‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.66Chapitre 13 sur 47 · OBTURATRICE (bibliographie · texte numérisé non relu

OBTURATRICE (bibliographie

mètres en haut et à gauche de l'ombilic. On constate qu'une portion de l'intestin grèle s'engageait dans le trou obturateur gauche ; elle se dégage par des « tractions douces » et « une pression assez ferme sur la partie supérieure de la cuisse ». L'anse n'était ni gangrenée, ni déchirée; la plaie fut réunie par plusieurs points de suture. La péritonite qui existait au moment de l'opération continue, la malade meurt dans la nuit.

Observation de Coulson. Une femme de soixante ans est atteinte d'obstruction intestinale le 13 novembre 1861. Coulson fait l'ouverture de l'abdomen le 29.

Après avoir vidé la vessie par le cathétérisme et endormi la malade, Coulson fit sur la ligne médiane, à un pouce au-dessous de l'ombilic, une incision longue de trois pouces. La ligne blanclie divisée, une petite incision fut faite au péritoine pour permettre l'iniroduction du doigt. Le caecum fut trouvé vide, mais la distension des intestins grêles empêchait de pouvoir s'assurer, sans élargir l'ouverture abdominale, du siège de l'obstruction intestinale : la plaie fut agrandie, les intestins distendus furent mis à découvert, mais sans laisser voir encore le siège de l'obstacle. Coulson enfonça la main vers le caecum, et rencontra une portion d'intestin affaissé. Il le suivit anse par anse et arriva ainsi au trou obturateur gauche, dans lequel se trouvait solidement engagée une anse intestinale. Il éprouva quelque difliculté à l'en dégager, mais avec de grandes précautions il put arriver à le faire sans accidents. La portion herniée comprenait deux pouces de l'iléon, fort congestionné, mais moins toutefois qu'on aurait pu le prévoir. L'intestin fut replacé dans le ventre, et la plaie fut réunie par six points de suture et des bandelettes adhésives. Le soir, la malade était fatiguée d'abondantes évacuations alvines et ressentait des douleurs dans l'abdomen. Les évacuations continuèrent et la mort survint le lendemain.

En résumé, si la hernie obturatrice étranglée a été reconnue, ou que l'on hésile entre une hernie crurale et une hernie obturatrice, on devra choisir l'incision crurale. Si l'on croit à un étranglement interne, en faisant l'ouverture de l'abdomen sur la ligne blanche , on pourra reconnaître la hernie obturatrice et lever l'étranglement. Dans tous les cas, il faut intervenir de bonne heure.

On devra faire également la laparotomie, si l'on hésite entre une hernie obturatrice et un étranglement interne, de même, si quelque cause particulière empêche d'opérer par la voie crurale. Nicaise.

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OBTURION. 125

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OBTCRIO:^. Substance indéterminée de l'Inde, dont le suc très-caustique cause de la fièvre et une sensation brûlante, quand on le touche. L'ail est eju-

126 OCCIPITAL (Os).

ployé pour guérir cette sensation de brûlure. On ajoute quelquefois ce suc à de l 'eau-de-vie, au risque d'avoir des crachements de sang.

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OCCIPITAL (Muscle). Partie postérieure du muscle qu'on a considéré comme di gastrique sous le nom de nmscle épicrânien ou muscle fronto-occipital {voy. Frontal, muscle). Le muscle occipital s'attache en bas aux deux tiers externes de la ligne courbe de l'os occipital, et, en haut, au bord postérieur de l'aponévrose épicrâuienne. La disposition de ce muscle est fascicules ; quelques-unes des fibres les plus externes vont transversalement se rendre à la conque de l'oreille. 11 est innervé, comme le frontal, par le nerf facial ; il reçoit en plus des filets du nerf occipital. ,

Ce muscle est tenseur de l'aponévrose épicrânienne ; il donne ainsi un point d'appui à l'action du muscle frontal, comme celui-ci, en tendant également l'aponévrose, donne un point d'appui à l'occipital. Ce concours d'action est un des motifs de réunir les deux muscles en un seul ; mais il importe de faire remarquer que tous les muscles épicràniens sont des tenseurs de l'aponévrose, et que les auriculaires la tendent en travers, pendant que le frontal et l'occipital la tendent longiludinalement. Il y a donc connexité d'action entre tous ces muscles, et il convient ou de les considérer tous isolément ou de les embrasser tous dans un même système.

Le faisceau le plus externe du muscle occipital a pour fonction de tirer en arrière le pavillon de l'oreille. D.

