H44 OUTARDE
est un affluent de la Sioule; sa tempe'rature est de 10'\05 centigrade. Son débit est très-abondant, mais sa densité et sa composition chimique ne sont pas exactement connues. H n'y a point d'établissement à Saint-Ours, dont l'eau est exclusivement employée en boisson par les paysans de la contrée, qui prétendent qu'elle guérit toutes les maladies chroniques et surtout les affections des voies digestives et urinaires accompagnées d'une grande faiblesse et d'une anémie profonde. A. R.
OIJRSIIVS. On désigne généralement, sous le nom d'Owrszns, les Échinodermes qui composent la classe des Échinides, laquelle correspond au grand genre Echinus de Linné et des zoologistes de son époque. Mais les Oursins proprement dits, ceux que l'on appelle vulgairement Hérissons et Châtaignes de mer, sont plus spécialement les Échinides réguliers qui appartiennent aux genres Cidaris (aux Addenda, I'''^ sér., t. xxv), Diadema, Echinus et Echinometra {voy. ces mots). Ed. Lefèvre.
OIlTiiRnE. Les Oiseaux qui constituaient jadis le genre Outarde {Otis L.) et qui maintenant forment toute ime famille, celle des Otididés {OtididœSé\ys), rappellent un peu les Gallinacés par leur bec, de longueur médiocre, avec la mandibule supérieure légèrement voûtée, et par leurs pieds munis de rudiments (le palmures entre les doigts; mais ils appartiennent incontestablement aux Écliassiers par leurs tarses allongés et par leur squelette, qui offre des analogies avec celui des Pluviers et les Œdicnèmes. Entre ces derniers et les Outardes de petite taille il existe d'ailleurs beaucoup d'analogies dans l'aspect extérieur, les uns comme les autres étant privés de doigt postérieur et portant généralement une livrée aux couleurs douces qui s'harmonise avec la teinte des plaines sablonneuses. D'autre part, les Outardes de grande taille ressemblent un peu aux Autruches, de sorte qu'on s'explique très-bien que, dans son Règne animal, Cuvier ait placé les Outardes entre les Autruches et les Casoars, qu'il considérait à tort comme des Échassiers, et les Œdicnèmes, les Pluviers, les Chevaliers, qui font encore partie de ce dernier groupe. Les Autruches et les Casoars, ainsi que les Nandous et les Aptéryx, ayant été mis plus tard dans un ordre à part, sous le nom de Brévipennes ou de Coureurs, les Outardes sont restées à la tête de l'ordre des Échassiers, et c'est à cette place qu'elles figurent dans la plupart des catalogues ornithologiques.
Aux caractères que nous avons indiqués plus haut pour l'ancien genre Otis ou pour la famille actuelle des Otididés, on peut joindre les suivants : la tête e>t assez forte, le bec conique, aplati à la base, renflé près de la pointe de la mandibule supérieure, le cou long, le corps massif; les tarses assez élevés, mais toujours robustes, se terminent par trois doigts ; les ailes sont bien développées et concaves, la queue se compose d'une vingtaine de rectrices, et le plumage lisse et serré sur la majeure partie du corps s'épanouit sur certains points de manière à constituer des fraises, des rabats. 11 existe toujours une différence de taille et de livrée entre le mâle et la femelle, et les jeunes ressemblent beaucoup à cette dernière.
En étudiant la charpente osseuse on constate que la ceinture scapulaire et les pièces du membre supérieur sont plus fortement constituées que chez les Gallinacés, mais que la plupart des os longs sont pneumatiques. Ceci nous indique immédiatement que les Outardes doivent être capables de s'élever dans les airs: