DE L'ÉTAT
Instruments généraux.
guiUes à bec-de-lièvre, de Larrey (en acier) ; Aiguilles courbes, de Boyer (assorties; ; Aiguilles demi-courbes, Id.; Aiguilles ordinaires à coudre. {Nota. Toutes ces aiguilles doivent être renlermées dans une boîte en maroquin ^n" 90) ; Bistouri à |ietit coulant; convexe, ordinaire, pointe aiguë; Bistouri à petit coulant, droit, ordinaire, pointe aiguë ; Bistouri à pointe mousse; Listouri de Fouillioy, à petit coulant, droit; Bistouri droit, fixe, lame étroite, boutonné; Bistouri de Poit, à petit coulant; Brunissoir et grattoir, Cautère conique de Percy, se montant sur deux manches mobiles, cloués et quadrillés ; Cautère cultellaire de Percy, se montant sur deux manches mobiles, cloués et quadrillés ; Cautère nunmiulaire de Percy, se montant sur deux manches mobiles, cloués et quadrillés; Ciseaux de Percy, courbés sur le plat ; Ciseaux de Percy, droits ; Ciseaux droits, pointe légèrement mousse de 11 centimètres de longueur; Cuir à rasoir (dans son étui); Epingles à suture renfermées dans une boite ;j Gorgeret en ébène; Peau rouge pour nettoyer les instruments; Pierre à repasser (dans son étui) ; Scarilicateur de Gilgencrantz modifié ,dans sa boite) ; Sonde de Belloc, en argent, avec ressort en maillechort; 18 Pieires-flnes de Vidal (de Cassis); Constricteur linéaire avec 3 cordes de rechange.
Instruments pour les amputations et pour la ligature des artères.
Cachet chirurgical ; Couteau à un tranchant, pointe mousse de 26 centimètres de longueur ; Couteau à un tranchant, pointe mousse de 23 centimètres de longueur ; Couteau à un tranchant, pointe mousse de 19 centimètres de longueur ; Couteau à un tranchant, pointe mousse de 16 centimètres de longueur; Couteau à deux tranchants, pointe au milieu, de 25 centimètres de longueur; Crochets mousses en S; Garrots de Morel, avec plaques, bgature et bâtonnets; Pince à esquille; Pince d'Amussat, pour la torsion; Pince à dents de souris.
Deux aiguilles de ûeschamp, droite et gauche; Scalpel à deux tranchants, lames allongées et étroites; Scalpels à dos très-forts, convexes; Scie à amputation, à ô lames tournantes ; Scie à chaîne ; Ténaculum de Bell, manche fixe et quadrillé ; Tourniquet à pression continue et à vis; 2 petits compresseui's, modèle Mathieu.
Instruments pour te Trépan.
Arbre de Trépan uni (petit modèle) ; Brosse; Couronne avec scissure et curseur; Couronne avec curseur; Couteau lenticulaire; Elévatoire; Exfoliatif, ajusté sur la pyramide; Rugine carrée; Tirefond à anneau, de Vidal (de Cassis), pour trépan et résections.
Instruments pour le cathétérisme.
Bougies en gomme élastique, tilière n»' 15, 17 et 19; Mandrins en cuivre, plaqués on argent; Sonde, cathéter moyen à large cannelure ronde; Sonde d'.4.mussat, droite tilière, nM4 ; Sonde courbe en argent, n° 11 ; Sonde courbe en argent, n° 13 ; Sonde courbe en argent, n° 16; Sondes en gomme élastique, tilière n°= 15, 17 et 19 ; Tenette courbe; Canule double à trachéotomie.
Instruments pour diverses ponctions.
Trocart courbe du frère Côme, pour ponction de la vessie ; Trocart pour la paracentèse à entonnoir ; Trocart pour l'hydrocèle.
Instruments pour l'extraction des corps étrangers.
Crochet œsophagien terminé par une éponge; Pince à polypes, croisée, trempée en ressort servant de tire-balle pour extraire les esquilles; Pince de Hunier, canule en maillechort; droite (en acier) ; Sonde œsophagienne, de 37 centimètres de longueur, double tissu; Tireballe et tire-fond avec sa canule.
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Instruments pour extraire les dénis.
Cautère conique de Garriot; Clef de Garengeot avec trois crochets; Davier droit; Lime double, taillée sur toutes ses faces; Rugine triangulaire.
Instruments pour opérations sur l'œil.
