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substance calcifiée homogène, sans ordre le plus souvent, ou dont le grand axe est perpendiculaire à la surface soit diarthrodiale, soit amphiarthrodiale; celte direction est parallèle à l'os au contraire pour d'autres surfaces, dans ce dernier cas en particulier. La décalcification les met bien en évidence en laissant à la substance organique du cartilage décakifié son état finement grenu, plus ou moins prononcé d'un os à l'autre. Du côté de l'os il y a encore à noter deux ordres de faits comparativement à
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ceux qui ont élé signalés (p. lOi). En premier lieu, ce sont les canaux de Havers qui se terminent ou se recourbent à quelques centièmes de millimètre' de celle couche oslcoide, mais ne la touchent pas, ne la traversent jamais par conséquent. 11 faut spécifier, d'autre part, que les ostéopla^les les plus voisins de celle couche olfrent ç": et là les plus grandes diversités de formes et de grandeurs. Mais ce qu'ils montrent de plus intéressant, ce sont les variétés de disposition et de nombre de leurs canalicules radiés. Il y a à signaler entre autres : 1" les cas dans lesquels les canalicules manquent lout à fait sur la face de l'oslcobUiste la plus voisine de la couche ostéoïde, en conservant leurs dispositions habituelles sur la face opposée; 2° ceux dans lesquels la face précédente est plus ou moins chargée de canalicules restant très courts, en brosse, et se terminant net, en cul-de-sac, sans s'être subdivisés, et sans toucher à la couche o&léoïde; 5° ceux plus curieux et plus variés encore dans les(picls les canalicules de la face dos osléoplasles qui est voisine delà couche osléuïdc, après s'être avancés vers elle de quelques millièmes de millimètre, se recourbent sans l'atteindre et rebroussent chemin en sens opposé à la manière d'un chevelu retombant du côté de l'os; ils se terminent en s'anastomosant avec les canalicules des osléoplasles qui sont à côté ou au-dessous.
Ces faits se ntrouvent depuis les surfaces de glissement des sésamoïdes jusqu'à celles du péroné et des articulations diarlfnodiales en général, tandis qu'aux surfaces d'insertion des tendons et des ligaments les osléoplasles, lout en offrant les irrégularités de ibrme et de grandeur même les i)lus frappantes, portent loujouis des canalicules s'ouvraut à la surface même de l'os.
La table externe et l'inleine du frontal des cervidés et autres os de la voiite crâiiienrie n'orrt pas seulement une mince couche compacte superficielle ; mais de plus celle-ci est elle-même recouverte ou dépassée par une couche dure et vitrée, sans osléoplasles, homogène, hyaline, épaisse de un à plusieurs centièmes de millimètre, analogue à celle qui existe en outre sous le périoste de l'os régénéré (ormant le cal. Or la mince table osseuse limitant les surfaces périosliques et suturalcs fronto-pariétales et avant elle aussi celte mince pellicule vitrée s'élendent sur l'apophyse frontale ou plus ou moins près de la me?//e sur les cervidés, ou du point oiî elle sera quand c'est la dague qn on a sous les yeux; mais elle s'étend plus près de la base de l'apophyse quand celle-ci est sillonnée de fins conduits vasculaires, comme sur le chevreuil, que lorsqu'elle reste lisse. comnre sur- le bœuf, le renne, etc. La lame ou table compacte ne se retrouve naturellement pas plus haut, sur les bois, même lorsqu'ils sont lisses, comme celui du renne, ni sur l'axe osseux et criblé des cornes épidermiques des bœufs, moulons, etc.
Dairs le tissu préosseux des cervidés (p. 22), une substance plus transparente que le reste du tissu forme la limite interne même des conduits vascidaires et demeure dépourvue d'os/eo/>/astes, comme elle l'était à''ostéoblastes. Elle a une épaisseur d'un centième de millimètre en moyenne. Lors de l'ossification, celte substance devient drjre autant que l'os même, mais sans passer par l'état grenu ostéoïde. Après l'ossification, elle est loutàfait homogène, translucide, et forme, sur toute l'étendue des lamelles limitant les conduits, une sorte de vernis hyalin qui ne laisse pas les carudiciiles radiés desostéoblastesarriver et s'ouvrir aux surfaces osseuses vasculo-médullains de cet os annuel. Elle est épaisse de 0™"',01 à 0'"'",02.
La couche hyaline précédente existant déjà à la face interne des conduits méduUo-vasculaires du tissu préosseux fait que toujours ces surfaces sont
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lisses, sans les dentelures ou irrégularités qu'on voit ou contraire sur les radialions osseuses périphériques des os de la voùle crânienne fœtale. Celte couche hyaline tient éloignées de l'os même les méduiloeellcs, fait qui s'ajoute aux caractères individuels des cellules pour montrer combien elles dillerent des ostéoblastt s. Décalcifiée, elle est colorée par le carmin comme le reste de l'osséine, peul-èlre même un peu plus. Elle n'est donc p;is formée de carliliige (p. 20).
Ce qu'elle olfre de remarquable, c'est que sa présence est un des caractères du bois. Elle s'amincit et cesse d'exister au niveau de la jonction du bois avec l'os de l'apophyse frontale. Sur cet os et les autres elle n'existe ni à leur surface périoslique, ni sur les cloisons limitant les alvéoles diploïques. Elle n'exi>te pas non plus le long des conduits de Havers. En un mot, on peut constater que, dans les os de la voûte du crâne, les médullocelles et les myéloplaxes, quand il y en a, sont directement au contact de la couche osseuse, tandis que c'est au contact de la couche précédente, hyaline, homogène et sans ostéoplaste qu'elles se trouvent dans les alvéoles du bois de cerf, etc.
