‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.67Chapitre 7 sur 40 · OMALIUS D'HALLOY · texte numérisé non relu

OMALIUS D'HALLOY

fondée, le seigle n'étant pas une plante de Grèce, mais plutôt des bords du Danube. Pl,

Bibliographie, — Homère. Odyssée, IV, 604; IX, 110, etc., el lliadi^, VIII, 188. — Tire'o- PHRASTE. — Hist. plant., VIII, 4. — Dioscoride. Materia medica, II, 113. — Sprengel. Historia P,ei herbariœ, I, 20, 81, 159. — Mérat et De Lens. Dictionnaire de matière médicale, V, 32. Pl.

OMACÉPHALIE (de Siu.oç, , région de l'épaule , et OL/Aftàoc, , acéphale ; c'est-à-dire acéphale terminé à la région de l'épaule). Sous ce nom, Is. Geoffroy- Saint-Hilaire a décrit la monstruosité caractérisée par l'existence d'une tête mal conformée, mais pourtant encore volumineuse, la face étant d'ailleurs distincte, les organes sensitifs rudimentaires, et les membres thoraciques absents {voy. Paracéphaliens) . 0. L.

omALIUS d'balloy (Jea,\-Baptiste-Julien d'). Savant géologue belge, doit être mentionné dans ce Dictionnaire en raison de ses travaux sur l'histoire naturelle de l'homme. 11 naquit à Liège le 16 février 1785, de parents fortunés, qui, une fois ses études classiques terminées, l'envoyèrent en 1801 à Paris, dans le but d'y acquérir les qualités d'un homme du monde, et non la réputation d'un savant. Mais le jeune d'Omalius étant enfant avait trouvé dans la bibliothèque de son père les œuvres complètes de Buffon, qu'il avait lues et relues avec passion, et le goût de l'histoire naturelle l'emporta bientôt chez lui sur les désirs paternels. C'est le muséum et non les salons mondains qui l'attirent. Il est l'assidu des cours de Fourcroy, de Lacépède, et, vivement intéressé par la collection minéralogique du Jardin des Plantes, il songe aux roches de son pays et devient géologue. De retour en Belgique, il veut appliquer aux terrains sous ses yeux les leçons théoriques qu'il a suivies à Paris, mais il se trouve arrêté par la difficulté de mettre ces dernières en pratique, et il obtient de ses parents l'autorisation de faire un second voyage en France, voyage qu'il effectue en 1803. On lui recommande de nouveau la fréquentation des beaux salons, des théâtres, des cercles littéraires, sans négliger complètement, il est vrai, ses études scientifiques, mais le jeune d'Omalius se hâte de retourner au Jardin des Plantes. Il suit encore les leçons de Yauquelin, de Fourcroy, deHaùy, avoue qu'il n'a pas trouvé « ce qui lui convient » dans les cours de belles-lettres et de poésie, que sa famille lui a tant recommandés, et fréquente de moins en moins la « Comédie française ». En revanche, le cours d'anatomie comparée de Cuvicr le passionne. Dès 1804, commencent ses excursions et, à partir de 1807, suivent plusieurs travaux considérables sur la géologie et la géographie générale, l'histoire naturelle de l'homme, etc. Les premiers échappent à notre compétence ; nous nous bornerons à dire que d'Omalius a été le créateur de la géologie en Belgique et qu'il a publié aussi, en 1806, un essai' sur la géologie du nord de la France, de nombreux mémoires dans le Journal des Mines, notamment sur le bassin de Paris, une carte géologique de la France terminée en 1811 et publiée seulement en 1822. Ce dernier travail, qui accrut sa réputation, eut plusieurs éditions, et son auteur ne cessa de la l'aire imprimer qu'après l'apparition de la grande carte géologique de 184'1. De 1803 à 1807, d'Omalius fut incité à s'occuper de la découverte de Jeûner, et lorsque la variole sévit en Belgique avec une intensité si meurtrière, il vaccina lui-même les enfants des villages voisins de sa terre, et encouragea par tous les moyens en son pouvoir la