OCCIPITAL (Grand nerf). Branche postérieure de la seconde paire nerveuse cervicale, il présente un volume beaucoup plus considérable que la branche antérieure. Il est souvent désigné sous le nom de branche ou nerf occipital interne {Qruveilhier-Hirschfeld) . Il sort du uachis entre l'ai'c postérieur de l'atlas et la lame correspondante de l'axis, se réfléchit sous le bord inférieur du muscle grand oblique de la tête, et se dirige alors de bas en haut. Placé d'abord entre la face postérieure du grand oblique et le grand complexus, il traverse ce dernier à sa partie supérieure, marche entre lui et le trapèze et, perforant enfin celui-ci, devient sous-cutané. A ce moment, il s'élargit, il s'aplatit, et se divise en nombreux rameaux tous dirigés d'avant en arrière et placés entre le muscle occipital, l'aponévrose occipito-frontale et la peau. Ces rameaux, de plus en plus déliés, forment un véritable réseau et s'anastomosent avec les filets de la branche mastoïdienne du plexus cervical superficiel sur les côtés de la tête, et en avant parviennent jusqu'à la suture fronto-pariétale.

Le nerf grand occipital fournit :

1. Deux filets anastomotiques pour la première et pour la troisième branche postérieure des nerfs cervicaux.

2. Des branches musculaires pour le grand oblique de la tête, le grand complexus, le splénius et le trapèze. Il n'envoie aucun filet au muscle occipital.

5. Des branches cutanées dont nous avons dit la distribution.

J. Chadvel.

OCCIPITAL (Os). Voy. Crâne et Basilaire.

OCCIPITALE (Artère). 127

©CCIPITAIi (Plexus). Voy. SYMPATHIQUE (GraND).

OCCIPITALE (Artère). Branche postérieure de la carotide externe, l'occipitale naît au voisinage de l'artère linguale, quelquefois près de la faciale, à 1 centimètre au-dessous de l'angle de la mâchoire, parfois imme'diatement sous le bord inférieur de la glande parotide. De calibre peu considérable, elle se porte obliquement en haut et un peu en arrière dans l'espace postéro-maxillaire, monte vers l'apophyse mastoïde et, se dirigeant alors presque horizontalement en arrière, elle gagne la ligne courbe supérieure de l'occipitale, vers le milieu et au-dessous de laquelle elle se divise en deux branches terminales.

Superficiellement placées entre la peau et le muscle occipital, puis entre l'aponévrose occipito-frontale et les téguments, ces deux branches sont l'une interne et l'autre externe. La branche interne contiime son trajet vers l'apophyse occipitale externe, émet un rameau volumineux qui s'anastomose avec l'artère du côté opposé, puis, se redressant, elle remonte vers le sommet de la tête, en décrivant de nombreuses flexuosités. La branche externe se redresse vers son origine, et décrit comme la précédente de multiples flexuosilcs. De ces branches partent de nombreux rameaux qui forment dans la région un réseau artériel des plus riches, et s'anastomosent largement, soit entre eux, soit avec les branches postérieures des artères temporales superficielles.

L'occipitale donne dans son trajet :

1" Un rameau pour la partie supérieure dû muscle sterno-mastoïdien :

2° Une branche mastoïdienne postérieure , qui pénètre dans le crâne par le trou mastoïdien, rarement par le trou déchiré postérieur, et se distribue à la dure-mère.

5" Une branche cervicale postérieure, souvent très-développée, qui, placée entre le splénius et le complexus, descend parfois jusqu'à la partie inférieure du cou, en fournissant aux muscles de la région.

Rapports. Au point de vue chirurgical, l'artère occipitale présente à étudier trois parties :

\° De sa naissance au tubercule transverse de l'atlas. Très-profondément située, elle est en rapport intime avec le nerf grand hypoglosse, point de repère pour sa ligature. Recouverte par la portion curviligne de ce nerf, elle passe plus haut en dehors et en arrière de sa portion verticale. Ses rapports médiats sont : en avant, avec le ventre postérieur du digastrique ; en arrière, avec la veine jugulaire interne; en dedans, avec l'artère carotide interne;

2° Du tubercule transverse de l'atlas à la suture occipito-mastoïdienne. L'artère dans cette partie de son trajet est recouverte par tous les muscles qui du cou se portent à l'apophyse mastoïde. Très-profondément située, elle est inabordable pour le chirurgien ;

5" De la suture occipito-mastoïdienne à la ligne courbe de l'occipital. Immédiatement derrière et sous l'apophyse masloïde, l'artère est recouverte par la peau, les attaches fibreuses du sterno-mastoïdien, le splénius et son aponévrose antérieure, quelquefois aussi par le petit complexus. Plus en dedans, elle se dégage, devient sous-cutanée, et peut être comprimée, un peu au-dessous de la ligne courbe supérieure de l'occipital et un doigt deriière l'apophyse mastoïde. Ainsi que le fait remarquer Valette, le doigt, s'il est porté plus en avant, peut, en même temps que dans l'occipitale, interrompre le cours du sang dans l'artère vertébrale, qui décrit à ce niveau une courbe avant de pénétrer dans le crâne.

