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prix au concours que l'Académie de chirurgie avait proposé sur le meilleur mode de suture, il inventa divers instruments opératoires et propagea avec ardeur la pratique de la vaccination. Pendant vingt ans il professa à Avignon ,un cours public d'anatomie, et mourut le 16 mars 1827, laissant les écrits suivants :
I. Observation sur un strabisme connivent, accompagné de l'affaissement de la paupière supérieure de l'œil droit. lu Journal de médecine de Roux, t. XXIII, 1705, p. 63. — II. Sur une leucophlegmasie ardueuse, causée, en premier lieu, par la présence d'une pierre dans la vessie, guérie par l'opération, et^ en second lieu, par la crispation des filières sécrétoires des reins, guérie par les humectants. In Journal de méd. de Roux, t. XXIIT, 1765, p. 421. — III. Observation sur une opération de la pierre, qui fut précédée et suivie par des accidents singuliers. In Journ. de méd. de Roux, t. XXVI, 1767, p. 547. — IV. Topographie physique et médicale d'Avignon et de son territoire, par le citoyen Pamard, l'an X de la République française, in-S" de 79 pp. — V. Éloge de M- Pamard, lu à la séance publique de l' Athénée de Vaucluse, le 5 vendémiaire an XI. Avignon, l'an XI de la République française, in-8'' de 21 pp. A. C.
Pamard (Paul-Antoine-Maiue), fils du précédent. Il naquit à Avignon, le 2 août 1802, vint faire ses études à Paris et y prit le grade de docteur eu médecine le 19 mai 1825. Mis, en 1827, à la tête de l'Hôtel-Dieu de sa ville natale, il y créa un cours de clinique chirurgicale. Livré, comme son père, à la pratique des opérations difficiles, il acquit une grande réputation dans celles delà taille, des amputations, de la cataracte, dans la ligature des grandes artères. L'ophthalmologie fut surtout la spécialité dans laquelle il excellait. On lui doit des Mémoires de chirurgie pratique, comprenant la cataracte, Viritis et les fractures du col du fémur, publiés à Paris, en 1844, et qui forment un volume in-8° avec 4 planches, et des Documents statistiques pour servir à Vhistoire de la taille et de la Uthotritie. Paris, 1849, in-8". Plusieurs mémoires de Pamard figurent encore dans divers recueils. Nous citerons : Une observation d'un corps étranger introduit dans l'œil. {Bull, de l'Acad. de méd. de Paris, t. IV, 1839- 1840, p. 436); un important Mémoire sur l'iritis {Revue médicale, 1838, t. 11, p. 38, 207, 345). Enfin, la thèse inaugurale de cet excellent praticien mérite d'être signalée. Elle porte ce titre : De la cataracte et de son extraction par un procédé particulier, 19 mai 1825, in-4". Ce « procédé particulier » est celui imaginé par son grand-père, et mis en œuvre sur une grande échelle par son père. Le jeune docteur a eu le soin de faire représenter le trèfle ou pique, inventée en 1765 par P.-F.-B. Pamard, et au moyen de laquelle l'œil, maintenu solidement, ne pouvait fuir le tranchant du couteau à extraction.
On a beaucoup discuté la question de savoir si M. Pamard était membre correspondant de l'Académie de médecine de Paris. Un document, d'abord égaré, mais retrouvé il y a quelques années (lettre de remerciement à l'Académie), atteste que le membre nommé était le père de Paul-An toine-Marie. A. G.
PAllEA. Nom donné par Aublet à un genre de plantes do la Guyane, représenté par une seule espèce, le Pamea guijanensis Aub., que les botanistes ont fait rentrer dans le genre Terminalia, sous le nom de Terminalia Pamea {voij. Myrobalans) ; le fruit contient une amande comestible. Pt.
BiBi lOGBAPUiE. — Adblet. Plantes de la Guyane française, 946. — Ite Candolle. Prodromaa.
Pl.
.PAMELLE. Nom donné quelquefois à l'orge {Hordeum distickon L.) . H. s*\nv\X. Nom donné par d'anciens auteur.-' au Coton {Gossy pi um). Pl.