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Ce cadre, qui comprenait 190 officiers de santé, devait coûter à l'État 118400 livres.
[Enfin, le 24 juin 1788, parut un règlement concernant les pensions de retraite réglées comme celles des officiers d'administration, leur service devant compter du jour où ils auraient été admis aux appointements fixes, et à raison de dix-huit mois pour chaque année.
Mais nous entrons dans la période agitée de la Révolution pendant laquelle de
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nouvelles réformes viennent compromettre l'instruction dans les écoles, exercer une fâcheuse influence sur le travail, faire disparaître temporairement les concours (1791) et abandonner l'avancement des officiers de santé au bon vouloir et à l'arbitraire.
A la suite de polémiques violentes entre les médecins et les chirurgiens, l'Assemblée nationale, saisie de la question, la mit à l'étude près de ses comités de marine et de salubrité qui furent chargés d'examiner concurremment la réorganisation des hôpitaux de la marine et celle des officiers de santé.
Il s'ensuivii, jusqu'en 1798, une série de mesures qui mirent fin aux prétentions exagérées des médecins, apportèrent quelques améliorations dans la solde des chirurgiens embarqués, mais ne changèrent rien ni à leur assimilation, ni à leur position à bord des vaisseaux. Le coup le plus sensible porté à l'influence prépondérante des médecins, en même temps que fort préjudiciable à l'ensemble du service, fut la suppression de l'emploi d'inspecteur général (29 septembre 1791); un seul médecin; sous le titre de commissaire-médecin, remplaça les deux frères Poissonnier et resta adjoint au comité de marine. Ce fut Coulomb.
Le 26 janvier 1793, la Convention promulguait un décret par lequel le nombre et la solde des officiers de santé étaient définitivement fixés, et le même jour, l'Assemblée décrétait qu'il y avait lieu de revenir au concours pour les places à donner aux médecins et chirurgiens-majors de la marine.
D'autres décisions intéressant le service se succédèrent à de courts intervalles^ les chirurgiens embarqués étaient tenus de se pourvoir d'une caisse complète de chirurgie, et l'État leur tenait compte, pour son entretien, d'une somme mensuelle égale au produit de la retenue d'un sol par chaque homme formant l'équipage des navires (dépêches du 13 mars et du 6 avril 1795). Une dépêche du 8 juillet 1795 enjoignait de n'employer à l'avenir aucun auxiliaire avant que son aptitude eût été reconnue par les officiers de santé en chef des ports.
Les pharmaciens, relevés de la condition infime dans laquelle on les avait maintenus, prenaient rang à côté de leurs confrères des autres lignes ; la perspective de parvenir aux premiers grades était ouverte aux chirurgiens. Le principe de l'avancement par le concours, sauvegarde du méiite, était consacré par une loi.
Des comités de salubrité formés des officiers de santé en chef dans les trois lignes médicale, chirurgicale et pharmaceutique, étaient chargés, dans les trois •rrands ports, de la direction et de la surveillance du service des hôpitaux et du personnel appelé à les desservir (2 floréal an II). Ce fut l'origine des Conseils de santé. Le service pharmaceutique, retiré aux sœurs de charité, fut placé sous la direction du premier pharmacien en chef et remis aux pharmaciens.
C'est dans la loi du 5 ventôse an II (24 février 1794), modifiant l'organisation du service de santé militaire, qu'on rencontre pour la première fois l'intention bien marquée de fusionner le service de santé de la marine avec celui de l'armée de terre et de n'avoir pour les deux qu'une même commission de santé dirigeante.
Titre Yll. Art. 2. — Les membres de cette commission seront choisis par égale portion parmi les chirurgiens, médecins et pharmaciens de tei're et de mer.
Art. 3. — Ils seront nommés par la Convention nationale, sur une triple liste