128 OCCIPITALE (Artère).

Médecine opératoire. La ligature de l'occipitale, sous l'apophyse mastoïde, ou plus exactement derrière cette éminence osseuse, ne présente pas de sérieuses difficultés, et, malgré ses rares indications, elle est décrite par presque tous ]es auteurs. Au contraire, la profondeur du vaisseau, de son origine au tubercule transverse de l'atlas, est assez considérable pour qu'on ait longtemps regardé comme impossible d'aller à sa recherche dans cette partie de son trajet.

Cependant la fréquence des hémorrhagies qui suivent les blessures de l'espace postéro-maxillaire, la gravité de la ligature du tronc commun carotidien, appliquée sans distinction pour remédier à ces pertes sanguines, ont conduit à chercher des indications assez nettes pour préciser la source de l'écoulement sanguin. Dans un excellent mémoire sur la possibilité de lier l'artère occipitale près de son origine [Recueil de mémoires de médecine et dechirurgie militaires, 2^ série, t. IX, 1852), Tharsile Valette a posé les indications de celte opération, en même temps que décrit un procédé pour en permettre l'exécution.

Dans l'espace postéro-maxillaire, six artères placées auprès l'une de l'autre peuvent èlre intéressées par l'instrument tranchant. Ces six artères sont : 1» la vertébrale, branche de la sous-clavière ; 2° la carotide interne; o° l'occipitale; A" l'auriculaire postérieure ; 5" la carotide externe ; 6" la pharyngienne inférieure. De ces artères, les cinq dernières sont des branches de la carotide primitive.

Étant donné une hémorrhagie provenant d'une plaie de l'espace postéromaxillaire, on doit : A. comprimer la carotide primitive et la vertébrale simultanément en appliquant les doigts fortement au fond de la gouttière qui sépare la trachée du bord antérieur du muscle sterno-mastoïdien, au-dessous de l'apophyse transverse de la sixième vertèbre cervicale, reconnaissable à son tubercule antérieur, tubercule de Chassaignac. On aplatit à la fois et la carotide primitive et la vertébrale, et Ton interrompt le cours du sang dans les deux vaisseaux.

L'hémorrhagie persiste ou s'arrête.

B. L'hémorrhagie persiste malgré cette compression. Le sang vient forcément du bout périphérique du vaisseau divisé, ce qui, peu après l'accident, implique la lésion d'une artère largement anastomosée. Or, la vertébrale et l'occipitale sont seules dans des conditions qui permettent ce l'etour immédiat du

sang.

i . La compression digitale de l'occipitale en arrière de l'apophyse mastoïde, au-dessous de la ligne courbe supérieure, met fin à l'hémorrhagie. En ce cas, le sang venant du bout périphérique de ce vaisseau, sa ligature est donc indiquée. Elle doit être pratiquée au-dessus et au-dessous du point lésé, c'està-dire dans la plaie.

2. La compression de l'occipitale au point indiqué n'arrête pas l'hémorrhagie. Le sang vient du bout périphérique de la vertébrale. La ligature dans la plaie, malgré ses difficultés, est la conduite indiquée.

C L'hémorrhagie s'arrête par la compression simultanée de la vertébrale et du tronc carotidien au-dessous du tubercule carotidien de Chassaignac. Le sang vient du bout central ou cardiaque de l'une des six artères de l'espace postéromaxillaire. 11 faut comprimer la carotide primitive seule, en portant le doigt au-dessus du tubercule de la sixième vertèbre cervicale.

i° L'hémorrhagie persiste. Évidemment le sang vient de l'artère vertébrale, et ce vaisseau doit être lié à son origine.

OCCIPITALE (Artère). 129

2" Vhémorrhagie s\irrêle par la compression isolée du tronc carotidien. En ce cas, il y a lésion nécessaire d'une des cinq artères qui en proviennent.

A. La carotide externe est-elle ouverte, les battements de la temporale superficielle du même côté sont affaiblis ou oui complètement disparu. La ligature de cette artère est indiquée.

