A. BORDIER
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Outre cette bibliographie spéciale à la nicotianine et surtout à la nicotine, nous renvoyons à celle de l'article Tabac. A. B.
§ 111. Toxicologie. Voy. TabaC.
IN'ID D'Oiseau! C'est le nom spécifique d'une Orchidée, le Neottia Nidus avis [Ophnjs ISidus avish.), qui est inusitée en médecine. On donne aussi ce nom à une espèce de Cucurbitacée des îles Philippines, dont la chair est purgative et dont les semences donnent une huile adoucissante, employée contre la surdité.
Mérat et de Lens. Dictionnaire de matière médicale, IV, 621. Pl.
]\'lDOREUX. Nidor est proprement l'odeur d'une chose brûlée. Nidoculinœ, odeur de cuisine. Mais, en médecine, on a étendu la qualification de nidorcux à ce qui a l'odeur de la pourriture ou des émanations d'hydrogène sulfuré. Les rapports ou renvois nidoreux sont un symptôme de mauvaise digestion. D.
i\'IDï;l.aria. Voy. Nidulariés.
IVIDULARIÉS. Champignons de petite taille passant très-souvent inaperçus, mais dont la structure est curieuse et mérite d'arrêter un moment l'observateur, bien qu'ils n'aient aucun emploi médical. Le réceptacle se présente à terre ou sur des morceaux de bois sous la forme d'une cupule souvent élégante de forme, mais de couleur terne, d'abord couverte d'une membrane, puis ouverte comme une corbeille, dans laquelle se trouvent de petits corps lenticuculaires, lisses , retenus au réceptacle commun par un funicule ; ces petits corps sont des conceptacles, à l'intérieur desquels se trouvent les spores. Les prédécesseurs de Micheli avaient pris ces conceptacles pour des graines et avaient été conduits par là à pressentir l'existence de corps reproducteurs chez les Champignons (entre autres Ray, de Plantis). Les spores sont portées sur des basides et ces Champignons rentrent par conséquent dans le groupe des Basidiosporés entobasides de Léveillé ou des Gastromycètes de Fries. Cette petite famille contient les genres Cyathus, Crucibulcm, Nidularia, et les genres de la sous-famille des Caepobolés {voy. ce mot). J. de S.
!VlEDERBROI\K (Eac îiiisÉRALE de). Protothermale, chlorurée sodique moyenne, azotée moyenne, carbonique faible. En Alsace, à 192 mètres audessus du niveau de la mer, la vallée de Niederbronn, abritée par lès Vosges, n'est ouverte qu'au nord-est et au sud-est. Sa population est de 3,000 habitants. (Sur le chemin de fer de Strasbourg à Sarreguemines et Metz, par Haguenau). Les matinées et les soirées sont fraîches à Niederbronn, mais pendant les plus
grandes chaleurs l'air, presque toujours agité dans le jour, permet aux baigneurs d'agréables excursions aux ruines d'anciens châteaux-forts qui couvrent les pics les plus élevés de la montagne, ou aux usines importantes établies sur les cours d'eau voisins des forets, nombreuses dans ce pays. La saison commence à Niederbronn le 20 mai et finit le 30 septembre. Deux sources étaient autrefois employées en boisson et en bains ; une seule est réservée à l'usage intérieur et le surplus de ses eaux, conduit dans le bassin de la seconde source avec laquelle elle se mêle, alimente les bains et les douches voisines.
Source principale de Niederbronn. Son bassin, à 6 mètres seulement du mur du Wauxhall, est surmonté d'un pavillon et entouré d'une balustrade de fer, cai' son prétoire circulaire est en contre-bas du sol. Quatre femmes remplissent les verres des buveurs au moyen d'une armature de fer-blanc munie d'une hampe. Ce service actif suffit à peine, aux heures matinales surtout, aux exigences des nombreux malades qui viennent visiter la fontaine. Une pyramide quadrangulaire de grès traversée suivant son axe par un canal de vingt centimètres s'élève au centre du bassin et correspond par son orifice supérieur au griffon de la source, dont l'eau refoulée arrive ainsi dans une petite cuvette de marbre dans laquelle les verres sont emplis. Cette cuvette exhaussée au-dessus du niveau de la fontaine laisse constamment retomber l'eau dans le bassin inférieur, par une gouttière pratiquée dans son bord supérieur. Le bassin a cinq mètres de diamètre, et quinze mètres de profondeur jusqu'à la couche du dépôt qui en recouvre, le fond. Ce dépôt est si abondant qu'il comblerait à la fin le puits tout entier, si on ne le vidait tous les vingt-cinq ou trente ans. L'eau de cette source laisse déposer sur les parois latérales du grand bassin un précipité jaune-rougeàtre, d'une teinte d'autant plus foncée qu'il est plus rapproché de sa partie inférieure. Trois conduits aboutissent à ce bassin, deux d'entre eux mènent l'eau au bassin inférieur, situé à trente mètres plus bas. Son eau sert seulement aux bains. Le troisième conduit verse le surplus des eaux dans le ruisseau le Falkenstein, qui traverse Niederbronn.
Le bassin inférieur ou de la petite source, entouré d'une grille circulaire, servait de piscine du temps des Romains.
L'eau du grand bassin ou de la source principale est parfaitement limpide, claire et transparente à son point d'émergence, surtout dans la cuvette supérieure où des bulles gazeuses viennent s'épanouir de temps en temps à sa surface. Les couches supérieures de l'eau conservent même cet aspect jusqu'à une certaine profondeur, où elles prennent la couleur jaune du dépôt. L'eau a perdu sa limpidité dans le bassin inférieur, elle ressemble à de l'eau de mare. Les bicarbonates solubles de chaux, de fer et de manganèse, deviennent insolubles au contact de l'air, et sont la cause du louchissement de l'eau. Un fait se produit constamment après les orages : la couleur jaunâtre et trouble des eaux change en quelques heures. Le dépôt du fond des bassins disparait progressivement et laisse aux couches, même profondes de l'eau, une transparence et une limpidité parfaites. Lorsque ce phénomène s'opère, des bulles beaucoup plus nombreuses de gaz traversent l'eau et viennent crever à sa surface. Cet excédant de gaz acide carbonique rend de nouveau solubles des corps qui s'étaient précipités. L'eau de la source principale de Niederbronn a une saveur sensiblement salée, sans être pour cela désagréable. Son goût est frais et très-légèrement piquant; elle apaise la soif pendant quelques instants, mais bientôt elle dessèche la bouche et altère. Beaucoup d'auteurs ont préteiidu qu'elle avait une
odeur sulfureuse, cependant nous n'avons pu, après y avon- apporté la plus sérieuse attention, être impressionné, même légèrement, par l'olfaction qui nous a fait tout au pins constater une odeur argileuse. Cette eau laisse bleue la teinture de tournesol et ramène à sa couleur primitive, après un temps assez court, le papier de tournesol rougi par un acide ; mais elle est sans influence sur le papier de curcuma. La température extérieure étant de 24" centigrade, celle de l'eau est de 17°,7 centigrade, sa densité est de 1,001. La dernière analyse chimique de l'eau de la source principale de Niederbronn a été faite en 1850 par Kossmann, qui a trouvé dans 1,000 grammes d'eau les principes suivants :
Chlorure de sodium 3,08857
— calcium 0,79445
— magnésium 0,31171
— potassium 0013198
— lithium 0,00435
— ammonium traces.
Carbonate de chaux 0,17912
— magnésie 0,00653
— protoxyde de fer 0,01055
Sulfate de chaux 0,07417
Bromure de sodium 0,01072
lodure de sodium traces.
Silicate de fer et oxyde de manganèse. . 0,01502
Silice pure 0,00100
Alumine traces.
Acide arsénieux très-lég. traces.
Total des matières fixes 4,62795
L'analyse des gaz a donné à M. Robin :
Azote 17cc. 66
Acide carbonique 10 64
Total des gaz 28 30
Mode d'administration et doses. L'eau de Niederbronn s'emploie surtout en boisson, en bains généraux, en injections rectales et vaginales, en douches, quoique les appareils soient très-défectueux, et en affusions hydrothérapiques. C'est à l'intérieur qu'elles doivent attirer l'attention, puisque c'est la médication la plus suivie et à laquelle attache la plus grande importance le médecin chargé de diriger la cure. Les malades la boivent à des doses considérables : huit à douze verres au minimum ; ils dépassent souvent ce chiffre même, excités qu'ils sont par la sécheresse de la bouche et l'espèce de soif qui suit l'ingestion de chaque verre, et leur fait consommer l'eau en si grande abondance qu'ils ne peuvent plus la digérer. L'eau de Niederbronn en bains généraux, au lieu d'assouplir et de satiner la peau, comme les eaux bicarbonatées, sulfureuses et sulfurées, la rend plus dure et plus âpre, comme les eaux chlorurées. Les bains à Niederbronn, comme pai'tout ailleurs] du reste, se prennent chauds, même trèschauds, pendant trois quarts d'heure ou une heure. Les douches sont appliquées pendant un quart d'heure en général. Les lavements d'eau minérale et l'administration hydrothérapique ne produisent guère d'effets plus marqués que si on employait une eau non minéralisée.
