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C-IR OIMIIOMORE

que Rai et enfin Allione, à une époque plus rapprochée de nous, ont préconisée contre le rachitisme.

On sait que l'Ophioglosse, répandue dans tout les marécages de l'Europe (0. vidgatum C. Bauh.), se présente sous forme d'une petite plante à racine fibreuse, portant une seule feuille, de l'aisselle de laquelle semble sortir un pédoncule terminé par un épi grêle, comparé à la langue du serpent. Cet épi, ordinaii'ement simple, quelquefois double ou triple, se renfle par les progrès de la végétation, et à la maturité se trouve divisé en logettes saillantes séparées par des cloisons. Les logettes s'ouvrent enfin, et de chacune d'elles il sort une poussière jaune abondante, comparable à celle du Lycopode. Cette poussière constitue les corps reprodnrteurs ou les spores. La germination de ces spores donne lieu à un prothalle c|ui prend la forme d'un petit tubercule arrondi ; plus tard s'échappe de ce tubercule un rameau cylindrique vermiforme qui croît verticalement sous la terre, qui se ramifie peu et rarement, et qui s'allonge à son extrémité par le moyen d'une seule cellule terminale. Quand l'extrémité de ce rameau parvient au-dessus du sol, alors seulement elle verdit et se divise en lobes, mais elle cesse de s'accroître. C'est ce rameau [Fruchtspross) qui porte les organes sexuels : des anthéridies (qui sont des cavités creusées dans son tissu) et des archégones qui paraissent se développer comme chez les autres cryptogames vasculaires. Son sommet aplati reste toujours souterrain. En effet, ce qui émerge au-dessus du sol, chez VOphioglossum vidgatum, c'est simplement une seule feuille. Dans d'autres espèces, il existe plusieurs de ces organes, dont le développement complet, à partir de sa première origine, exige toujours trois ou quatre ans. A sa base, chaque feuille porte un appareil stipulaire qu'enveloppe l'origine de la feuille prochaine, appareil comparable aux pérules des Marattiacées. A son extrémité supérieure, la feuille de ï Ophioglossum vidgatum se dédouble en deux lobes parallèles {voy. art. Fodgères, p. 729), lobes qui restent partiellement soudés dans le genre voisin Cheiroglossum. Les sporanges se développent superposés dans le lobe sporifère, et naissent comme les sacs polliniques de beaucoup d'anthères, ce qui différencie les Ophioglosses de la plupart des Fougères. EuG. Fodrnier.

OPHiOMARiCiE (de oyi;, serpent). Divination par les serpents [voy. Divination). D.

OPHlonORE. Le genre Ophiomore {Ophiomorus , de ô'st;, serpent, et è,«opo,-, allié) a été créé par MM. Duméril et Bibron pour des Sauriens {voy. ce mot) qui sont voisins des Orvets {voy. ce mot) et qui ont comme ceux-ci le 2orps serpentiforme et privé de membres, mais qui se distinguent par un certain nombre de caractères. Ainsi, chez les Ophiomores, les narines s'ouvrent entre deux plaques, la plaque nasale et la supéro-nasale; les dents sont coniques, droites et obtuses. La langue, faiblement échancrée à la pointe, est dépourvue de sillon transversal près de son extrémité antérieure, la queue est plutôt pointue que cylindrique, etc. Le type de ce petit genre est l'Orvet à petits points {Ânguis 'iniiiaris de Pallas, espèce qui doit prendre désormais le nom à' Ophiomorus vidiaris. E. Oostalet.

DciiÉmL et liiBBoy. Erpétologie, t859, t. V, p. 799. ■ E. 0.

OPHIOSTOME. 629

OPIIIORIIIZA {Ophiorhiza L). Genre de plantes Dicotylédones appartenant à la famille des Rubiacées et à la tribu des Oldenlandiées. Les fleurs, hermaphrodites ou polygames, sont blaticlies, verdàtres ou rosées. Leur réceptacle subglobuleux poite un calice court à limbe quinquélîde, persistant, et une corolle inl'uiidibulit'orme dont le limbe est divisé en 5 lobes courts, ovales, obtus au sommet; les étamines, au nombre de 5, sont insérées sur le tube de la corolle. L'ovaire, infère, est biloculaire et surmonté d'un styie filiforme à sommet stigmatifère bilobé. Le fruit est une capsule fortement comprimée, divisée en 2 lobes très-divergents à leur sommet et à déhiscence septicide ou loculicide. Il renterrae un très-grand nombre de petites graines anguleuses, dont l'embryon ortbotrope est situé dans l'axe d'un albumen charnu presque corné.

Les Ophiorhiza, que .lussieu {Gen., 143) plaçait parmi les Gentianacées, sont des plantes herbacées ou sous-frutescentes, propres aux régions chaudes de l'Asie tropicale. Leurs feuilles sont opposées, pétiolées, épaisses, souvent de grandeur inégale, et pourvues de stipules très-petites. Leurs fleurs sont disposées en cymes dichotomes ou uni pares, axillaires ou terminales.

