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PAMPHILE

PAMPÈERli^E (Race). Sous le nom de race pampe'enne, A. d'Orbigny a proposé de comprendre les indigènes d'une grande partie de l'Amérique méridionale, savoir et d'une manière générale les ludiens des Pampas et des provinces de Ghiqnitos et de Moxos.

Suivant d'Orbigny, les caractères de la race pampéenne seraient les suivants : couleur brua-olivàtre ; taille souvent très-élevée; front bombé, non fuyant; yeux horizontaux, quelquefois bridés à leur angle extérieur.

La race pampéenne, toujours d'après d'Orbigny, se diviserait en trois rameaux : le rameau pampéen, le rameau chiquitéen et le rameau moxe'en.

La rameau pampéen commencerait au détroit de Magellan, s'étendrait sur la Patagonie et les Pampas, sur les plaines du Gran-Chaco jusqu'aux premières collines de la province de Ghiquitos. Il compreudrait les Patagons, les Puelclies, les Gharruas, les Tobas, les Mataguayos, les Abipones, les Lenguas. Leur caractéristique morale est un caractère indomptable. Le christianisme et la civilisation européenne n'ont pas de prise sur eux; ils sont, pour la plupart, restés libres cl sauvages. Physiquement, ils sont remarquables par leur haute stature. Leur taille moyenne serait de 1"',G88; celle des Patagons de cinq pieds ouzf pouces.

Le rameau chiquitéen, de taille un peu moins élevée (l'",665 en moyenne), comprendrait les Ghiquitos, les Saraucus, les Paiconécas, les Saravécas, les Otukés, les Guruminacas, les Guravés, les Govarécas, les Gorabécas, les Tapiis, les Gurucanécas, sociables, dociles ; ils furent très-faciles à christianiser.

Le rameau moxéen (taille 1™,670) comprend les Moxos, les Cbapacuras, les Itoiiamas, les Ganichanas, les Movimos, les Gayuvavas, les Pacaguaras, les Iténés. C'étaient les plus civilisés des Pampéens ; tout en étant, comme les autres Pamfiéens. chasseurs et pêcheurs, ils étaient surtout agriculteurs. Leurs femmes savaient Hier et tisser assez habilement le coton. Pourtant ils creusaient encore leurs pirogues soit avec des haches de pierre, soit avec l'aide du feu, et pratiquaient surtout la forme la plus inférieure de la pêche : la pêche à l'arc. On a affirmé (Viedin.i) qu'ils avaient déjà xm rudiment d'écriture. Ils ont été christianisés plus tacitement encore que les Moxéens.

En résumé, ia dénomination de race pampéenne est beaucoup trop ambitieuse. Les l'ampéens rentrent complètement dans la race américaine, qu'il faut considérer comme un rameau mongoloïde. Les Pampéens, plus exactement les indigènes américains du Sud, sont même bien plus franchement mongoloïdes que les Indiens du Nord. Ghez eux, par exemple, le nez saillant est beaucoup plus rare que chez les Peaux-Rouges ; les yeux sont plus souvent bridés ou obliques • les pommettes sont plus sadlantes.

Quant anx dilféreuces de caractère entre les soi-disant rameaux pampéens, on les doit seulement attribuer à des degrés divers de civilisation.

Gh. Letodrnea.u.

PAMPmr.E. Pharmacologue du premier siècle de l'ère chrétienne, né probablement à Alexandrie, florissait vers 14-38. 11 était médecin et vendait des onguents (pY/ii«Tô7to)^oç). Par la vente d'une spécialité contre la mentagre, qui lit alors sa première apparition à Rome, il acquit de grandes richesses. Il publia un livre sur les herbes médicinales, où ces dernières sont énumérées suivant l'ordre alphabétique et ne l'enfermant absolument rien d'original, de l'aveu même de l'auteur. Dioscoride et Galien le dénoncent

comme un grossier empirique. Pamphile a aussi écrit sur l'agriculture et l'art vétérinaire. L- Hn.

PAMPI. Nom donné aux Indes au Curcuma loiiga L. Pl.

PAUPLEnouSSE ou PAMPELOTOUSSE. Une des variétés du Citrus, le Citrus decumanus (w»/. Citrus). D-

PA\'. Nom donné aux Indes au Poivre bétel. Pl.

PA]\'A. Nom donné dans le Sénégal au Slratiotes aloides. Pl.

