‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.65Chapitre 74 sur 90 · L. Laveran · texte numérisé non relu

L. Laveran

Bibliographie. — L. Dussieux. Géographie générale. Paris, 1866, in-S". — Dn même. Encyclopédie moderne, ^'«^)/e. Didot, 1857, t. XXII, p. 222.— Ritter. Géographie générale comparée. Trad. Afrique, 3 vol., 1856. — Ruppell. Voyage en Nubie et au Kordofan. Nouvelles annales de voyage, t. I. — Caillaud Voyage à Méroë et au Nil Blanc. Paris, 1826. — Bdrck- HARDT. Nouvelles annales des voyages, t. V et^L— llEERr.fi. Politique et commerce des peuples de L'antiquité, t. V. — Russegger. Lettres sur la Nubie et la Kordofan. Nouvelles annales des voyages, t. LXXXII. — Vivien Saixt-Martin. Le nord de l'Afrique dans l'antiquité. Paris, 1863, in-8°. — Le Cheijhe Mohamed-Ibn Oniar-el Tounsy. Voyage au Darfour. Trad. par Perron. Paris, 1854. — Prichard. Les races humaines. Traduction. Paris, 1843. — ScHXEPP. Le climat de i Egypte. Varis, 1862.— Hirsch. Handbuch der historisch-geographischen Pathologie. Erlangen, 1860. — Aubert-Rocue. Acclimatement des Européens dans les

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pays chauds, la Annales d'htjg. et médecine Icg., t. XXXI à XXXV. — Kotschy. Collection de 1859, selon Schniziein. Flora, 1842, beibl., p. 152. — Schweinfurth. Beitrag zw Flora ^'Ethiopiens. Berlin, 1867. — Du même. Voyage au cœur de l'Afrique. Traduction française. Paris, 1875, 2 vol. iii-8°. — Munzigeis. Osta frikanischc Studien. Schafhausen, 1864, in-8°. — R. Hartmann. Voyage du baron de Barnim. Berlin, 1863. — Voir Journal de Petermann. Th. von Heuglin. Uber das Land Béni Amer, 1867, n° 5, p. 169 à 175. — Ibid..n"' 7, 8,10. — T. XVill, 1865, p. 151, 150, 285, 515, 584. Nouvelles Annales des voyages, 1865. — Bulletin de laSociélé de géog.. Juillet 1865. A. Penev. — Ibid. Lejean. Juin 1865. — Année géograpiliique, 1868. Binant de Bellefonds. — Annal, de la Société d'Antliropologie, 1869, Broca. — TopiNARD. L'Anthropologie. Paris, 1876, in-12. L. l..

NLBILITÉ. Voy. Age et Puberté.

IKUCEDA (Gaspar-Lopez). Médecin espagnol du seizième siècle, naquit aux Iles-Canaries ; il occupa une chaire de médecine à l'université d'Osufia et fut médecin de la chambre de don Pedro Giron, duc d'Osufia. Il est connu par ses commentaires sur Galien :

In libros Galeni de temperamcntis novi et inlegri commentarii, in quibus fcre oninia quœ a naiuralem medicince piarlem spectant contineniur, opus non solum niedicis, sed etiam philosophis apprime utile. Alcalâ, 1560, in-fol. L. Un.

KUCII^E. Substance cristalline qu'il ne faut pas confondre avec idijuglandine qui est une substance mal définie {voy. ce mot). La nuciue, extraite du brou de noix par Reischauer et A. Vogel, et qui, selon Piochleder, se tiouverait aussi dans les fleurs mâles du noyer, est insoluble dans l'eau, peu soluble dans l'alcool, soluble dans les liquides alcalins. Dissoute dans l'annnoaiaque, elle donne avec l'acide chlorhydrique un précipité rouge brun. D.

XUCiTAx\!\lQl]E (Acide). Tannin "contenu dans l'épisperme des noix, soluble dans l'eau et dans l'alcool. Le sous-acctate de plomb le précipite. Par l'action des acides étendus, et à une température élevée, il donne de la glycose et une substance rouge soluble dans l'ammoniaque qui a reçu le nom d'acide rothique. D.