Des 45 espèces environ dont se compose ce genre, la plus importante au point de vue médical est l'O. Miingos L. ou Mungo de Kaempler {Amœn., 575 et 577), sous-arbrisseau aux feuilles glabres, coriaces, lancéolées-elliptiques, qui se rencontre communément à Ceylan, à Java et à Sumatra. Sa racine, blanche à l'intérieur, mais d'un brun rougeâtre à l'extérieur, possède une amertume telle que les Malais l'appellent vulgairement Hampaddu, c'est-à-dire Fiel de terre. C'est le Radix Mungos s. Serpentiniim des oflicines. Dans l'Inde et les pays voisins, elle jouit d'une grande réputation comme remède infaillible, nonseulement contre la morsure des serpents les plus venimeux, mais encore contre le poison de VAntiaris toxicaria L, Les médecins indigènes l'emploient contre riiydrophobie et dans le traitement des fièvres putrides et typhiques ; elle passe . également pour vermifuge.

On attribue les mêmes propriétés à la racine de l'O. Japonica Bl., espèce herbacée découverte au Japon par Siebold. Ed. L.

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OPHio^iTonE. Genre de vers intestinaux appartenant à l'ordre des néma- " ToÏDES.— Ce genre a été proposé par Rudolphi pour des vers parasites qui ont les caractères suivants : Corpus teres, elasticum, utrinque atlenuatum. Caput bilabiatum, labio superiore et inferiore. — Il comprenait cinq espèces : l'une, l'O. mucronatum, parasite de la chauve-souris ; une autre, 0. dispar, parasite du phoque, et les autres, parasites des poissons.

Ces cinq espèces avaient été rapprochées par Rudolphi d'une manière tout à fait artificielle et d'après des caractères très-insuftisamment étudiés. Excepté chez l'une d'elles, le mâle était inconnu. Dujardin a cru devoir placer une partie de ces espèces dans les genres Dacnitis et Rictidaria. De nouvelles recherches sont nécessaires pour bien établir 4e genre ophiostoma.

Gervais et van Beneden, dans leur Zoologie médicale, ont rapporté au genre

630 OPIIIOXYLON.

ophiostome un ver nématoïde {Ophiostoma tubœformis) qui se trouve dans linlestin de divers animaux du genre chat et qui avait été regardés par Dujardin et Diesing comme étant un Doclimiiis.

« Ce ver a le corps grisâtre, cylindrique; la tête est légèrement penchée et la bouche s'ouvre en dessous et en travers comme une bouche de serpent ; l'armure de la bouche est garnie de chaque côté d'une forte dent à trois pointes. Le corps conserve la même grosseur jusqu'à l'extrémité antérieure ; il se termine brusquement en pointe, en arrière. Le mâle a la bourse caudale évasée", la femelle a la queue conique, et l'orifice de la vulve est situé vers le tiers postérieur. Le uiàle est long de 7 millimètres; la femelle atteint jusqu'à 10 millimètres. » Ce ver a été vu en Allemagne, en Autriche, en Hollande, en Belgique, en France et au Brésil.

Ilippolyte Cloquet a désigné sous le nom de Ophiostoma Pontieru un ver nématoïde vomi, dit-on, par un enfant, et qui a été observé à Lille par Degland, médecin de cette ville {Recueil des travaux de la Société des sciences. Lille, 20 octobre 1820). Or, ce ver était incontestablement un Gordius aquaticus. Il a été parfaitement décrit par Degland, qui l'a observé au microscope et qui l'a examiné comparativement avec quatre gordius auxquels il a reconnu tous les caractères de son ver. Il était long de 15 à 16 centimètres sur l'"'"l/2 de diamètre. Il a vécu un mois dans l'eau, étant toujours en mouvement. Il est probable que ce ver se trouvait dans de l'eau contenue dans le vase où l'enfant a vomi. C'est une question que l'observateur ne s'est pas posée et qui aurait sans doute été résolue par l'afllrmative, si l'on avait songé à s'en enquérir. J'ai pu rectifier plus d'une fois des erreurs de ce genre. G. Davaiîie.

OPDlOXlXO^ [Ophioxylum L.). Genre de plantes Dicotylédones de la famille des Apocynacécs, qui a donné son nom à la tribu des Ophioxylées et dont les caractères principaux sont les suivants : calice persistant, à 5 lobes linéaires oblongs ; corolle hypogyne, infundibuliforme, à tube beaucoup plus long que le calice, à limbe profondément divisé en 5 lobes ovales obtus, enroulés à droite avant l'anthèse ; 5 étamines presque réduites aux anthères, nisérées sur le milieu du tube de la corolle; ovaire comprimé, didyme, à 2 loges contenant chacime un ovule; fruit charnu, formé de 2 drupes ovoides, accolées l'une à l'autre par leur base et pourvues chacune d'un noyau rugueux, monosperme; embryon situé dans l'axe d'un albumen charnu, à cotylédons foliacés et à radicule supère.

