‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.64Chapitre 33 sur 45 · KESSEL · texte numérisé non relu

KESSEL

Historique et exposé îles expériences. — ' Joffroy. Troubles de nutrition des muscles à la suite des lésions de la moelle. C. R. Soc. biologie, 1872, p. 115. — Prévost (J.-L.). Atrophie musculaire produite expérimentalement par lésion de la moelle. In C. B. Soc. biologie, 187'2, p. 115, — Oluvier et Baréty. C. B. Soc. biologie, 1875, juillet. — Bourseville. Des troubles trophi^nes et vaso-moteurs observés chez les hémiplégicjues. In Progrès médical, 1875, n" 6. — Laboulbèxe. Œdème et éruption huileuse du côté paralysé. In C. R. Soc- biologie, 1875, p. 281. — Mirox. Troubles trophiques consécutifs aux lésions cérébrales. In Gaz. rnéd. Paris, 1S7I, n° 59. — I.oni>G (Edw.). Altérations de la pupille dans les lésions cérébrales. In The Amer. Journ. of Méd. Se. Oct. 1875. — Desnos et Barié. Atrophie gén. d'un membre. In Progrès tnédical, 1875, n° 40. — Gatraid (E.). Fract. de la colonne vertébrale. Embolie et gangrène du membre inf. gauche. In Montpellier méd. Sept. 1876. — Pixel. Hé morr h. pulmonaires, lésions du cerveau. Th. Paris. 1S76. F. -F.

XEUYI^'S. On appelle plus spécialement nerv'ms les médicaments propres à tonifier les nerfs, à ramener leur action à leur ton normal ; notamment ceux qui s'emploient à l'extérieur, comme le baume nerval. Ces médicaments agissent souvent comme antispasmodic{ues (la menthe, la mélissr?, la sauge, etc.); mais ils ne s'adressent pas directement au spasme. Ils sont destinés, en tant que nervins, à faire disparaître les symptômes qu'on suppose dépendre d'un affaiblissement du système nerveux, tels que la débilité musculaire, la tendance à la syncope, l'atonie digestive, les lourdeurs de tête, etc. {voy. Névro-

STHÉ.MQUEs). D.

IXERVOSISME. Pour la doctrine médicale du nervosisme, voy. Médecine (Histoire de la).

Au point de vue clinique, voy. Névkopatiiie et Nerveuses (maladies). D.

XESŒA. Voy., Salicaire.

XE§SEE (Edmond). Médecin belge, est né à Liège, en 1658, d'une famille originaire de Maseyck. 11 étudia d'abord la médecine dans sa ville natale, puis alla terminer ses études à l'Université de Reims où il obtint en 1680 le grade de licencié ; pour se perfectionner il voyagea dans différentes parties de la France et de l'Allemagne, et ce n'est qu'après avoir acquis une somme de connaissances qui lui permît d'arriver rapidement à la réputation qu'il revint dans sa patrie. Il se fit agréger au collège de Liège, vers l'an 1690, et acquit bientôt une grande célébrité comme professeur et comme praticien. 11 devint médecin de Georges- Louis de Berghcs, évêque et prince de Liège, qui le nomma de plus conseiller à la Cour allodialede cette ville. Il mourut le 24 février 1751, dans sa soixante treizième année.

On ne connaît de Nessel que deux ouvrages : Traité anahjtique des eaux de Spa et de leurs vertus et usages, Liège, 1699, in-12, où il décrit Spa et ses fontaines et donne des détails intéressants sur la culture dans les Ardennes ; et Analyse des eaux thermales de Chaud fontaine. Liège, 1717, in-4 ; aut. édit- 1776, in-12. Cependant, d'après, Eloy, il laissa encore deux manuscrits, dans l'un desquels ii a recueilli ce que les meilleurs écrivains ont dit sur les propriétés des simples les plus en usage ; dans l'autre, il décrit la méthode qui lui a le mieux réussi dans les maladies rares qu'il a eu occasion de traiter. Ces manuscrits forment un voî. in-12 de 216 pag., divisé en deux parties, rédigé en langue latine, et sans autre titre que les armes de l'auteur, son nom et la date de 1720. Ces manuscrits restèrent entre les mains de Mathieu Nessel et passèrent plus

NESTLE R. 62U

tard entie celles d'Ulysse Capitaine, l'auteur d'une Étude biographique sin- les médecins liégeois.

Nesscl (Mathieu). Fils du précédent; comme son père, docteur en médecine et conseiller de la Cour allodiale de Liège, n'est connu que par l'opuscule suivant :

Apologie des eaux de Spa. Liège, 1715, in-8°. L. IIx.

