NICHOLSON
se perfectionner et accroître la source de ses connaissances en anatomie et en physiologie. Après avoir visité les principales Universités de France et d'Italie, ii revint à Londres, où il pratiqua la médecine et inaugura un cours d'anatomie et de plfjsiologie qui attira un auditoire nombreux et choisi. Il acquit à la même époque une grande réputation par le traitement parlicidier qu'il institua et vulgarisa pour combattre la fièvre miliaire qui sévissait alors dans le midi de l'Angleterre.
Heçu fellow de la Société Royale en 1 728, il prit le bonnet de docteur à Oxford en 1729; il devint fellow du Collège royal des médecins en 1732, et, en 1734, chargé des Gulslonian Lectures, il fit un tours remarquable sur la structtu'e du cœur et la circulation du sang; en 1736 il fut chargé derechef de cet honneur et traita des organes urinaires et des calculs, avec non moins de succès. 11 remplit en 1735 et 1746 les fonctions d'examinateur [Censor), et en 1739 prononça la Harveian Ovation. Enfin, le 30 aoiît 1746, ilfut nommé pour cinq ans Lumleian lecturer et inaugura son cours de chirurgie par une dissertation fort élégante, De anima medica. Mais, blessé p.nr une injustice commise à son adresse, il ne tarda pas à résigner ses fonctions, et en 1751 se vengea par la publication d'un pamphlet anonyme où il cherchait à ridiculiser Wesbitt, Maule, Barrowby et diverses autres personnes dont il avait à se plaindre.
En 1743, Nicholls avait épousé la fille du célèbre Mead, dont le crédit lui avait valu un surcroît de clieutèle. A la mort de llaus Sloane, en 1755, il fut nommé médecin du roi George II et conserva cette charge jusqu'à la mort du roi en 1760. Fatigué du séjour à Londres et désireux de surveiller l'éducation de son fils, il se retira à Oxford en 1762 et, à l'époque où sou fils, pour continuer ses études, dut se rendre à Londres, il alla habiter Epsom, où il passa les dernières années de sa vie dans l'élude de la philosophie et de l'histoire naturelle. Il mourut le 7 janvier 1778, âgé de quatre-vingts ans.
Nicholls est l'inventeur des préparations anatomiques par corrosion : il a publié :
I. The Pulmonarij Veiii coughed up by an Asthmalic Person. In Transacf. of the Royal Society, 1728. — II. Compendium anatoniicum, ea omnia conijjlectens quœ ad llumani Corporis œconoiniam spcctant. In usum Academice Oxonicnsis consirncluni. Londini, 1732, iii-4°. Aut. édit. augm. sous le litre de Compendium analomico-œcononncum. . . . Londini, Mit, 1)1-4°; 1740, in-4°. — III. De anima medica, prœleclio ex Lumleii et Caldwaldi insiduio in tkealro Collegii Regalis Medicoruin Londinensium ad Socios habita die decembris 16, 1748. Londini, 17;;iO, in-4°. — IV. Autre édition du précédent, avec : De motu cordis et sanguinis in iiomine nato et non nato. London, 1775, in-4°. — V. The Pétition of the Unborn Babes to the Ccnsors of the Royal Collège of Physiciaiis. Londini, 1751, in-4°.