L'unique espèce de ce genre est l'O. serpentimnn L., petit arbrisseau des Indes orientales aux feuilles glabres, oblongues-cunéiformes, verticillées par 3 ou par 4. Les fleurs, blanches ou rosées, sont disposées en cymes axillaires longuement pédonculées et très-fournies. Les drupes sont noires ou rouges.

Le bois de l'O. serpentinum L. constitue un des Bois de Couleuvre du commerce, c'est le Lignum colubrimim s. laudatisdmiim de Garcias. Comme celle de VOphiorhiza Mungos L., sa racine est vantée à Ceylan, aux Moluques et dans les îles de la Sonde, comme un spécifique infaillible contre la morsure des serpents venimeux. Elle passe également pour le meilleur antidote contre les flèches empoisonnées des Indiens. A forte dose, elle est, dit-on, violemment purgative. On l'emploie surtout contre les fièvres intermittentes et dans le traitement des affections vermineuses.

Pendant longtemps celte racine a été considérée comme l'Hwang-lien ou

OPHIURES. Col

Chuen-hen des Chinois, introduit dans le commerce européen sous les noms de Honglane, Choulin, Chynlen, Chouline, Souline, Radix Mustelœ, Raiz de Mongo, Racine d'or. Racine chinoise amère, etc. ; mais il a été démontré récemment que cette dernière drogue était le rhizome du Coptis Teeta Wallich, petite plante herbacée des régions montagneuses du royaume d'Assam, qui appartient à la famille des Renonculacées et que M. le professeur H. Bâillon {Hist. des plantes, I, 18) réunit au genre Eelleborus {voy. Chynlen).

Ed. L.

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OPHIURES. Sous le nom A'Ophiureson désigne un groupe d'Echinodermes appartenant à la classe des Stellcrides et à l'ordre des Ophiurides [voy. ce mot). Chez ces animaux, les cinq bras, ordinairement cylindriques et très-allongés, sont toujours simples et recouverts de boucliers squamiformes qui les font ressembler à de petits serpents ; les sillons ambulacraires sont cachés sous les plaques ventrales; le disque, tantôt nu, tantôt muni decailles calcaires, de granulalions ou d'épines plus ou moins fortes, est toujours dépourvu de côtes rayonnantes à sa face dorsale; enfm la bouche est entourée de cinq pièces aplaties [boucliers buccaux) situées chacune dans un espace interbracliial.

Les Ophiures ont des représentants dans presque toutes les mers du globe. Ils rampent lentement sur le fond de la mer au moyen de leurs bras. On en connaît un assez grand nombre d'espèces réparties dans 56 genres environ {voy. J. Mûller et Troschel, System der Asteriden, Braunschweig, d842, et Ch.-Fr. Lïilken, in Vidensk. Meddels. naturh. Fôrh. Kjobenhavn. 1871), parmi lesquels se distinguent six formes principales constituant les types d'autant de familles, savoir: Opidodermatides, Ophiolépides, Amphiurides, Ophiocomides , Ophiothricides et Ophiomyxides.

Les Ophiodermatides sont caractérisés surtout par la forme triangulaire arrondie des boucliers buccaux et l'existence d'un grand nombre de dents et de papilles buccales. Le genre Ophioderma MùU.-Tr. [Ophiura Lamk, pr. p.) en est le type. L'O. longicauda Linck, qu'on rencontre dans la Méditerranée, a le disque granuleux et possède quatre fentes génitales dans chaque espace interbrachial. Dans le genre Ophioglypha Lym., au contraire, le disque est couvert d'écaillés nues et inégales, les bras naissent dans des échancrures du disque et il n'existe que deux fentes génitales dans chaque aire interbrachialc. L'espèce principale, 0. lacertosa Linck [Ophiolepis ciliata Miill.-Tr.), est commune dans l'Océan Atlantique aussi bien que dans la Méditerranée. Sa larve, d'un vert opale transparent, avec le sommet du corps et les extrémités des huit bras do couleur orange, a été décrite par J. Millier sous le nom de Pluteus paradoxus ; c'est elle ■qui a été le point de départ des remarquables travaux de cet auteur sur le développement des Echinodermes {voy. J. Mùller, Sieben Abhandlungen ûber die Larven und die Entwickelung der Echinndermen,'mAbh. der Berl.Akad., 1846 à 1854, et Dareste, Analyse des observations de J. Mûller, etc., m Ann. se. natur., 5^ sér., 1852-1853, et ¥ sér., 1854). Cette larve a été également l'objet des observations de Van Beneden, observations insérées dans le Bulletin de l'Académie royale de Belgique, t. XVII, n" 6.

fi5'2 OPIlIURiDES.

