Essence de menthe 1 gramme
Sucre 5
Triturez dans un mortier. — Sert à la préparation de l'eau aromatique de menthe (Formulaire fies hôpitaux militaires).
OLÉO-SACCHARtJRE DE TÉRÉBENTHINE.
2r Essence de térébenthine 12 grammes.
Acide pyrotartrique Or, 5
Sucre blanc Q. S. pour absorber le tout.
Pulvérisez. (Officine de Dorvault).
BURCKER.
OLÉO-SULFURIQUE (Acide). Lorsque l'on mêle peu à peu de l'huile d'olives plongée dans un mélange réfrigérant avec la moitié de son poids d'acide sulfurique concentré, et qu'on laisse en repos le mélange pendant vingt-quatre licures il se sépare, par l'addition de l'eau, une masse sirupeuse formée d'acide sulfoléique, d'acide sulfo-margarique peu solubles dans l'eau chargée d'acide sulfurique, tandis que l'acide sulfoglycérique reste en dissolution.
L'acide sulfoléique est soluble dans l'eau pure, incristallisable, d'une saveur amère .
Les sels de potasse, soude et ammoniaque sont solubles dans l'eau, ceux des autres bases sont insolubles. L'acide sulfoléique ne peut être séparé de l'acide sulfo-margarique qui l'accompagne ; il se décompose par l'ébullition avec de l'eau.
Malaguti.
OLESTio:v. Le mot grec 6>£(7tiov est appliqué par Dioscoride à une espèce de plantain, le Plantago coronopus L. {voy. Plantaiin). Pl.
OLÉTÉRES. Voy. Araignées.
OLETTE (Eaux minérales d'), hypothermales ou hyperthermales, sulfurées sodiques, azotées. Dans le département des Pyrénées-Orientales, dans l'arrondissement de Prades, à 16 kilomètres de cette ville, sur la rive gauche du Têt, Olette
OLETTE (Eaux minérales d'). 74.1
est une commune de 1080 habitants, son bourg n'en a que 350, il est composé d'une seule rue dominée par des rochers au-dessus desquels on a construit quelques maisons, qui forment terrasses. Deux ruisseaux, celui d'Évol et celui de Cabrils se réunissent sous le vieux pont, avant de se jeter dans le Têt ; c'es sur le promontoire au pied duquel est le confluent de ces deux cours d'eaut qu'a été bâtie la maison carrée llanquée de petites tourelles, une des curiosités de cette station thermale. Les étangs de Nohédas, Formiguières et son église du neuvième siècle, la ville forte de Montlouis, sont les trois excursions les plus intéressantes que les baigneurs ne manquent pas de faire pendant le temps qu'ils passent à Ûlette, qui est à 584 mètres au-dessus du niveau de la mer. Son climat est celui des montagnes, c'est-à-dire, que les matinées et les soirées sont assez fraîches pour nécessiter des effets d'hiver, et les journées assez chaudes pour que les hôtes d'Olette apportent aussi des vêtements légers. La saison commence le 1^"' juin et finit le 30 septembre. (Chemin de Paris à Perpignan et de Perpignan à Prades, d'où une voiture met deux heures pour aller à Olette.)
Les sources d'Olette sont connues depuis le commencement du siècle dernier, et Carrère en parle déjà en 1756. Trente-huit sources principales, sortant du granit, émergent aux environs du bourg d'Olette, mais de plus nombreux grif. fons existent dans la contrée et pourraient aisément augmenter le débit de ces eaux s'il en était besoin un jour, ce qui n'est guère probable, puisque le débit des trente plus importantes, n'est pas inférieur à 1,772,000 litres en vingtquatre heures. Cette énorme quantité d'eau a fait dire à Anglada, en 1833, « qu'on trouve à Olette le plus beau monument d'eaux thermales qu'on rencontre dans les Pyrénées. » Tous les auteurs qui ont décrit cette station, ont été obligés de diviser en trois groupes les eaux d'Olette, pour pouvoir éviter une confusion facile avec toutes ces sources. Ces trois groupes sont : 1" le groupe de Saint-André; 2" le groupe de VExalada et 3° le groupe de la Cascade.
1° Le groupe de Saint- André est composé des onze sources les plus rapprochées de la grande source qui lui a donné son nom. Ce groupe est le groupe inférieur, la température de ses eaux varie de 30° à 75" centigrade.
2° Le groupe de VExalada ou groupe supérieur de l'Est comprend sept sources dont l'eau fait monter la colonne d'un thermomètre centigrade de 36** à 65°.
3° Le groupe de la Cascade ou groupe de VOuest, ainsi nommé de sa source principale, est composé de vingt sources dont la température la plus élevée est de 78° centigrades.
Anglada avait appelé source de Thuès, de Canaveilles, de Nyer et à! En, les sources les plus abondantes d'Olette. M. Bonis les a désignées toutes sous le nom générique de sources d'Olette ou des Graus d'Olette et les a désignées par des numéros d'ordre. On peut ainsi reconnaître plus aisément la désignation et la topographie exactes des sources de ce poste thermo-minéral. L'origine de toutes ces sources est assurément la même, aussi leur composition chimique varie-t-elle très-peu. On remarque cependant que la quantité de leur sulfure de sodium et des autres sels qu'elles renferment est d'autant plus considérable que les eaux ont une température plus élevée ; ainsi l'eau des sources hypothermales d'Olette ne contient que des traces de principe sulfuré. Les caractères particuliers des eaux d'Olette sont ceux des eaux alcalines sulfurées, c'est-à-dire qu'elles sont claires, limpides et transparentes, d'une odeur rappelant celle du
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blanc d'œuf cuit, d'une saveur légèrement amère et franchement sulfurée. De& bulles gazeuses, plus ou moins petites, plus ou moins nombreuses suivant les diverses sources, traversent l'eau minérale d'Olette dont la température, nous l'avons dit, varie de 27« à 78'^ centigrade. Celle de la source de la Cascade est la plus hyperlhermale de toutes les eaux sulfurées aujourd'hui connues. M. Bouis a publié en 1852, l'analyse chimique des trois principales sources d'Olette. Nous nous contentons de rapporter ici les résultats qu'il a obtenus avec 1000 grammes des eaux de la source Saint-André, n» 1, d'une température de 75" centigrade, de la source de la Cascade, n» 14, marquant 78° centigrade et de la source Saint-Louis, n" 25, composée de plusieurs griffons, d'une température de 44" à 48» centigrade.
SOUnCE SOURCE SODRCE