NOMBRE DE QUESTIONS
examen.
Chaires
de
médecine.
Chaires
de chirurgie.
1"' examen. ■;
Pharmacologie, thérapeutique, toxicologie. . . .
l'athologie interne, pathologie exotique, anatomie pathologique
Clinique médicale
Hygiène générale, hygiène navale
Pathologie générale
Thérapeutique générale
1" partie, .Vnatomie descriptive, humaine, comparée; anatomie générale, normale et pathologique ; anatomie topographique et chirurgicale
2« — Préparation et démonstration d'une pièce anatomique
Physiologie
Clinique chirurgicale
Médecine opératoire
Décrire et pratiquer 2 opérations chirurgicales. .
Pathologie externe
Thérapeutique chirurgicale
40 verha! .
verbal, verbal, verbal.
écrit.
63 verbal
verbal, verbal, verbal.
33 verbal .
DlCT. ENC. 2* S.
écrit.
NAVAL (service de santé).
de
médecine.
d'analomie.
de chirurgie.
d'accouchemenls.
( 1" examen.
il" examen.
1" examen.
1" examen.
2' — examen.
Concours
pour le grade
de médecin
de 1" classe.
Concours
pour le grade
de médecin
de 2" classe.
1" examen.
. 1" examen.
Concours
pour le grade
d'aide-médecin, i 2»
Concours
pour le grade
de pharmacien
professeur.
Emploi d'agrégé de pharmacie.
l 1" examen.
1" examen.
Concours pour le grade de pharmacien de 1'" classe.
Concours
pour le grade
de pharmacien
de 2» classe.
1" examen.
NOUBRE DE QUESTIONS.
Pathologie générale 50 verbal.
Clinique médicale verbal.
Anatomie descriptive; anatomie générale. ... 40 verbal.
Préparation et description d'une pièce d'analomie. verbal.
Pathologie externe 35 verbal.
Théorie et pratique de 2 opérations chirurgicales. 23 verbal.
Accouchements, maladies des femmes en couches
et des enfants nouveau-nés 30 verbal.
Théorie et pratique des opérations obstétricales. 11 verbal.
Physiologie 30 verbal.
Clinique médicale verbal.
Clinique chirurgicale, médecine opératoire; décrire et pratiquer 2 opérations chirurgicales; pratique d'une opération obstétricale 40 verbal.
Pathologie interne, hygiène navale, pathologie exotique; un rapport de médecine légale 35 écrit.
Anatomie descriptive : angéiùlogie(arlères, veines, lymphatiques), névrologie, splanchnologie; physiologie (exposition succincte) 53 verbal.
Clinique médicale verbal.
Pathologie externe, médecine opératoire; décrire et pratiquer 2 opérations chirurgicales ; pratiquer une opération obstétricale 58 verbal.
Patliologie interne, hygiène, thérapeutique, médecine légale 60 écrit,
1" partie. Anatomie descriptive : ostéologie, syn- (lesmologie, myologie, angéiologie (artères, veines), névrologie des membres ; position absolue et relat. des viscères. 48 verbal.
2* — Préparation d'une pièce anatomique. . 34 verbal.
Éléments de pathologie générale et de séméiotique. 30 verbal.
Chirurgie élémentaire (théorie et pratique). ... 45 verbal.
Pharmacologie, pharmacie élémentaire, posologie . 37 écrit.
Histoire naturelle médicale 50 verbal.
Physique médicale, météorologie 42 verbal.
1" partie. Pharmacie générale 30 verbal.
2' — Analyse qualitative ou quantitative au
laboratoire verbal,
1'" partie. Chimie inorganique et chimie toxicologique (matières inorganiques et organiques) 45 verbal.
2° — Expertise, au laboratoire, de chimie toxicologique (matières inorganiques ou organiques) verbal.
Chimie organique et philosophie chimique. ... 41 écrit.
Pharmacie générale. . . . 25 verbal.
1" partie. Chimie légale et toxicologique 30 verba).
2' — Expertise, au laboratoire, de chimie légale ou de chimie toxicologique. . . verbal.
Histoire naturelle médicale et pharmacologie ... 34 verbal.
Impartie. Pharmacie générale, physique médicale. 46 verbal.
2° — Analyse qualitative ou quantitative au
laboratoire verbal.
1" partie. Chimie inorganique et chimie toxicologique (matières inorganiques ou organique=) 48 verbal.
2' — Expertise, au laboratoire, de chimie toxicologique (matières inorganiques ou organiques) verbal.
Chimie organique 42 écrit.
1" partie. Organographie et physiologie végétales, géologie, caractères et usages d'une plante médicinale 36 verbal.
2" — Détermination de plusieurs minéraux
choisis par le jury verbal.