Les Ophiolépides se reconnaissent aux larges plaques de forme pentagonale (jui entourent Touverture buccale et qui se prolongent dans les aires interbrachiales. Leurs représentants habitent sur(out les mers chaudes : tels sont notamment VO. cincta Miill.-Tr., de la mer Rouge, VO. paucispina Say, des côtes de la Floride, et VO. annulosa Blainv., des mers de l'Inde.

Un des caractères distinctifs des Amphiurides est la présence, sur les bras, d'un grand nombre d'épines très-divergentes. Comme espèces principales de cette famille, il convient de mentionner surtout : VOphiacantha setosa Retz., des côtes de la Sicile, qui a le disque couvert de corpuscules calcaires dentés et les bras munis de forts piquants; ['Ophiopholis bellis Linck et l'O. acM/eofa O.-Fr. MûU., des mers du nord de l'Europe, dont le disque, plus ou moins granuleux, est recouvert d'épines ; enfin, VAniphiura sqiiamata Délie Ch. [A. Chiajei Forb.), espèce vivipare qui fc rencontre dans la Méditerranée, dans le golfe de Gascogne, ainsi que dans la baie de Massachusetts, et dont le développement a été observé par Krohn et Schultze {Arch. fur Anat. und PbysioL, 1851, lleft IV, et 1852, llcftl).

L'existence de papilles dentaires au-dessus des dents buccales est un caractère coirmiun aux Opinocomides , aux Ophiomyxides et aux Opinothricides. Ces derniers, remarquables par les épines très-fines et velues qui recouvrent le disque, ont pour espèces principales V Ophiothrix fragilis O.-Fr. MùU., qu'on rencontre communément aussi bien dans la Méditerranée que dans l'Océan Atlantique, et VO. fl/o//ecM?'».s Mùll.-Tr., qui paraît spécial à la Méditerranée.

Chez les Ophiocomides, au contraire, le disque est recouvert de pièces calcaires solides. Ils ont pour type le genre Ophiocoma MùII.-Tj'., qui renferme, entre autres espèces, VO. nigraO.-Fr. MûU., des mers du nord de l'Europe, puis les 0. pumila Lùtk., et 0. Valencii Lùlk., chez lesquels on a observé des cas remarquables de reproduction asexuelle ; suivant Liitken, leurs parties divisées reproduiraient chacune un animal à cinq rayons.

Quant aux Ophiomyxides, ils sont bien reconnaissables à leur disque nu, c'està-dire complètement dépourvu de granulations, d'écaillés ou d'épines ; de plus, leurs bras sont recouverts de plaques incomplètement développées et garnies de piquants revêtus en partie d'une peau molle. Leurs représentants se répartissent dans les deux genres Ophioscolex Mûll.-Tr. et Ophiomyxa MùU.-Tr., qui ont pour types : le premier, V Ophioscolex glacialis MùU.-Tr., des côtes duSpitzberg, le second, VOphiomyxa pentagona Lamk, des côtes de la Sicile.

Le groupe des Ophiures ne compte qu'un très-petit nombre d'espèces fossiles, propres aux terrains triasiques, jurassiques et crétacés. Toutefois, Lûtken y rattache le genre silurien Protaster Agass., dont les représentants établissent le passage des Ophiures aux Étoiles de mer. Ed. Lefèvre.

OFnil'RlDE!§ [Ophiuridœ). Ordre d'animaux marins de l'embranchement des Echinodermes et de la classe des Stellérides.

Les Ophiurides ont le corps discoïde, aplati, variant de la forme arrondie à la forme pentagonale. Tous possèdent cinq bras généralement simples, rarement ramifiés, qui, an lieu d'être, comme dans les Étoiles de mer, de simples prolongements du disque, en sont nettement distincts et ne renferment dans leur intérieur aucun appendice du tube digestif, ni des organes génitaux. Le plus ordinairement très-longs et de forme cylindrique, ces bras sont pourvus exclusivement de muscles longitudinaux, de sorte qu'ils ne peuvent s'agiter qu'horizon-

OPIIRYS. t-?5

lalement, à droite ou à gauclie, par une espèce de mouvement ondulatoire. Ils sont nus, ou bien recouverts entièrement de plaques calcaires squamiformes (boucliers), de grandeur inégale, selon qu'elles sont dorsales, ventrales ou latérales ; ces deux dernières sortes de plaques présentent souvent des rangées transversales de papilles ou bien des piquants {spinœ brachiales) tantôt courts, tantôt très-lbrts et divergents, parfois enveloppés en tout ou en partie par une peau molle formant une gaine nue et rétractile.

Les sillons ambulacraires sont recouverts par des plaques ventrales dermiques, et les ambulacres, qui ne sont plus propres à la locomotion, mais paraissent jouer le rôle de branchies ou de tentacules ambulacraires, sortent par do petits porcs situés d'ordinaire à la face latérale des bras dans les interstices que laissent entre eux les boucliers latéraux et les boucliers ventraux. Il n'exisle ni anus, ni pédicellaires. Le canal pierreux s'insère sur l'une des cinq pièces aplaties [boucliers buccaux) qui entourent la bouche (une dans cha(|ue espace interradiaire), mais, comme cette pièce n'offie pas la structure d'une jdaqne madréporique, il s'ensuit que le canal pierreux reçoit l'eau de la cavité même du corps.

