‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.67Chapitre 11 sur 40 · PL · texte numérisé non relu

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OMOPLATE (médecine opératoire). 345

doivent varier comme varient les affections morbides. Les tumeurs nécessitent de longues incisions, placées de façon à permettre l'isolement du néoplasme en même temps que la conservation des organes importants. Dans les coups de feu, la situation des plaies d'entrée et de sortie du projectile commande la position à donner aiix débridements.

Vil. Résection des bords de l'omoplate. Pratiquée isolément, l'excision d'un des bords du scapulum est une opération peu fréquente. Labbé, en 1861, enleva une partie du bord axillaire, point d'implantation d'un cbondrome volumineux chez un homme de soixante et un ans. L'opéré succomba le quatrième jour à un érysipèle bronzé. Godard (1842), Textor fiLs (IS^O-ISSO) ont pratiqué trois fois avec succès la résection du bord spinal du scapulum pour carie, exostose ou cancer. Le résultat fonctionnel aurait été satisfaisant. Enfin le chirurgien E. Stevens enleva trois pouces du bord supérieur de l'omoplate, immédiatement après la lésion, chez un soldat atteint de fracture par coup de feu de cet os avec enclavement du projectile. L'opéré, un an plus tard, avait encore quelque gêne dans les mouvements du bras.

VIII. Résectio>' de l'épine de l'omoplate. La facilité des lésions tant organiques que traumatiques de cette portion du scapulum, la possibilité d'aborder l'os sans craindre la blessure d'organes importants, onldii rendre très-fréquentes les résections de l'épine scapulaire. Nous avons pu en réunir 21 observations, beaucoup puisées dans l'admirable histoire chirurgicale de la guerre de la sécession eu Amérique. Nul doute que ces faits ne soient beaucoup plus nombreux, si l'on range dans les résections proprement dites les simples extractions d'esquilles ou de séquestres.

Nous ne dirons rien du sexe et de l'âge des opérés, le plus grand nombre des observations ayant trait à des soldats atteints de fracture par coup de feu. La guérison est habituelle. Cependant quebpies cas de mort par pyémie ont été rapportés. Les résections pour affections organiques ont été suivies de résultats favorables. Les excisions traumatiques, si l'on en juge par les rapports des médecins militaires américains, ont souvent compromis les fonctions du membre. Cependant, dans ces cas, les excisions immédiates ont été rarement pratiquées,. et les chirurgiens se sont contentés d'extraire les portions d'os nécrosées. La conservation du périoste est naturellement indiquée. Les faits de Chipault (d'Orléans), démontrent la possibilité de la régénération osseuse. Une simple incision pratiquée le long de la crête osseuse suffit habituellement pour la résection de l'épine scapulaire. Si la partie à enlever est plus considérable, une incision courbe^ à légère convexité inférieure, donne plus de facilité pour l'opération. Une scie à main, ou des pinces incisives permettent de séparer les parties malades. Avec la rugine ou le bistouri, l'opérateur détache les insertions musculaires et a\ec les muscles le périoste sur lequel ils prennent insertion.

IX. Résection de l'acromion. Laissant de côté les faits nombreux où l'acromion a dii ètie réséqué en même temps que l'articulation de l'épaule, nous n'étudierons ici que les résections limitées à l'apophyse acromiale et à l'extrémité externe de la clavicule. Nous n'admettons pas la résection régulière de l'acromion, proposée par Manec comme un temps de la désarticulation du bras. Les observations démontrent que cette excision n'est pas, ainsi que le dit Velpeau, sans inconvénients pour la force et la mobilité du membre supérieur. Quand il s'agit de lésions organiques, il est rare que l'extrémité externe de la clavicule ne participe pas plus ou moins à l'affection qui siège sur l'acromion.

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