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Pour le pied droit, les incisions iront du bord externe au bord interne du pied.

c. Procédé de Dubrueil. Afin de mieux recouvrir la tète du premier métatarsien, Dubrueil ajoute au lambeau dorsal et au lambeau plantaire un troisième lambeau interne.

Si l'on opère sur le pied droit, on fait une première incision dorsale commençant au niveau de l'articulation métalarso-phalangienne du cinquième orteil et allant se terminer sur la partie médiane de la face dorsale du gros orteil, à la hauteur de l'articulation métatarso-phalangienne. Cette incision décrit une courbe à convexité antérieure que l'on fait passer aussi avant que faire se peut, en évitant toutefois d'avoir un lambeau festonné. De l'extrémité interne de cette incision on en fait partir une seconde qui se dirige en avant, suivant l'axe du gros orteil, jusqu'au niveau de l'articulation des deux phalanges entre elles. Là, elle se porte en dedans en s'arrondissant,"" contourne le côté interne du gros orteil et arrive sur la ligne médiane de sa face plantaire qu'elle suit jusqu'au sillon digito-plantaire. Une troisième incision, convexe en avant et suivant le sillon digito-plantaire, réunit l'extrémité initiale de la première à l'extrémité terminale de la seconde. On revient ensuite à l'incision dorsale et l'on désarticule les quatre derniers orteils, puis on dissèque et on fait relever en arrière le lambeau formé sur le côté interne du gros orteil que l'on désarticule. Enfin, pour terminer, on passe le couteau entre les métatarsiens et les phalanges, on le retourne à plat et l'on vient sortir dans l'incision tracée à la face plantaire.

On peut même, si l'on veut, prendre sur le côté externe du cinquième orteil un petit lambeau analogue à celui que l'on a formé du côté interne.

Résection des articulations métatarso-phalangiennes. D'après Lisfranc, cette opération aurait été pratiquée sur le cinquième orteil. Nous avons vu, dans le courant de cet article, que Mortou l'a plusieurs fois exécutée sur le quatrième. Mais c'est principalement sur la première articulation métatarso-phalangienne que l'on a le plus souvent l'occasion d'agir, soit que l'on ait affaire à une luxation irréductible ou à une carie des extrémités articulaires.

On peut réséquer la tète métatarsienne seule, ou bien enlever en même temps la base de la phalange.

Dans le cas de luxation irréductible avec plaie, la tète du métatarsien est à découvert, et rien n'est plus aisé que d'en opérer la section à la scie ou au moyen de la pince de Liston. Au besoin, on agrandit la plaie plantaire pour se donner du jour.

, Dans le cas de carie, on peut pratiquer une incision d'une longueur suffisante, soit sur la face interne de l'orteil, soit sur la face dorsale immédiatement en dehors du tendon extenseur. On dégage ce tendon, ou luxe la phalange et l'on retranche telles portions osseuses que l'on désire. Mais il esta remarquer qu'une carie nécessitant l'intervention chirurgicale s'accompagne toujours d'orifices fistuleux : or il faut, avant tout, utiliser les ouvertures spontanées au lieu d'en faire de nouvelles, en sorte qu'il n'y a pas, en réalité, de procédé opératoire applicable à la généralité des cas.

Roux a fait une incision en L dont la branche longitudinale suivait le métatarsien, tandis que la branche transversale correspondait à l'interligne articulaire. Sur un homme atteint de carie des extrémités articulaires avec fistule à la face

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plantaire, j'ai fait une incision en H, comme dans les procédés de Moreau, la branche transversale de l'il suivant l'interligne, tandis que les branches longitudinales marquaient la limite entre les faces latérales et la face plantaire. J'ai eu ainsi deux lambeaux carrés qui m'ont permis de découvrir largement les surfaces articulaires et d'opérer à mon aise. Je n'ai pas eu à me préoccuper des tendons fléchisseurs déjà détruits en ce point par la suppuration. Quelles que soient la forme et la direction des lambeaux, peu importe, l'essentiel est de respecter les sésamoïdes, dont l'utilité est incontestable.