La disposition et la structure des organes sexuels sont à peu près les mêmes que dans les Étoiles de mer. Les glandes sexuelles lobées, au nombre de deux dans chaque espace intcrbraclual, occupent le pourtour du disque et ont leurs lobes réunis par une petite tige que Ratkc [Schriflen der naliirf. Gesellschaft zu Danzig, IH, 4) pense devoir être assimilée à un conduit déférent. Le plus ordinairement les produits sexuels (œufs et spermatozoïdes), déversés dans la cavilé viscérale, sont expulsés au dehors par des ouvertures plus ou moins larges {fentes génitales), disposées par deux ou par quatre à la face ventrale du corps dans chaque aire, interbrachiale.

A l'exception de quelques espèces, comme VAmphiura squamata Dell. Ch., qui sont vivipares, ou de VOpIdopholis bellis Linck., dont les embryons se développent d'une manière directe, les Ophiurides subissent une métamorphose compliquée avant d'arriver à l'état adulte. La larve, longtemps considérée comme un animal distinct et décrite par J. Mùller sous le nom générique de Pluteus, présente essentiellement le type symétrique bilatéral. Elle est longue de 8 à 9 millimètres et d'un vert opale très-transparent ; son corps, cunéiforme en avant, se prolonge en arrière en huit bras divergents plus ou moins allongés, unis entre eux par des prolongements dermiques en forme d'arc et soutenus par des tiges calcaires intérieures ordinairement simples ; ces bras convergent vers la partie supérieure pointue du corps oià ils sont reliés les uns aux autres par une bandelette calcaire transverse. L'Ophiuride se développe par gemmation dans l'intérieur de la larve, dont il conserve intégralement l'estomac, l'appareil digestif, ainsi que le tube dorsal ; il ne devient libre qu'après la rupture des tiges calcaires.

L'ordre des Ophiurides se divise en deux groupes bien tranchés, les Ophiures et les EuRYALEs {voy. ces mots). Ed, Lefkvre.

OPilRV.«t [Ophnjs L.). Genre de plantes Monocotylédones de la famille des Orchidacées, qui a donné son nom à la tribu des Ophrydées, et dont voici les caractères principaux : les 3 divisions extérieures du périanthe sont étalées, les deux intérieures beaucoup plus petites et dressées. Le labelle, jamais prolongé en éperon, est épais, un peu charnu, légèrement convexe, velouté et marqué de lignes et de taches glabres plus ou moins luisantes ; il est tantôt

654 OPIITHALMIE.

entier, tantôt divisé en 5 lobes dont le médian, plus grand, entier, émarginé ou bifide, est souvent terminé par un appendice glabre, épais et courbé. L'antlière, dressée et persistante, est continue avec le gynostème; les niasses polliniques sont fixées à 2 rétinacles libres renfermés dans deux bursicules distinctes ; l'ovaire n'est jamais contourné; enfin la capsule, uniloculaire et surmontée par le périanthe marcescent, s'ouvre par 5 fentes longitudinales pour laisser échapper un grand nombre de graines très-petites.

Les Ophrys sont des plantes herbacées à souche formée de deux bulbes entiers globuleux. La tige est simple, cylindrique et garnie de feuilles sessiles, entières, ordinairement oblongues ou oblongues lancéolées. Les fleurs, pourvues à leur base de bractées égalant ou dépassant l'ovaire, sont disposées en épi lâche pauciflore; chacune d'elles, dans son ensemble, offre un peu l'aspect de certains insectes (mouche, abeille, bourdon, araignée, etc.).

On n'en connaît guère qu'une vingtaine d'espèces répandues surfout dans la région médilerranéenue. Parmi celles qui croissent en France, quatre se rencontrent communément dans les pâturages, les clairières des bois ou sur les coteaux herbeux incultes, principalement dans les terrains calcaires de formation jurassique. Ce sont les 0. miiscifera Huds. (0. myodes Jacq.), 0. aranifera Huds., 0. arachnites Iloffm. et 0. apifera Iluds., dont Linné ne faisait qu'une seule espèce sous la dénomination d'Ophrys Inseclifera.

Ces jolies plantes n'ont aucune utilité au point de vue médical, mais les bulbes de plusieurs espèces, notamment ceux des 0. apifera Huds., 0. arachnites Iloffm. et 0. Bertoloni Moretti, sont, dit-on, employés dans quelques contrées pour faire du salep. Éd. L.

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OPIITHALIKICA. Sous ce nom et sous celui à'Ocularia on désignait autrefois V Euphrasia officinalis L. {voy. Elphraise). Ed. L.