En résumé, on voit ici à un même niveau sous le microscope la continuité de substances des lamelles relativement épaisses limitant les alvéoles, avec celles plus minces de la corne du ceif, etc. En mèn-e temps et par suite les alvéoles sont plus étroits que dans le bois, et contiennent moins de myéloplaxes, quand même celles-ci ne manquent pas. Ce qui frappe de plus, c'est la cessation au niveau de la continuité de substance sus-inJiquée de la couche dure hyaline, sans osléoplastes ; c'est encore l'absence de conduits de Ilavers d'un côté à couches osseuses concentriques, leur présence de l'autre, en même temps que les ahéoles plus étroits dans l'apophyse frontale y sont anguleux. Enfin sur l'os décdcitié la coloration par le carmin e^t plus nettement prononcée sur le bois que sur l'apophyse. De plus elle est ici d'un jaune orange pâle caractéristique dès le niveau où sa substance est en continuité avec celle de l'os nouveau ; fait très-net dans quelque sens que soient pratiquées les coupes et davantage au bout de quelques jours qu'immédiatement (Robin et llerrmanu, Journal de l'anat.et de la physiologie, 1882, p. 299).
La couche homogène, transparente aussi, qu'on trouve à la surface de l'os de nouvelle formation du cal, n'est pas une simple calcification d'un cartilage ni du tissu cellulaire, bien qu'en nombre d'endroits les ostéoplastes situés immédiatement au-dessous d'elle offrent les configurations et les dispositions habituelles de leurs canalicules.
Celle couche est interrompue, manque par places. Son épaisseur est d'un dixième de millimètre ou au-dessous. Sa substance est homogène en certaines régions et ailleurs marquée de très-fines stries parallèles à la surface périoslique plus ou moins rapprochée. En quelques endroits, elle est disposée en couches ou lamelles superposées telles (|ue celles des systèmes de Ilavers. Dans les portions de son étendue où elle manque d'ostéoplastes, elle ressemble aux niiucts couches sans ostéoplastes du cortical osseux (voy. p. 158). Sur un mr>me cal, elle montre ailleurs de rares osléoplastes de diverses formes, en général plus petits que les autres, mais pourvus de canalicules radiés. Ordinairement ces derniers sont bien moins nombreux que dans 1 os sous-jacent et non anastomosés avec d'autres, terminés en pointe. En certaines places enfin ils manquent absolument, l'osléoplaste est réduit à sa cavité seulement, de même forme ou non qu'à l'ordinaire, et rempli ou non d'air.
Non-seulement il y a arrêt de développement de ces ostéoplastes, mais encore
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beaucoup ont subi une véritable atropbie, car ils ne sont plus que sous l'étal d'une courte fissure ou d'un point large de 4 à 5 millièmes de millimètre. Enfin, mais en quelques endroits seulement, la partie la plus superficielle de cette couclie osseuse sous-périostique plus transparente que le reste du cal montre des cavités irrégulières, pleines d'air, larges de 1 à plusieurs centièmes de millimètre, à contours hérissés, sans canalicules anastomotiques ; elles ressemblent à certaines de celles des tumeurs fibreuses calcifiées (p. 87). Cette couche osseuse du cal, hyaline en raison de l'absence ou de la rareté des ostèoplastes, est traversée par les canaux de Havers gagnant le périoste comme le reste de l'os. Seulement les lamelles ou couches concentriques limitant ces canaux manquent d'ostéoplastes, ou n'en contiennent que quelques-uns sans canalicules et sans air dans leur intérieur, partout où près de la surface même du cal elles occupent le niveau de la couche claire précédente et en font partie en réalité.
g II. Composition immédiate du tissu osseux. Le tissu osseux est après l'émail et l'ivoire le seul dans lequel les principes immédiats d'origine minérale l'emportent de beaucoup en poids, bien que non absolument en volume, sur les principes d'origine organique non cristallisables, albuminoïdes ou azotés.
Les organes du squelette dont on a enlevé autant que possible ce qui n'est pas tissu osseux, c'est-à-dire le périoste, la moelle (graisse) et le cartilage articulaire, ont donné à l'analyse la composition suivante :
os HUMAIN NOKWAL DÉBARRASSÉ DU PÉRIOSTE ET DE LA GRAISSE (bERZELIUs)
Matière organique soluble dans l'eau bouillante 32,17
Matière organique insoluble (vaisseaux) 1,13
Phosphate de chaux basique avec un peu de fluorure de calcium 53,04
Carbonate de chaux 11,50
Phosphate de magnésie (tiibasique) 1,1G
Soude avec très-peu de chlorure de sodium 1,20
COMPOSITION DES OS (zALESKy)
Homme. Bœuf.
Matières organiques 34,56 52,02
— inorganiques 65,44
Dans 100 de matières inorganiques on trouve :
Phosphate de calcium (tribasique). . . .
— de magnésium (tribasique) . .
Calcium combiné aux chlore, fluor et acide
carbonique
Acide carbonique
Chlore
Fluor
Homme.
Bœuf.
Cobaye. 51,70 65,50
Cobaye.
Tortue.
Tortue.