Emploi thérapeotique. L'eau de Niederbronn est diurétique et purgative à haute dose; mais, bien qu'elle contienne un élément, le chlorure de sodium, expliquant, jusqu'à un certain point, le second de ces effets, il faut remarquer que la faible proportion dans laquelle il s'y trouve ne suffirait pas pour produire une action purgative, laxative même, si cette eau était administrée en quantité moyenne. En retrouvant le même mode d'emploi qu'à Contrexéville et à Yittel
iMEDERBRONN. 259
{voy. ces mots), il suffit de dire qu'à cette station, comme aux autres, l'eau purge parce qu'elle est mal digérée, en vertu de la quantité bue, et non en vertu des éléments minéralisateurs qui entrent dans sa composition. Elle peut être impunément tolérée par l'estomac et par l'intestin, et alors elle est diurétique. Ce qui écarte surtout les chances de perturbation funeste, c'est que, contenant peu de gaz acide carbonique, elle excite peu l'innervation et la circulation générales. Cette absence d'une grande quantité de principes volatils, jointe à l'action laxative de cette eau prise à haute dose, est mise à profit dans les maladies où l'indication est de révulser sur l'intestin, d'entretenir au moins la liberté du ventre, tout en se gardant de congestionner les parties supérieures du corps, le cerveau en particulier. Prise en boisson eu quantité convenable, à des intervalles raisonnables, elle est parfaitement supportée et elle augmente l'appétit. Elle ne purge alors ni ne constipe, et ce n'est qu'après plusieurs jours que les fortes doses produisent un effet laxatif ou purgatif chez quelq\ies buveurs, tandis que les autres ne s'aperçoivent aucunement à leurs fonctions intestinales de son emploi journalier régulièrement suivi. Les personnes affectées d'hémorrhoïdes voient avancer leur écoulement périodique ; la même action se produit sur les menstrues des femmes qui sont arrivées avec des règles diflîciles. Cette eau en boisson a un effet légèrement excitant sur le système nerveux ; mais cette excitation n'est presque jamais de longue durée et ne force pas à modifier son emploi, ni à plus forte raison à le suspendre, comme cela arrive assez fréquemment ailleurs.
L'eau de Niederbronn en bains et en douches augmente la perspiration cutanée, et rend perméable à la sueur l'enveloppe tégumentaire de sujets chez lesmels cette fonction était complètement abolie. Les bains et les douches activent aussi la circulation capillaire du derme de ceux qui, comme les personnes lymphatiques ou scrofuleuses, ont des affections de la peau qui ne reconnaissent pour cause que cette stase dans les petits vaisseaux sanguins.
C'est dans certaines affections du tube digestif, et spécialement dans l'embarras gastrique habituel, dans la dyspepsie, que l'usage, tant interne qu'externe, de l'eau deiN'iederbronn, donne des résultats heureux; quatre à huit verres d'eau, le matin à jeun, et espacés de dix à quinze minutes l'un de l'autre, sont la partie importante du traitement hydrominéral. C'est encore le même mode d'emploi et les mêmes doses qui conviennent à ceux qui ont une constipation habituelle ou opiniâtre, aux personnes qui ont des héraorrhoides internes ou externes, supprimées ou fluant mal, ce qui est la cause de leur malaise; il faut, dans ces deux derniers cas, associer à l'usage de l'eau en boisson et en bains généraux son administration en lavements. L'eau du iNïederhronn, qui a pour propriété physiologique de rendre la bile et le suc pancréatique plus fluides et plus abondants, se prescrit encore avec succès dans quelques maladies des organes annexes de la digestion, et particulièrement dans celles de la glande hépatique. Parmi ces affections, c'est surtout contre les calculs formés dans les conduits biliaires que l'eau de cette station a donné quelquefois des résultats inespérés. L'expérience a démontré que ce sont quatre ou six verres d'eau en boisson, et des bains à la fois frais et prolongés, qui donnent les succès les plus assurés. Dans les hypertrophies congestives du foie, il faut chercher à produire un effet laxatif et donner cette eau jusqu'à ce qu'elle le produise; les bains alors doivent être tièdes et courts.
Dans le IjTUphatisrae, et même dans la scrofule parfaitement caractérisée, les eaux de Niederbronn intiis et extra sont avantageusement employées. Toutefois, nous devons dire que, sans nier l'efficacité relative de cette eau dans ce cas, nous
240 iNIEDERBROMN.
regardons cependant ce poste minéral comme tout à fait secondaire contre ces manifestations morbides. L'action purgative ou au moins laxative de l'eau de Niederbronn à haute dose, son effet excitant peu prononcé, l'a fait administrer contre les prédispositions. aux congestions ou aux hémorrhagies cérébrales, et même lorsque ces états morbides se sont déjà produits depuis un certain temps. Les affections cutanées ne rentrent dans la sphère d'action des eaux de Niederbronn que lorsque les malades ont une constitution qui peut êti'e améliorée par les eaux chlorurées. Ainsi sont spécialement les sujets lymphatiques ou scrofuleux avec des eczémas humides.
Ceux qui ont chaque jour des selles plus ou moins fréquentes, à la suite de l'usage interne de l'eau de Niederbronn, ne sont pas longtemps à maigrir; et c'est pour le médecin l'indication que ces eaux, en boisson et en bains trèschauds, peuvent diminuer l'obésité chez certaines personnes d'un tempérament sanguin, qui préféreraient à cette infirmité une véritable maladie. Les eaux chlorurées, même faibles, à l'intérieur, en bains frais ou en applications hydi'othérapiques, sont reconstituantes, et conviennent aux personnes grasses chez lesquelles le développement excessif du tissu cellulaire graisseux est lié à un tempérament où les vaisseaux blancs dominent, et où des accidents occasionnés par une pléthore évidente ne sont pas à redouter. S'il en est autrement, c'est aux sources sulfatées magnésiennes et sodiques qu'il faut donner la préférence. Lorsque l'on veut traiter la chlorose et les troubles qu'elle engendre par les eaux de Niederbronn, il faut les prescrire à la dose de quatre à six verres, en bains frais de courte durée, en douches froides et instantanées, et en injections vaginales souvent renouvelées. Sous l'influence d'une pareille médication, l'état général s'améliore; le sang devient plus riche en globules rouges, le teint plus animé; les forces augmentent; les palpitations cessent, etc.; l'utérus se congestionne, et le flux menstruel apparaît ou réapparaît moins pénible, plus coloré, et les malades assistent de jour en jour à une guérison que les ferrugineux ne peuvent toujours donner. L'usage de cette eau convient encore dans les accidents rhumatismaux chroniques; mais il faut distinguer à quelle constitution l'on a affaire, et ne les employer jamais que sur ceux qui, tout en étant rhumatisants, sont en même temps lymphatiques ou scrofuleux. Les eaux de Niederbronn,'enfin, ont donné de bons résultats en boisson et en bains à M. le D"" Klein dans les péritonites chroniques consécutives à un refroidissement ou suite de couches, dans la pelvi-péritonite, les abcès du ligament large, pourvu que ces affections ne soient pas consécutives à une diathèse ou à un état pathologique qui ne doivent pas être favorablement modifiés par l'eau de Niederbronn.
Ces eaux sont contre-indiquées dans la phtliisie pulmonaire, quelle que soit sa période, dans les maladies du cœur et des gros vaisseaux, dans les affections cancéreuses, dans les fièvres intermittentes actuelles, dont elles aggravent les accès, et dans les accidents consécutifs à l'empoisonnement paludéen chronique (engorgement du foie et de la rate), auquel elles ne remédient nullement; au contraire, elles rappellent des accès fébriles disparus quelquefois depuis longtemps.
La durée de la cure est, en général, de trois semaines, mais il arrive souvent que les malades doivent prolonger pendant un mois ou six semaines leur séjour à la source pour retirer un profit véritable du traitement hydrominéral.
On exporte peu l'eau de Niederbronn. A. Rotureau.