OPUTHALMIE {de of0a.lii6ç,œil). i. Ce terme comprenait anciennement toutes les maladies de l'œil et des paupières. Plus tard, vu sa terminaison rappelant celle des mots désignant les maladies inflammatoires en général, on l'a réservé aux seules inflammations des diverses parties dont se compose l'organe de la vision.

Mais la connaissance plus parfaite de ces diverses parties a eu pour conséquence une classification plus détaillée, qui a restreint l'antique désignation à des affections mieux déterminées. C'est ainsi qu'on en a tout d'abord détaché les maladies des parties internes de l'œil, telles que la cataracte et l'amaurose, dans lesquelles l'inflammation ne joue ostensiblement aucun rôle, tout en y maintenant — ce qui continuait à être logique — l'iritis, la choroïdite, etc.

La découverte de l'ophthalmoscope est venue ensuite, qui a permis plus de précision encore, en faisant découvrir, dans la rétine, dans le nerf optique, dans le corps vitré et sa membrane d'enveloppe, des altérations auxquelles l'inflammation n'était l'as étrangère : de là des affections justiciables d'autres rubriques {voy. Choroïde, Sclérotique, Cornée, Iris, Rétine, Corps vitré, Nerf optique), et auxquelles nous n'avons pas à nous arrêter. De ce moment, lemotOpHTHALMiE

OPIITHALMIE. 635

s'est trouvé dépossédé d'une partie de son domaine; on ne l'a plus appliqué qu'aux maladies inflammatoires des membranes oculaires externes.

Aujourd'hui, on tente de la bannir entièrement de la terminologie ophtlialmologique, ou delà réserver aux seules alfections totius suhstantice de l'œil, pour lesquelles Mackenzie avait créé les motsOpiiTHALMiTis.OpHTHALMiTE, qu'on a généralement adoptés [voij. Ophthalmitis), et qui comprennent : le phlegmon de l'œil, les affections sympathiques, l'ophthalmitis phlébitique, etc. Nous n'acceptons pas cet ostracisme. Le mot Ophthalmitis continuera à représenter pour nous les maladies phlegmasiques de toutes les parties constituantes de l'œil dans leur ensemble; celui d'OiHTHALMiE, la classe des affections oculaires superficielles, dans lesquelles l'inflammation de la conjonctive jouera, primitivement ou consécutivement, un rôle prédominant. Telles sont les diverses espèces de conjonctivites, que nous appellerons, avec le professeur Thiry {Ophthalmologie. Leçons données à l'Université de Bruxelles, par J. Thiry, recueillies par L. Marcq. Bruxelles, Mayolez, 1865), ophthalniies conjonctivales, et certaines affections complexes, dans lesquelles plusieurs tissus sont engagés, et qui ont reçu, à cause de l'élément étiologique présumé, des désignations que l'usage a consacrées et que nous devons respecter : ophthalmie scrofuleuse, phlijcténnlaire, ophthalmie catarrho-rJmmatismale, etc., parce que les termes rappelant l'élément anatomique seul les laissent en dehors des notions qu'il importe de se représenter, dans l'intérêt tant du diagnostic que de la thérapeutique à instituer. Cette infraction aux lois de la nomenclature anatomique pure, qui nous est imposée par les exigences du sujet, est facile h justilier.

Fidèle aux errements de l'école de Béer, Sichel avait divisé les ophthalmies en deux grandes classes : les ophthalmies simples et les ophthalmies spéciales; les premières étaient pour lui les phlegmasies oculaires considérées d'après leur siège dans telle ou telle membrane oculaire, abstraction faite de leur nature, déterminée par leurs causes et leurs combinaisons. Cette division n'est pas fondée sur l'observation. En effet, dans cet état de simplicité qu'on admet comme un de leurs éléments, les ophthalmies ne se rencontrent jamais. Écoutons sur ce point Canstatt, qui, lui aussi pourtant, était de l'école de Vienne : « Il n'y a pas, dit-il (voy. Annales (VOculistique, 1842-43, t. 111, p. 25), d'affections oculaires idiopathiques. Ce n'est que par abstraction que l'on peut se figurer les formes que les traités assignent à ces dernières ; elles ne sont que des complications, que nous chercherions en vain dans la nature. » Si nous interrogeons la phénoménologie, dirons-nous avec Fallot {Annales cl'Oculisticiue, 1854, t. XXXI, p. 190), nous ne trouvons aucune différence entre les signes qu'on dit appartenir aux inflammations simples et ceux des inflammations spéciales qui leur correspondenU La conjonctivite simple se traduit par les mêmes symptômes que l'ophthalmie ditecatarrhale; la sclérite simple par les mêmes signes que l'ophthalmie rhumatismale; quelle que soit la cause du chémosis, soit séreux, soit parenchymateux, il se reconnaît aux mêmes caractères. L'on ne doit donc pas envisager les ophthalmies simples d'une manière absolue et sans égard à leurs causes, au moins au point de vue thérapeutique, qui est sans conteste le point de vue culminant; en d'autres termes, les ophthalmies n'existent jamais aux conditions auxquelles l'école de Vienne attache la notion de simplicité. Dira-t-on qu'il faut faire au moins une exception en faveur des ophthalmies traumatiques, que celles-là doivent être constamment identiques dans le même tissu? Là, également, la nature de la cause vulnérante modifie celle de la lésion. Laissons

