EXTRÊMES
Maxima. . . .
Minima. . . .
Différences.
Différences entre deux jours conséculifs.
Entre 6 et 7 heures du matin.
Température.
Dates
13 janv.
2 mars.
ordinaire, extrême.
9 heures du matin.
Température.
Dates.
26 mars.
12 février.
ordinaire, extrême.
2 heures du soir.
T^mpé- Dates, rature.
10 heures du soir.
Température.
Dates.
25 mars.
12 février. 10°, 63
12 janv. 6 (léceml).
l°à2°,50' ordinaire. ,l°à3°,12
extrême. I 7°, 12
orcliniMi'C.
extrême
Baromètre. M. Uhle a constaté une dépression barométrique progressive à mesure qu'il s'élevait en marchant duN. au S.; à savoir: Dendour, 75i,G;Korosko. 750,79; Wadi-Halfa, 749,60. 11 y aurait à calculer si ces différences sont proportionnelles aux différences d'altitudes de ces station?. Les oscillations diurnes se rapprochent des oscillations des climats chauds : deux maxima à
neut heures du matin et à dix heures du soir; doux minima au lever du soleil et après midi.
Hygromètre. Etat du ciel. Saisons. Rien n'égale la sérénité du ciel de la Nubie. Dans la saison sèche, quand exceptionnellement un nuage apparaît le matin à l'horizon, il s'élève et disparaît avec la chaleur du jour. Les vents prédominants sont les vents du N. et de l'O. Pour Uhle et Schnepp, leur fréquence est exprimée par les chiffres suivants .
Uhle N. = 94 0. = 9 S. = 13 E. = 3
Schnepp N. = 29 0. — 'M S. — 9 E. = 8
Le Chamsin qui souffle du S.-E est appelé vent de cinquante jours parce qu'en général il commence vingt-cinq jours avant l'équinoxe du printemps et finit vingt-cinq jours après. Le vent duN., l'Etésieu des Grecs, précède les orages et les pluies.
Les données fournies par l'hygromètre, trop peu nombreuses pour être concluantes, semblent indiquer que l'humidité est plus grande dans la partie de la vallée du Nil, resserrée entre le désert Lybique et Arabique, que dans la Haute Egypte. Les chiffies donnés par Uhle et Schnepp comme expression de l'humidité relative, c'est-à-dire le rapport à 100 représentant le point de saturation donnent: moyenne 0,36 centièmes; maximum 0,04 ; minimum 0, H (Schnepp) ; 0,08 (Uhle).
Dans la Basse-Nubie, l'année se partage en trois saisons. Quatre mois de semailles et de germination, de novembre à mars ; quatre mois de récolte ; quatre d'irrigation. Dans la Ilaute-Nubie, la saison des pluies qui commence plus ou moins tôt est suivie, vers l'équinoxe d'automne, de la saison delà fertilité, à laquelle succède, vers le solstice d'iîiver, la saison delà sécheresse et de la disette.
Flore. La Nubie est à la fois plus riante et plus désolée que l'Egypte. En dehors du désert où sur la pierre aride n'apparaissent ni une mousse ni un lichen, la végétation est aussi profuse qu'éclatante. Sa flore n'est caractérisée par aucune famille qui lui soit particulière, et les genres et les espèces qui lui appartiennent sont moins nombreux que ceux qui lui sont communs avec l'Asie méridionale. Faut-il en conclure qu'à une époque géologiquement peu ancienne, la mer avançait moins du côté de l'Arabie, et que l'Afrique confinait directement ou par l'intermédiaire d'iles à la péninsule indienne?
Kotschy [Collection f/el859, selon Schnizlein. Flora 1842, Beibl, p. 152), compte sur 590 Phanérogames recueillies en Nubie : légumineuses 60 ; graminées 48; scrofulariées 50; composées 28; rutacées 24; malvacées 30; convolvulacées 18; cypéracées 15; crassulacées 14 ;"borraginées 12; portulacées 12.