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NIEDERHUBER. 241
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]\'IEDERHI]BER (IgxXatz). Médecin allemand distingué, est né à Ingolstadt le 20 février 1754 ; reçu docteur en médecine dans sa ville natale en 1777, il remplit d'abord les fonctions de médecin pensionné à Erding en Bavière, puis, à partir de 1791, les mêmes fonctions à Radstadt, en même temps qu'il était médecin des bains de AVildbad à Gastein; vers 1795 il revint cà l'Université d'Ingolstadt où il fut nommé prosecteur et répétiteur, et en 1799 professeur ordinaire d'anatomie et de médecine légale ; il suivit cette Université quand elle fut transférée à Landshut; nous le retrouvons en 1806 à Eggenfelden en Bavière, investi des fonctions de médecin officiel des tribunaux de la province. Il se retira finalement à Moosburg où il vécut jusqu'à un âge très-avancé. Nous citerons de lui :
1. Irntabûdas muscularis ad simpiices naturœ leges revocata. Dissert, inaug. Anglipoli, 1777, in-4''. — II. Théorie von den Krâften des Mechanismus des viensch lichen Kôrpers. Eine Skizze fur Anfânger in der practischen Anneiwissenschaft. jiiinchen u. Leipzig, 1786, in-8°. — III. Neuer grundlicher Unterricht, wie jeder Bewohner des Landes im Mangel eines Arêtes bei allen Fallcn aufstossender Krankheilen sich mit Nutzen helfen kann. Landfhut, 1789, in-8°, 2 vol. ; 2te Aufll. Ibid., 1792 (1791), in-8°, 2 vol. — IV. Einige nothwendige practische Erluuterungen iiber den niUzlichen Gebrauch des im Hochgebirge des Erzsliftes Salzburg gelegenen Gasteiner Wildbad. Gewidmet den Badegàslen aller Art und Standes. DICT. E.\c. 2= s. XHI. 16
2i2 NIEMEYER.
Salzburg, 1792, gv. in-S». —V. Une traduction : Th. Sydeniiam. Abhamllunq von dem Podagra ; ziir nolhwrndigen Warnung wider den gefâhrlichen Gebrauch specifisclt andpodafjrischer M'dtel. Am dem Latein. mit An?nerkunf/e>i. Landshut, 1792, in-8°. — \l. Entwurf einer medicinischen Polizeipflege bei herrschendeii Viehseuchen. Salzbui'g, 1795, gr. in-8°. — Vir. Ucber die menschlichen Temper ameute. Wien, 1798, gr. in-8°. — VIII. Entwurf einer planmàssigen Verfassung des Sanitâlswesens fiir deiitsche Provinzen. Mûnchen, 1802, (1801), in-S". — IX. Beitrâgezur Kullur der medicinischen und burgerlichen Bevôlkerungs- Polizei. Von dem Einfluss des Erzeugungsgescliâflcs und den Geburisverhàltnissen des Menschen auf die nchten Grnndsâlzc der Bevolkcrung. Munchen, 1805, gr. in-8°. Nebst 2 Kpfrii. ; aut. édit. Ibid., 1808, gr. iu-8°. — X. Ouvrages de mi>decine vétérinaire : voyez Gelehr.TeutscIdand. Bd. V, p. 451, 1797; autres ouvrages : voyez Kayser, Index libror., Bd. IV, p. 235,183k L. Un.
IVIEUER-LAIVGEIVAII Voy. LaNGENAU.
IX'IEDER-SELTERS. VoiJ. SelTERS.
!¥IELLE. Voy. Blé,. Céréales et Nigelle.
]XIEMA1\I1V (Johann-Friedrich). Né à Merseburg, dans le duché de Aiihalt- Dessau, en 1762 ; fut reçu docteur médecin à Halle le 25 septembre 1787. Il pratiqua quelque temps la médecine à Halberstadt, puis fut nommé conseiller d'État et membre du Conseil de santé .en 1800. Quelques années après il s'établit dans sa ville natale, à Mcrsebourg, et y exerça la médecine jusqu'à sa mort, arrivée en 1846. Niemann s'est fait remarquer par ses nombreuses publications sur l'hygiène publique, la médecine légale, la police médicale, les épidémies, la variole et la vaccine. Nous citerons parmi ses écrits :
I. Diswrtatio inauguralis exhibens nonmdla de digestione hiimana, imprimis ea quœ ventriculus prœstat. Halle, 1787, iii-S". — II. Gcdâcldnisstafel fiir Badende. llalberstadt, 1803, in-fol. — III. Haustafel zur Befôrderung der Kenntniss der Schutzpustel und ihrer Impfung. Halberst;idt, 1805, in-fol. — lY. Tasckenbucli fur Hauslhierârzte, Aerzte und OEconomen. Halberstadt 1804-1805, in-8°. — V. Anleitung zur Visitation der Apotheken und der ûbrigen Arznei-Vorrâthe, so ivie der chir. Apparate, welche mcdic. Polizei-Aufsicht fordern. Leipzig, 1807, in-8°, div. édit. 1809, 1811, 1831. — VI. Ueber Kuhpocken. Leipzig, 1811, in-S». — Vil. Handbuch der Staatsarzneiwissenschaft und staatsàrztl. Veterinàrkunde nach alpliabet. Ordnung fiir Aerzte, Medicinal-Polizeibeamte und Richter. Leipzig, 1815, in-8°. — VIIl. Versuch einer Uebersicht der Wundarzneikunde, mit Bezug auf die Arzneiwissenschaft und ilire Grundwissenschaften fur ârzlliche Gehïdfen im Civil und M'ditârstande. Leipzig et Halberstadt, 1816, 2 vol. in-S". — IX. Symbiofikon fiir ôffentliche und Privatârzte zur Erinnerung und Erholung . Leipzig, 1818, in-S». — X. Taschenbucli der Staals-Arzneiivissenschaft fur àrzte und Wundârzte. Leipzig, 1827-29, 2 vol. in-S". Le premier volume de cet important ouvrage a p(fUr titi-e : Gerichiliche, Arzneiwissenschaft 13- 520 p. ; le 2' volume : Medicinische Polizeiwissensckaff, est divisé en deux parties, savoir : I. Civil-Mcdicinalpolizei, 16-899 p.; II. Militâr-Medicinalpolizci , 15-556 p. — XI. Taschenbuch der Yelcrinârwissenschaft fiir Medicinalbeamte, Thierârzte und Œconomen.Le'ipzig, 1850, in-8°. — XII. VorsclUag zur schncllen Anwendung eines Dampfbades beiCholerakrankheiten, mittelst des Lôschens gebrannten Kalks. Aus cincm Schrciben an Prof. Kleincrt.
In Kleinert Extrabl. Choiera orientalis, n" 1831, p. 204 à 200. XII. Vn o-rand nombre
d'articles de journaux, sur la médecine populaire, la variole et la vaccine, la pharmacologie In N. Albersladt gemeiniilz. 1791 à 1799; Journal der Heilkunde de Hufeland, 1818 à 1824; Jahrbericht fur Pharmacologie de Berlin, iii'2'5. A. D.
IVIEMEI'ER (Les).
IKIEMEYER (Loqis-Henri-Chrétien). Né à Blumenau en juin 1775; fit ses études médicales à l'Université de Gottingue, et y fut reçu docteur le 25 septembre 1796. Il s'était fait remarquer, de bonne heure, par son ardent amour du travail, et, à peine âgé de dix-neuf ans, remporta au concours de l'Académie de Gottingue le prix de médecine, vivement disputé par de nombreux concurrents. Il venait de se fixer à Hanovre, lorsqu'il mourut dans cette ville le 3 mars 1800. Il a laissé :
NIEMEYER. 243
I. Commenlatio de commercio inter anwn pathemata, hepar bilemque, de caitsis cjiisdem, necnon de îisu et moderamine illius pro practicâ medkinœ expeclando. Gottingue, 1795, ^-4». — II. Dissertatio inaiiguralis de memlrualionis fine et usu. Gottingue, 1796, in-g» — III Materialen zur Erregunstheorie, publié par G. -F. SUhry. Gottingue, 1800, iu-S".
i!VlE:aEYER (Wilhelm-Herma^n). Né à Halle le 20 juin 1788. Fils du docteur en théologie Auguste Hermann, chancelier de l'Université. 11 fit ses études médicales dans sa ville natale, fut reçu docteur en 1813 et devint professeur titulaire de médecine. En 1827, il fut appelé à la direction de la Maternité, devint en 1858 conseiller secret et mourut le 26 mars 1840. Il a fondé un journal d'accouchement et de pratique médicale dont la collection est devenue rare. Il est également l'auteur de :
I. De origine paris quinti ncrvorum cerebri monographia. Halle, 1812, in-S". — II. Vcher die Einwirkung des Wehendranges auf das Seelenorgan. In ?iiemctjer Zeitschrift fier Geburtshiilfe und practische Medicin, 1828, p. 158 et suiv. — III. Das Gebârhaus der Universltât. Halle ah l.ehr-und Entbinduiigsanstalt. Ibid., p. 23 à 150. — IV. Dcitràge zur Pathologie und Thérapie der Gebursthitlfe. Ibid., p. 159 à 160. A. D.