Aiguilles à cataracte de Dupuytren; Ciseaux courbes sur le plat; Couteau de Richler; Pinces à mors courbes ; Curette de Daviel (en argent) ; Dilatateur des paupières; l'ince à bec ordinaire; Boîte pour contenir les instruments.
Caisse pour tous les instruments ; Étui en cuir pour la caisse.
Comjjosition de la demi-caisse.
Ai^;uilles courbes, de Coyer (assorties par trois), contenues dans une boîte en maroquin; Bistouri fixe, droit, à lame pointue; Clef de Gai'ongeot; Couteau à un ti'ancliant, pointeau milieu, de 23 centimètres de longueur; Couteau à un trancliant, pointe au milieu, de 16 centimètres de longueur; Couteau à deux tranchants de 10 centimètres de longueur; Epingles à sutures, renfermées dans une boîte; Garrot de Morel, avec plaque, ligature et bâtonnet; Lancette à abcès; Mandrins en cuivre plaqué en argent (modèle adopté par la marine); Pince à esquilles; Pince d'Amussat, à torsions, avec ressort; Scalpel à deux tranchants; Scalpel fort à un tranchant convexe; Scarificateur de Gilpencrantz, modifié, dans sa boîte ; Scie à 3 lames tournantes; Sonde en argent, n° 13 ; Sondes en gomme élastique, fihère, n°* 15, 17 et 19; Tourniquet à rouleau (petit modèle).
G. Débarquements. Rôle du service médical. Ce qui précède ne s'applique qu'aux combats dont les navires peuvent être le tiiéàtre ; mais un rôle tout diflérent incombe parfois aux médecins de la marine appelés à suivre les conipa- "nies de débarquement dans les expéditions de guerre, et à donner leurs soins, sur le terrain même de la lutte, aux hommes qui en font partie.
Les prévisions des règlements maritimes, très-explicites en ce qui touche à l'oroanisation et aux effectifs des compagnies de débarquement, ont à peine effleuré la question du service médical dans ces circonstances ; elles se réduisent à l'article suivant du règlement du 24 juin 1870 sur le service intérieur à bord des bâtiments de la flotte.
Art. 1090. 1°. Un des médecins en sous-ordre est spécialement attaché à la compagnie de débarquement et doit toujours la suivre, lorsqu'elle descend à terre pour l'exercice ou pour une expédition.
2°. Ce médecin est accompagné d'un ou de deux infirmiers qui portent le sac chirurgical et le linge nécessaire aux premiers pansements des blessés.
Le Manuel de linfiiinier marin (1857) expose dans une série d'articles (214 et suiv.) les devoirs des infirmiers lorsqu'ils sont attachés à une ambulance sur la plage, après un débarquement. 11 donne, en outre (art. 297), la composition et la figure du sac chirurgical ou sac d'ambulance.
Enfin, dans le Manuel du fusilier marin de 1859 on voyait figurer pour h première fois, dans l'effectif des compagnies de débarquement, des matelots d'ambulance désignés sous le nom de porte-brancards : « Sont compris d.ms reffectif de toute compagnie de débarquement le chirurgien, l'infirmier et les porte-brancards (p. iv). )) « Dans une réunion de plusieurs vaisseaux et frégates, chaque vaisseau fournit.... un chirurgien, un infirmier, huit porte-brancards » (p. vu). « Art. 10. Chaque peloton comprend outre ses fusiliers.... deux porte-brancards. » « Art. 53. Les chirurgiens, les infirmiers et les porte-brancards seront placés en arrière de la ligne du bataillon en bataille, à l'endroit et à la distance qui leur seront désignés par le commandant du corps de débarquement. »
Le même Manuel, refondu en 1875, garde un silence absolu sur ces détails,
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fit le titre I", chapitre I", qui traite des Effectifs et de l'organisation des compagnies de débarquement, ne s'occupe du service médical que pour déterminer la place des médecins et des infirmiers dans la marche en colonne, dans les défilés, et dans la ligne en bataille. Il n'y est plus mention des porte-brancards, et ce complet oubli permet de supposer que toute latitude est laissée aux commandants et aux médecins pour l'adoption des mesures relatives au service des blessés. A-t-on trouvé trop difficile de tracer des règles précises à cet égard? Il est certain que les mesures <à prendre varient avec les circonstances diverses qui justifient un débarquement, avec celles où le navire se trouve placé, avec les conditions dans lesquelles les débarquements s'opèrent, la distance à laquelle on doit agir, et les résistances qu'on s'attend à rencontrer.
