OLIVIER
Modes d'administration et doses. Les feuilles et l'écorce d'olivier, les olives vertes, se prescrivent en décoction à la dose de 15 à 60 grammes par litre d'eau, les feuilles et l'écorce réduites en poudre, à la dose de 4 à 24 grammes dans un véhicule approprié.
On prépaie encore une teinture alcoolique d'écorces (une partie d'écorces pour huit parties d'alcool à 52 degrés) qui est employée en potion contre les fièvres intermittentes à la dose de 2 à 4 grammes.
L'extrait d'écorces, préparé avec une partie d'écorces sur trois parties d'alcool à 32 degrés, se donne en pilules ou en potion à la dose de 2 à 4 grammes. Le sirop d'écorces, obtenu avec une partie d'écorces sur seize parties d'eau et douze parties de sucre, se prescrit à la dose de 50 à 60 grammes, seul ou en potion.
L'huile d'olive se donne à l'intérieur ordinairement à la dose de 1 6 à 60 grammes et plus, suivant l'effet qu'on veut obtenir; elle est prise pure ou mêlée à l'eau au moyen d'un mucilage, etc. En lavement on administre 50 à 120 grammes d'huile.
L'huile d'olive entre dans la composition d'un grand nombre d'emplâtres, d'onguents, de liniments, etc. ; elle forme la base du cérat de Galien, du baume samaritain (huile d'olive et vin rouge, parties égales), etc.
§ IV. Bromatologie. Les olives, à l'état de nature, cueillies vertes (en juin ou juillet), ne sont guère mangeables, à cause de leur âpreté; mais, après avoir été macérées dans une lessive alcaline et conservées dans la saumure avec divers aromates, elles acquièrent, comme nous l'avons dit plus haut, un goût agréable, et peuvent être servies sur la table comme condiment, ou au début des repas pour exciter l'appétit.
Nous n'insisterons pas sur les nombreux usages culinaires de l'huile d'olive, surtout dans les contrées méridionales. Comme tous les autres corps gras, elle constitue un aliment respiratoire ou plastique; mais elle est plus difficilement digérée que le beurre.
Les huiles de qualité inférieure servent à l'éclairage et sont employées dans l'industrie pour oindre les ressorts et les rouages des machines et des outils. Elles forment la base d'un grand nombre d'huiles odoriférantes et de préparalions cosmétiques.
Quant à la gomme d'olivier, quand on la chauffe vers 150 degrés, elle développe une odeur de vanille, et cette propriété la fait rechercher dans la l'abricalion des cires à cacheter de luxe. L. Hahn.
OLIVIER (Goillaume-Antoine). Médecin, entomologiste fort distingué, professeur de zoologie à l'école vétérinaire d'Alfort, membre de l'Institut, de la Société d'agriculture du département de la Seine, de la Société philomathique. Il naquit au bourg nommé les Arcs, près de Fréjus (Var), le 19 janvier 1756, et mourut à Lyon, le 1*' octobre 1814. Sa vie fut fort agitée; chargé, peu de temps après avoir reçu le bonnet doctoral à Montpellier, d'un travail important sur la statistique de la généralité de Paris, il parcourut les environs de cette ville, et rédigea sur la géologie, sur les plantes, sur les procédés de culture, sur la météorologie, etc., de cornpendieux mémoires qui sont malheureusement perdus, ayant été détruits pendant la Révolution. On le voit ensuite accepter du minisire Roland (1792) une mission auprès du shah de Perse; il était accom-
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pagné du naturaliste Bruguière. Dès les premiers pas il se vit abandonné à luimême, fut tbrcé de parcourir quelques îles de la Grèce, le littoral de l'Asie Mineure, la Basse Egypte, la Syrie, l'Arabie, la Mésopotamie, et ne parvint à Téhéran qu'après avoir surmonté mille difficultés. Olivier était parti de Paris dans le mois d'octobre 179'2. Il n'y revint qu'en décembre 1798, après avoir eu la douleur de voir périr à Ancône son compagnon de voyage Bruguière. Nommé membre de l'Institut (26 janvier 1800), il s'occupa de la rédaction de son voyage, compléta d'autres travaux, reprit avec ardeur ses études entomologiques, et fut emporté par la rupture d'un anévrysme. On a de lui :
I. Dictionnaire d'histoire naturelle des insectes, papillons, crustacés, etc. Paris, 1789- 1825, 7 vul. et demi in-4% plus 2 vol. renfermant 398 pi. Le 1" vol. est de Mauduit ; les volumes II à VI, première partie, sont d'Olivier. C'est un magnifique ouvrage qui a fait faire de grands pas à la connaissance des insectes. — II. Entomologie, ou Histoire naturelle des insectes coléoptères... Paris, 1789-1809, 6 vol. gr. in-4°, renfermant 5Bj pi. coloriées. — III. Voyage dans l'empire d'Orient, l'Egypte et la Perse. Paris, 1801-1807, 6 vol. in -8" et atlas. — IV. Un grand nombre d'articles d'histoire naturelle dans les Mémoires de l'Institut, dans ceux de la Société royale d'agriculture, dans la Feuille du cultivateur, dans les Actes de la Société d'histoire naturelle, etc. A. C.