Xiemeyer (Gael-Eduard). Médecin allemand de distinction, naquit à Halle en 1792, fit ses études et prit ses degrés dans sa ville natale et s'établit ensuite à Magdebourg où il exerça la médecine avec succès jusqu'à sa mort arrivée en 1857; il était médecin pensionné du cercle de Magdebourg et chevalier de quatrième classe de l'ordre de l'xVigle rouge (1855) ; le gouvernement prussien, pour le récompenser des services qu'il avait rendus dans l'armée en 1814, lui décerna la croix de fer, mais trop tard, car elle n'arriva que quelques jours après sa mort. Niemeyer a laissé :
I. Singularis in fœtupuellari abnormitalis exemplum. Halae, 1815 (1814), in-4''; 2 pl. — II. Beobachtungen iiber die Asialische Choiera. Auszug ans einem Reisebericlite an die kgl. Regierung zii Maqdeburg. Magdeburg, 1851, in-8"'. — III. Ein Fall von Henkrankheit . In Ca^pefs krit. Repertor. fur Heilk. Bd, XXIX (Bd. IX). H. 2, p. 276, 1851. L. Hn.
Xîeraeyer (Felix von) , l'illustre pathologiste allemand, que ses compatriotes enthousiastes placent à côté de Sydenham, de Boerliaave et de P. Frank, naquit à Magdebourg, le 31 décembre 1820; il était le fils de Carl-Eduard. 11 fit ses humanités au gymnase de sa ville natale, puis en 1839 se rendit à Halle pour étudier la médecine et y prit son grade de docteur en 1845. Il se rendit à Prague et à Vienne pour se perfectionner, et en 1844 s'établit à Magdebourg. Le public lui accorda rapidement sa confiance, et il ne tarda pas à être un praticien en vogue. La grande épidémie de choléra qui visita Magdebourg en 1848-49 fournit à Niemeyer l'occasion de sa première publication. En 1855 il obtint la direction de la section médicale de l'hôpital de Magdebourg, qu'il ambitionnait depuis longtemps, et dans cette situation se montra clinicien original et observateur sagace. Mais il n'eut réellement l'occasion de mettre bien en lumière ses qualités de clinicien qu'à l'époque oiî l'Université de Greifswald l'appela à la chaire de pathologie et de thérapeutique spéciales et à la direction de la clinique médicale de la faculté et de l'établissement des aliénés (1855) ; mais les ressources que lui offrait l'hôpital n'auraient pas suffi pour rendre son enseignement réellement complet et instructif, s'il n'avait mis à profit im mine autrement féconde, la polyclinique. C'est à cette époque (1858) qu'il mettait la dernière main à son excellent traité da pathologie interne, qui a été traduit dans loules les langues et a été le vrai modèle du genre. En 1860, Niemeyer quiua Greifswald pour Tubingue, qui lui offrait la chaire de pathologie
244 METZKI.
et la direction de la clinique interne ; l'accueil qu'il reçut dans sa nouvelle résidence lui fit oublier qu'il était un Allemand du Nord, et à partir de ce moment il refusa toutes les offres qui lui furent faites, quelque avantageuses qu'elles fussent ; en 1865 il fut nommé médecin consultant du roi de Wurtemberg et en 1866 anobli par lui. 11 était membre d'un grand nombre de sociétés savantes.
Niemeyer était un homme très-actif, ce que prouvent le grand nombre de publications qu'il mit au jour pendant les dix dernières années de sa vie et le grand nombre de dissertations dont il fournit les matériaux à ses élèves. 11 est certain même que ces occupations multiples finirent par altérer sa santé, et dans les dernières années de sa vie il dut beaucoup se restreindre ; vint la guerre de
1870 à laquelle Niemeyer prit une part active,' malgré l'état précaire de sa santé ; il eut à subir d'énormes fatigues dans les ambulances allemandes établies dans les environs de Pont-à-Mousson et vint mourir à Tubingue le 14 mars
1871 ; d'après Parker {Lancet, t. I, p. 29, 1872) il serait mort des suites d'un fongus hématûde de la vessie.
I. Die stjmptomatische Behandlung der Choiera mil besonderer Rûcksicht aufdie Bedeutung des Darmleidens. Magdeburg, 1849, gr. in-8°. — II. Klinische Mittheilungen aus dent stâdischen Krankenhame zu Magdeburg. Magdeb., 1855, in-8°. — Ht. Veber Haus- und Volkxmittel iind ïiber die Aufgaben der populàren Medicin. Tiibingen, tSôi, gr. in-S". — IV. Die epidemische Cerebro-spinal-Meningilis nack Beobachtungen iin Grossherzogth. Baden. lierlin, 1865, gr. in-S". — V. Lrhrbuch der speciellen Pathologie und Thérapie nni besonderer Riicksicht auf Physiologie u. pathoL Anatomie. Berlin, 1859-61, gr. in-8°, 2 vol.; 8° édit. Ibid., 1870, gr. in-8->. Trad. fr. Paris, 1865-66, in-8, etc. — VI. Die Behandlung der Korpulenz nach dem sogenannten Bantiiigsgslem. Berlin, 1866, in-8°. — Yll. Klinische Vortrâge i'tbcr die Lungenschwindsucht . Berlin, 1867, gr. in-8». Trad. fr. Paris, 1867, in-S". — Vlll. Ueber das Yerhalten der Eigenwàrme bel gesunden und Kranken Menschen. Berlin, 1869, gr. in-8°. L. Hn.
!\iETO DE FIXA (Cristob.\l), médecin espagnol du dix-huitième siècle, prit son grade de docteur probablement à l'Université de Séville. Il s'établit ensuite à Higuera la Real en Estramadure, où il devint médecin de la ville, et enfin alla se fixer à Séville. Il fut membre honoraire de l'Académie de N. Sra de la Esperanza et vice-président de la Société royale de Séville.
Nieto de Pifia a écrit un assez grand nombre de mémoires relatifs surtout à la topographie médicale, aux maladies régnantes, à l'hygiène publique, à la saignée comme moyen thérapeutique, etc., et dont la plupart ont été publiés par la Société royale de Séville. En voici l'énumération, d'après Morejon :
I. Disertacion sobre las enfermedades que en tuaijor numéro que en las demas cercanias acaecieron en la villa de Higuera la Beal y un caso pràctico spécial. Madrid, 1 754, in-S". — II. Dlscurso tnedico ; si se siga alguna utilidad prdctica d la medicina, viirando la saiigre sacade de las enfermas por mcdio de la sangria. Sevilla, 1766, in-S". — III. Oracion inaugural : de la atmôsfera del globo terràqueo. Sevilla, 1772, in-8°. — IV. Oracion inaugural : varias reflexiones sobre las inundaciones del rio en Sevilla, sus efectos ij causas evitables. Sevilla, 1785, in-8°. — V. Disertacion médico-prdctica : del recto usa de la sangrias en Sevilla. Sevilla, 1786, in-8"'. — Yl. Disertacion viédica. Defensa del aforismo hi, lib. 1" de Hipôcrates , llamado [mal] esterminador, leido en la real Socieda de medicina ij demas ciencias de Sevilla, etc. Sevilla, 1787,in-8°. — VII. Disertacion inaugural : del grave perjuicio que causa d la saludel uso de los licores conservados en vasijas de plomô, y cela
que debe tener el magistrato sobre este punfo. Sevilla, 1788, in-8. VIII. Disertacion mé-
dica en que se manifestan las utiles résultas de las emanaciones eléctricas pera la salud. Sevilla, 1789, in-8°. — IX. Disertacion mcdica, en la que se esponeel lugar de Uipôcrates libre de aère, aquis et locis, secc. 1% vers. 175 .• At enim mentiunlur homines, etc. Sevilla, 1789,in-8°. L. Hn.
XEETi'El (.\d.\m). Né à P.cine (Prusse) le 10 août 1714, était destiné par ses
NIGELLE. ■ 2io
pai-ents à l'état ecclésiastique, et alla d'abord étudier la théologie à Kœnigsberg ; mais il ne tarda pas à abandonner celle-ci pour la médecine, et il se rendit à- Halle, où il fat reçu docteur en 1753. En 1768, il fut nommé professeur extraordinaire de médecine à l'Université d'Altdorf, et tout aussitôt à Halle, où il fut promu au titre de professeur ordinaire en 1769. 11 est mort dans cette ville, le 26 septembre 1780. On connaît de lui :
I. Dissertatio de febribus complicatis in génère. Halle, 1753, in-4°. — II. Disseriatio decallorum circa ulcéra orlu, effertu, prœservalione et curatione. Halle, 1762, in-4°. — m. Dissertatio sistens tumoris hydropici in abdomine ciim flatulentiâ et molâ complicali casum notabilem quemdam. Halle, 1755, in-4°. — IV. Elementa patholoijiœ universœ. Halle, 175G, in-8° ; autre édit. Yverdon, 1766, in-S". — V. Dissertatio de morbi salutaris notione rite explicanda. Halle, 1770, in-i". — VI. Dissertatio de melhodo morbos in/Janimatorios a fulmine ortos curandi. Halle, 1771, in-4''. A. D.