KESSl (Joseph), né à Côme, eu 1738, fit de brillantes études médicales à l'Université de Pavie, où il fut reçu docteur à làge de 25 ans, en 1761. Il visita ensuite les principales Universités de l'Italie et de l'Autriche et revint à Pavie en 1771 pour y exercer la médecine. Sa réputation l'appela en 1772 à une chaire de l'Université, où il enseigna avec succès, pendant plus de oO ans, la chirurgie et l'obstétrique. Nommé ensuite directeur de l'hôpital général de Côme, le gouvernement lui offrit le poste si envié alors de directeur de la Faculté de médecine de Pavie, mais il ne put accepter cette fonction en raison de son grand âge. Nessi a inauguré eu 1772, à Pavie, l'enseignement de l'obstétrique; son traité théorique et pratique sur les acouchemenls et ses leçons de chirurgie ont été pendant longtemps des ouvrages classiques en Italie. Ils étaient supérieurs à bien des ouvrages de son temps. Gomme chirurgien, Nessi est un opérateur soigneux et ingénieux, il ne néglige non plus aucun détail, et appelle l'attention de ses élèves sur chacun d'eux. La Ihoracentèse, le diagnostic et l'extirpation des polypes lui ont suggéré diverses améliorations aux procédés alors en usage. Son traité sur les accouchements est plein de recommandations très-sages.

\. Acte osteiricia ieorico-pralica. Va\[c, i77y, in-S"; Venise, 178t, 1790, 1797, in-8°. — II. Inslitmioni di chirurgia, Pavie, 1786-1789,4 vol.in-8°; Venise, 1787-1789, 4 vol. in-S»; ibid., 1795,in-4°. A. D.

XESTLEB (Christian -Godefroid), botaniste éminent, naquit à Strasbourg, le 1^'' mars 1778 ; son père. Saxon d'origine, était pharmacien dans cette ville et professeur à l'École de pharmacie. Le jeune Nestler fît ses études au gymnase protestant de Strasbourg et commença son apprentissage de pharmacien à l'âge de quinze à seize ans. De 1796 à 1800 il suivit les cours de llermann, alors professeur de botanique à l'École de pharmacie et directeur du Jardin académique; ce sont les leçons de ce savant professeur qui inspirèrent à Nestler le goût vif, nous pourrions presque dire la passion qu'il éprouva pour la botanique. En 1805, à l'âge de vingt-cinq ans, il alla passer un an à Paris, où il fut reçu par L.-C. Richard comme un fils. Nestler se familiarisa avec les doctrines de ce savant botaniste et son plus ardent désir fut dès lors de vulgariser dans sa ville natale les principes fondamentaux de la méthode naturelle française. En même temps il fréquenta le cours de A.-L. de Jussieu, de Desfontaines, de Bosc, etc. De 1806 à 1810, Nestler servit dans l'armée française en qualité de pharmacien militaire et prit part aux campagnes d'Iéna et de Wagram. En 1809 et 1810, il visita et explora les environs de Vienne et de Presbourg, parcourut les Alpes de Salzbourg et du Tyrol, puis, riche de notions et d'observations nouvelles, revint dans sa patrie. En 1810, le préfet de Strasbourg, Lezay-Marnésia, le chargea d'un cours de fabrication de sucre indigène ; en 1813, il fut appelé à suppléer Villars dans la chaire de botanique, à la faculté de médecine de Strasbourg ; il ne devint titulaire de cette chaire qu'en 1817.

650 KEUBECK,

Un des ffrands mérites de Nestler, c'est d'avoir collaboré, avec Mougeot, aux Centuries de plantes cryptogames vogéso-rhénanes, commencées en 1810. A partir de 1817, il fit chaque année une excursion botanique dans les Hautes- Vosges, le plus souvent en compagnie de Mougeot. Nestler était en correspondance suivie avec De Candolle, auquel il a communiqué quelques stations alsatovosgiennes pour le volume supplémentaire de sa Flore française (1815) ; avec Graelin, auquel il fournit plusieurs renseignements dont celui-ci profita dans le volume supplémentaire de sa Flora badensis-alsatica (1826). Parmi les nouveautés alsaciennes signalées pour la première fois par Nestler, nous citerons entre autres, d'après Kirschleger, VAspidium callipteî'is (1805) ei le Sisymbrium pannonicum (1812).