En général, il se forme une ankylose fibreuse et, quand les tendons sont restés intacts, l'orteil conserve une bonne partie ou la totalité de ses mouvements. Il est seulement un peu raccourci, mais, en somme, il donne une excellente base de sustentation.

Butcher avait cru devoir couper le tendon extenseur, pour empêcher la phalange de se dévier, mais il ne me paraît pas que cette section soit bien nécessaire. Sur mon opéré je n'ai pas touché au tendon extenseur, et, quoiqu'il ne fût pas contrebalancé par les llcchisseurs, je n'ai pas observé la moindre déviation de la phalange. Toutefois Pancoast a noté, comme Butcher, la tendance de l'extenseur à relever le bout de l'orteil, et conseille d'en faire la section.

Les résultats défmitifs des opérations pratiquées jusqu'ici ne sont pas tous indiqués. On ne sait pas comment marchaient les individus opérés par Lisfranc, par Champion, par Roux et par Fricke. Celui de Williams ne boitait nullement. La marche n'était pas gênée chez un homme opéré par Regnoli. 11 en était de même sur les malades de Pancoast et de Verneuil. Huguier, qui avait pratiqué plusieurs fois ce genre d'opération, ne lui reconnaissait que des avantages. J'ai revu mon malade un an après la résection et j'ai constaté qu'il marchait d'une façon tout à fait normale et n'éprouvait aucune gêne, bien que sa profession l'obligeât à rester constamment debout et à faire de longues courses. Lenoir est le seul chirurgien qui ait vu l'orteil se dévier par suite de la rétraction cicatricielle, au point d'empêcher l'usage d'une chaussure ordinaire ; ce fâcheux résultat doit être considéré, jusqu'à nouvel ordre, comme une exception. Y. Paclet.

Bibliographie. — Agnelt. Dans quel cas et comment se pratique la désarticulation de tous les orteils. Thèse de Paris, 1839, n» 294. — Bégin. Mémoire sur quelques procédés opératoires introduits récemment dans la pratique chirurgicale. In Recueil de mém. de méd. et de chir mil., 1824, t. XIV, p. 108. — Broca. Résection du premier métatarsien. In Bull, de la Soc. de chir., 1857, p. 247. — Gantheret. Thèse de Paris, 18-20. — Hargrave. Case of Dislocation ofthe Great Toe. In Dublin Quarterïy Journ., février 1849, p. 58. — Hetfelder. Lehrbuch dcr Rcscctionen. Wien, 1863, p. 205. — Hdguier. Bull, de la Soc. de chir., 1857, p. 247. — JuBRÉ. Essai sur l'amputation métatarso-phalangienne. Thèse de Pans, 1820, n" 163. — Martini. Amputation der Zehen. In Schmidt's Jahrb., 1807, t. GXXXIII, p. 128. — Mater. Thèse de Strasbourg, 1838, n° 9, 3° question. Dans quel cas et comment se pratique la désarticulation de fous les orteils. — Mollière (Daniel). Amputation des orteils par la méthode de Celse. In Lyon médical, 1880, t. XXXV, p. 18. — Pancoast. Resection of ihe First Metatarso-phalangeal Articulation. In British and Foreign Médical Review, juillet 1845, p. 53. — Verneuil. Résection du premier métatarsien. In Bull, delà Soc. dé dur., 1857. p. 144. — WiLLiAjisos. Remarks on Amputalionof the Fingers and Toes. In Med. Times and Gaielte, 1848, t. XYIII, p, 5G. **•

ŒRTEL (Les).

Œrtel ou Ortel (Christoph-Gottlieb). Médecin allemand né à Naurabourg sur la Saale en 1779, reçu docteur à l'Université d'Iéna en 1799, fut d'abord médecin de district à Fribourg sur l'Unstrut, puis se fixa à Naumbourg, où il devint médecin pensionné. U mourut le 24 juin 1806, laissant :

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I. J)î$iert. inaug. derachitide.len^, 1799, in-4''. — II. Medicinisch-pradische Beobachtungen. Bd. I. H. 1. Leipzig, 1804, gr. in-S". — III. Allgemeine tabellarische Anweisung sur Verhûtung epidemischer Krankheiten, namentUch Scharlachfieher. Leipzig, 1806, infol.; 2te verb. Aufl. Ibid., 1806, gr. in-foL — IV. Nachricht von einigen bei der medicinischen Anwendung des Galvanismus gemachten Bemerkungen. In Voigl's Magaz. der Naturk., Bd. V u. VI, 1803. — V. Beobacht. iiber eine Nervenfiebsrepidemie mil Lungenenltûndung . In Bonis Archiv fur med. Erfahr., Bd. YI, H. 2, p. 75, 1804. L. Hn.