NIECW'EXTIJT (Bernard), savant médecin et mathématicien, né le 10 août 1654 à \Yestç;rartdvk, village de Nord-Hollande, mort le 50 mai 1718 à Purmerend, près d'Amsterdam. Fils d'un pasteur, il montra néanmoins peu de goût pour la théologie, et préféra s'appliquer à l'étude des sciences. H se rendit à Utrecht, où il étudia simultanément les mathématiques, la médecine et le droit; doué d'un jugement remarquable, il ne se perdit pas dans les détails, et par la méthode qu'il apporta dans ses études fit de rapides progrès dans ces trois sciences. Après s'être fait recevoir docteur en médecine, en 1676, il choisit pour résidence la petite ville de Purmerend, où il acquit une grande réputation, autant par l'urbanité de ses manières que par sa science. Par la suite il devint bourgmestre de la ville et ne brigua point d'autres honneurs.
Nieuvfentijt publia divers ouvrages scientifiques, où il mit beaucoup de zèle à défendre les théories de Descartes et à combattre le calcul infmitésimal; il ne se tira pas avec honneur de ses discussions avec Leibniz, Bernouilli et Hermann. Son ouvrage sur l'existence de Dieu, démontré par les merveilles de la nature, eut plus de succès et fut traduit en plusieurs langues. Chateaubriand en a donné un extrait dans son Génie du Christianisme [\^^ part., liv. Y, eh. 3), et dit à ce sujet de l'auteur : « Le docteur est savant, sage, judicieux, 'mais sec. » La lecture de cet ouvrage, qui du reste n'est plus de notre temps, est rendue fort désagréable par son style diffus et les nombreuses répétitions qu'on y rencontre. — Voici du reste la liste des principaux ouvrages de Nieuwentijt :
I. De obstructionibus. Utrectit, 1676, in-4». — II. Considerationes circa analysées ad quantitates infinité parvas applicatce principia et calculi différent ialis usum in resolvendis problematibus geometricis. Amstelod., 1694, in-S". — IIl. Analysis infinitorum, seu curvilineorum proprietates ex polygonormyi natura deductœ. Ainstelod., 1695, in-S». — IV. Considerationes secundœ circa calculi differentialis principia, et responsio ad viruni nobilissimuni G. G. Leibnitium. Amstelod., 1696. in-8°. — V. Sur le nouvel usage des tables de sinus et des tangentes. In Journ. littér. de La Haye, 1714. — VI. Lettre à M. Bothnia de Burmannia sur le 21° article de ses météores. In Nouvelles littér., 1719. — VII. Hetregt gebruik de Wereltbeschouwingen. Amsterdam, 1715, 1716, 17'iO, 1725, 1727, 1754, in-4°. Trad'. franc, par Noguez, sous ce titre : L'Existence de Dieu démontrée par les merveilles de la nature, en trois parties , oii l'on traite de la structure du corps de l'homme, des éléments, des astres et de leurs divers effets. Paris, 1725, in-4''; Amsterdam, 1760, in-4'>. Trad. allem. parW.-C. Baumann, sous le ùtre : Erkenntniss des gôttlichen ]Yesens aus dem rechien Gebrauch der natûrlichen Dinge. Frankfurt, 1722, in-4°; FrankL u. Leipzig-, 1751; autre trad. allem. ^ar Se^ner : fiechler Gebrauch der Welt-Betrachtunq.
lena, 1747, in-4°. YIII. Une réfutation de Spinosa (en hollandais). Amsterdam, 172'J.
in-4°. L. Hx.
IVICELLE {Nigella T.). Genre de plantes de la famille des Renonculacées, série des Ancolies ou Helléborées, dans lequel nous avons réimi les deux anciens
n6 NIGELLE.
genres Nigella des auteurs et Garidella de Linné. L'espèce qu'il est le plus facile d'étudier, dans le genre ainsi conçu, est celle que nous avons appelée Nigella Garidella, plante que Tournefort a considérée comme le type d'un genre particulier, et que Linné a nommée Garidella Nigellastruni. Son réceptacle a la forme d'un cône qui porte successivement un calice polysépale et une corolle polypétale réguliers, un nombre indéterminé d'étamines et un gynécée di- ou tricarpellé. Les sépales sont au nombre de cinq, disposés dans le bouton en préfloraison quinconciale. Les pétales(?) sont également au nombre de cinq, et, chose remarquable, ils sont superposés aux sépales. Les étamines sont hypogynes, inégales entre elles, composées chacune d'un filet libre et d'une anthère basifixe, sous laquelle le sommet du filet se renfle en deux petites saillies latérales. L'anthère est biloculaire, introrse, déhiscente par deux fentes longitudinales, dont la lèvre extérieure se déjette fortement en dehors après la déhiscence. Ces étamines sont disposées sur huit séries rayonnantes, et chaque série n'en renferme qu'un trèspetit nombre. Chaque carpelle se compose d'un ovaire uniloculaire, surmonté d'un style court et parcouru en dedans par un sillon longitudinal. En haut du style, les bords du sillon se déjettent un peu en dehors et se l'ecouvrent de papilles stigmatiques. Dans l'intérieur de chaque ovaire, qui est uni inférieurement aux ovaires voisins, dans une étendue variable de son angle interne, on remarque un placenta pariétal, occupant le bord ventral et portant deux séries verticales d'ovules anatropes qui sont à peu près horizontaux et se regai'dent par leurs raphés. Les pistils deviennent autant de follicules, unis entre eux jusqu'à une hauteur variable et s'ouvrant suivant leur angle interne pour laisser échapper des graines à embryon peu considérable, situé près du sommet d'un albumen charnu abondant. Au niveau de l'insertion des étamines, le réceptacle se renfle en un disque hypogyne peu épais , et il forme un bourrelet saillant en dehors de la base du calice. Le N. Garidella est une jilante de la région méditerranéenne, herbacée, annuelle, à tiges et rameaux dressés, anguleux, à feuilles alternes, décomposées-pinnées, multifides, à fleurs terminales solitaires. Les autres Nigelles ne diffèrent du N. Garidella que par des caractères de très-peu de valeur; et l'on peut dire qu'elles ne s'en distinguent que par le nombre plus considérable des pièces de leur corolle, de leur androcée et de leur gynécée. Si l'on examine, en effet, la fleur du iV. arvensis L., on voit que son périanthe est formé de cinq sépales et de huit pétales ; différence entre les deux verticilles du périanthe, qui surprend d'abord. Mais, quand on examine la situation réciproque des sépales et des pétales, on voit que, tandis que les sépales latéraux ont chacun un pétale qui leur est superposé, comme dans la Garidelle, les trois autres sépales ont devant eux deux pétales chacun. On doit donc considérer les Nigelles comme ayant une corolle de cinq pétales superposés aux sépales, et dont trois se sont dédoublés. Les étamines sont organisées comme celles de la Garidelle et disposées comme elles en spirale. Seulement les spirales secondaires, au nombre de huit, qui viennent aboutir aux pétales, sont espacées et très-visibles. Les étamines ont, par suite, l'apparence d'organes superposés en séries verticales. De plus, chaque série comprend un nombre bien plus considérable d'étamines. Le gynécée est formé de quatre ou cinq carpelles qui ne répondent exactement, ni .aux sépales, ni à leurs intervalles. Ils sont insérés très-obliquement, par leurs bases, sur un réceptacle fort saillant au centre, de manière à paraître unis en un ovaire pluriloculaire jusqu'à une certaine hauteur. Libres à leur sommet, ils s atténuent supérieurement chacun en un style garni vers son extrémité de pa-
MGELLE. 247