NUCK (Antoine). Célèbre anatomiste allemand, né vers 1060, exerça d'abord la médecine et la chirurgie à la Haye, puis fut appelé à Leyde, et nommé professeur d'anatomie et de chirurgie. A sa mort, arrivée en 1692, il était président du collège des chirurgiens de la même ville. Sa vie entière avait été consacrée aux recherches anatomiques; ses travaux le placèrent au rang des médecins les plus remarquables du siècle où il vécut. On lui doit l'invention de plusieurs instruments pour l'extraction des dents, des observations utiles sur les maladies des yeux et de l'oreille, sur le cancer, sur les meilleurs procédés pour la ponction de la poitrine et de l'abdomen, et surtout des découvertes savantes relatives aux glandes et aux vaisseaux lymphatiques. Il est le premier qui ait aperçu la manière dont se répare la perte de l'humeur aquemse de l'œil. Disséqueur infatigable, il a encore découvert quelques glandes salivaires inconnues jusqu'alors. On lui doit aussi l'invention d'une machine pour redresser le cou placé de travers par la rétraction des muscles. On fera bien de lire les ouvrages de Nuck: ils dénotent un sagace observateur, et un savant honnête et consciencieux. Voici leurs titres :

I. De vasis aquosis ocxdi. Leyde, 1685, in-12. — II. De ductu salivali novo. Leyde,

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iG80, in-12. — 111. Sialographia ex ductuum aquosorum anatome nova. Leyde, 1C90, in-8°. Ibid., 1695, in-S". — IV. Defensio ductuuni aquosorum, nec non fom salivalis novus hactcnus non descriptus. Leyde, 1G90, in-8°. — Y. Adenographia curiosa, et uteri fœminei anatome nova. Leyde, 1691, in-S"; 1692, in-8°; 1722, in-8°. — IV. Operaliones et expérimenta chirurgica. Leyde, 1692, m-^"; 1733, in-8°. — VII. De inventis novis epistola ana tomica. Leyde, 1692, in-12 ; 1696, in-12 ; 1722, in-12. A. C.

RiL'CK (Canal de). Voy. PÉRITOINE.

iv^UCLÉOLE. Voî/. Noyau.

IXUDO^V (Heinrich). Médecin allemand, né à Dantzig, le 18 mai 1752, étudia la médecine et les sciences à Leipzig, y prit le bonnet de docteur et le diplôme de maître en philosophie en 1776, et se fixa dans sa ville natale pour y exercer l'art de guérir. Mais, dès 1779, il accepta le poste de médecin du gouvernement russe àMohilow, puis en 1789, devint professeur de physiologie et de pathologie à l'Institut médico-chirurgical de Saint-Pétersbourg. En 1790, il renonça à l'enseignement, fit un court séjour à Mitau, puis un autre à Konigsberg, et enfin devint médecin du cercle de Prensa, en Russie; nous le ictiouvons plus tard à Archangel, avec le titre de médecin du gouvernement et d'inspecteur médical. Niidow étuit conseiller de la cour royale de Pologne. On a de lui :

I Epistola de natura embryonis kumani. Lipsiae, 1774, in-S". — II. Schreiben iiber den S:tz der Seele. Leipzig, 1775, in-8°. — III. Diss. inaug. anunadversiones de contagio. Lipsije, 1776, in-4°. — IV. Progr. Examen partilionis nervorum in sensorios atque molorios. Lipsise, 1776, in-4°. — V. Ueber die ivahre Absichl und Beschaffenheit der Philosophie und aller Wissenschaften ûherhaupt. Danzig, 1777, in-S". — VL Vermischte Aufsâtze iiber verschie- (lene Gegenslânde der Zergliederung , der Physiologie und Psychologie. Danzig, 1777, in-S". — VII. Medicin. Fragmente, St. 1, Danzig, 1778, in-8°. — YlII. Sur l'éducation physique. Djntzig, 1779, in-4°. — IX. Aphorismen zur Erkenntniss der Menschennatur... 1. Thl. Higa, 1791-92, gr. in-8°.— X. Medicinische Seelenlehre. 1. Versuch. Petersb., 1787, gr. in-4°. XI. Materialien zur Griindung und mehrerer Aufklârung der medic. Seelenlehre. 1. Samml. Konigsb., 1791, in-8°. — XII. Versuch einer Théorie des Schlafs . Kon'igsberg , 1792 (1791), ^r. in-8°. — XIII. Anthropologische Reisen (Riga), 1793, in-S". — XIV. Diverses traductions. L. IIx.