OLl¥iLE. Ce principe a été découvert par Pelletier dans la racine de l'olivier. Pour la préparer, on purifie la résine d'olivier au moyen de réllier, et le résidu insoluble est traité par de l'alcool bouillant qui laisse déposer par le refroidissement une matière cristallisée à laquelle Sobrero attribue la formule (]28j^i8Qio L'oiivile est neutre, blanche, d'une saveur douce et sucrée, fusible à 70 degrés. Elle ne contracte guère de combinaison et n'a pas de réactions bien caractérisées, de sorte qu'il est difficile d'indiquer sa fonction. La formule n'est pas établie d'une façon bien certaine. Malaguti.
Bibliographie. — Pelletier. Ann. de chim. et de phys., 1816, t. III, p. 105. — Sobrero. Journ. de pharm. (5), t. III, p. 286. Ann. der Chem. u. Pharm., t. LIV, p. 67.
OLLEIVROTH (Les).
Oiienroth (Johainn-Carl-Friedrich). Né à Bromberg, dans la Lusace inférieure, le 9 janvier 1788, Il fit ses études médicales à Francfort, où il fut reçu docteur en 1808; il pratiqua la médecine à Landsberg de 1809 à 1816, puis devint médecin d'État à Bromberg. U vivait encore en 1841, où il fut nommé chevalier de 3" classe de l'ordre de l' Aigle-Rouge de Prusse.
On connaît de lui :
I. Dissertatio inauguralis medica de inflammatione in génère. Francfort, 1808, in-4'». — II. Bemerkungen ûber dus Mutterkorn. In Hufeland's Journ. der Heilkunde, t. XLV, 1817, p. 90 à 92. — III. Abgangeiner Fleischniola am Ende des dritlen Monats einer nachher regelmâssig verlaufenen Schwangerschaft. In Rust's Magaz. fur Heilkunde, t. XXXI, 1830, p. 362 à 368. — IV. Die Asiatische Choiera im Reg. Bez. Bromberg wâhrend 1831. Bromberg, 1832, in-4''. — V. Il est aussi l'auteur d'un certain nombre de rapports sur l'hygiène publique et la police sanitaire relatifs à sa province, insérés dans divers recueils. A. D.
Oilenroth (Garl-Franz). Né à Guben vers 1770. Il entra dans le corps de santé militaire comme chirurgien, servit à l'armée, devint médecin de régiment, puis médecin principal, et mourut en retraite, à Berlin, vers 1850. Il a publié un certain nombre de mémoires parmi lesquels :
I. Beobachtung einer wichligen Kopfverletzung welche durch die Ti^epanation und die Entfernungvon vierzehn Knochenstûcken glucklich gelieilt wurde. In Mursinna s Journ. fur Chir., t. 1, 1800, p. 249 à 256. — II. Yerschiedene von mirmit glucklichem Erfolge unler-