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OSBORNE

sident du collège et devint par la suite membre de l'Académie royale d'Irlande et de la Société royale de Québec. Pendant de longues années, il occupa avec succès la chaire de matière médicale de l'Ecole de médecine de Dublin.

Osbornc jouit d'une grande réputation non-seulement comme professeur, mais encore comme médecin, et il attira sur lui l'attention du monde savant par d'excellents ouvrages et mémoires. L'un des plus remarquables est certainement son Traité de Ihyâropisie ; il décrit fort bien l'hydropisie d'origine rénale avec albuminurie, et quant au traitement, c'est celui qu'on suit généralement encore aujourd'hui.

Mentionnons encore le procédé qu'il proposa d'employer pour connaître l'action d'un climat sur l'organisme humain : au lieu de déterminer séparément la température, la vitesse et la direction du vent, l'humidité de l'air, il est d'avis de se servir d'un thermomètre chauffé et d'observer la vitesse de son refroidissement, ce qui permet de connaître l'effet combiné des trois éléments précédents. Il avait donné à cet instrument le nom de Semationthermometer. Malgré les efforts d'Osborne, les météorologistes se sont refusés à adopter celle méthode; l'Association britannique, l'Académie royale d'Irlande, etc., l'ont rejetée.

Jonathan Osborne mourut dans sa résidence de Blackrock, près de Dublin, le 23 janvier 1864, d'une affection cardiaque compliquée de congestion pulmonaire. Nous citerons de lui :

I. Annals of Sir Patrick Dun's Hospilal, n" 1. Dublin, 1831. — II. On the Nature and Treatment of Dropsies, connected witli Suppressed Perspiration and Coagulable Urine. London, 1835, in-8»; Americ. Eilit. Pliiladelphia, 1838, in-8''; tradiict. allem. par Soër; Leipzig, 1840, gr. in-8'', 1 pi. — III. Observations in the Use of Ipecacuanha in Menorrhagia. In Transact. of the Assoc of the King's a. Queens Collège of Physic. in Ireland, t. V, 1828. — lY- Observ. on some Circumstances luhich prêtent the Rejection of the Contents of the Slomach by Yomiting. In Edinb. Med. a. Siirg. Journ., t. XXXYIll, p. 255, 1832. — V. Observ. on Choiera as il appeared at Casilebar, Counly of Mayo. In London Med. Gaz., L l, p. 145, 1832-1853. — VI. Observations on Local Bloodletting. In Dublin Quart. Joum. of Med. Se, t. m, 1855. — VII. On Loss of Speech. Ibid., t. IV, 1834. — VIII. On a Hemorrhagic Diathesis Peculiar to a Family. Ibid., t. VII, 1835. — IX. Propositions Relating to Diseases ofthe Stomach. Ibid., t. VII, 1855. — X. On the Effects ofCold and Climate. Ibid., t. VIII, 1836. — XI. On the Effects of Cold on the Human Body. Ibid., t. IX, 185C. — XII. On the Nature of Neuralgia. Ibid., t. XII, 1838. — XIII. On Diseases of the Stomach. Ibid., t. XIV, XV, 1839; t. XX, 1842; t. XXVII, 1845. — XIV. On the Effects of Remédies. Ibid., t. XVI, 1840. — XV. Memoir of Dr. Rutty. Ibid., N. S., t. III, 1847. — XVI. Further Observations on Dropsies with Albuminous Urine. Ibid., t. XII, 1851. — XYII. On some Leading Facls to he Recollecfed in the Examinaùon ofthe Faeces in Diseases. Ibid., t. XV, 1853. — XYIIi. On the State Poison of the Athenians Used in the Case of Socrates. Ibid., t. XV, 1853. —XIX. Observ. on the Antimonial Powder ofthe Last Dublin Pharmacopoeia (1850) and on the Médical Effects of the Peroxide of Antimony. Ibid., t. XVIII, 1854. — XX. A Comparative View of the Effects of Some Remédies Used in Epilepsy. Ibid., t. XXII, 1856. — XXI. On the Plague at Athensas describedby Thuctjdides. Ibid., t. XXV, 1858. — XXII. On Some Actions Performed by Voluntary Muscles, which, by Habit, become Involunlary, with Practical Applications. Ibid., t. XXX, 1860. — XXIII. On the Employment of a Heated Thermometer for the Measurement of the Cooling Power of the Air on the Human Body. Ibid., t. XXXIII, 1862. L. \h.