1" partie. Pharmacie théorique et pratique. ... 50 verbal.
2* — Une préparation pharmaceutique au laboratoire verbal.
Concours
pour le grade
de pharmacien
de 2* classe.
{Suite.)
Concours pour le grade
d'aidephai'macien.
a' examen.
1" examen.
NAVAL (service de saxté)
NOMBRE DE QOESTIONS
1" partie. Chimie inorganique et chimie tosicologique (matières inorf;aniques et organiques), physique médicale 70
t — Opération de chimie inorganique ou de chimie toxicologique (matières inorganiques ou organiques)
Chimie organique 48
fi" partie. Eléments d'histoire naturelle médicale. 38
) 2° — Détermination de plusieurs médicamentb I d'origine organique ou inorganique,
V choisis par le jury
1" partie. Pliarmacie 50
2° — Une préparation pharmaceutique aa laboratoire
I 1" partie. Éléments de chimie, éléments de physi-
I que médicale 74
'2' — Manipulations chimiques au laboratoire. Pharmacie générale 50
verbal .
verbal, écrit.
verbal .
verbal, verbal.
verbal.
verbal .
verbal, écrit.
Les examens pour les emplois de médecias et de pharmaciens auxiliaires, dans les deux premiers grades, portent sur les matières exigées pour les grades titulaires correspondants. Toutefois, les candidats à l'emploi de médecin auxiliaire de deuxième classe n'ont à subir qu'un examen pratique qui consiste en une épreuve de clinique médicale, une épreuve de clinique chirurgicale, et l'exécution de deux opérations chirurgicales. De même les candidats à l'emploi de pharmacien auxiliaire de deuxième classe qui seraient pourvus du titre de pharmacien universitaire de première classe doivent subir deux examens : un examen verbal qui consiste en l'exposition de la marche à suivre dans une opération de chimie toxicologique ; un examen pratique, préparation d'un médicament officinal au laboratoire (art. 74).
5^ section. Mode de procéder dans les concours. Jury unique, mixte et ambulant, comme nous l'avons vu. Chaque section fonctionne séparément ; le tour d'épreuve des candidats est tiré au sort ; les questions sont également distribuées par le sort.
Le temps accordé pour traiter les questions, dans les différents grades, reste le même que dans le règlement de 1866, en ce qui concerne les épreuves verbales. Pour les compositions écrites, le temps accordé est de cinq heures pour le grade de professeur ; quatre heures pour le grade de première classe, trois heures pour les deux autres grades. Les autres dispositions du règlement antérieur sont renouvelées, sauf de légères modifications (art. 90 à 95).
Titre VI. Du classement des candidats. Une commission supérieure instituée au ministère de la marine est chargée du classement définitif des candidats portés sur les listes de dépouillement des différents ports. Elle est composée ; d'un vice-amiral, membre du conseil d'amirauté, président ; des membres du conseil supérieur de santé, du sous-directeur ou du chef de bureau chargé d'administrer le corps de santé de la marine.
Le classement des candidats se fait d'après la somme des points qu'ils ont obtenus. En cas d'égalité, la priorité est déterminée par l'ancienneté de grade, ou par l'âge, s'il s'agit de l'admission dans le corps.
Les chiffres minimum d'admissibilité sont : 225 points pour le grade de professeur ; 150 points pour les autres grades; 80 points pour les emplois d'agrégés. Les listes d'admissibilité, qui ne portent que sur les trois premiers grades, sont permanentes et remaniées après chaque concours, et le classement s'opère
(544 NAVAL (service de santé).
invariablement d'après la somme des points obtenus dans le dernier concours subi par les candidats (art. 100).
Le titre VU a trait au recueil des Archives de médecine navale. Les mêmes dispositions sont conservées, sauf en ce qui concerne le directeur de la rédaction qui est un officier supérieur du corps de santé provenant de l'enseignement, sans spécification du grade. Si ces fonctions sont confiées à un médecin en chef, ce dernier ne pourra être nommé directeur qu'à la condition de retourner dans les écoles et d'y avoir exercé les fonctions du professorat pendant deux ans au moins.
Les derniers titres réglementent les emplois sédentaires à terre, dits prévôtés, le service à la mer et aux colonies, la durée de l'embarquement, le tour d'embarquement et de départ pour les colonies, les permutations, et enfin la répartition numérique des officiers de santé dans la métropole, les colonies et dans les corps de troupes (art. 110 cà 151).
