‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.64Chapitre 18 sur 45 · DE LA CHOIX · texte numérisé non relu

DE LA CHOIX

DC JABDIN.

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Total DES MATIÈRES FIXES. . . 1.26o7 1,2503 1,1537

NÉRIS (eaux minérales de). 317

100 parties de gaz ont donné :

Oxygène » Icc.l Icc. 19

Azote 88,52 10 2 10 84

Acide caiLonique 11,48 0 0595 0 0255

Total des gaz 100,00 11 ce. 5595 12 ce. 0555

En jetant un coup d'œil sur le tableau ci-dessus, on voit combien se ressemblent les eaux de toutes les sources de cette station thermale.

100 parties de l'air recueilli à 1 mètre du sol des salles des e'tuves des pauvres ont donne en moyenne, au même chimiste, la composition suivante ;

Azote 80,55

Oxygène 18,64

Acide carbonique 0,81

100, OJ

Il a trouvé la vapeur condensée s'élevant directement du puits de César parlaitement incolore, d'une saveur fade, colorant en rouge, mais très-faiblement, les préparations de tournesol, et renfermant des traces de matière organique et de chlorure de sodium, substances entraînées plutôt que volatilisées. M. Lefort pense que, si l'iode fait partie, comme le chlore à l'état de sel, de la vapeur de l'eau de Néris, la proportion en est tellement minime que les réactifs les plus sensibles ne permettent pas de l'y reconnaître d'une manière évidente. D après son analyse, 100 grammes du liquide obtenu par la condensation de la vapeur du puits de César sur un fil de fer pur renfeiment plus de chlore que 1000 litres d'eau condensée à l'aide d'un mélange réfrigérant.

CoNFERVEs. Des coufervcs, présentant à peu près le même aspect entre elles et rappelant beaucoup celles du petit bassin, tapissent les parois latérales et le fond des deux grands bassins ; mais celui de gauche ou refroidissoir en contient une quantité notablement moindre que le bassin chaud ou bassin de droite. MM. les docteurs de Laurès et A. Becquerel ont isolément décrit les conferves des bassins chauds et les conferves du refroidissoir de la station de Néris. Ce n'est guère qu'après 48 heures de séjour dans l'eau thei'male des bassins chauds, disent ces auteurs, que la pierre servant aux expériences de M. de Laurès commençait à se recouvrir d'une matière comme tomenteuse, sans consistance et sans couleur bien appréciables, ne pouvant se distinguer paixe qu'elle forme en différents points de petites plaques peu saillantes, mais rendant inégale déjà cependant la surface de la pierre. Il est certain que les conferves des bassins chauds sont soumises aux lois des autres végétaux, et qu'il est une période de l'année, du mois de mai au mois de novembre, pendant laquelle leur développeinent et leur multiplication sont en activité beaucoup plus prononcée que pendant la saison d'hiver. Nous ne pouvons insister ici sur tous les détails de la formation, de l'accroissement, de l'état stationnaire et du renouvellement des conferves de Néris, nous renvoyons à l'article Conferves en général. Nous devons nous borner à indiquer d'une manière sommaire ce qu'ont de spécial les conferves de Néris. Dès le troisième jour, des bulles d'un gaz parfaitement transparent, argentées, en nombre indéterminé, très-petites d'abord, grossissant vite, s'accolent les unes aux autres et restent juxtaposées. Elles finissent par se confondre et ressemblent alors à du frai de grenouille. Chaque jour augmente la consistance de leur matière visqueuse, et, vers le huitième jour, elles deviennent jaunes-verdàtres avec points plus foncés en certains endroits. Elles adhèrent par leur face inférieure ; leur face supérieure est inégale et boursouflée. Au quinzième jour, leur organisation est presque complète et, vers le vingtième, elles

318 ISÉRIS (eaiix minérales de).

deviennent des niasses d'un vert-émeraude qui affectent des formes variées ; l'aspect pyramidal est le plus ordinaire, elles ressemblent à des stalagmites bizarres et changeantes. Le volume des pyramides est très-variable ; chacune d'elles a en "^énéral, de 10 à 20 centimètres de hauteur, de 6 à 12 centimètres de lar"^eur à sa base, et elle se rétrécit toujours jusqu'à son sommet, où elle ne présente d'ordinaire pas plus de 1 à o centimètres de diamètre. Quelquefois, les conferves des bassins chauds sont verticales et à colonnes droites pouvant avoir jusqu'à 1 mètre de hauteur. Elles ne sont pas plus grosses alors qu'une plume de corbeau, elles sont plus vertes et leurs bulles de gaz, apparentes par intervalles, ressemblent à des perles ovoïdes qui semblent diviser chaque tige en fra^^ments multipliés. Souvent les racines des conferves se rompent et elles s'étalent à la surface de l'eau ; ce sont celles-là qui servent aux besoins thérapeutiques. Les parties flottantes se mêlent à une crasse grisâtre, très-abondante quand le soleil donne sur les bassins. Un pétillement, résultant de l'ascension des petites bulles gazeuses, laisse comme une auréole de cette crasse qui, prise entre les doigts, est une substance sans cohésion, visqueuse et un peu grenue. Examinée au microscope, elle se compose de cristaux rhomboédriques et de matière amorphe. Après que les conferves sont détachées, elles ne vivent plus que par leur face en contact avec l'eau ; leur surface supérieure se rapetisse et leur couleur passe du vert au jaune-verdàtre, au roux, puis au gris, qui les fait ressembler à une sorte de moisissure. Leur odeur herbacée dégénère en odeur fétide. La couleur, la forme, la consistance des conferves qui restent fixées aux points 011 elles ont pris naissance, sont profondément modifiées suivant leur âge et les saisons où on les observe. Pendant l'hiver, elles forment une couche épaisse, compacte, dont la couleur est presque brune ou même d'un rouge tirant sur le jaune. Leur consistance est augmentée, et, bien qu'elles soient toujours onctueuses, elles ont acquis une forme désormais invariable. Elles conservent une température de 45° centigrade même pendant les jours les plus froids. Ce n'est guère qu'au mois de mai que l'on voit apparaître les rudiments d'une nouelle génération qui ne tardent pas à étouffer les vieilles conferves, sous lesquelles

elles ont pris naissance.

Les conferves du bassin de réfrigération croissent dans le réservoir exposé en plein air, où l'eau séjourne jusqu'à ce que sa température soit abaissée pour l* usages auxcjuels on l'a destinée. Ces conferves ne ressemblent pas à celles qui croissent dans les bassins chauds ; ainsi, elles forment sur les parois de leur bassin une couche de 1 à 2 centimètres dépaisseur, aucun prolongement ne naît de leur surface, leur adhérence est assez intime et elles se détachent rarement d'elles-mêmes; elles ont une couleur plus foncée; un assez grand nombre de bulles gazeuses d'un volume à peu près égal sont disséminées dans leur gangue; elles ont une odeur et une saveur terreuses ; elles ressemblent aussi au frai de la grenouille pendant leurs premiers jours, elles ont alors une onctuosité qu'elles perdent plus tard. M. J. Lefort a analysé en 1857 les conferves de Néris ; ce chimiste a trouvé que 100 parties contiennent :

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