pilles sligmatiques. Dans l'angle interne de chaque ovaire est un placenta niultiovulé, comme celui de la Garidelle, et le fruit se compose de cinq follicules unis inférieurement et déhiscents par leur angle interne. Tandis que toutes les autres Nigelles ont les fleurs bleues ou blanchâtres, le N. orientalis L., dont on a fait le tvpe d'un petit groupe particulier, les a jaunâtres, avec des étamines rapprochées les unes des autres et conservant l'apparence de leur disposition en spirale, sans se partager en faisceaux. Leurs carpelles sont très-variables quant au nombre; ils ne sont unis que par la portion inférieure de leurs ovaires. Les graines sont aplaties, orbiculaires et bordées d'une courte membrane. La Nigelle de Damas {N. damascœna L.), qu'on cultive dans nos jardins, a été considérée comme le type d'un genre particulier, sous le nom d'Erobatos, à cause de l'organisation de son ovaire et de son fruit. Les loges ovariennes, ordinairement au nombre de cinq, sont unies entre elles dans presque toute leur étendue, et sont surmontées d'autant de styles libres, aigus et persistants. Le fruit est une capsule qui, à sa maturité, s'ouvi'e par cinq fentes rayonnantes, partageant en deux moitiés la base des styles et le sommet des cinq loges. En outre, la paroi convexe de ces loges se dédouble en deux feuillets, l'un extérieur, qui conserve sa position normale, et l'autre intérieur, qui s'applique contre les graines. Il en résulte, en dehors de chaque loge, une fausse-loge qui se produit dans l'épaisseur même des parois du péricarpe. Les ovules sont nombreux, disposés sur deux séries verticales; ils se transforment en graines à surface ridée et rugueuse et à embryon peu volumineux, situé près du sommet d'un albumen charnu abondant. Toutes ces plantes que nous avons réunies dans un seul genre Nigelle sont des herbes annuelles, originaires de l'Europe tempérée et de l'Asie occidentale. Leurs feuilles sont alternes, profondément partagées en segments étroits, pinnatiséquées. Leurs fleurs sont terminales et solitaires. Dans le iV. damascœna, ces feuilles, transformées en bractées, forment une sorte d'involucre sous le calice. La plupart des Nigelles ci-dessus citées ont joué un certain rôle dans la pratique. Le iV. arvensis (L., Spec, 755), à tort appelé Nielle, commun en été dans nos moissons, porte quelquefois le nom de Poivrette. Les graines, comme celles de plusieurs congénères, sont en effet piquantes, stimulantes, et peuvent remplacer le poivre comme condiment. On les dit sternutatoires. Bulliard a vu aussi cautériser les dents cariées par l'application dans leur cavité d'une ou deux de ses graines, et faire ainsi cesser l'odontalgie. Est-ce bien de cette plante qu'ont parlé Dioscoride, et, plus tard, Lebouc {Traçjus) et Hoffmann, quand ils ont dit qu'elle est des plus suspectes et même qu'elle peut causer la mort? LeiV. damascœna (L., Spec, 753) ou Nigelle de Damas, Patte d'araignée, Cheveux de Vénus, espèce méridionale, fréquemment cultivée, a une grande réputation comme médicament parmi les Orientaux. Jadis ils l'employaient non-seulement comme condiment, mais encore comme aphrodisiaque, reconstituant. Olivier rapporte dans son Voyage en Orient (II, 168) que la graine torréfiée, mise en pâte et mélangée avec les hermodactes, l'ambre gris, le musc, le bézoard, la cannelle, le gingembre et le sucre, sert, chez les Égyptiens, à faire une conserve à laquelle les femmes attachent le plus grand prix. Elles la regardent comme propre à donner de l'appétit, à faire naître les désirs et à augmenter l'embonpoint. Ces graines ont, dit-on, une odeur légère de fraises ; « elles passent, disent Mérat et de Lens, pour fortifiantes, carminatives, céphaliques, emménagogues, diurétiques, etc., en infusion vineuse à la dose d'un gros. On les emploie en Orient dans les affections catarrhales, l'asthme pituiteux, les vertiges, lacéphalal-
248 NIGRISOLI.
gie, pour rétablir les règles, etc.; elles entrent dans plusieurs médicaments composés, aphrodisiaques ou condiraentaires ». La Nigelle cultivée (N. saliva L.) est une espèce originaire de l'Orient. Les Arabes nomment ses graines Habesodé ou Abésodé, ainsi que l'indique Sonnini {Voij., II, 260). Olivier applique cependant ce nom à l'espèce précédente. De temps immémorial, on a employé ces « semences bénites » comme condiment, et le fait est déjà relaté dans les Ecritures, au Livre d'Esdras. On en fait une poudre qu'on sème sur le pain, en Perse, au Caire, où Belon les a vu vendre en quantité pour cet usage , dans l'Inde, où elles entrent dans la confection du Karnj. Dans plusieurs parties de l'Allemagne on en assaisonne les sauces : d'où leur nom de Toiite-épice. On assure en Orient qu'elles facilitent la digestion, qu'elles font engraisser, qu'elles rendent les femmes fécondes. Hippocrate aurait, an-on, connu cette propriété. Arnauld de Villeneuve y croyait. Il employait, an Cazin {PI. méd. indig., éd. 3, 681), la formule suivante comme un puissant emménagogue : « Succi mercurial. mell. « despurnati an. une. 1 farin. Nigellœ une. i ^ v. q. s. ut possint confici pilulae< « Da mulieri 2 v. 3 singulis noctibus, quando menstrua debent venire, et tune « menstrua veulent copiose. Non sol um provocant hfec pilulae menstrua, sedetiara « praeparant ad conceptum etmatricem mundiûcant «.Varandal [Varendœus), au rapport de J. Dolaeus {Encycl. med. de chlorosi (1688), lib. V, p. 700), employait cette formule avec un succès constant; il en divisait un gros en six pilules et en faisait prendre deux chaque soir pendant trois jours. D'après ces témoignages, la semence de Nigelle aurait sur l'utérus une action spéciale qui mérite toute l'attention des thérapeutistes, et que je me propose de vérifier. « Notre propre expérience, dit Bodart, nous a prouvé qu'elle est susceptible de provoquer et d'augmenter la sécrétion du lait. Pegrilhe lui accorde la faculté anthelminthique ». II y a, d'après Royle, une Nigelle indienne qui, dans l'Afghanistan, sert à aromatiser les aliments et qui, désignée dans ce pays sous le nom de Siah- Dana, pourrait bien être le Cumin noir de l'Écriture. Pour plusieurs auteurs, c'est le N. saliva. Le iV. indica Pioxb. (Kaîn-jira), plante condiment;iire des Indiens, n'est sans doute qu'une variété de la précédente. Les principes aromatiques de toutes ces graines existent dans les téguments. On les en extrait à l'aide de l'alcool. Reinsch y a découvert de la Nigelline, principe mal connu, jaunâtre, liquide, se solidifiant par dessiccation, amer et soluble dans l'eau et dans l'alcool, insoluble dans l'éther. Son existence a été contestée, et l'analyse chimique des Nigelles est encore à faire. H. B.n.
TouR.NEF.,/«s/. Ri'Â herb., 271, t. 144. — Adan-s., Fam. des plant., II, 548. — L., Gen., n. 70'2. — \iZ.,Prodr., I, 46. — Gdibocrt, Brog. sinipL, éd. 6, III, 754. — Rosexth., Sijnops. plant, diaphor., 615. — H. Baillo.n. Histoire des plantes, I, 8, 79, 82, 84, fig. 15-26.
IVIGELL1\E. Voij. Nigelle.
NIGRISOLI (les deux).
iVigrisoli (GiROLAMo), médecin italien, né en 1621, mort à Ferrare en 1689, après avoir exercé la médecine et enseigné publiquement la philosophie dans cette ville. Il a publié un recueil sur lequel a Gilbert essaya de rappeler l'attention en renouvelant l'emploi d'un moyen proposé par lui dans le traitement de diverses affections de l'utérus, savoir : l'application directe et immédiate des sangsues sur cet organe. » Voici le titre de cet ouvrage :
Progytnnasurala, in quibus novum prœsidium medicum, apposilio videlicet hirudinum htiternœ parti iiteri, in puerperis ac mensium siippressione exponitur, rationibus, auclori-
NIHELL. 249
tatibus et experirnentis confirmatur , de vena in febribus malignis secanda disseritur, etc. Guastalla, 1665, in-4°.