Parmi les dispositions les plus importantes sanctionnées par ces articles, nous citerons : la prolongation de la période réglementaire d'embarquement fixée à deux ans pour les médecins de deuxième classe ; à dix-huit mois pour les aides-médecins. Ces dispositions sont applicables aux pharmaciens du même •irade, qu'il s'agisse de service colonial ou d'embarquement. Le temps des traversées est compté dans la période réglementaire du service extérieur. Les listes de départ, pour le premier grade, cessent d'être centralisées à Paris et sont tenues dans les ports. Les médecins-majors et aides-majors des corps de troupes sont compris sur deux listes de départ tenues au ministère de la marine ; ils y
sont inscrits dans l'ordre de leur ancienneté de séjour en France, etc
La l'écente promulgation de ce décret nous commande une grande réserve dans l'appréciation des dispositions nouvelles qu'il consacre; nous nous bornerons donc à présenter un tableau résumé des modifications les plus importantes introduites dans l'organisation du corps de santé.
Par ce décret, l'accès au grade de directeur a été rendu possible à la fraction du corps à laquelle incombent les charges de la navigation et des emplois coloniaux • le cadre des médecins en chef, dans la fraction enseignante, a été sensiblement accru ; mais, par contre-coup, les emplois coloniaux de ce grade ont subi une réduction égale. L'obligation du service colonial imposé à tous les wrades, jusqu'à celui de médecin en chef inclusivement, devait entraîner forcément une aul'mentation du personnel dans les différents grades ; cette augmentation était par ailleurs justifiée dans la 1'''' classe, par la mesure qui embarque les officiers de ce grade sur des navires ayant au moins 150 hommes d'équipage ; pour la 2'^ classe, par les nombreux remplacements d'auxiliaires qu'il fallait effectuer aux colonies. Le temps de séjour colonial a été réduit à deux ans, pour tous les f^rades, sauf pour le grade de médecin en chef qui comporte trois années de séjour consécutives. Le temps d'exercice des agrégés est porté à iiuatre ans; un roulement colonial est établi entre les pharmaciens princi-
Le rappoi't ministériel, attribuant à l'obtention trop hâtive du titre de docteur les démissions nombreuses des jeunes médecins empressés d'aller chercher dans la pratique civile l'emploi lucratif de leur diplôme, a provoqué la suppression du doctorat pour l'accession au grade de médecin de 2^ classe ; cette mesure a sans doute été motivée par des nécessités qu'on aura jugées impérieuses ; elle n'a pas été accueillie avec faveur, et la presse médicale a trouvé singulier que
NÂ.VÂL (service be santé). 645
des services médicaux importants, qui sont partout ailleurs inséparables du doctorat, puissent être coniiés à des jeunes gens non pourvus de diplôme.
Le cadre pharmaceutique a été également favorisé d'une augmentation dans tous les grades, devenue indispensable: 30 nouveaux emplois lui ont été concédés, dont 1 de pharmacien eu chef accessible à la fraction du corps non enseignante, et une place de principal ; le grade de i'^^ classe a été porté de 9 à 20 ; les deux premiers grades reçoivent un accroissement de 1 7 places. Les emplois supérieurs dans le cadre, considéré dans son ensemble, sont maintenant, par rapport aux emplois subalternes, dans la proportion de 12 à 100; dans la ligne médicale, cette proportion reste à il.A : 100; elle atteint 16.6 : 100 dans le service pharmaceutique.
(Comme termes de comparaison avec le service de santé de l'armée, voir Morache. Service de santé militaire, in Dict. encycL, 2^ série, t. VIII, p. 120.)
Les autres innovations du règlement du 2 juin 1875 consacrent : la formation et le fonctionnement d'un jury unique pour les trois écoles, formé de membres appartenant à toutes les écoles et se transportant dans les trois ports où se donne l'enseignement ; le retour aux anciens errements des programmes de questions pour les concours ; l'extension donnée à ces questionnaires mis au courant des progrès de la science et révisables tous les cinq ans, etc..
L'expérience et le temps enseigneront ce que ces institutions nouvelles renferment de profitable aux intérêts du service ; leur application est encore trop récente pour qu'on puisse porter sur elles un jugement définitif; cependant, en ce qui concerne le nouveau mode du jury qui a fonctionné avec le nouveau programme, pour la première fois, à l'occasion du concours du 15 septembre 1 875, le résultat obtenu semble avoir été satisfaisant, et son mode de fonctionnement est évidemment supérieur à celui qu'avait adopté le règlement de 1866.
Peu de mois après la promulgation du décret, à la suite de nouvelles démissions dans les bas grades, le ministre a adressé aux préfets maritimes la circulaire suivante (9 sept. 1875) dont les mesures restrictives ont pour but d'enrayer ce mouvement qui entraine les jeunes médecins à abandonner là médecine navale :
« J'ai dû me préoccuper de la facilité regrettable avec laquelle un certain nombre de jeunes officiers du corps de santé de la marine offrent leur démission, après avoir été pourvus, aux frais du déparlement, d'une instruction professionnelle qui leur donne accès dans la carrière de la médecine civile.