Osborne (William), Naquit dans le comté de Rutland en 1752 et commença l'étude de la médecine à Uppingham sous la direction de John Fordyce. Il vint ensuite à Londres, où il suivit les leçons du célèbre William Hunter et s'exerça à la pratique à l'hôpital Saint-Georges. Après avoir terminé ses études avec distinction, il vint à Paris et fréquenta surtout les services de l'Hôtel-Dieu et les cours de Levret. Les leçons de ce célèbre accoucheur eurent une influence

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décisive sur sa carrière, car à partir de ce moment il s'appliqua plus particulièrement à l'art obstétrical. A son retour dans sa patrie, il entra dans les oardes royaux, mais revint peu après sur le continent pour prendre part aux siierres d'Allemagne,

La paix une fois signée, Osborne alla se fixer à Londres définitivement pour y exercer la chirurgie ; mais sa préférence pour les accouchements et pour les maladies des femmes et des enfants ne tarda pas à se faire jour et à se traduire par des actes des plus louables. 11 s'associa à Denman pour londer à Londres une école spécialement destinée à l'enseignement des accouchements, et tous ses efforts eurent pour unique but de dégager cette science des erreurs et des préjugés qui en rendaient les abords si difficiles. Les leçojis d'Osborne et (le Denman ne tardèrent pas à acquérir une célébrité universelle et attirèrent même des élèves de l'étranger; les disciples accoururent de toutes les parties du monde, dit son biographe.

Osborne fut dès lors l'un des praticiens les plus célèbres de Londres ; mais l'urbanité de ses manières contribua au moins autant que son habileté professionnelle à lui procurer une clientèle extrêmement étendue. Il n'a pas eu le loisir de beaucoup écrire ; néanmoins son Traité sur les accouchements naturels et difficiles a été l'un des meilleurs de son temps ; l'utilité pratique incontestable de ce livre et son style remarquable ont fait ranger Osborne parmi les meilleurs éci'ivains médicaux de l'Angleterre.

Il était ennemi de la symphyséotomie et n'admettait qu'avec répugnance l'opération césarienne ; il lui préférait la perforation du crâne. Dans les débats qu'il eut avec Hamillon l'avantage ne fut pas toujours de son côté.

Osborne se retira de la pratique en 1800 et choisit pour résidence Old Park, près de Douvres ; c'est là qu'il mourut d'une affection cardiaque, compliquée de troubles du côté de l'estomac, le l'"' avril 1808. On a de lui :

I. On Lahorious Parlurition in which the Division of the Symphysis pubis is particularly considered. London, 1783, in-S". — II. Essays on the Pracfice of Midwifery in Natural and DifficuU Labours. London, 1792, in-8°; ibid., 1795, iii-8°. IIamilton écrivit contre cet ouvrage ses : Letters to Dr. W. Osborne on Certain Doctrines contained in his Essays, etc. Edinburgh, in-8°. L. Hn.

O^BLRG (JoHA^^^-JACOB). Médecin allemand, né à Erford en 1759, mort prématurément à Reval, le 1" juin 1790. D'abord 'privat-docent à l'Université d'Erford, il fut nommé ensuite médecin de l'amirauté et de la flotte à Reval et fut peu avant sa mort professeur de chimie à Erford. Nous connaissons de lui :

l. Chemische Versuche ûber die Frage : Ob mineralisches Alkali und Laugensalz als Arien oder Yarietâlen versckieden seyen ? Erfurt, 1786, in-4'' (extr. de Act. Academ.'Jlogunt., 1784-1785). — II. Chemische Untersuchung des Alacher Minerahvassers. Erfurt, 1786, in4° {Ibid.}. L. Hn.

