NICANDRE
le capitaine lînrton, a dit qu'une femme que nous trouvons belle est belle par le monde entier. Cependant un autre voyageur africain, M. Winwood Reade {cité par Darwin, Descens of Man., H, p. 350), quoique convaincu que les idées des nègres sur la beauté soient, en somme, les mêmes que les nôtres, doute fort qu'un bon noir préfère la plus belle des blancbes à une négresse de bonne mine. Voilà pour l'esthétique qui, il faut le croire, constitue une véritable science, puisque l'on vient de lui créer une chaire au Collège de France, peu d'années après avoir institué celle de l'École des Beaux-Arts.
Quant à la valeur physiognomonique, faut-il admettre que le nez recourbé soit le signe du courage; que le nez fin, délié, dénote la finesse, d»' emunctœ naris; que les gros nez plus ou moins rubiconds concordent avec la sensualité ? Quid, enfin, du célèbre dicton : Noscetur a naso quantum sit hasla viro? {Voy. Physionomie.) L. Dally.
KEZ-PtRCÊS. Voij. Amérique.
IVIIA.TIBI. Nom donné à une espèce herbacée et annuelle du Brésil, dont le feuillage et les fleurs rappellent celles d'une jacobée, mais dont les feuilles sont opposées. C'est une plante chaude, aromatique, qu'on mêle dans la salade à la laitue et aux herbes rafraîchissantes pour en relever le goût. Elle est aussi employée comme diurétique et hydragoguc, dans les cas de calculs et d'hydropisie.
PisoK. Brasil, 89. — ÎUARCcnAV. Brasil, 49. — Jussieij. Dictionnaire des sciences naturelles, XXXIV, 614. Pl.
XHAMBtf-GUACU. Nom donné par les Brésiliens à une plante à feuilles palmatilobées, à fleurs en grappes, à fruits tricoqucs, contenant dans chaque loge une graine blanche et oléagineuse. Marcgrav la rapporte à une espèce de Ricin.
Macgrav. Brasil. Pl.
]\OAi%DIROBA. V02J. FevilLEA.
IVIAM-XIAM. Voij. Nègres.
IVIAOULI ou IN'IAULI. C'est le nom que porte à la Nouvelle-Hollande et à la Nouvelle-Calédonie le i1/e/a/eM<:ai'irùZ//?om [voy. Cmepvt et Melaleoque). D.
]\ICA\DRE. Grammairien, poëte et médecin grec. Les uns le font contemporain d'Attale I", roi de Pergarae, les autres d'Attale Philometor ; mais il est à peu près certain qu'il vécut au deuxième siècle avant J. C. Il était né à Claros, près de Colophon, en lonie, et remplit, après son père, les fonctions de prêtre héréditaire d'Apollon de Claros ; d'un autre côlé, il paraît avoir résidé assez longtemps en Italie. Outre des ouvrages de pure littérature et de géographie, il a composé deux ouvrages en vers, sur l'histoire naturelle et la médecine, qui sont parvenus jusqu'à nous. Quelques bibliographes, ne tenant, pas compte de l'époque à laquelle l'auteur a vécu et des fables absurdes qui obscurcissaient alors les sciences naturelles, ont porté surNicandre un jugement très-sévère. Des poèmes qu'il nous a laissés, le premier est intitulé Qcpi'y.y,'/.; c'est celui dont Ilaller a dit : « Longa, incondita et nuUius fidei farrago » ; cependant, à côté de nombreubes fables, il contient des particularités zoologiques réellement intéressantes. Il y est surtout question des blessures causées par les animaux venimeux et de