Nestler était un professeur aimé et sympathique : « Son bonheur, dit Kirschleger, auquel nous empruntons la plupart des détails qui précèdent, était de rendre service aux élèves studieux, de leur ouvrir les trésors de sa riche bibliothèque, de les soutenir, de les encourager dans leurs études persévérantes. Il était essentiellement bon, dévoué à ses devoirs... ; comme savant il était modeste sans autre ambition que celle d'être utile — » Nestler mourut à un âge peu avancé, le 2 octobre 1852, laissant une foule de notes manuscrites et de matériaux précieux qu'il se proposait de mettre en œuvre et de publier sous forme de mémoires; la mort le surprit avant qu'il eût pu donner suite à ses projets; du reste la comptabilité de la pharmacie de l'hôpital civil de Strasbourg lui enlevait ses moments les plus précieux. Il n'a publié que :

I, Monographie des potentilles (en latin). Paris, 1816. — II. Discours sur les êtres organisés placés sur la limite entre les animaux et les j^lantes, prononcé à la séance de rentrée de la faculté (1 827-1 828). — III. Notice sur le sedum repens. In Mémoires de la Société d'histoire naturelle de Strasbourg, 1851. — IV. Journal manuscrit de ses herborisations au Champ-du-Feu, au Nideck, aux Ballons, au Hohneck, Rotabac, Rossbery, etc. L. \h.

XEL'BAUER (Jean-Ernest), né à Giessen en 1742, fit ses études médicales

dans cette ville et y reçut son diplôme de docteur en 1767. Il fut nommé peu

de temps après professeur d'anatomie et de chirurgie à léna, et conseiller de la

cour de Saxe-Weimar. Haller le cite comme un anatomiste distingué, enlevé

beaucoup trop tôt à la science. Neubauer est mort le 30 janvier 1777. Nous

citerons de lui :

I. Dissertalio inauguralis de tunicis vaginalibus testis. Giessen, 1767, in-4°. — II. Trac^ tatus de epiploo-oscheocele. lense, 1770, in-4°. — III. Descriptio anatomica nervorum cardiacorum, scctio jjrima de ncrvo intercostali, dcxlri imprimis latcris. lenœ, 1772, in-4'. —

IV. Descriptio anatomica arteriœ innominatœ et thyroideœ imœ. lense, 1772, in-4°. —

V. Observatio anatomica rarior de triplici mjmpharum ordine. Ien?e, 1774, in-4°. — AI. Descriptio anatomica rarissimi peritonœi conceptaculi tenuia intestina a rcliquis abdominis visceribus reclusa tenentis. lena, 1776, in-4''. A. D.

KEl'BËCH (Yalerius-Wilhelm). Savant médecin allemand, qui s'occupa aussi de poésie, non sans distinction, dans sa jeunesse. Fils du pharmacien de la cour, Wilhelm-Friedrich Neubeck, qui mourut en 1764, il est né à Arnstadt, en Silésie, le 21 janvier 1765. Il commença ses études au lycée de sa ville natale, les continua au gymnase de Liegnitz en 1783, puis étudia la médecine à Gottingue et à léna ; c'est à l'Université de cette dernière ville qu'il soutint sa dissertation inaugurale, le 4 octobre 1788. Après un court séjour à Arnstadt, il alla s'établir à Liegnitz, en 1789. En 1793 il fut nommé médecin du cercle de Steinau-Rauden et exerça ces fonctions pendant trente ans, jusqu'en 1823, où la faiblesse croissante de sa vue le força à les résigner. En 1822 il avait été nommé conseiller

NEUBER. 651

de la cour royale de Prusse. Malheureusement un incendie qui détruisit, en 1854, presque de fond en comble la ville de Steinau, le priva de la plus gi'ande partie de sa fortune et notamment de la magnifique bibliothèque qu'il avait iormée. Il se retira ensuite à Waldenburg (1855) et y fêta son jubilé doctoral (la cinquantième année de sa réception) en 1858; à cette occasion il fut nommé chevalier de l'Aigle rouge de quatrième classe et, en 1859, devint médecin honoraire de la ville d'Iéna. Après avoir joui d'un repos bien mérité, il est mort à Altwasser en 1850, laissant :