I«IIERI\BEBGER (Chrétien-Frédéric ). Né à Zwickau en 1744, fit ses

études médicales à Wittenberg, oii il devint l'élève favori de Bcehmer. Reçu docteur en 1775, il devint professeur d'anatomie et de botanique et mourut le '2G février 1795. Il a publié un grand nombre de dissertations. Nous citerons seulement :

I. Dissertatio de damnis ex lactatione nimium protracta. Wittemberg, 1773, in-4''. II. Observationes anatomico-physiologicœ super glandulis conglobatis. Wiltemberg, 1780, iii-4o. — in. Programma de sympathiâ œconomicœ anomalis. Wiltemberg, 1782, in-4°. — IV. De incrementis Academiœ Witlebergensis ex libéralité mcdicorum. Wittemberg, 1783, jn-4°. — V. Programma de organorum et actionum sexûs in œconomiâ animali et végétait analogia. Wittemberg, 1784, in-4°. — VI. Programma de chirurgiû recentiorum absolutam rulnerum lethalilatem capitis prœcipuè non infringente. Wiltemberg, 1784, in-4°. — VII. Programma de liquore gastrico et entcrico eorumque organe secretorio singukui. Wittemberg, 1785, in-4°. — VIII. Dissertatio de justâ fœminarum lactatione magno sanitatis prœsidio. Wittemberg, 1786-87, in-4°. — IX. Programma de vita fœtuum excludendorum per manum obstelricantem ex ossium fractura non périclitante. Wittemberg, 1/88,

in-io X. Triga observationum anatomicarum necessariam et perutilem incarcerationum

distinctionem confirmantium. Wittemberg, 1792, iii-4°. A. D.

XUFER (Jacob). Nom d'un châtreur de porc qui vivait à Siegershausen, en Suisse, au seizième siècle, et qui, d'après Gaspard Bauhin et Rousset, pratiqua la

NUIT (hygièn'k). 749

première opération césarienne sur sa propre femme. Cette dernière, primipare, souffrait des douleurs de l'enfantement depuis plusieurs jours, et, malgré l'assistance de treize sages-femmes et de plusieurs châtreurs, n'avait point réussi à accoucher. Sur quoi Nufer s'offrit à extraire l'enfant par la section de l'abdomen ; il pratiqua l'opération avec l'assentiment du gouverneur de Frauenfeld et sous l'invocation de la divinité « non secus ac porco », et retira l'enfant vivant. La mère survécut et eut, par la suite, encore plusieurs enfants, même des jumeaux; elle atteignit l'âge de soixante-dix-sept ans. Siebold, dans son histoire de l'obstétrique, exprime quelques doutes sur la réalité du fait, et pense que s'il est véridique il s'agissait peut-être d'une grossesse extra-utérine; Kilian paraît être du même avis. L. Hn.

KIICEIKT (les).

iVugent (Christophe). Médecin irlandais, reçu licencié du Collège des médecins de Londres en 1765, plus tard felloiv de la Société royale, mourut à Londres le 12 octobre 1775 ; on a de lui :

Ati Essaij on hijdroplwhia. London, 1753, in-8°. — Essai sur l'/iydrophobie. Trad. de l'angl, par Ch. Alstoii. Paris, 1754, in-12. L. ilx.

i\'ugent (Nicolas). Médecin et géologue anglais, naquit vers 1781 à Antigoa ; reçu docteur en médecine à Edimbourg en 1804, il s'établit à Londres, oii il acquit la réputation d'un bon praticien ; il fut pendant quelque temps agent du gouvernement britannique à Antigoa, puis revint à Londres, oîi il mourut le 2 octobre 1845. Nugent était membre honoraire de la Société de géologie. Nous connaissons de lui :

I. Diss. inaug. de cœlo fervido. Edinburgi, 1804. — II. Geognostische Beschreibung des Erdpechsees auf der Insel S. Trinitad in Westindien [Trans. of the Geological Society, t. I, 1811); extrait par Gilbert dans Gilbert s Annalen der Physik, Bd. XLVII,th. 2, p. 184» 1814. — III. Beschreibung der Schwefelgrube auf der Insel Mont ferrât in Westindien [loccit.). Ibid., p. 194. L. Hn.

NUIT (Hygiène et service médical de nuit). Dans une étude complète des influences de la nuit sur les êtres organisés, nous devons la considérer à la fois comme élément constitutif du climat astronomique et météorologique, dans son action physiologique et pathologique, et dans le rôle hygiénique qu'elle est appelée à jouer au point de vue social ou moral. En outre, comme à l'époque où a été écrit l'article assistance publique, le service médical de nuit n'était pas encore installé à Paris et dans les autres grandes villes de France ou de l'étranger, nous profiterons de l'occasion pour dire quelques mots de cette nouvelle et excellente institution.