OSCABRIOMS. Placés d'abord par Linné dans sa division des Vers testacés multivalves, puis considérés par de Blainville comme devant former une classe distincte, celle des Polyplaxiphores, intermédiaire entre les Malacozoaires et les Enlomozoaires, les animaux connus sous le nom vulgaire à'Oscabrions sont des Mollusques-Gastéropodes-Prosobranches , dont l'ensemble constitue, dans le groupe des Cyclobranches, la famille des Chitonidés.

Ces animaux présentent, dans leur forme extérieure et dans leur organisation interne, des particularités remarquables.

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Leur coquille, plate et allongée, est formée d'une série longitudinale de huit pièces calcaires transverses, imbriquées et mobiles, qui leur donne quelque ressemblance avec certains Crustacés-Isopodes, notamment avec les Cloportes. Elle est plus ou moins complètement recouverte par le manteau. Ce dernier, jugueux et coriace, déborde de toutes parts ; sa surface est le plus souvent couverte de tubercules, de soies, parfois même de faisceaux d'épines longues et flexibles.

Le corps, généralement ovale-oblong, arrondi aux deux extrémités, a sa face inférieure, plane, occupée dans toute sa longueur par un disque musculaire très-large {pied), ordinairement ridé en travers. La tête, dépourvue d'yeux et recouverte d'un repli membraneux qui remplace les tentacules, est réduite à une ouverture buccale en forme de fer à cheval, dont la cavité est armée d'un nombre variable de lamelles cornées dentées [plaques linguales) ayant une conformation spéciale. Entre le manteau et le pied sont situées les branchies qui s'étendent de chaque côté du corps, depuis l'anus jusqu'à la région céphalique, sous forme de feuillets dont le nombre varie suivant les espèces; on en compte 20 dans le Ch. margiaatiis, 54 dans le Ch. peUis-serpsntis , 40 dans le Ch. glaucus, 45 dans le Ch. biramosus, etc.

Le tube digestif, très-grèle et très-allongé, aboutit, après de nombreuses circonvolutions, à un anus placé à l'extrémité postérieure du corps et sur la ligne médiane.

Le cœur, situé tout à fait à la partie postérieure du dos de l'animal, est pourvu de deux grandes oreillettes triangulaires à parois minces et transparentes, et d'un ventricule allongé et fusiforme, dont les parois, assez épaisses, sont constituées par un très-grand nombre de petites colonnes charnues, dirigées pour la plupart obliquement et dans le sens de la longueur. L'orifice de communication avec le système veineux est normal, mais, d'après Cuvier, la communication avec le ventricule s'effectue par deux petits orifices ovales , placés entre deux lèvres charnues faisant l'office de valvules.

Quant au système nerveux, il consiste en un anneau sous-œsophagien, formé de deux troncs, l'un externe fournissant latéralement des nerfs aux branchies, l'autre interne envoyant au disque pédieux deux gros nerfs qui sont reliés entre eux pardescommissurestransverses.il existe en outre une série de ganglions pharyngiens, des ganglions vasculaires et quelques ganglions viscéraux, mais, par suite de la réduction de la région céphalique, les ganglions cérébroïdes manquent.

Essentiellement marins, les Oscabrions se rencontrent près des côtes, à des profondeurs variables, mais qui ne dépassent guère 75 mètres, sur les rochers et les corps submergés, auxquels ils adhèrent très-fortement. Quand on les détache, ils se roulent brusquement en boule comme les Crustacés-Isopodes, du genre Armadillo. Ils sont hermaphrodites et pondent une quantité très-considérable d'œufs, d'où sortent des larves pourvues d'une ceinture de cils, et chez lesquelles le voile et la coquille ne se développent qu'au bout d'un certain temps (voy. P. Loven, Veber die Entwickelung der Gattung Chiton, in Arch. fur Naturgeschichte, 1856). Les organes sexuels débouchent au dehors par deux fentes, situées de chaque côté du corps, en avant de l'anus et en arrière des dernières branchies.