I. Die Zerstôrung der Erde nach dem Gevichte. Ein Manuscript fur même Freunder

Liegnitz, 1787, in-8°. — II. Dissertatio iiiaiigiiralis de lavalionc frigida, magno sanitatis praesidio. lena.e, 1788, in-4°. — III. Widernatûrlickc Geburt bei einein sehr grossen eingetretencii Kopfe, mit nach der Schaamknorpelfugung zugekelirtcm Gesiclit. In Stark's Archiv fur Geburtshulfe. Bd. II, St. 4, p. 92, 1790. — IV. Gediclile. Liegnitz, 1792, in-8°. — V. Die Gesundbrumen. Ein Gedicht in vier Gesângen. Breslau, 1796 (1795), gr. in-4° ; Prachtausgabe, Leipzig, 1799, in-fol. nebst 4 Kupfr., 2ie verm. u. verb. Aufl. Leipzig, 1809, in-i°. (Passe pour être le meilleur poëme didactique des Allemands). — VI. Ueberdie Nothwjndigkeit der Prœparation vor der Einimpfung der Pocken. In Hufeland's Journal der Heilkunde. Bd. VI, St. 1, p. 167, 1798. — VII. Merkwilrdiger Fall von Wahnsinn gcheilt ; ein andcrer Fall von Wahnsinn. Ibid., Bd. XXXVI, p. 107, 1815. — YIII. Flechten durch Sabina ausserlich geheilt ; Krampfhafte Wehen. Ibid., BJ. XLI, p. 118, 1815. — IX. Melancholia. Ibid., Bd. XLY, p. 88, 1817. — X. Articles in Wieland N. Teutsch. Merkur, Scliles. Prov. Blàlter, etc., et divers écrits littéraires (voy. Gel. Teutschland et yowak, Schlesische Schriftsteller). L. 1I.\.

IVEL'BER (Les). Parmi les nombreux médecins allemands qui ont porté ce nom, nous citerons :

Xeuhep (AuGUST-WiLHELîi). Médecin d'un grand savoir; est né à Grossensalza, dans la province de Magdebourg, le 5 mars 1781 ; il étudia d'abord la pharmacie, puis la médecine à l'Université de Kiel, où il fut reçu docteur en médecine et en chirurgie le o mai 1809 ; il s'établit immédiatement après à Apenrade, où il remplit à partir de 1811 les fonctions de médecin pensionné; il était, de plus, médecin de rétablissement des bains de mer de la même ville. Il a publié plusieurs mémoires intéressants sur l'efficacité des bains de mer, s'est occupé de météorologie, de climatologie et de diverses questions philosophiques ; il obtint même le diplôme de docteur honoraire en philosophie, en 1821. Nous citerons de lui :

I. De natura acidorum ac basiiim placitorum Winterli disqidsitio . Dissertatio chemica inauguralis. KiliEe, 1809, pet. in-S". — II. Bemerkungen bei der Bereilung des gummichten China-Extracls. InTrommsdorff s Journal der Pharmacie. Bd. XIII, St. 2, p. 256, 1805. —

III. Eine gemachle Erfahrung bei dem sogenannten Plumerschen Pulver. Ibid., p. 262. —

IV. Ueber die Entstehung, Einrichtung und vorzûgliche Wirksamkeit des Seebades zu Apenrade. In einem Schreiben an D' Stintzing. llaiiiburg, 1819. — T. Seebad bei Apenrade im Herzogthume Schlesu'ig. In Schleswig-Holsteins' Provinzialberichte. H. 3, p. 15, 1821. — VI. Beobachtungen ûber die Wirksamkeit des Apenrader Seebades. Ites Buch. Schleswig, 1822, gr. in-8°. — Yll. Allgemeine Darstellung des Grundvermôgens der menschlichen Seele; nebst Andeutungen ûber die allgemeinsten Beziehungen Gottes zur Schôpfung . Altona, 1821, in-8», nebst 2 Steindr. — VIll. Veber das Leuchten des Meeres und iiber dessen Gehalt an elgeiis modifidrten Tliier-und Pflamensloffeu. In Hufeland's Journ. der Heilk. Bd. LIX, Supplementheft, p. 146, et Bd. LX, p. 1 12, 1824. — IX. Observationes meteorologicœ à calendis lunis 1824 ad calendas lunias 1825, Apenroœ in ducaiu Slesvicensi factœ. .\ltona, 1829, gr. in-4°, et in Collectanea meteorologica sub auspiciis Socielatis Scitntiarum Danicœ édita, fasc. I, Havn, 1829, gr. in-4''. — X. Ueber sc/uuebende Flèche im Auge, oder den sogenannten Mûckentanz; nach Beobachtungen an sich selber, zu einem Vortrage in der Section der Aerzte bei Gelegenheit der Versammhing teutscher Naturforscher bestimmt. Hamburg, 1850, in-8°. — XI. Zur Abwendung und sur Eeilung der morgenlàndischen Brechruhr, Choiera morbus orientalis. Hamburg, 1831, in-8°. — XII. Allgemeine

