‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.65Chapitre 29 sur 90 · NOLI-ME-TANGERE · texte numérisé non relu

NOLI-ME-TANGERE

jialesclechim.et phys., t. X; Journ.de Dot., 1. 1", p. 247, et dons la collect. du Biill.de Ihcr les t. XI, p. 51 ; t. X, p. 28, 286 ; t. XVIII, p. 143 ; t. XXXVI, p. 520. 83, 282, 576 ; t. XXXI, 458; t. XL, p. 529 ; t. XXXVII, p. 42, 426 ; t. XLV, p. 228 ; t. XLVII, p. 50 ; t. XLIV, p. 266 ; t. LVIII, p. 568 ; t. LIX, p. 138 ; t. LUI, p. 188 ; t. XLIX, p. 557 ; t. LXII, p. 277 ; l. lAIII. p. 42; t. LXIV, p. 228; t. LXIV, p. 529; t. LXXII, p. 195; t. LXXXVI, p. m; Annuaire de Bouchardat, 18G3, p. 65, 1868, p. 33. E. L

IVOLAXE. Noiana, L. Genre de plantes dicotylédones, appartenant à la famille des Nolanées et dont le type est ImNolane étalée (Nolana prostrata, L.).

C'est une plante annuelle du Pérou, qu'on cultive en pleine terre dans nos jardins botaniques. Ses tiges tendres, herbacées, étalées, portent des feuilles alternes, géminées, très-tendres. Les fleurs sont bleues, solilaires à l'aisselle des feuilles : les fruits sont formés de cinq carpelles arrondis, charnus, à noyau osseux contenant des graines réniformes à albumen charnu.

Les Nolanées forment un groupe intermédiaire entre les Solanées et les Borraginées. Les plantes qui le composent n'ont qu'un faible intérêt au point de vue médical. Les graines du Nolana prostrata sont utilisées pour la nourriture de la volaille ; d'oiî le nom de N. gallinacea que leur a donné Persoon.

BiBLionnAPiiiE. — Endlicher. Gênera plant. — Lamarck. Dict. Encyclopédie, IV, 497, et Illust. des genres, pi. 973. — Li.nxé. Syst. veyeiabiliim, )61. — Lesiaout et Decaisxe. Traité général de botanique, 193. Pl.

IVOLDE (Adolphe-Frédéric), naquit à Neustrelitz, dans le Mecklembourg, le 1" mai 1764, et mourut à Halle le 2 septembre {^ïo. Reçu docteur à Gotlingue en juin 1786, il fut nommé cinq ans plus tard professeur extraordinaire de médecine à Rostock. En 1794, il passa à la chaire d'accouchement ; mais en 1806, il partit pour Brunswick oîi l'appelait le duc régnant, qui le nomma professeur ordinaire au Collège médical, directeur de l'hôpital des accouchements, assesseur au Collège supérieur de santé et en fit son premier médecin. Il dut quitter cette résidence en 1810 pour aller à Halle occuper la chaire de thérapeutique.

Ses ouvrages sont presque tous relatifs à l'obstétrique. Nous citerons :

I. Biss. inaug. sislens momenta quœdam circa sexûs differentiam. Gott., 1788, in-8°,

II. Progr. ueber die Besti?nmuiig und den Niilzen der med. Aufklœrung ftir stud. A/chtânie. Rostock, 1789, in-4°. — III. Gallerie der œltern und neuern Gesundheitslehrcr fiir das schône Geschlechl. Rostock et Leipsig, 1784, in-8°. (Une suite a paru à Rostock, en 1801. sous un titre différent.] — IV. Antwort auf der prof. Weher offene und deulliche Gegenerklœrung. Rostock, 1784, in-8°. — Y. Bille an Aerzte die Verbesserung der Volksarzneykunde betreffend. Rostock, 1795. — YI. Beylrœge zur Geburtshii/fe. Trois études publiées : la première en 1851 à Rostock, les deux autres en 1808 et 1811 à Erfurt. — VII. Beo-

hachlungen ûber die Kuhpocken nebst einigen Bemerkungen. Erfurt, 18U2, in-8°. VIII.

Unmaasgebliche Vorsehlœgc zur Verbcsserung des Media, in Bayern, etc. Erfurt, 1803. in-8°. — IX. Uber die Verhœllniase des Apothekers und die daran sich beziehenden Pflichten der Slaalenregierer. Rostock et Leipzig. 1805, in-S°. — X. Gedanken iiber die zweckmœssige Einrichlung und Benutzung œffentlichcr Entbindungsanstalten , etc. Brunswick, 1806, in-4°. — XI. Bemerkungen ans dem Gebiele der Heilkunde und Anthropologie, t. I, Erfurt, 1807, in-8° (Le second voluuje a paru à Halle en 1812, sous le titre : Beobachlungen ûber den Gang der Kranklieilen, etc. Erfuvt, 1807,in-8°). — XII. Die Schulen fiir Aerzte. Brunswick, 1809,in-8°. — XIII. De mutuœ relationis principiis theoriœ medicœ inserviente. Halle, 1811, in-4°. D.