056 OPllTILVLMIE.

encore à Canstalt le soin de répondre ici pour nous : « Que l'on compare seulement, dit-il [loc. cit.), l'altération de la peau occasionnée par un instrument tranchant avec la perturbation due à une contusion, à un agent chimique; que l'on compare raltération que développe dans la conjonctive un corps étranger engagé entre les paupières avec celle déterminée par la chaux éteinte, etc., il y a entre elles une diiiérence essentielle. Ainsi donc, la spécificité de la cause déterminante intlue sur la forme de l'altération traumatique. »

Trop longtemps, en ne prenant conseil que du siège seul de la maladie, appliquant le nom de « catarrhe » à tous les flux nmqueux indistinctement, on a confondu les notions de conjonctivite et d'ophlhalmie catarrhale, et cependant il y a entre elles une différence essentielle. Sans contredit, toute ophthalmie catarrhale est une conjonctivite, mais toute conjonctivite n'est pas une ophthalmie catarrhale. Celle-ci implique constamment l'intervention d'un principe spécial, dont l'air atmosphérique est le facteur ou le véhicule, et peut-être d'un organisme inférieur déterminé. D'autre part, la conjonctivite peut naître sous l'empire de la scrofule, par exemple : or cette intervention exercera sur la phénoménologie une influence directe. Qu'un scrofuleux reçoive sur l'œil un coup de poing ou un coup de vent, l'inflammation qui en résultera aura des caractères objectifs propres et particuliers dus à la dyscrasie du sujet. L'expérience de tous les jours démontre que la même maladie, née sous l'action des mêmes causes générales, reçoit, de la constitution ou de la diaihèse, des modifications essentielles, reconnaissables à la forme spéciale sous laquelle elle se produit, et de la médication qui y convient.

Ce sont ces raisons qui ont fait donner à certains états morbides de l'œil des dénominations rappelant autre chose que l'élément engagé ; tels sont : l'opbthalmie dite scrofuleuse et l'ophthalmie catarrho-rhumatismale. Quant aux différentes formes de la conjonctivite, nous ne leur refuserons pas non plus le nom d'ophthalmies, d'une part parce que ce sont bien des affections superficielles de l'œil; de l'autre, parce qu'il respecte une terminologie qui, depuis de longues années, est admise et comprise. Nous la préciserons seulement en y ajoutant un adjectif déterminalif : nous les appellerons ophthalmies conjonctlvales.

2. Avant d'entrer plus avant dans notre sujet, rappelons brièvement quelquesunes des données anatomiques et physiologiques exposées par M. JNuel (art. Conjonctive [anatomie] de ce Dictionnaire). La membrane dite « Conjonctive » est cette partie du tégument général qui recouvre, sous la forme d'une membrane muqueuse, la face postérieure des paupières et la partie libre du globe oculaire. Elle forme un sac ouvert seulement en avant au niveau de la fente palpébrale. Quand les paupières sont fermées, le sac conjonctival l'est également; il est refoule sur lui-même par le globe oculaire. On y reconnaît trois portions : la conjonctive palpébrale, celle du cul-de-sac et la conjonctive bulbaire. Au point de vue de la structure, on y distingue les trois couches qui constituent une muqueuse : épithélium, membrane propre et tissu sous-muqueux lâche. Dans la portion palpébrale, le support de la couche épithéliale est fourni exclusivement par la membrane propre de la conjonctive; le tissu sous-conjonctival lâche fait défaut.

Le tissu propre appartient au « tissu adénoïde » de Virchow. 11 se compose de fibres anastomosées, à mailles très-fines ; les libres élastiques y font complètement défaut. Les mailles du réseau sont remplies par des amas de cellules arrondies (corpuscules lymphoïdes) comme dans le tissu adénoïde de la muqueuse

intestinale. Dans la conjonctive humaine, rinfiltration lymphoïde est diffuse et uniforme; c'est dans les plans postérieurs du tissu propre qu'elle est le plus prononcée.