I, La nuit considérée sous le rapport astronomique. Le plus ou moins d'obliquité des rayons solaires et la durée pendant laquelle le soleil se montre au-dessus de l'horizon sont, pour les différents lieux de la terre, les causes principales de réchauffement de leur surface et de l'élévation de température que présente leur milieu ambiant.

Les variations que ces deux facteurs essentiels de la température éprouvent pendant le temps de la révolution entière du soleil, c'est-à-dire une année, servent à caractériser les saisons; et, si l'éloignement du soleil d'un lieu doit être considérée comme la première des causes qui les déterminent, il n'en faut

750 NUIT (hygiène).

pas moins regarder la dilférence qui existe entre le jour et la nuit, pendant chacune de ces saisons, comme un élément important du climat météorologique. La nuit, par les modifications qu'elle imprime à ce climat, soit qu'elle tempère les influences météoi^ologiques du jour, soit qu'elle donne lieu à de brusques changements qui les aggravent, joue un rôle capital dans la manifestation de ces influences sur l'organisme et devient, par cela même, en dehors des conditions astronomiques dont elle dépend, un sujet d'étude des plus intéressants pour le médecin et l'hygiéniste.

La durée de la longueur de la nuit varie avec la latitude. Pour tous les lieux situés sur Féquateur, à quelque point que le soleil soit de sa course intertropicale, c'est-à-dire pendant toute l'année, le jour est égal en durée à la nuit. Mais en allant de l'équateur vers les pôles, la différence entre la nuit et le jour se prononce de plus on plus : la durée du jour augmentant à mesure que le soleil s'élève dans l'hémisphère correspondant; la durée de la nuit, au contraire, l'emportant d'autant plus sur celle du jour que le soleil va en s'éloignant dans l'hémisphère opposé.

A l'époque où le soleil passe d'un hémisphère dans l'autre, c'est-à-dire aux deux équinoxes (des mots latins teque et nox), le jour est égal à la nuit pour toute la terre. Pour tous les points de la terre situés dans l'Iiémisphère boréal, la nuit va diminuant à partir de l'équinoxe du printemps jusqu'au moment où le soleil cesse de s'élever vers le pôle nord, c'est-à-dire jusqu'au solstice d'été, époque à laquelle se présente le plus long jour de l'année. A partir du solstice d'été jusqu'à l'équmoxe d'automne, l'inégalité dans la durée du jour et de la nuit tend à disparaître jusqu'au moment où, le soleil passant de l'hémisphère boréal dans l'hémisphère austral, cette durée redevient la même pour les deux. Mais alors, à mesure que le soleil progresse dans l'hémisphère sud, la longueur de la nuit devient à son tour plus grande que celle du jour; allant ïiinsi en au "-mentant jusqu'au solstice d'hiver; puis perdant de son inégalité avec celle du jour à mesure que le soleil revient vers l'équateur.

Pour tous les points de la terre situés dans l'hémisphère austral, la difféi-ence entre le jour et la nuit se manifeste de la même façon; seulement, en sens inverse. En d'autres termes, les nuits sont plus courtes que le jour, pour Vhémisphère austral, de l'équinoxe d'automne à l'équinoxe du printemps: la plus courte correspondant au solstice d'hiver; elles sont plus longues, de l'équinoxe du printemps à celui d'automne ; celle dont la durée est la plus grande correspondant au solstice d'été.

Si maintenant, nous considérons la durée des nuits par rapport aux saisons : nous voyons que, dans Vhemisphère boréal, les nuits commencent à diminuer à partir du 2:2 décembre, époque du solstice d'hiver, jusqu'au 21 juin, époque du solstice d'été; elles augmentent à leur tour du solstice d'été au solstice d'hiver.

C'est le contraire qui a lieu dans Vhemisphère austral.

Plus que la température, les nuits caractérisent donc les saisons purement astronomiques. Elles préparent, pour ainsi dire, la diminution ou l'augmentation de cette température, en commençant à s'accroître en été, au moment où celle-ci est à son maximum; à diminuer, au contraire, lorsqu'elle est à son

minimum.

Nous donnerons, pour Paris, les différentes longueurs de la nuit, à chaque

mois de l'aimée :

NUIT (hygiène)

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