Chaque navire a sa compagnie de débarquement dont l'effectif est fixé au cinquième environ de l'équipage sur les frégates cuirassées, et peut être porté au tiers sur les bâtiments d'un ordre inférieur [art. 1087 du règlement du 'i^ juin 1870). La réunion des compagnies de débarquement et des canons de montagne d'un bâtiment, d'une escadre ou division navale, constitue le corps de débarquement.
Les compagnies sont formées avec des fusiliers brevetés, et au besoin avec des hommes qui, dans le combat, sont armés de fusils (art. 1087, § 4). L'effectif des hommes débarquants est augmenté du personnel nécessaire pour l'armement des canons de montagne. Toute compagnie de débarquement est divisée en un certain nombre de pelotons ; chaque peloton est de seize files et commandé par un lieutenant de vaisseau ou un enseigne ; la réunion de six pelotons constitue un bataillon.
Dans le cas d'un bâtiment naviguant isolément, le corps de débarquement a toujours poiu' chef supérieur le commandant en second, à moins que le commandant du bâtiment ne juge opportun de prendre le commandement [Manuel du fusilier marin, 1875).
Lorsque les compagnies de plusieurs bâtiments doivent opérer une descente, le commandement supérieur de toutes ces forces réunies est confié à un officier supérieur, ou, à défaut, à un lieutenant de vaisseau qui reçoit directement les ordres du commandant supérieur (art. 1 lOi du règl. de 1870).
Dans les escadres ou divisions navales, le cor[)s de débarq lement peut être commandé par un contre-amiral ou un capitaine de vaisseau, suivant son importance {Manuel du fusilier marin, 1875).
Tontes les fois que les canons de montagne sont réunis en nombre suffisant pour former une batterie, celle-ci est commandée par un lieutenant de vaisseau (art. 1106 du règl. de 1870).
En dehors de ces documents officiels, et de quelques autres que nous rappellerons au fur et à mesure [sac chirurgical, désignation des canots, elc — ), cette question du service médical dans les débarquements à terre a été traitée, en 1861, par M. J. Rochard [Résumé de leçons sur le service chirurgical de la flotte), avec d'assez longs développements; puis, plus tard, par les D" Nicolas et Rey avec beaucoup de soin et un excellent esprit pratique [Archives de médecine navale, tome IV, p. 55, et tome IX, p. 124 et 195).
Ce sont les sources de renseignements auxquelles nous puiserons pour esquisser le rôle du médecin de la marine dans ces circonstances. Pour les détails, il sera nécessaire de se reporter à ces divers travaux.
Le débarquement est opéré, tantôt par un navire isolé, réduit à ses seules
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ressources, tantôt, et c'est le cas le plus ordinaire, par une division navale combinant ses efforts. Nous laisserons de côté les cas où la marine associe son action à celle de corps de débarquement fournis par l'ai^mée ; il s'agit alors d'expéditions importantes où la marine ne joue qu'un rôle accessoire, et tout ce qui a trait au service des blessés et des ambulances rentre dans les attributions des médecins militaires. Nous ne nous occuperons que des débarquements dans lesquels la marine est seule intéressée, en nous bornant à tracer, à grands traits, le fonctionnement du service médical.
Qu'un navire agisse isolément, ou que le débarquement soit opéré par les forces réunies d'une escadre ou d'une division, il est un certain nombre de détails, de préparatifs et de prévisions qui s'appliquent également à ces deux circonstances. Dans tous les cas les mesures doivent être prises de manière à ce qu'on puisse venir au secours de nombreux blessés.
La compagnie de débarquement de chaque navire, avons-nous dit, a son chirurgien accompagné d'un infirmier chargé de porter le sac chirurgical. Cet appareil de pansement et d'opération, tout à la fois, est construit d'après un modèle uniforme tout récemment adopté qui a remplacé avantageusement le sac chirurgical décrit dans le Manuel de l infirmier marin de 1857.
Ce Manuel, refondu dernièrement, en donne la composition (dépèche ministérielle du 3 avril 1876). Voici la nomenclature des objets qu'il contient :
Huit flacons en verre, bouchés à l'émeri, d'une contenance de 60 grammes environ, et renfermant :* perchlorurc de fer liquide;* éther sulfurique;* eaude-vie ; * alcool camphré ; * glycérine ;* laudanum ; * chloroforme ; * ammoniaque liquide.