« Ce fait d'abandonner, sans motifs plausibles, la carrière qu'ils ont volontairement embrassée, et de rompre ainsi l'engagement d'honneur qu'ils ont contracté de servir, pendant dix ans, le département de la marine, qui, en retour, s'impose des sacrifices pour leur faire acquérir, sans frais, une éducation médicale complète, constitue, au point de vue moral, je tiens à l'établir tout d'abord, un acte des plus blâmables et de nature à porter atteinte à la considération des jeunes gens qui le commettent. Mais ce point de vue moral n'est pas le seul auquel il faille envisager la situation créée par ces démissions successives; le service important dévolu au corps de santé de la marine, qui a tout particulièrement à en souffrir, pourrait, à un moment donné, se trouver compromis, et j'ai le devoir de parer, par tous les moyens possibles, à une pareille éventualité.
« En conséquence, et m'appuyant sur ce principe que le ministre seul est responsable de la marche régulière des différents services incombant à son ad-
046 NÂVA.L (service de santé).
ministration et que, par suite, il lui appartient de refuser des démissions qui, par leur nombre, porteraient une atteinte sérieuse au recrutement du corps de santé, j'ai décidé qu'il sera exigé, à l'avenir, de tout officier de ce corps qui croira devoir offrir la démission de son grade, malgré l'engagement qui le lie pour dix ans au service de la marine, la production à l'appui de sa détermination de motifs sur lesquels l'autorité locale supérieure aura à se prononcer, et dont le ministre pèsera ensuite la valeur en regard des exigences du service.
« En outre, et sauf les cas d'urgence, il ne sera donné cours à la démisssion (l'un officier de santé engagé par un contrat décennal et servant en France que trois mois après que l'offre en sera parvenue au ministre.
(( Quant à ceux qui, dans les mêmes conditions d'engagement, sont employés à la mer ou dans les colonies, leur démission ne sera acceptée qu'à leur retour en France après l'accomplissement du service qui les en tenait éloignés.
(( Je désire, d'ailleurs, que la proposition d'acceptation de la démission d'un officier du corps de santé, lié au service par un engagement décennal, ne me soit adressée que lorsque des circonstances particulières légitimeront, ainsi que le prévoit le dispositif de l'acte lui-même, la résiliation de son contrat.
« Je vous prie de communiquer la présente circulaire à qui de droit et de tenir la main à la stricte exécution des dispositions qu'elle renferme. »
FoNCTiOiNiNEMEKT DU SERVICE DE SANTÉ NAVAL. Daus Ics cousidératious qui précèdent, nous avons suffisamment exposé les conditions du recrutement du corps de santé et de l'enseignement donné dans les écoles ; il nous reste à dire comment fonctionne le service : 1° à bord, en temps de paix et en temps de guerre; 2° à terre, dans les hôpitaux de la marine des différents ports, aux colonies, et enfin dans les corps de troupes (artillerie et infanterie de marine).
A. Service à la mer. Le décret du 20 mai 1868 sur le service à bord des bâtiments de la flotte et le règlement du 24 juin 1870, qui l'a complété, définissent les attributions, le rôle, les droits et les devoirs des officiers du corps de santé embarqués soit en temps de paix, soit en temps de guerre.
Nous avons exposé, d'après le décret d'organisation de 1875, quels sont les grades et les titres des officiers de santé appelés à diriger le service médical dans une armée navale, dans une escadre, dans une division, et sur tout bâtiment comportant la présence d'un ou de plusieurs médecins. Nous ne reviendrons pas sur ce sujet. Rappelons seulement que le ministre s'est réservé la faculté de modifier la composition du personnel médical à embarquer sur les bâtiments affectés à des transports de troupes ; il peut également désigner les officiers de santé qui devront être embarqués sur les bàtiments-écoles et sur les navires destinés à des campagnes scientifiques.
1" Service à bord en temps de paix. Nous comprendrons sous ce titre de chapitre le rôle, les fonctions et les obligations des médecins à bord, en dehors des particularités qui ont trait au %QX\'ice, pendant le combat ou dans les débarquements à terre.
Logements. Les logements attribués à bord aux officiers de santé sont déterminés par l'article 714 du décret du 20 mai 1868 (titre XYll).
Les officiers supérieurs du génie maritime, du commissariat et du corps de santé du grade assimilé à celui de capitaine de vaisseau, sont logés après le capitaine du bâtiment et le capitaine de vaisseau chef d'état-major, et suivant l'ordre de leur ancienneté de grade.
Les mêmes officiers du grade assimilé à celui de capitaine de frégate ou à
NAVAL (service de saxté).
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