OSBORNE
Osborn était très-versé dans la chimie et dans la matière médicale, et avant le retour d'Europe du célèbre SilUman il passait pour le plus fort chimiste du Connecticut. La magnifique bibliothèque qu'il laissa en mourant témoigne de son goût pour toutes les branches de l'art de guérir et pour ce qu'on appelle les sciences accessoires. 11 combattit avec ardeur les préjugés qui régnaient alors encore contre l'inoculation variolique et, d'après J. Thacher, a été le premier médecin qui combattit la variole par la méthode antiphlogistique.
Avant la guerre de la libération, qui éclata en 1758, il publia une traduction de La Condamine : Treatise upon tlie Siaall-Pox, avec un Appendix de sa façon. Osborn fut l'un des membres fondateurs de la Société médicale du Connecticut, en 1792. L. Hn.
Osborn (JoHx). Fils du précédent, le plus éminent des trois médecins de ce nom, naquit à Middletown en septembre 176G. En 1787 il se fixa dans le fiortli-Carolina et exerça la médecine avec un grand succès; en 1807, il vint à New-York, puis devint professeur d'institutions médicales à la faculté de médecine du Columbia Collège et, lors de la fusion de cette faculté avec le collège des médecins et des chirurgiens, obtint la chaire d'obstétrique et de maladies des femmes et des enfants. Comme son père, il avait fait une étude particulière de la matière médicale ; il avait montre en outre des aptitudes remarquables pour la poésie, les belles-lettres et les beaux-arts. Ce savant médecin mourut le 5 mars 1819, le jour même de son arrivée à l'île Sainte-Croix, où il croyait retrouver la santé. L. Hn.
Ofïborn (Samuel). Né le 6 décembre 1814, étudia la médecine à Londres. 11 Iréquenta surtout les cliniques de l'hôpital de Guy et s'appliqua particulièrement aux maladies des femmes, où il devait par la suite acquérir une si grande réputation. Cependant, tout jeune encore, il entra comme chirurgien dans l'armée de Bombay, mais la dysenterie et un accident qu'il éprouva dans un naufrage le forcèrent à rentrer dans sa patrie.
Osborn fut reçu licencié de la Société des apothicaires en 1856, membre du Collège royal des chirurgiens de Londres en 1838 et plus tard, en 1851, après examen, fellow de la même Société.
Pendant plus de vingt ans il exerça avec succès la médecine à Maunor-terrace, Brixton. 11 fut chirurgien du Royal South London Dispensary, des London Almshouses, à Parkhill ; à l'époque de sa mort, en 1869, il était en instance pour obtenir le poste de chirurgien de l'École des orphelins de Londres (City). Enfin, il fut pendant de longues années Médical officer du district de Stockwell, paroisse de Lambeth.
Osborn mourut à Londres d'une hématémèse, le 10 février 1869. Il était encore membre de la Société linnéenne et de la Société royale de géographie. Il a publié divers mémoires dans les journaux de médecine, mais il est surtout connu par son excellent : FothergUUan Prize Ëssay on Bronchitis (London, 1840,in-8°). ^ L. Hn.
OSBORIVE (Jonathan). Médecin irlandais distingué, né vers 1795, fit ses études à Dublin et prit le degré de bachelier en médecine en 1818 et celui de docteur en 1837. Depuis plusieurs années il était médecin du Sir Patrick Duns Hospital et fellow du King and Queen's Collège ; il fut deux fois pré-