PAl^ACÉE (TTâv, tout, et ôtxo;, remède, secours). Esculape ayant épousé Jlygie (que quelques-uns regardent comme sa iille, la remplaçant comme épouse par Épione) en eut plusieurs enfants : ses deux fils sont restés célèbres sous les noms de Machaon et Podalire; parmi ses filles figure Pakacée, qui se livrait, ainsi que les autres sœurs, à l'étude de la médecine. Le nom de panacée à été donné à un certain nombre de remèdes internes ou externes, qu'on supposait capables de guérir, non pas absolument toutes les maladies (le seul fait d'avoir admis des emplâtres panacées protesterait contre cette pensée), mais un grand nombre de maladies. C'est en ce sens que le mot a été longtemps employé; puis, sous l'influence des doctrines hermétiques, on crut avoir trouvé un remède véritablement universel, pouvant non-seulement guérir la totalité des maladies, mais aussi procurer le rajeunissement et prolonger la vie, chose qui du reste n'était pas nouvelle dans l'histoire. Cet agent, c'était la pierre philosophale , qui opérait ce prodige par des actions chimiques, de même qu'elle pouvait changer tous les métaux en or. Enfin, dans les temps modernes, l'enthousiasme ou le charlatanisme ont quelquefois rétabli le mot panacée dans son sens primitif, pour exprimer les vertus extraordinaires de certains médicaments.

Nous ne nous amuserons pas à démontrer sérieusement, comme on l'a fait dans certains ouvrages, que la physiologie et la clinique protestent contre de pareilles prétentions. Il va de soi qu'un remède unique ne saurait convenir qu'à une unique maladie ou à des maladies diverses d'apparence, mais identiques de nature. Nous nous contenterons donc de citer quelques exemples de panacées.

Galien donne le nom de panacée à une confection dans laquelle entrait le marnibe et qui était le aTix,oi.

L'emplâtre)épulotique ou cicatrisant d'Andromaque était aussi une panacée.

La composition de Vélixir de vie de Paracelse et celle de l'électuaire cathoïicum sont indiquées aux mots Paracelse et Catholicum. L'alchimiste Borro, au dix-septième siècle, préparait une pommade catholique, cera catholica.

La panacée anglaise est le carbonate de magnésie; la panacée antimoniale, le sulfure d'antimoine; la panacée mercurielle, le calomel; la panacée de Olauber, le sulfate de soude ou sel admirable ; la panacée double, le sel duobus nn sulfate de potasse. A. Decuaubre.

PANACÉE (Botanique). Ce nom a été donné à un certain nombre de végétaux, dont nous citerons les plus importants :

l'A NAIS. Sj

Panacée antarctùiue, c'est le tabac {JSicotiana Tahacum L.). Panacée (V Ascléfj'iade, c'est une ombellifère dont les Anciens faisaient usage. Panacée bâtarde, c'est ÏOpopanaxChironium L. Panacée de Bauhin, c'est VOpopanax chironium L.

Panacée de Chiron, ce nom est donné à deux plantes : par les uns à VHelianthemum vulgare L.; par les autres kV Aimée {Initia Helenium L.). Panacée des chutes, c'est V Arnica mont ana L. ' Panacée d'Esculape, c'est le Thapsia Asclephim L. Panacée des fièvres quartes, c'estV Àsarum europœum ou Cabaret d'Europe. Panacée d'Héraclée ou d'Hercule, c'est VOpopanax chironium Kock. Panacée de montagne, c'est VHeracleum Panaces L. Pl.

PAWACES OERACLEUM. Nom que donne Dioscoride à la plante qui, d'après lui, fournit VOpopanax. Hippocrate désigne sous le simple nom de ;ravâKïî{ la même espèce donnant le même produit. Pl.

PANACOCO. Sous ce nom, Aublet a, dans son Histoire des plantes de lu Guiane française, (vol. II), distingué deux plantes : \&Grand Panacoco (p. 709, t. 307), qui est son Robinia Panacoco, et le Petit Panacoco (p. 775) qui est son Robinia coccinea. Ce dernier doit être un Inga. Quant au premier, il s'écoule des incisions pratiquées à sa tige « une liqueur balsamique et résineuse qui est assez abondante. » C'est sans doute à elle que sont dues les propriétés médicinales de l'écorce qu'on emploie à préparer des tisanes sndorifiques. Cet arbre est le Palo-santo des Portugais, V Anacoco des Galibis et l'un des J5ois de fer de nos colons de la Guiane. C'est, croit-on, le Tounatea Panacoco H. Bn. [Sivarlzia tomentosa DC). Le Pelit-P anacoco, qui donne un bon bois de construction, mais ne sert pas en médecine, serait VOnneria coccinea Jack.

H. Bjy.

PAXADE. Voy. Pain.