Les Oscabrions se répartissent dans les trois genres: Chiton L., Crijptoc/iiton Midd. et Chitonellus Lamk. Ce dernier renferme notamment les Ch. lœvis Lamk et Ch. striatus Lamk, espèces des côtes de la Nouvelle-Hollande, qui ont le corps vei^miforme et la coquille recouverte en grande partie par le manteau.

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Dans le genre Cryptochiton Midd., qui a pour type le Cr. Stelleri Midd., des côtes du Kamtschatka, la coquille disparaît complètement sous le manteau.

[g genre Chiton L., au contraire, est caractérisé par la coquille à peu près entièrement dégagée des lobes du manteau. Il a des représentants dans toutes les mers, depuis les régions ar<'iiques jusqu'aux îles les plus australes. Mais les espèces deviennent plus nombreuses et plus grandes à mesure qu'on s'approche des régions chaudes. C'est ainsi qu'on en connaît 2 {Ch. riiherh. et Ch. albus Lamk) au Groenland et au Spilzberg, 1 [Ch. vestitusV&im.) dans les parages du détroit de Behring, 5 sur les côtes de Norvège, 5 dans la Manche et l'Océan Atlantique, 6 dans la Méditerranée, 17 au Cap de Bonne-Espérance, 40 environ sur les côtes de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande, 24 sur les côtes du Pérou, 27 sur les côtes de Panama, etc. [voy. Fischer, Traité de conchyliologie^ 1881, p. 117 et suiv.). Parmi les espèces des côtes de France, les principales sont : Ch. lœvis Penn., répandu à la fois dans l'Océan Atlantique et la Méditerranée, Ch. fascicularis L., Ch. cinereus L., Ch. fiilvus Woodw., de la Manche et de l'Océan, enfln Ch. squamosus L., Ch. olivaceus Speng., Ch. marginatiis Lamk, et Ch. rubicmidus Costa, des côtes de la Méditerranée.

Ajoutons que, dans les grands fonds des deux hémisphères, se rencontre le Ch. Belknapi Fisch. Ed. Lefèvre.

0SCILL4IRES OU osciLLitTORiËES. Famille d'Algues inférieures, appartenant au groupe des Chlorospermées de W. H. Harvey.

Les Oscillaires, voisines des Nostoccacées, se présentent sous la forme de fdaments cylindriques, simples, très-grêlcs, tantôt nus, tantôt entourés d'une couche de matière glaireuse ou gélatineuse, et constitués par de petites cellules tubuieuses, continues, mais paraissant articulées par suite de l'interruption de la matière colorante (endochrome) qu'elles renferment. La multiplication s'effectue par séparation de portions de filaments qui vont vivre indépendants et s'accroissent par segmentation de leurs cellules constituantes.

Comme les Diatomacées^ les Oscillaires ont la faculté de se déplacer par des mouvements de glissement et de reptation très- remarquables. D'après l'hypothèse de Von Siebold, dont les observations ont été confirmées par Max Schultze, et plus réccmmentparTh. W. Engelmann (voy. Botow. Zeitung, 1870, elRev. internat. dessc. de M. de Lanessau, t. Ill, 1879, p. 240), ces déplacements sont dus à des mouvements du protoplasma contractile, qui s'étend à la surface des enveloppes solides des cellules. Toutefois, ainsi que l'a constaté F. Cohn, les Oscillaires ne peuvent se déplacer, si elles n'ont pas un appui ferme. « Si l'on sépare, dit-il, les filaments en remuant le vase plein d'eau dans lequel ils se trouvent, ils s'attachent tous au fond et s'entrelacent en peu de temps, de manière à former une espèce de membrane tomenteuse, qui recouvre tout le fond du vase, puis monte aussi le long des parois, s'y attachant étroitement jusqu'à ce qu'elle parvienne à la surface de l'eau, en formant pour ainsi dire un sac cylindrique. S'il y a dans l'eau des corps solides, des pierres, des plantes aquatiques, etc., la couche d'Oscillaires les recouvrent aussi. La même chose a lieu lorsque de petits fragments de cette couche sont entraînés jusqu'à la surface de l'eau par des bulles de gaz; on voit alors bientôt <{ue des filaments s'étendent de tous les côtés et s'entrelacent en une mince pellicule, se servant de la surface de l'eau comme point d'appui. Mais jamais on ne trouve d'Oscillaires nageant dans l'eau, comme le font toutes les zoospores, et jamais elles ne se rendent d'un point à

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l'autre, si elles ne peuvent y parvenir en se fixant sur des corps solides. Ordinairement les Oscillaires se servent de leurs propres filaments comme points d'appui, de sorte que l'un glisse par-dessus l'autre, ou que deux filamciils s'enroulent en spirale l'un autour de l'autre comme le font les Spirilles ».