X'îgrisoli (Francesco-Maria) , fils du précédent, naquit en 1648 à Ferrare, où il est mort le 10 décembre 1727. Il étudia la médecine sous la direction de son père, et avec un tel succès que peu après sa promotion au grade de docteur il fut nommé premier médecin de la ville de Comacchio. Il ne conserva cette charge que pendant trois ans, au bout desquels il fut appelé à Ferrare pour enseigner à l'Université l'anatomie et faire les dissections ; après quoi il remplit successivement les chaires de professeur de médecine théorique et de médecine pratique ; enfin il fut nommé premier professeur de philosophie. On connaît de lui :
I. DelV analomia ckirurgica délie glandole. Ferrare, 1681-82, in-8''. (Publié sous le nom de Francesco-Maria-Gilio da Pesaro.) — II. Ad anchoram sanciatorum Johannis-Cornelii Weeber, observationes a medico Ferrariensi hahitœ. Ferrare, 1687 (anonyme). — III. Febris China ChincB e.xpugnata, seu illustrium aliquot virorum opuscula quœ veram tradunt methodum febres Cliiiia Chinœ curandi : collegit niedicus Ferrareiisis. Ferrare, 1687, in-4'' (anonyme); ibid., 1700, in-4° (avec le nom de >'igrisoli). — IV. Anonymi tradatus varii de morbis ad recsntiorem menlein coiicinnali, nunc primum in uniiin collecli, nohUis aucti et publici juris fncti. Ferrare, 1690, in-S". — V. Lellera del dotlor Francesco-Maria Nigrisoli, cui si conliene Vargomcnto, l'idea,e disposizione d'un opéra, il di oui lilolo è ; Considerazioni intorno alla generazione deviventi, etc. Ferrare, 1710, 10-4°. — VI. Considerazioni inlorno alla generazione de' viventi e particolarnicnte de mosCri. Ferrare, 1712, in-4''. — VII. Lettera sopra Vinvasione fatta da tapi nelle campagne di Roma l'anno 1690. Ferrare, 1693, in-4°. — VIII. De charta ejusque usu apud anliquos. Venise, 1699, in-4''. — IX. Parère del doltor Francesco-Maria Nigrisoli, intorno alla corrente epidemia degli animali bovini. Ferrare, 1713, in-S". — X. I)e onocrotalo exercitaiio subcesiva. Ferrare, 1720. — XI. Pharmacopœ Ferrariensis prodromus, seu delerniinationes et animadversiones circa plurium medicanientoium compositionem Jutbilce, etc. Ferrare, 1725, in-4°. — XII. Consigli medici multi nella volgar lingua italiana, altri nelV idioma latino. Ferrare, 1726, 2 vol. ia-i".
!\IGRITIE. (Géographie médicale). La Nigrltie comprend ; la Sénégambie, la Guinée, le Congo, la iXigritie propre ou Soudan. Des articles sont consacrés dans ce Dictioimaire à la Sénégambie et au Soudan; un article unique embrasse le Congo et la Guinée (avec le Gabon). Voy. GauéE, Sé^éuxubie, Sùuû\s. D.
IV'IHELL (Les).
Kiheli (Jacques). Médecin d'origine irlandaise, qui pratiqua son art à Cadix, dans la première moitié du dix-huitième siècle. S'étant épris des observations de Solano sur le pouls, il alla trouver ce médecin à Antequerra, pour s'instruire auprès de lui. Plus tard il publia un abrégé de l'ouvrage de Solano en y ajout^mt le iruit de ses observations propres, et le dédia à Richard Mead.
New and extraordinary Observations concerning tlie Prédiction of uarious Crises of the Puise. London, 1741, in-8°.
Kous ne savons si ce Nihell est le parent de la femme-médecin dont il est question ci-après.
Xiheil (Elisabeth). Cette sage-femme, qui exerçait à Londres vers le milieu du dix-huitième siècle, mérite cette mention qu'elle a plaidé dans un ouvrage spécial la cause des accoucheuses, et essayé de prouver que la pratique des accouchements devait être réservée aux femmes. En même temps, elle s'est élevée IbrtemeLt contre l'abus des instruments obstétricaux.
Treatise of the Art of Midioifery setting forth varions Abuses Iherein, especially as to Ihe Practice with Instruments. London, 1760, in-8°.— .\n answer to the author of the Crilic /^ei'/ezi), etc. Londres, 1760, in-8°. D.
250 NINNIN.
iViniL ALBUM. Voy. Zinc.
KiKA COMESTIBLE. Voy. Salicoque et Crevette.
NILBÉDOUSI. Nom indien d'un arbre toujours vert, qui croît au Malabar et dont les feuilles donnent un suc qu'on mêle au lait de coco comme vermifuge.
Rheede. Hortiis malabaricus, P^-
rviLLGUÊ. Nom donné au Chili à une plante du groupe des Composées- Radiées, dont l'infusion est employée comme fébrifuge.
Feuillée. Chili. II, 759. Pl.
IVILOUFAB. Nom arabe des Nymphœa du Nil et peut-être des ISelumbo, qui y croissaient aussi autrefois {voy. Nénuphar). Bn.
IVTL TUTIYA. Le remède qui se vend sous ce nom dans les bazars de l'Inde est du sulfate de cuivre. D.
NIMMO (les). Nom porté par un assez grand nombi'e de médecins écossais; nous ne citerons que :
NiMjio (John), né vers 1780, reçu docteur en médecine à l'Université d'Edimbourg en 1804; il exerça longtemps avec succès la jiiédecine à Glasgow. L'époque de sa mort nous est inconnue.
Nous connaissons de Nimmo :
I. Tentamen inaugurale de quihusdam fœtui piopriis. Edinburgi, 1804, gr. in-8°. — IJ. Mémorial relative to a Motion for establishing a System of Out-patients ta the Glasyow Infirtnary. Glasgow, 1814, in-8°. — III. Expériences faites avec les semences et l'huile de croton. la Journ. ofSc, Lit. and Arts, n° 25, et Gerson und Julius Magazin der auslândischen Heilkunde, Bd. IV, p. 112, 1822. — IV. Sur la purification de l'huile de térébenthine (Meylink Bibliolh.). In Bûchner's Repcrtorium fur Pharm., Bd. XXVIII, p. 427, 1828. L. Hx.
]\'I]VG1 OU l\i;\'GlCK. Nom donné par les nègres de Sierra Leone à la racine d'une plante qui nous est inconnue, et dont ils préparent une espèce de bière forte.
GoLBERRY. Voyage, II, 381. — Mérat et de Lens. Dictionnaire de matière médicale, IV, 625.
Pi.
1\'IIVGILAI>I. Nom donné en Algérie à de petites graines indiquées par Mérat et de Lens, dans leur Dictionnaire de matière médicale, comme employées par les Arabes à titre de diurétique. Elles sont « inodores, insipides, ovales, unies, lisses, très-comprimées, jaunâtres. » Broyées avec de l'huile, on les applique sur les brûlures. Màcliées dans la bouche, elles y forment une pâte douce comme celle de nos céréales. Ce sont probablement des fruits de Graminées.
Mérat et de Lens. Dictionnaire de matière médicale, IV, 625. Pl.
]Vli\l\liV (Henry), médecin français, naquit à Poix (Champagne) le 11 février 1722. Reçu docteur à la faculté de médecine de Reims, il fit plusieurs campagnes en Allemagne et en Espagne et remplit, jusqu'en 1788, paraît-il, les fonctions de médecin de l'artillerie et d'inspecteur des hôpitaux militaires. U ne possédait probablement pas encore ces derniers titres en 1754, puisque, en tête de sa traduction de Celse, il ne se donne que les qualifications de : « Docteur régent de la faculté de médecine de Rheims et médecin ordinaire de sou Altesse Sérénissime Monseigneur le comte de Clermont, prince du sang. » 1' fut plus tard médecin consultant du roi Louis XY.
NIOBIUM. 251
On doit à Ninnin une :
Traduction des ouvrages d'Aiir. Corn. Celse, sur la médecine. Paris, 'Vincent, 1754, 2 vol. in-S" (a\ec dédicace au comte de Clermont). L. Hn.
KIXSI, KIXSIIV, iMXDSlIV, XiSJl. On désigne sous ce nom une plante appartenant à la famille des OmLcllifères et au genre Snm ou Berle. C'est le Siwn Ninsi L. que les botanistes regardent comme une simple variété du Sium Sisarmn L. ou Chervi. 11 ne faut pas conlondre sa racine avec celle du Ginseng, de la famille des Arabacées [voy. Berle et GI^sEi^G). Pl-
INTOBIQUE (Acide). C'est le corps que Rose avait pris pour un acide hyponiobique. Celui qu'il appelait acide niobique INbO^ était un mélange d'acide hyponiobique et d'acide taulalique [voyez Niobium). D.
jVlOBit^l. }sb = 47. Les minerais qui renferment ce métal sont trèsrares ; ce sont : la colombite, formée principalement de niobates ferreux et manganeux ; la samarskite est un niobate d'urane ; la fergusonite et la lyrite sont des niobates d'yttria; Veuxénite est du niobotitanate d'yttria et d'urane. Ces minéraux renferment en outre beaucoup d'autres métaux. Les acides stannique et tilanique y existent presque toujours.
Extraction. On réduit l'un ou l'autre des minerais de niobium en poudre fine, on mélange cette poudre avec trois fois son poids de bisulfate de potasse; on fait fondre le mélange dans une marmite en fonte. Après refroidissement, on reprend la masse par de l'eau bouillante additionnée d'acido cblorbydrique. Tous les métaux se dissolvent, et il ne reste que les acides niobique et titanique, qu'il s'agit de séparer. Pour obtenir ce résultat, on fait dissoudre le mélange de ces acides dans de l'acide fluorbydrique, qui transforme les deux acides, l'acide niobique en acide fluoxyniobique, et l'acide tantalique en acide fluotantalique. La séparation est basée sur la différence de solubilité du fluoxyniobale et du fluotantalate de potasse dans l'eau.