KOLI-ME-TAXGERE. On a désigné ainsi des tumeurs ou des ulcères delà peau, siégeant le plus souvent à la face, au nez, aux paupières ou aux lèvres, au scrotum, à la verge, et dans d'autres parties des téguments. Alibert a classé les tumeurs décrites par les Latins sous le titre de Noli-me-langere parmi le genre Carcine, et pour spécifier, Carcinus tuberculosus. Il est certain qu'on a décrit quelquelois sous cette dénomination des lupus ou des kéloïdes, mais DICT. ENC. 2' s. XIU. 21

dans la plupart des cas, les observations concernent des cancroïâes de la peau^ des épithéliomas, à la face ou en d'autres parties ; le cancer des ramoneurs^ (épithéliomateux ou mélanique), le cancroïde des lèvres, du nez, forment en grande partie les productions décrites sous le terme de noli-me-tangere. 11 n'y a aucune raison en dehors de la curiosité historique pour conserver cette expression. On pourrait même dire avec Vidal de Cassis que ces tumeurs sont de celles que l'on touche avec le plus d'avantages, puisque c'est dans les cancroïdes de la face et de la peau qu'une intervention chirurgicale hâtive offre les chances les plus favorables pour éviter la récidive, et pour permettre des restaurations anaplastiques. A. Hénocqoe.

]\'OnA {de voaîtv, ronger). C'est la maladie communément désignée sous le nom de gangrène de la bouche. Elle a reçu, en outre, une foule d'autres dénominations, soit à l'étranger, soit en France, selon les idées que les auteurs se sont faites de sa nature. On l'a appelée tour à tour : cancer oris, stomacace gangreneuse, gangrène scoi'hutique des gencives, pourriture des gencives, nécrosis infanlilis, inllammation atonique scorbutique, stomatite gangreneuse, cancer aqueux, etc., etc. Nous allons retrouver toute cette nombreuse synonymie dans le chapitre consacré aux considérations historiques.

Historique du noma. Il n'est pas bien certain que les médecins de l'antiquité aient connu le noma ; non qu'on ne puisse rencontrer dans leurs ouvrages des observations relatives à la mortification des tissus de la bouche, mais ces faits ne présentent généralement que des rapports assez équivoques avec l'espèce morbide qui nous occupe en ce moment. L'expression de noma se trouve, il est vrai, dans les œuvres d'Hippocrate, mais elle y est prise dans un sens général pour désigner toutes sortes de gangrènes et d'ulcères ; c'est, comme l'a fort bien dit M. Toui'des, le nom sans la chose. Celse a décrit certaines formes ulcéreuses ou même gangreneuses de la bouche, mais on cherche vainement dans son livre un passage qui s'applique expressément au noma. Presque dans le même temps, Arétée de Cappadoce traçait les caractères d'une espèce d'aphthe qui n'était pas sans analogie avec la gangrène de la bouche. Mais, de tous les auteurs anciens, Galien est certainement celui qui paraît avoir eu les idées les plus précises sur le sujet : pour lui, le noma implique l'idée d'une décomposition putride ; il le rapproche de certaines affections de la bouche, de l'anus, des parties génitales, et recommande des moyens très-énergiques ; voilà, certes, des traits qui semblent bien appartenir à la gangrène de la bouche ; mais on se prend à douter, quand on voit que Galien ne parle ni de la gravité du mal, ni de l'âge des sujets qu'il atteint. Tels sont les renseignements que l'on apurecueillir sur le noma dans les ouvrages que nous a légués l'antiquité. Cette première période de son histoire s'arrêterait donc à Galien, qui vivait au deuxième siècle de notre ère. Puis, toute trace du noma se perd, et il laut franchir un intervalle immense pour le voir enfin reparaître, si tant est qu'il s'agisse en effet d'une réapparition véritable. Mais cette fois, du moins, plus de doute, aucune obscurité, c'est bien le noma tel qu'on le rencontre de nos jours, ce sont bien ses traits, son allure rapide, sa marche envahissante, son pouvoir destructeur, sa gravité terrible ; nous sommes au commencement du dix-septième siècle, et c'est à un médecin hollandais. Battus, que revient l'honneur d'avoir le premier reconnu et signalé le caractère, alors insolite et nouveau, que cette maladie lui avait paru présenter. A partir de cette époque, soit que la gangrène de

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