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NAUTILE

nauséantes en même temps qu'à l'hypercrinie intestinale qu'elle provoque, d'amener un état de collapsus, une sédation de l'éréthisme inflammatoire ou nerveux : il en est de même généralement de toutes les colchiées qui donnent lieu à l'apparition de nausées au moment où la sédatiofi du pouls, de la respiration et de la chaleur, atteint son maximum.

Le tabac à doses fortes détermine promptement des nausées, suivies de vomissement et de purgation, avec douleurs abdominales et sensation de défaillance épigastrique, en même temps qu'il se produit une langueur, une faiblesse extraordinaire avec relâchement des muscles, tremblement des membres, anxiété, tendance syncopale, petitesse et fréquence du pouls, ralentissement de la respiration, etc. ; en un mot, il donne lieu à la double série des phénomènes de constriction vasculaire et des nausées avec dépression générale des forces.

La lobélie enflée, tout en se rapprochant davantage des agents émétiques, présente dans ses effets une grande analogie avec le tabac. Comme lui elle donne lieu à des nausées très-pénibles avec sueurs et prostration générale et considérable des forces.

La nausée est encore un des effets de la ciguë ou plutôt de la cicutine, dont l'action médicamenteuse est d'ailleurs si complexe et si incomplètement connue encore.

Il en est de même de l'ésérine.

Enfui, il faudrait ranger aussi parmi les agents nauséants la sanguinaire ou sanguinariue du Canada, de la famille d«s papavéracées, qui, d'après M. Gubler, serait un dérivé de la morphine, peut-être identique avec l'apomorphine.

L'opium doit figurer aussi parmi les agents nauséants. Mais une circonstance inhérente à l'une de ses propriétés essentielles empêche qu'on y ait jamais recours à ce titre. En effet, ainsi que M. Martin-Damourette en fait la remarque judicieuse, au moment où apparaît la nausée, après l'administration de l'opium ou de la morphine, les nerfs vaso-moteurs sont assez parésiés pour ne plus répondre à l'excitation des centres à un degré suffisant pour produire la vasomotricité et la sédation circulatoire.

Nous sommes loin d'avoir épuisé la liste des agents susceptibles de produire l'état nauséeux ; nous n'avons dû parler que de ceux qui peuvent être plus ou moins utilisés à ce point de vue. Nous sommes loin aussi d'avoir tout dit sur le sujet, bien que nous ayons dû empiéter un peu sur ce qui a fait déjà ou devra faire l'objet d'autres articles. Celui-ci ne sera naturellement complet que lorsqu'on le rapprochera de l'article Vomissement auquel nous devons renvoyer pour beaucoup de faits et de détails qui n'ont pu entrer ici.

Brochin.

MAUTILE. Genre de mollusques de la classe des céphalopodes représentant à lui seul, dans la nature actuelle, toute une nombreuse catégorie de ces animaux qui doit être séparée, comme ordre, des Poulpes, des Seiches, des Calmars et des Spirules. On donne à cet ordre le nom de tétrabranches, parce que les Nautiles possèdent quatre branchies, tandis que les autres céphalopodes propres à nos mers n'en ont que deux, ce qui les a fait appeler dibranches ou, pour employer le terme proposé par de Blainville, cryptodibranches, leurs deux branchies étant cachées dans le sac ventral comme le sont aussi celles en nombre double que possèdent les Nautiles." Ces derniers vivent uniquement dans les eaux salées; par endroits on les mange. Ce sont des animaux étrangers à l'Europe, pnnci-

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