B. Les battements de la temporale persistent. Il y a lésion de l'auriculaire postérieure, de la pharyngienne inférieure, de l'occipitale ou de la carotide interne. Mais la blessure des deux premières exige la ligature du tronc de la carotide externe au-dessous de leur naissance. La pharyngienne inférieure, parallèle à la carotide externe et accolée à ce vaisseau, est toujours et forcément comprise dans sa ligature.

Le problème se trouve donc réduit à trois inconnues. Mais, la carotide externe se trouvant mise à jour par le procédé qui conduit sur l'origine de l'occipitale, rien de plus aisé que de soulever successivement chacun de ces vaisseaux et de s'assurer lequel est lésé et doit être serré par le fil.

Reste une dernière question. L'hémorrhagie a-t-elie ou non sa source dans une blessure de la carotide interne? Pour s'en assurer il faut comprimer isolément ce vaisseau, et la chose est possible. Eu attirant fortement le menton vers l'épaule du côté sain, on rend plus profonde l'excavation qui sépare du larynx le bord antérieur du sterno-mastoïdien. Par ce mouvement, on rapproche de l'axe du corps l'extrémité supérieure de la carotide externe qui suit le menton. La carotide interne demeurant immobile sur la face antérieure du rachis, on peut la comprimer isolément, en ayant soin de porter les doigts et de presser directement en arrière, et non en arrière et en dedans.

A. Ligature de l'occipitale a son origine (Tharsile Valette). Position. Décubitus dorsal, la tête du sujet renversée en arrière, le menton tiré vers le côté sain.

1" Incision cutanée rectiligne qui, parlant du bord supérieur du cartilage thyroïde, rase le bord parotidien du maxillaire inférieur et se termine sur le milieu delà ligne qui joint l'angle de la mâchoire au lobule de l'oreille.

2" Diviser le peaucierà petits coups dans la même étendue.

5"* Couper successivement sur la sonde cannelée les feuillets superficiel et moyen de l'aponévrose cervicale, en ménageant la veine jugulaire externe et refoulant en haut la glande sous-maxillaire, si elle se préscnteidans la plaie. ^4" Diviser avec précaution le feuillet profond de l'aponévrose cervicale, en ménageant les veines que l'on peut rencontrer dans l'angle inférieur de la plaie. Si l'on trouve, chemin faisant, des ganglions lymphatiques gênants, on les enlève par énucléation.

5" Repousser en avant le tronc commun des veines faciale et linguale, reconnaître dans l'angle supérieur de la plaie le tendon postérieur du muscle digastrique.

6" Rechercher et isoler la portion horizontale du nerf grand hypoglosse, à égale distance du tendon du digastrique et de la grande corne de l'os hyoïde.

7° Remontant le long du nerf, isoler sa portion curviligne et le commencement de sa portion verticale; récliner en arrière la veine jugulaire interne.

8» Déchirer lentement le tissu cellulaire entre la portion horizontale de l'Jiypoglosse et le tendon postérieur du digastrique, et reconnaître l'artère occipitale en se servant au besoin, comme point de repère, du tubercule transverse de l'atlas.

BICT. ENC. 2" s. XIV. 9

130 OCCON (Les).

9° Dénuder l'artère et passer le fil au-dessous, dans l'angle supérieur de la plaie, à l'aide d'une aiguille de Deschamps, qu'on enfonce entre la veine jugulaire interne et l'occipitale pour la faire sortir entre l'occipitale et le nerf hypoglosse.

B. Ligature de l'occipitale sous l'apophïse mastoïde. Les points de repère superficiels sont la pointe et le bord postérieur de l'apophyse mastoïde ; les points de repère profonds, la rainure digastrique et le ventre postérieur du muscle digastrique.

Position du sujet. Décubitus dorsal, les épaules soulevées, la tête étendue et la lace tournée vers le côté sain.

1° On commence, à un centimètre au-dessous et en avant de la pointe de l'apophyse mastoïde, une incision que l'on conduit en arrière, dans une étendue de 5 centimètres, parallèlement au bord postérieur de cette apophyse, on divise la peau, le tissu sous-cutané et l'aponévrose d'enveloppe.

2° On coupe directement, dans toute l'étendue de la plaie, le sterno-mastoidien et son aponévrose d'insertion.

3" On divise de même, avec précaution, le splénius et son aponévrose à fibres nacrées resplendissantes. Le doigt enfoncé dans la plaie sent la rainure digastrique.

A" On soulève avec des pinces, et on coupe à petits coups, une mince aponévrose qui tapisse la face profonde ou antérieure du splénius.