Une boîte, contenant : une scie à lames mobiles, avec lames de rechange ; un tenaculum ; deux couteaux à amputations, à un tranchant ; un bistouri droit ;. deux pinces à ligatures ; un ciseau droit ; un tire-balle ; une sonde avec mandrin ; aiguilles à sutures; épingles.
Dans six petites poches en basane sont logés : * ruban de fil ; * aiguilles à coudre;* épingles;* une éponge;* amadou; fil à ligatures de Rennes, serre- Unes ;* sulfate de quinine, en paquets de 0s%20;* tartre stibié, en paquets de 0s'',20 ; deux bougies, un bougeoir, des gobelets en cuir ; un gobelet en étain.
Quatre compartiments ou sacs en basane sont destinés à renfermer : * charpie ; * coton en rame ; * compresses ; * triangles ; * bandages de corps ; * bandes ; * percale agglutinative ; * diachylum (sparadrap), etc....
La partie supérieure du sac contient six attelles à rallonges, des garrots, etc..
Nota. Les objets marqués d'un astérisque sont fournis, à l'armement, par les pharmacies centrales des ports ; à ces restrictions près, le sac fabriqué par M. Mathieu, à Paris, coûte 157 fr. 30 et pèse complètement garni environ 13 kilogrammes. Il est porté sur le dos, comme le sac du soldat dont il rappelle la forme, au moyen de bretelles en cuir.
Dans une affaire de courte durée, un coup de main engagé par un navire isolé, et permettant l'évacuation facile des blessés, ce sac chirurgical peut suffire ; quand le personnel des combattants est plus considérable, si c'est un corps de débarquement fourni par une escadre ou une division qui opère, il est besoin de descendre à terre une ou deux caisses d'instruments, surtout si l'on entrevoit la nécessité d'établir plusieurs ambulances.
La marme n'a pas adopté un modèle uniforme de brancards, et nous avons vu que les règlements ne se sont pas préoccupés du personnel à affecter au trans-
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port des blessés. M. Rochard a proposé d'adopter uniformément à bord des navires le modèle proposé par Hello à l'amiral Baudin à la descente de la Vera- Cruz, et dont on se servit avec le plus grand avantage. « Il se compose (Hello, Relation de l'expédition de la corvette « la Créole)) au Mexique, Paris, 1859) de deux bâtons de la longueur d'un manche de gaffe, ferrés aux deux extrémités, dont l'une est terminée en pointe de pique d'abordage et peut servir à enfoncer une porte ou à repousser l'ennemi. Pour les transformer en brancards, il suffit de les passer dans les coulisses latérales d'une forte bande de toile à voile, de 80 centimètres de largeur, sur 2 mètres de longueur. Deux crochets cachés dans l'épaisseur de l'un des bâtons se déploient aux extrémités de cette toile, et se fixent transversalement par une clavette, dans des pitons que présente le deuxième bâton, de manière à tendre cette toile aussi fortement que possible, et à former ainsi une civière improvisée sur laquelle repose le blessé. Quatre hommes le portent à l'aise, et deux suffiraient à la rigueur, en se plaçant entre les extrémités des bâtons. Ces toiles n'occupent que fort peu de place. Une fois roulées, elles disparaissent sur le dos des hommes chargés des piques. »
Le nombre de ces brancards doit être réglé d'après les bcsoius pressentis. Dans le Manuel de l'infirmier marin, nous lisons : Art. 2)6. « Le transport des blessés s'effectue à l'aide des moyens improvisés ; il est rare que dans les expéditions maritimes on puisse disposer des voitures, des cacolets ou des brancards en usage aux armées de terre : on a recours alors soit à des avirons, soit à des fusils, avec lesquels on improvise des civières, soit aux bras et au dos des infirmiers, qui ont appris à connaître les moyens en usage dans les hôpitaux pour transporter les malades avec facilité. »
Si l'on ajoute à ces divers objets les appareils, bandages, médicaments, objets de pansement que nous avons indiqués en décrivant l'appareil de combat, on aura le matériel d'ambulance indispensable pour un débarquement.
Il est d'une importance capitale de ne pas attendre au dernier moment pour évacuer les blessés, soit sur le navire qui a mis à terre sa compagnie de débarquement, soit sur le bâtiment-hôpital dans le cas d'une expédition combinée ; il est indispensable d'avoir à sa disposition pour les y transporter, au fur et à mesure, un nombre suffisant d'embarcations désignées à l'avance ; elles évacueront les blessés qui auront reçu les premiers secours. Il faut que cette évacuation s'opère peu à peu et le plus rapidement possible, car le moment où l'expédition se rembarque est souvent critique ; c'est parfois alors qu'on perd le plus de monde et la présence des blessés vient ajouter une compHcation de plus aux embarras de la situation.