PA1\AIS. Le Panais commun ou cultivé, ou Racine blanche, Pastenagne, Pastenade cultivée, Grand-Chervi, si connu comme plante potagère, a longtemps été considéré comme le type d'un genre Pastinaca, sous le nom de P. sativa L. {Seliniim Pastinaca Gk. — Anethum Pastinaca Wib.), genreque l'on considérait comme voisin des Peucédans, mais distinct de ce genre par ses sépales nuls ou à peine visibles et l'absence des bractées de l'involucrc et des involucelles. Mais, ces caractères se retrouvant dans bien d'autres Peucedanum, le genre Pastinaca en devient une simple section. Le Panais est une herbe trèsaromatique, à feuilles pennatiséquées, à ombelles composées de fleurs jaunes, à fruit de Peucedanum, ovale, à côtes saillantes, avec deux bandelettes interrompues en haut et en bas à la commissure, et les bandelettes de spirales manquant dans leur portion inférieure. Dans sa forme sylvestris, la racine est grêle; elle devient épaisse, charnue, blanchâtre, dans la forme edulis, qui est le P. domestica Lob. et se cultive dans nos potagers. Cette racine est riche en amidon et en matière sucrée (12 pour 100); on en fabrique en Irlande une boisson fermentée qui remplace la bière. Le fruit est aromatique, amer. 11 est excitant, stimulant, diurétique, emménagogue, fébrifuge même. Les Anciens faisaient prendre aux convalescents un électuuire de Panais, comme corroborant

et apérilif. On a conseillé de donner aux anémiques et aux phthisiques du lait dans lequel avait infusé du Panais. Schwencke [Kruidk. [1766], 82), Fouquet, puis Garnier, de Lyon, l'ont vanté comme antipériodique. 11 a aussi été administré avec succès contre les fièvres d'accès par Malouet, Sauvages et Desbois, de Rochefort. On a vu que les vaches laitières produisaient une plus grande quantité de lait quand on leur faisait manger du Panais : de là est veime l'idée de le prescrire aux nourrices pour favoriser la sécrétion lactée. Comme remède, cette plante est aujourd'hui peu usitée ; c'est à peine si l'on emploie ses fruits comme carminatifs et emménagogues.

En Orient, on vend beaucoup sur les marchés, comme aphrodisiaque, la racine de Sekakiil, qui est celle d'un Panais, le Pastmaca dissecta Vent. (P. Sekakul RussEi.). C'est, dit-on, un aliment très-nourrissant.

Le P. urens Req. est irritant, et son contact prolongé produit des ampoules qu'on voit paraître, dans le Midi, sur les bras des gens qui récoltent des herbes dans les prairies. L'effet a été comparé à celui des cantharides ; il a été attribué, probablement à tort, au P. sativa. H- Bn.

BiBLioGHAPHE. — L., Gcii. plant., n. 362. — DC, Prodr., IV, 1S8. — GniB,, Drog. simpl., éd. 7, III, 204. — Desbois, Mat. 7néd., II, 191. — Vauters, Bep. remed., 211. — Mér. et Del., Dict. Mat. niéd., V, 216. — Cazin, PI. méd. indig., éd. 3, 731. — Rosenth., Syn. pi. diaphor.,bil'. — II. Bn, Jlist. des pi., VU, 97, lig. 858 [Peucedatium Paslinaca). H. Bn.

PAIV4MA (ÉcoRCE de). Ce qu'on appelle écorce de Panama dans l'industrie est l'écorce de qiùUai savonneux [voy. Qlillaja), riche en saponine et très-employée à cause de cela pour le dégraissage des étoffes. En épuisant cette écorce par l'alcool à 90 degrés, M. Lebeuf obtient une teinture de saponine, et s'en sert pour préparer avec le goudron végétal et quelque résines, telles que le copahu et letolu, des solutions qui, avec l'eau, forment une liqueur émulsive. La solution saponinée du goudron l'enferme 2 pour 100 de goudron pur. C'est une préparation qui se rapproche de la liqueur alcaline de goudron ; mais celle-ci n'est pas alcoolique [voy. Goudron). D.

PAl\lAME. Nom donné dans la Floride au Sassafras {Sassafras officinarum L.). Pl.

PAIWAQITILOIVE. G^*H=^"0*^ Matière amorphe, jaune, amère, solubledans l'eau et l'alcool, insoluble dans l'éther, extraite par Garigues du Panax quinquefolius. La solution aqueuse de panaquilone n'est précipitée ni par les chlorures de mercure et de platine, ni par les acides; l'acide sulfurique concentré la dédouble en anhydride carbonique et en panacone, C^'H'^O^, corps blanc, cristallisable, insoluble dans l'eau et l'éther, soluble dans l'alcool.

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