yoilà une mauvaise nouvelle, laquelle m'espouvante et m'afflige : c'est que mon bon et ancien ami, M. Naudé, est demeuré malade d'une fièvre continue à Abbeville, en revenant de Suède. Un sien frère et une de ses sœurs partirent hier en carrosse pour s'y en aller ; si j'en eusse été adverti en mesme temps, quelque affaire que j'aye ici, je ne sçay si je ne me fusse point mis en estât de m'y en aller quant et eux, tant pour l'assister en sa maladie que pour me réjouir de le revoir après un si grand voyage. Je le traitay ici il y a neuf ans, d'une grande maladie, c'est-à-dire d'une fièvre continue, avec une grande foiblesse de poitrine. J'ai peur que cette foiblesse ne soit de beaucoup augmentée depuis tant de temps, et principalement par le grand froid de la Suède. Ne vous estonnez point si ce mal me donne l'alarme ; outre l'in-

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