La dissolution des acides niobique et tantalique dans l'acide fluorbydrique opérée, on ajoute à la solution bouillante 0s%25 de fluorhydrate de fluorure de potassium par gramme d'acides employés ; par le refroidissement, le fluotantalate de potasse, qui exige 157 parties d'eau bouillante pour se dissoudre, se dépose en fines aiguilles que l'on sépare, par le filtre, de la dissolution. On ajoute de nouveau une petite quantité de fluorhydrate de fluorure de potassium ; par le refroidissement, il se dépose une nouvelle quantité d'aiguilles de fluotitanate de potasse, et on continue ainsi jusqu'à ce que les aiguilles soient mélangées de lamelles de fluoxyniobale de potasse ; on ajoute au mélange une petite quantité d'eau froide, et le dernier sel, qui n'exige que 12^', 5 d'eau pour se dissoudre, entre seul en solution. Le fluoxyniobale de potasse ainsi séparé est décomposé à chaud par l'acide sulfurique ; il se forme du sulfate de potasse, de l'acide fluorhydrique qui se dégage, et de l'acide niobique qui se précipite.
On n'est pas encore parvenu à obtenir le niobium pur de l'acide niobique. Rose a traité le fluoxyniobale de potasse par le sodium, mais on n'obtient ainsi qu'un oxyde inférieur de Niobium NbO.
Marignac a commencé par transformer le fluoxyniobate de potasse en fluoniobate, en faisant bouillir le premier dans un excès d'acide fluorbydrique. Le fluoniobate ainsi obtenu a été chauffé dans un creuset, sous une couche de sel ma-
252 NIOBIUM.
4'in, avec moitié de son poids de sodium. La réaction est très-vive ; on obtient du fluorure de sodium et du aiobium. On lave le résidu avec une dissolution faible «t froide d'acide fluorhydrique, qui laisse le niobium sous la forme d'une poudre noire ou grise.
Cette poudre n'est pas du niobium pur, mais un hydrure de niobium. L'hy- ■drogène uni au niobium provient de la décomposition de l'eau par l'excès de sodium employé. On ne parvient pas à lui enlever cet hydrogène, même en le ■calcinant au rouge blanc dans un courant d'azote.
En substituant l'aluminium au sodium, la réaction a lieu très-facilement, mais le niobium réduit forme un alliage avec l'excès d'aluminium employé ; cet alliage est formé de 53 pour 100 de niobium et de 47 pour 100 d'aluminium.
L'hydrui'e de niobium donne de l'eau quand ou le cliauffe dans un courant 'd'oxygène, et il reste de l'acide niobique. Chauffé au contact de l'air, il prend feu, et se transforme en acide niobique.
Chlorures de niobium. On en connaît deux : le chlorure NbCl^ et l'oxychlo- Ture NbO^CP.
On obtient le chlorure niobique en faisant passer du chlore sur un mélange de charbon et d'acide niobique chauffé au rouge dans un tube de porcelaine ; il •se forme de l'oxyde de carbone et du chlorure de niobium volatil qui se condense dans le récipient. 11 se présente sous la forme d'une masse cristalline jaune fusible à 194" et volatil à 240°, 5. Sa densité de vapeur est de 158,8. L'eau le décompose en acides niobique et chlorhydrique :
NbCl^ -h 5H0 = INbO^ + 511C1.
L'alcool le dissout à froid ; si on fait bouillir la solution, il se forme de l'éther •chlorhydrique et de l'acide chlorhydrique, et il reste un liquide sirupeux, que H. Rose croit être de l'éther niobique (niobate d'éthyle).
Oxychlorure de niobium. NbO^Cl^. On l'obtient en faisant passer des vapeurs de chlorure de niobium sur de l'acide niobique chauffé au rouge dans un tube de porcelaine. 11 est blanc et d'un éclat soyeux, infusible, mais volatil; densité de vapeur := H4. L'eau le décompose en acides chlorhydrique et niobique :
NbO^CP + 3H0 = NbO^ + oHCl.
Lorsqu'on fait passer des vapeurs d'oxychlorure de niobium sur des fils de magnésium, il se forme du chlorure de magnésium et du protoxyde de niobium NbO, qui reste sous forme de petits cristaux brillants. Cet oxyde est transformé de nouveau en oxychlorure, lorsqu'on le traite à chaud par un courant de chlore. L'acide chlorhydrique bouillant le transforme en chlorure de niobium et en eau. La potasse caustique le dissout, il se forme du chlorure de potassium et du niobate de potasse, tous les deux solubles :
NbO^CP + 4K0 = 5lvCl + NbO^KO.
Oxyclilorure Potasse. Chlorure Niobate
de niobium. de potassium. de potasse.
Oxydes de niobium. On en connaît trois : le protoxyde i\bO^, le bioxyde KbO* et l'acide niobique NbO^
Protoxyde. On l'obtient en traitant le fluoxyniobate de potasse par le sodium (voy. plus haut). H. Rose avait pris cet oxyde pour le métal même, mais Marignac a prouvé que c'était le protoxyde du métal, car il n'absorbe, pour se transformer en acide niobique, que les quatre cinquièmes de l'oxygène qu'il faudrait pour transl'ormer le niobium dans le même acide.
NIONGIOGAM. 255
Le protoxyde de niobium se présente sous la forme d'une poudre brune ou noire, l'acide chlorhydrique le dissout pour former une solution d'oxychlorure de niobium. L'acide nitrique ne l'attaque pas. L'acide sulfurique concentré le dissout avec une couleur brune; l'eau précipite l'oxyde de cette dissolution. L'acide tluorhydrique le dissout et le transforme en acide fluoxyniobique, qu'un excès d'acide ilaorhydrique bouillant change en fluorure de niobium.
Bioxyde de niobium. ^bO\ On l'obtient en faisant passer un courant d'hydrogène pur et sec sur de l'acide niobique, très-pur aussi, chauffé au rouge blanc dans un tube de porcelaine. Ce bioxyde se présente sous la forme d'une poudre noire, avec reflets bleuâtres, homogène et très-dense. C'est un oxyde singulier ne se combinant ni avec les acides ni avec les bases; ni l'eau ni les acides ne l'attaquent ; chauffé au contact de l'air, il prend feu et se transforme en acide niobique.
Acide niobique. NbO". Nous avons vu qu'on obtenait cet acide en faisant fondre les minerais de niobium avec du bisulfate de potasse ; mais pour l'avoir pur, il faut décomposer le chlorure, l'oxychlorure, le fluorure ou l'oxyfluorure de niobium par de l'acide sulfurique concentré; on ajoute ensuite de l'eau froide et l'on fait bouillir; l'acide niobique se dépose, on le lave et on le fait sécher.
L'acide niobique est blanc; quand on le chauffe, il jaunit pour redevenir blanc par le refroidissement. Sa densité peut varier de 4,57 à 5,94, suivant qu'il a été soumis aune température moins ou plus élevée, Les' acides ne le dissolvent pas; l'acide sulfurique concentré cependant le dissout ; mais en ajoutant de l'eau à la solution et faisant bouillir, tout l'acide niobique se sépare. 11 est soluble dans les dissolutions d'alcalis caustiques, s'il a été récemment précipité; calciné, il ne se combine aux alcalis que par la fusion.
Niobates métalliques. Tous les niobates métalliques sont insolubles dans l'eau, les niobates alcalins exceptés. Ces derniers s'obtiennent en faisant fondre l'acide niobique avec un excès de cai'bonate de potasse et de soude; on traite le produit refroidi par une petite quantité d'eau, qui dissout l'excès de l'alcali employé ; puis on fait dissoudre le résidu dans de l'eau, au filtre, et on évapore dans le vide de la machine pneumatique.
Le niobale de potasse ou de soude cristallise très-bien.
Les niobates alcalins ont pour caractères de prendre une belle coloration bleue quand on les traite par de l'acide chlorhydrique et une lame de zinc; ce précipité bleu est probablement un oxyde intermédiaire du niobium, sa constitution n'a pas encore été examinée.
Les niobates alcalins sont décomposés par les acides, le chlorure d'ammonium, le nitrate d'argent, le cyanure de potassium.
Une infusion de noix de galle produit dans les solutions acides de niobate alcalin un précipité volumineux, d'un rouge foncé ; cette réaction est caractéristique, la présence de l'acide tartrique dans la solution empêche cette réaction de se produire.
Les autres niobates métalliques étant insolubles peuvent tous être préparés par la double décomposition d'un niobate alcalin par le sel soluble métallique que l'on veut transformer en niobate. Lutz.
. lVIOi\GlOG.4M. On donne ce nom, aux îles Philippines, à une plante dont le fruit est employé comme vermifuge. La saveur en est agréable, mais il cause lo