Ces embarcations seront pourvues de matelas, de traversins, de couvertures, et abritées par une tente, si la saison et le climat l'exigent. On aura soin de les munir de plusieurs bidons remplis d'eau vineuse, et si le personnel médical le permet, d'assigner à chacune d'elles un chirurgien en sous-ordre. Ces évacuations devant être aussi rapides que possible, il y a lieu de faire remorquer les embaixations de blessés par un canot à vapeur.
Lorsque l'expédition projetée doit se faire sur une grande échelle, il est à désirer qu'un des navires à batterie qui doivent y prendre part soit désigné pour servir de bâtiment-hôpital. Le médecin-major de di\'ision, après avoir pris les ordres du commandant en chef, arrête les mesures nécessaires pour y recevoir autant de blessés que ses prévisions lui en feront craindre, il fait choix d'un
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personnel en rapport avec les besoins du moment, tant en médecins qu'en infirmiers et aides pris dans les équipages.
Dans le cas où un navire ne peut être affecté à cette destination spéciale, il devient nécessaire de faire monter à bord de chaque navire un certain nombre de lits pour recevoir les hommes de son équipage. Le médecin en chef s'adjoint les aides qu'il juge nécessaires d'avoir avec lui, indépendamment des médecins qui marchent avec les compagnies de débarquement, pour l'assister pendant l'action, et pour servir à ses côtés, si les circonstances lui permettent d'établir une ambulance à terre {voy. : Projets d'articles additionnels à la Convention de Genève, articles concernant la marine, in Bict. encycl. des sciences médicales, 2" série, tome VIll, 1''* partie, page 175).
Service chirurgical pendant r expédition. Lorsque le corps expéditionnaire quitte le bord, les compagnies de débarquement sont réparties dans les grandes embarcations du navire qui ne conservent que la moitié de leur armement. Les médecins qui leur sont attachés les suivent avec les infirmiers porteurs des sacs de débarquement. Dans les tableaux de répartition du personnel dans les embarcations armées en guerre pour l'abordage d'un bâtiment ennemi, sur une frégate cuirassée, et dans les embarcations armées pour mettre à terre la compagnie de débarquement [règlement du 24 j'î/m 1870), la place du médecin et celle de l'infirmier sont désignées dans le canot à vapeur; ce dernier est armé d'un fusil.
Lorsque le médecin de division débarque, il accompagne le chef de l'expédition dont il doit s'éloigner le moins possible pendant l'affaire, afin d'être toujours à même de recevoir ses ordres, de lui communiquer ses observations et de le secourir au besoin. C'est du moins ce qui s'est fait à la Yera-Cruz, à Canton, etc....
Enfin, les officiers de santé attachés à l'ambulance marchent avec le matériel dont nous avons parlé.
Ce matériel, au moment du débarquement, ne saurait trouver place dans les grandes embarcations encombrées par les compagnies, les obusiers de montagne, les munitions de guerre et les objets de toute sorte que comporte une opération sérieuse [voy. le règlement du 1^ juin 1870, article 11 jO). Si l'on a compris la nécessité de disposer des canots pour les convois de blessés, ils sont vides au départ et peuvent recevoir le personnel et le matériel de l'ambulance qui ne doivent être mis à terre qu'en dernier lieu.
Aussitôt que le débarquement est opéré, le médecin en chef de Tambulance (le plus ancien ou le plus élevé en grade des médecins-majors) s'établit avec les aides désignés dans un point à mi-chemin de la plage au lieu de l'action, afin de faciliter l'envoi des blessés à l'ambulance et l'évacuation sur les canots. Il est impossible de préciser à ce sujet ; le lieu où s'établit l'ambulance doit être autant que possible abrité, voisin d'un cours d'eau, etc.... Le pavillon blanc à croix rouge de Genève signale l'ambulance (avant la convention de Genève, la marine se servait du pavillon jaune dont la signification était bien connue des équipages). L'ambulance doit se trouver, dès les premiers instants, en mesure de recevoir les blessés, surtout si l'action s'engage ou se continue à quelque distance du rivage.
Si l'affaire a lieu eu rase campagne, et qu'il devienne nécessaire de poursuivre l'ennemi, les ambulances, après avoir évacué par les canots de secours les premiers blessés, se rapprochent du lieu de l'action et forment ainsi plusieurs