5° Partant du ventre postérieur du digastrique, dans l'angle antérieur de la plaie, on déchire et on écarte avec le bec de la sonde le tissu cellulaire. Un dénude l'artère et on passe le fil au-dessous, avec une aiguille courbe engagée du côté de la veine. J. Cuaovel.

OCCÏPITO-ATLOIDIEM. Voy. Droit POSTÉRIEUR.

OCCIPITO-ATLOIDIENNE (Articulation). Voy. Atlas.

IKXIPIJT. Partie postérieure de la tête correspondante à l'os occipital.

OCCLUSiOAi. Rapprochement des bords d'une ouverture naturelle ou des parois d'une cavité {voy. Intestins, Paupières, Vagin, etc.). D.

OCCOjV (Les).

Occon (Adolphe). Médecin allemand, né à Osterhausen, dans l'Ost-Frise, en 1447; mort en 1503. Il fut successivement médecin del'évêqued'Augsbourg et de l'archiduc Sigismond d'Autriche. 11 paraît qu'il connaissait fort bien les belles-lettres et la langue latine et qu'il contribua au renouvellement des études classiques en Allemagne. On trouve plusieurs lettres d'Occon dans le Recueil de celles adressées au savant Reuchlin.

Occon (Adolphe). Médecin allemand, fils adoptif du précédent, naquit à Rrixen, dans le Tyrol, en 1494. Il étudia l'art de guérir dans les univer ités les plus célèbres de l'Italie, et obtint le bonnet de docteur à Rologne en 1519. Il se fixa ensuite à Augsbourg où il fut nommé peu après physicien et médecin de

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l'hôpital, et exerça son art avec la plus grande distinction pendant plus de cinquante ans.

Occon mourut en 1572, laissant un petit traité sui la peste, faussement attribué par quelques auteurs à son fils :

Was die Pestilenz an sicli selbst sey, mit ihren Ursachen und Arzneyen. Àugsburg, 1555, in-4''. L. Hn.

Occon (\dolphe). Fils du précédent, était un médecin et un numismate fort savant. 11 vit le jour à Augsbourg le 17 octobre 1524. Reçu maître es arls et docteur en médecine à Ferrareen 1549, il fut nommé en 1564 médecin de la ville d'Augsbourg, où il devint par la suite doyen du collège médical. 11 perdit ces emplois en 1584, parce qu'il s'était opposé avec violence à l'introduction du calendrier grégorien.

Occon avait particulièrement étudié le grec et il contribua beaucoup à remettre en honneur l'étude de cette langue en Allemagne; ses connaissances étaient du reste fort étendues, et il entretenait des rapports suivis et une correspondance active avec les hommes les plus savants de son temps, tels que Conrad Gesner, Frischlin, Ortelius, Ueusner, etc. En médecine, il était grand partisan de la rhubarbe, et il la prescrivait dans la plupart des maladies. Sa pharmacopée : Pharmacopœa migustana (Augustae Vindel.,1464, in-fol.), resta en honneur pendant près d'un siècle dans toute l'Allemagne ; elle fut réimprimée douze fois, la dernière en 1734; cependant dès 1652 Zwelffer signala les lacunes, du reste inévitables, qu'elle renfermait.

Quoique d'une constitution fort délicate, Occon arriva à un âge très-avancé; il mourut le 28 septembre 1604, laissant, outre la pharmacopée (Vindobonae, 1574, in-fol.; 1580, in-12; 1597, in-4; 1613, 1622, 1640, in-fol.; Gondae, 1653, in-8; Vindob., 1673, in-8 ; 1684, 1694, 1710, 1734, in-fol.) :

I. Imperatorum romanoruin numismata a Pompejo magno ad Heracleum. Antverpiai, 1579, in-4*; August. V., 1601, in-4°; Mediolani, 1083, 1730, in-fol. (ouvrage classique sur la matière). — II. Inscriptiones veteres in Hispania repevtœ. Basilœ, 1592, 1596, in-fol. — ÏU.Observationesmedicœ ; Carmen m Obilum Conr. Gesneri; Epistola grceca adC.Gesnerum de oxymelli helleborata alUsque ad rem medicam spectantibus. \n Epistolœ medicw Gesneri. — IV. Epistola de rheubarbara, dans l'ouvrage de Laurent Scholz. — V. Diverses autres publications numismatiques, un manuscrit sur les monnaies consulaires et plusieurs traductions d'ouvrages grecs, entre autres du Traité des vertus et des vices, d'Artstote.

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