EN MOINS
Aisne
Alpes-Maritimes
Aube. ....
Aveyion
Bouclies-du-Rhône
Calvados , ,
Charente-Inférieure. . . .
Corrèze
Cor.-e
Dordogne
Gard
Garonne (Haute-)
Gers
Gironde
Landes
Loiret
Lot-et-Oaronne
Marne
Meurlhe-et-Mosclle ....
Nièvre
Pas-de-Calais
Puy-de-Dôme
Pyrénées (Hautes-) ....
Pyrcnces-Orienlales ....
Rhône
Savoie (Haute-)
Seine
Seine-Inférieure
Somme
Vosges
Totaux
* Même nombre de docteurs (1821 en 1866 et en 1876.
de l'Aisne qui, en gagnant seulement 6 docteurs, subit un déficit de 48 officiers de santé sur 125. Mais, si avec ce tableau on consulte l'ensemble de la statistique, on remarque que le nombre des médecins du second ordre a peu diminué dans certains départements riches, comme le Pas-de-Calais (41 sur 266), Orne (10 sur 45), Somme (43 sur 216); que même un département riche, la Loire- Inférieure, figure parmi les cinq où le chiffre des officiers de santé s'est élevé de 1 seulement ; qu'une diminution considérable s'est au contraire opérée dans des départements plus ou moins pauvres : les Alpes-Maritimes (6 sur 14), les Basses-Alpes (12 sur 33), les Hautes-Alpes (6 sur 14), iN'ièvre (5 sur 15), Vendée (12 sur 48), Vosges (7 sur 18), Landes (38 sur 1 1 5) , Basses-Pyrénées (26 sur 80), Hautes-Pyrénées (46 sur 122), Pyrénées-Orientales (47 sur 104). Cet ensemble de résultats partiels ne saurait donc infirmer les faits généraux statistiques que nous avons exposés précédemment : rappelons-nous toujours que le corps des
officiers de sanlé se lrou\e aujourd'hui réduit à moins de moitié de ce qu'il était en 1847 et qu'il devient de plus en plus difficile de ramener à des règles un peu fixes ces déplacements qui peuvent se produire dans un petit groupe d'environ trois mille personnes. La réduction se produit tantôt dans des pays riches, tantôt dans des pays pauvres, suivant des circonstances difficiles à préciser, et l'on vient de voir que, dans tous les cas, si l'officier de santé tend à disparaître des pays riches, ce n'est pas par attraction des pays pauvres, puisque souvent ils sont suivis par les docteurs dans leur mouvement de déclin et que leur nombre diminue plus encore dans les pays peu favorisés que dans les autres.
Quelle influence les variations extrêmes qui viennent d'être notées ont-elles exercées sur la jiroportion des docteurs et des officiers de santé, relativement à la population des trente-quatre déparlements dont il s'agit? On le verra dans le tableau suivant :
Tablkau V.
DÊPARTEMEMS DANS LESQUELS LE NOMBRE DES DOCTEURS ET DES OFFICIERS DE SASTÉ