Œrtel (Edcharius-Ferdin.v.nd-Christian). Né à Streiberg, près de Bayreuth, le 15 mai 1765, fit ses premières études à Neustadt sur l'Aisch, puis étudia la philosophie, la théologie et la médecine à Erlangue. [A partir de 1808, il enseigna la philologie et l'histoire à Ânsbach. Cet auteur s'est beaucoup occupé d'hydrothérapie et il a fondé avec Kolb à Wurtzbourg, avec Kirchmayer à Munich, une société hydothérapique et une école de médecine hydi'othérapique. On peut citer de lui :

I. De aquœ frigidœ usu Celsiatio. Monachii, 1826 (1825), gr. in-4''. — II. Die indische Choiera einzig und allein durch kaltes Wasser vertilgbar. Nûrnberg, 1831, gr. in-4°. Tr. fr. : L'eau fraîche, spécifique infaillible contre le choléra. Paris, 1831, in-8°. — III. Victoria! Kalt W'as^er hat die Choiera besiegt. Nurnberg, 1831, gr. in-l6. — IV. Kritik der bisherigen Cholerakuren. Sulzbach, 1831, in-8°. — V. Der Caffee, der Ruin der Menschheit, etc. Rolhenburg, 1827, in-8''. — VI. Wie dem Dr Nasse 25 Mal der Kopf gewaschen wird! Nurnberg, 183i, in-8''. — VII. Pater Bernhard, ein Capuziner, aller wellberiihmter Eiswasserdoctor . Leipzig u. Naumb., 1854, in-8\ — VIII. Vincenz Priessnitz oder Aufruf an aile Staatsregierungen Deutschlands zur Einrichtung von Wasserheilanstalten. Leipzig u. Naumb., 1834, in-8°. — IX. Avec Koib et Kirchmayer : Anweisung zum heilsamen Wassergebrauche. Nurnberg, 1834, in-8°, 2te Aufl. Ibid., 1835, in-8°. — X. Geschichte der Wasserheilkundc. Leipzig, 18>5 (1854), in-8''. — XI. Œffentl. Beschiuerde iiber die unglûkl. Behandl. d. Choiera in Miinchen. 'Sùrnh., 1836, pet. in-8°. — XII. Die Choiera... Nûrnb., 1857, pet. in— 8°.— XIII, Meine Land- und Wasserreise, etc. 1857, in-8°.— XIV. Die Freuden und Leiden der Wasserheilkunde. Nùrnb., 1838, pet. in-8°. — XV. Waruin sterben sogar viele Kinder schon imersten Lebensjahre? Nûrnb., 1858, pet. in-8°. — XVI. Diverses autres publications sur Ihydrothèrapie, des traductions, etc. L. Hs.

ORTELitS (Vite). Né à Winsheim, dans le marquisat d'Anspach, le 1" août 1501, mort le 5 janvier 1570, enseigna le grec à Wittenberg et ne prit le déféré de docteur qu'en 1550. Il n'a laissé que des ouvrages de littérature.

Il ne doit pas être confondu avec :

Ortelias (Abraham). Né à Anvers le 4 avril 1527, mort dans cette ville le 28 juin 1598. U était très-versé dans les langues, les mathématiques et la géographie ; il fut géographe du roi Philippe II d'Espagne. Eloy cite de lui plusieurs ouvrages de géographie et un ouvrage de botanique qui prouve qu'Ortelius s'est occupé de médecine. Voici le titre de cet ouvrage, mentionné aussi dans la bibliothèque botanique de Séguier :

Syntagma herbarum encomiasticum. .^ntverpiae et Lugduni Batav., 1614, in-4"

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