Les Oscillaires se rencontrent, en extrême abondance, soit sur la terre humide, soit dans les eaux douces ou salées, à la surface desquelles elles forment des amas plus ou moins considérables, de formes très-irrégulières et le plus ordinairement de couleur vert foncé, presque noir. Certaines même vivent dans les eaux thermales sulfureuses. Telles sont, notamment, les diverses espèces du genre Beggiatoa Trév., qui pullulent dans les eaux de Baréges, et qui, grâce aux réactions chimiques qui accompagnent leur nutrition, communiquent à ces eaux leurs propriétés [voy. Sulfuraires et BAnÉGiNE).

Au mois de décembre 1880, le D'' Laveran a décrit, sous le nom d'Oscillaria malariœ, un microbe, qui n'a rien de commun avec le Bacillus inalarise de Klebs et Tommasi-Crudeli, et qu'il a rencontré dans le sang de malades atteints de fièvre palustre. Ce nouveau parasite, retrouvé en Algérie par le D' Richard l)uis en France par le D"' Nepveu, chez des sujets atteints de fièvre intermittente, se présente sous la forme de petits filaments, renflés à l'une de leurs extrémités, qui se meuvent librement entre les hématies ou bien sont implantés, par leur autre extrémité, et au nombre de trois ou de quatre, dans des corpuscules arrondis, ressemblant à des leucocytes. A côté de ces éléments arrondis munis des filaments mobiles en question, on remarque des corpuscules pigmentés, doués de mouvements amiboïdes. Selon Laveran, ces corpuscules ne sont autre chose que des kystes oii se développent les parasites depuis l'état d'œuf et d'embryon jusqu'à l'âge adulte; dans ce dernier état, ils cherchent à se dégager de leur enveloppe commune, qui prend alors précisément cet aspect d'éléments arrondis munis de filaments mobiles, dont il a été question plus haut, et enfin deviennent libres dans le sang. Les kystes finissent par se détruire et se résolvent en grains pigmentés dont les leucocytes s'emparent rapidement. Tous ces éléments disparaissent sous l'action des sels de quinine. Cori'e élève des doutes sur l'existence de ce parasite et réclame de nouvelles observations. 11 est bondés lors de se tenir sur la réserve jusqu'à ce que de nouvelles recherches aient complètement élucidé la question {voy. Lavbran, Les parasites de V impaludkme, in Rev. scientifique, avril 1882, p. 527. — A. Corre, Du microbe de llctère grave et de rOscillaire de la Malaria, in Arch. de médecine riavale, 1882, p. 402).

El). L.

OSCIl%IIï$. Genre d'Insectes diptères créé par Latreille pour un grand nombre de petites Muscides. Macquart sépara les Oscinis des Chlorops de Meigen [voy. Chlorops). Il y comprit les espèces de couleur noire ou foncée, de faible taille et n'ayant pas les yeux d'un vert chatoyant ; il les caractérisa par la nervulation des ailes, la nervure costale s'étendant jusqu'à l'externo-médiaire, la nervure médiastine arrivant un peu au delà du tiers de l'aile, les nervures transversales fort rapprochées, ordinairement perpendiculaires.

Parmi les Oscinis européennes se trouve la Musca frit de Linné, dont la larve nuit à l'orge et qui a causé de grands dégâts en Suède et dans le Nord. La Musca leprse de Linné, accusée de produire la lèpre ou l'éléphantiasis des nègres en Amérique, a tantôt été rapportée au genre Chlorops, tantôt au genre Oscinis {voy. Chlorops et Diptères). A. Laboulbène.

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