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propagation de la vaccine. Après être entré à regrets dans l'Administration civile de son pays, d'ahord comme secrétaire, puis comme gouverneur de province, il reprit en 1830 pour ne plus les quitter ses travaux scientifiques, et, se souvenant des leçons qu'il avait autrefois suivies avec tant d'ardeur, encouragé par Brongniart, Geoffroy-Saint-Hilaire, Élie de Beaumont, dont il était l'ami, il donna successivement plusieurs mémoires sur la classification des connaissances humaines, et un second, longtemps classique, pour ainsi dire, sur la classification des races. Membre de la plupart des sociétés savantes de l'Europe, plusieurs fois président de l'Académie des sciences de Bruxelles, d'Omalius déployait une grande activité dans ses relations scientifiques. C'est ainsi qu'on le voyait, même dans les dernières années de sa vie, venir plusieurs fois par an, à Paris, assister la même semaine aux séances de l'Institut, de la Société géologique et de la Société d'anthropologie, prenant une part active aux discussions, donnant des communications, en un mot, toujours jeune, malgré son grand âge, et entouré de l'estime de tous. Lors du congrès anthropologique qui eut lieu à Bruxelles en 1872, d'Omalius fut acclamé président; il était de toutes les excursions et fut même précipité dans un cours d'eau, à la suite d'un accident dû au poids trop considérable que portait le bateau sur lequel un trop grand nombre desavants avaient pris place. Il était écrit d'ailleurs que ce savant regretté serait en quelque sorte victime de son dévouement à la science, car à l'âge de quatre-vingt-onze ans il voulut étudier de très-près les puissants dépôts de limon de la rive gauche de la Senne; mais, saisi par le froid, il fut ramené chez lui snns connaissance et succomba le 1 5 janvier 1875, après onze mois d'une maladie contre laquelle lutta jusqu'au bout sa vigoureuse constitution. D'Omalius était un savant complet, désintéressé, impartial, encourageant les jeunes, s'assimilant les idées nouvelles, et ami du progrès scientifique. Voici la liste de ceux de ses ouvrages qui intéressent les sciences médicales :

I. Note sur la classification des races humaines. In Bull, de l'Acad. des sciences de Belgique, [•' série, t. VI, 1839, p. 279; 2° éilit. sous le titre de : Notions élrmentaires de statistique. Paris, 1840, in-S"; 3= édit. sous le titre : Des races humaines ou éléments d'ethnographie. Paris, 1845, in-8°; 4' édit. Bruxelles, 1850, in-1'2. lu Collection de l'Enajclopédie populaire , 5» édit., Paris, 1869, in-8°. — II. Deuxième note sur la classification des races humaines. In Bull, de l'Acad. des sciences de lielgique, t. XI, 1844, p. 97. — III. Note sur les caractères naturels de quelques peuples de l'Europe occidentale. Ibid., t. XII, 1845. p. 250. — IV. Note sur la succession des êtres vivants. Ibid., t. XIII, 1846, p. 581. — V. 06servalions sur la distribution ancienne des peuples de la race blanche. Ibid., t. XV, 1848, p. 549. — VI. Sur la succession des êtres vivants. Discours prononcé à la séance publique de la classe des sciences. Ibid., t. XVII, 1850, p. 498. — VII. Cinquième note sur la classification des races humaines. Ibid., t. XXIII, p. 799. — VIll. Sixième note sur la classification des races humaines. Ibid., t. III, 1857, p. 129. — IX. Note supplrntentaire sur les caractères des anciens Celtes, formant la septième note sur la classification des races humaines. Ibid., t. IV, 1858, p. 505. — X. Discours sur l'espèce. Ibid., t. V, 1858, p. 555. — XI. Questions concernant l'origine asiatique des Indo-Européens. In Bidl. de la Société d'anthropologie de Paris, t. V, 1864. — XII. Lecture sur la prétendue origine des Indo- Européens. Ibid., t. VI, 1865. — XIII. Discours sur les races humaines, prononcé à la séance publique de la classe des sciences le 16 décembre 1871. In Bull, de l'Acad. des sciences de Belgique, t. XXXII, 1871, p. 7>19. — XIV. Noie sur le transformisme. Lecture faite à la séance publique de la classe des sciences le 16 décembre 1873. Ibid., t. XXXVI, 1875, p. 769. — XV. Lettre à la Soc. d'anthropologie de Paris sur la question celtique. In Bull, de la Soc. d'anlhrop. de Paris, t. XIV, 1875. A. D.

OMBELLIFÊRES. Famille de plantes Dicotylédones, faisant partie de la division des Caliciflores polypétales de De Candolle.

Les espèces qui entrent dans ce groupe naturel ont un certain nombre de

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