Près du bord orbitaire osseux, la conjonctive se détache des paupières et se replie sur le globe oculaire, formant ainsi le cul-de-sac conjonctival. Elle y forme des plis qui sont sensiblement parallèles au bord libre du tarse, et à côté de ces plis se trouvent de véritables papilles, renfermant des vaisseaux sanguins. Des coupes faites sur le plat de l;i conjonctive montrent les sections transversales arrondies de ces papilles, bordées par le revêtement épitliélial et renfermant des vaisseaux sanguins. Dans la moitié qui avoisine le bord palpébrai libre ces papilles sont peu élevées, et les sillons qui les séparent complètement comblés par le revêtement épitliélial, de sorte que la surface conjonctivale y est tout à fait lisse. L'épithélium, vu de face, a un aspect caractéristique dû à la présence de cellules superficielles ayant subi la dégénérescence muqueuse. Ces cellules transformées se présentent sous la forme de vésicules ovoïdes, claires, transparentes ; elles ont beaucoup augmenté de volume et portent souvent à leur extrémité libre une ouverture appréciable. Elles rappellent les cellules en coupe [Becherzellen) décrites dans la muqueuse intestinale, et se trouvent surtout en grand nombre sur des yeux affectés d'un léger catarrhe de la conjonctive. Entre les papilles et les replis conjonctivaux se trouvent, en grand nombre, des (jlandes tubuleuses, tubes creux plus ou moins ramifiés, et qui débouchent au fond des sillons. Enfin, entre le cul-de-sac et le bord correspondant du tarse, sont les glandes dites de Krause, au nombre de quarantedeux environ pour la paupière supérieure, de six à huit pour l'inférieure, plus nombreuses vers l'angle externe ; leurs conduits excréteurs débouchent dans le cul-de-sac.

Indépendamment de ces glandes, fort bien décrites par M. Nuel, il faut eu citer d'autres, récemment découvertes par M. Wolfriug [Klinische Monatshlatter fur Au(jenheilku.nde, 1874), et qui occupent, dans l'épaisseur même du cartilage tarse, l'espace compris entre l'insertion du releveur de la paupière supérieure et les glandes de Mcibomius. D'après cet auteur, la matière virulente de certaines ophthalmies serait élaborée dans ces culs-de-sac glandulaires, et non à la surface de la muqueuse. Ces glandes ont la plus étroite analogie avec des éléments glandulaires de la muqueuse uréthrale, similitude qui nous mènera à des déductions intéressantes au point de vue des analogies qui existent entre la blennorrhagie urétlirale et l'ophthalmie conjonctivale dite « ophthalmie gonorrhéique » (4i).

\iQS vaisseaux sanguins de la conjonctive se distribuent dans deux territoires, un antérieur et un postérieur; à ce dernier appartiennent : la conjonctive palpébrale, celle du cul-de-sac, et la plus grande partie de la conjonctive bulbaire. Le sang de ce territoire provient, en majeure partie, de la carotide interne, ce qui explique de quelle façon une hyperémie du cerveau ou des org;mes rétrobulbaires peut retentir sur la conjonctive, en même temps que l'eificacité de soustractions sanguines à la tempe dans certaines inflammations de la conjonctive et leur inutilité dans d'autres. Un certain nombre de rameimx provenant des branches palpébrale et lacrymale s'avancent régulièrement dans la conjonctive bulbaire; la conjonctive vient-elle cà s'irriter, les subdivisions des vaisseaux conjonctivaux postérieurs se gonflent au point de devenir apparents à l'œil nu ; dans le cas de catarrhe violent, on peut les poursuivre depuis le cul-de-sac

jusqu'à 4 millimètres autour de la périphérie cornéemre; le doigt peut les déplacer latéralement en même temps que la conjonctive. Ils ont toujours une couleur rouge écarlate et sont très-flexueux, en zigzag. Le territoire circulatoire antérieur est localisé dans une zone étroite autour de la cornée ; les vaisseaux affectent une anastomose importante avec les artères ciliaires. Le réseau péricornéen n'est pas visible à l'œil nu ; il le devient dès qu'une irritation un peu vive vient à frapper le globe oculaire.

La conjonctive est très-riche en rameaux nerveux; une partie de ces nerfs est destinée à la conjonctive elle-même, l'autre ne fait que la traverser pour gagner d'autres organes, particulièrement la cornée transparente. Ils proviennent des nerfs ciliaires, lacrymal, frontal et nasal externe; les troncs nerveux se résolvent bientôt dans des rameaux composés de 5 à6 fibres à moelle, situés dans le tissu cellulaire sous-conjonutival.

Les fonctions de la conjonctive sont multiples; l'une des plus importantes consiste dans la sécrétion du liquide lacrymal, mélange de la sécrétion de la glande lacrymale et de celle des glandes contenues dans la muqueuse elle-même. Ces glandes sont : 1° les glandes acino-tubuleuses, situées près du cul-de-sac, et qui, sous le rapport de leur structure, semblent être de petites glandes lacrymales; quand on essuie avec soin la conjonctive d'une paupière retournée, le liquide se reproduit à l'instant et sur place, ce qui doit tenir, au moins en grande partie, à la présence de ces glandes acineuses ; 2° les petites glandes tubuleuses qui se rencontrent dans toute l'étendue de la conjonctive palpébrale. La plupart des auteurs admettent également une transsudation séreuse à travers les vaisseaux de la conjonctive; au moins, dans les cas de blennorrhée conjonctivale, quand le revêtement épithélial a disparu en grande partie, observe t-on une transsudation liquide abondante sur la surface ainsi dénudée.

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