652 NEUBURG (Les).

Wilterungs- und Kranhheitsverhâllnuse des Winte7-jahrs 1852; beobachlel in Apenrade. In Pfaff's Mitlheilwujen ans der Medicin. M. I, H. 1, 2, 1832. Nebst einer WiUerungstnbelle. XIII. ISachriclit von zwei durch D' Joh. Christ. Valent. Neiiber, zu Meldorf, glilcklich verrichtelen Ojieraliotien des Kaiser sdinilt s, niitgctheilt. Ibid., Abth. 2, 1S32. — XIV. Nachrichl von andern zwei durch J. C. V. Neuber gliicklich verrichteten Opcraùonen des Kaiserschnilts. Ibid., lahrb. II, II. 5, p. 104, 1833. — XV. Autres articles iii Pfaff's MUtheilungen aus der Medicin ; autres ouvrag-es, voyez : Liïbker u. Sclirôder, Schleswig-Holst. Schriftst. Lexicon. Abth. Il, 1850, et Kayser, Index libr., Bd. IV, 1834. L. Un.

Xeuljcr (Johann-Christian-Valentin) . Frère aîné du précédent, médecin et accoucheur très-adroit, vint au inonde à Grossensalza le 6 janvier 1778 ; il fit SCS études médicales à Kiel, où il obtint son diplôme de docteur en 1806 ; il s'établit ensuite à Meldorf, dans le pays de Dithmarschen, et, en 1 851 , l'ut nommé médecin pensionné de Sûder-Dillimarschen. Il n'est connu que pour sa thèse {Dissertatlo inauguralis de chronico voniitu imprimis eo qui gravidas infestare solet. Kiliae, 1805, in-8) et pour son habileté dans les opérations obstétricales ; nous mentionnerons notamment quatre opérations césariennes heureuses, pratiquées par lui et dont la relation fut publiée par son frère A.-W. Neuber, dans Pfaffs MlUheilungen aus der Medicin, 1852 et 1855.

nieuber (Carl-Ferdinand). Né à Cassel, le 5 septembre 1795 ; est mort, jeune encore, dans la même \ille le 29 oclobre 1859. Après avoir fait ses études à Cassel et à Gottingue et pris part, en qualité de sous-aide de chirurgie, aux campagnes de 1812 et 1815, il prit son grade de docteur à Halle, en 1814, et s'établit dans sa ville natale en 1815. Pendant treize ans, de 1819 à 1851, il remplit les fonctions de deuxième médecin des bains de Nenndorf; en 1853 il devint médecin en titre à l'hôpital provincial de la Basse-Hesse, puis assesseur pour la chirurgie au Collège médical supérieur en 1858, charge qu'il ne devait occuper que pendant un an.

Les devoirs professionnels dont il s'acquitta toujours avec zèle et exactitude ne lui laissèrent pas le loisir d'écrire. On ne cite guère de lui qu'une Chronique des Bains de Nenndorf pour Van 1828, publiée dans le Journal de Hufeland, t. LYIl, 1825, et qui avait été faussement attribuée à son homonyme :

IVeuber (W.). Etabli comme lui à Cassel et, comme lui, médecin des bains de Nenndorf, s'il faut en croire Calliscn. En revanche, on doit à cet auteur quelques publications faussement attribuées à Neuber (Cari-Ferdinand) ; en voici les titres :

I. Zwei Fâlle von getâuschter Pi'ognose. In Siebold's Joiirn. fiir Gebiatshiilfe. Bd. III, St. 5, p. 497, 1818. — II. (iedrângte Uebersicht der im Ciirhrssischeu Antheil der Grafschaft Schamnburg gelegencn Cur-Anslalt Nenndorf. In Hufelaud's Journal der Ileilkunde. Bd. LIV, p. 45, 1822. — III. Zwei Fâlle von Herzkrankheit , ah Beilrag zur der Diagnose derselben. Ibid., Bd. LVII, p. 83, 1823. L. Hn.

l>j£KJBlIR» (Les).

Nenburg (Johann-Georg), médecin allemand, né vers la fin du dix-huitième siècle; a pratiqué pendant de longues années à Francfort-sur-le-Mein; est connu par quelques bons mémoires :

I. Klinische Bemerkungen iiber einige clironischc Kranhheiten. Frankfurt-am-Main, 1815, pr. in-8''. — II. Practische Bemerkungen iiber die Kranhheiten der Harnwege. In lleckefs lift. Annalen der Hcilkunde. Bd. VII, St. 5, p. 512, 1827. — III. Bemerkungen iiber die Wechselfiebcr. Ibid., Bd. XI, p. 129, 1828. —IV. Gefiihllosigkeit der Haut, ibid., Bd. \\\, p. 42, 1850.

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