L. Hn
PAWASSOU (Eau MINÉRALE DE). Alliermale, bicarbonatée calcique moyenne, carbonique forte, azotée faible. Dans le département de la Dordogne, dans l'an-ondissement de Sarlat, l'eau de cette source est claire, limpide et transparente, d'mie odeur piquante, d'une saveur légèrement lixivielle, d'une température de 14 degrés centigrade. On ne connaît pas sa densité exacte et on n'a fait son analyse chimique que d'une manière qualitative. On a dit d'abord que son. gaz principal était l'acide sulfhydrique, mais on n'a pas tardé à reconnaître que cette appréciation est inexacte et que cette eau ne renferme que de l'acide carbonique, de l'azote et de l'air atmosphérique. Les principes fixes de l'eau de Panassou sont des bicarbonates de chaux et de magnésie, des sulfates de chaux,, de magnésie et de soude, des chlorures sodiques et magnésiens et des traces de matière organique.
Un établissement existe à cette station; il se compose d'une buvette et d'une division de bains et de boues.
Cette eau à l'intérieur a une grande réputation dans la contrée contre les dyspepsies, les engorgements du foie et de la rate, et à l'extérieur contre les afl'ections rhumatismales.
La durée de la cure est de vingt jours à un mois.
On n'exporte pas les eaux de Panassou. A. R.
PAWASU, PAi«Aï, PARIAG0I>[. Nom donné dans les Indes à VArtocarpus integrifoUo L. ou Jacquier. Pr..
PAIVAX. Genre à'Araliacées {voy. ce mot). Celui qui intéresse le plus les médecins est le Panax à cinq feuilles (P. quinquefolium Miq. , ou P. repens Maximowicz) ; on l'appelle souvent P. ginseng. Ses feuilles sont composées de cinq folioles, avec un pétiole commun et engainant.
On le trouve en Amérique et en Asie, mais c'est surtout dans cette dernière contrée qu'il jouit d'une grande notoriété. C'est après le thé la plante la plus célèbre de l'Extrême Orient. Au Japon, elle porte le nom de mindjin, c'est en Chine ginseng ; les Mandchoux l'appellent sousaï et la décorent même du titre d'oroi/ja ou première des plantes {voy. sur ce point Ginseng). On suppose que la mandragore de Pythagore, sur laquelle on a tant écrit, n'était autre qu'une préparation de cette substance.
Au Japon, elle ne croît pas à l'état spontané, mais on l'y cultive souvent, notamment aux environs d'Hakodaté; on lexporte en Chine. Le Panax sauvage est beaucoup plus estimé que celui des jardins.
Dans Vempire du Milieu, il est très-recherché ; il vaut trois fois son poids d'argent, soit 500 francs le kilogramme, et les souverains « fils du Ciel » prélèvent sur la vente une énorme contribution. Les empereurs de la Chine eurent de tout temps la manie de faire rechercher, coûte que coûte, la plante aux innombrables vertus ; ils employaient à cette récolte des milliers de soldats qui parcouraient les vastes solitudes de la Mandchourie au milieu de fatigues sans nombre et de luttes dangereuses contre les bêtes fauves ; l'un d'eux envoya même son fils en Cochinchine à la découverte du mystérieux végétal.
100 PAi\CIIYMAGOGUES.
C'est la racine qui est utilisée ; au Japon et en Chine, on lui fait subir une préparation qui la rend translucide, et c'est sous cet aspect qu'on la trouve dans le commerce. Cette racine est forme'e de deux branches qui se réunissent de manière à figurer le tronc et les cuisses de l'homme. Elle est inodore, sa saveur est semblable à celle de l'angélique.
Son analyse serait à faire ; on n'y cite que de la gomme et de l'amidon, mais, vu les vertus thérapeutiques qu'on lui attribue, il est probable qu'elle renferme d'autres substances moins inertes.
Les Chinois la considèrent en effet comme un tonique puissant et un aphrodisiaque; on va même jusqu'à la regarder comme un spécifique, une panacée de toutes les maladies tant de l'esprit que du corps ; elle aurait même la vertu de retarder la décrépitude de la vieillesse. Nous ignorons ce qu'il peut y avoir de vrai au milieu de toutes ces exagérations. Ce qui est certain néanmoins, c'est que le ginsoig est aromatique et amer, par conséquent stimulant et tonique.
Au Canada, on rencontre encore le Panax, et les Indiens le considèrent aussi depuis les temps les plus reculés comme une véritable panacée. Bazile Féris.
BiBLiocnAPHiE. — Jarioux. Lettres édifiantes et curieuses, t. XVIII, 1781. — Mjquel. Prohisio florœ japonicœ. Leyde, 1806. — Livres Kwa-Wi (Botaniçtie japonaise) ,U-admls par Savatier. Paris, 1873. — Fbaschet et Savatier. Enumeralio plantarum, in Jap. sponte crescentium. Paris, 1875. — Bazile Fcris. La matière médicale exotique. Paris, 1885, et Arch. de médecine navale, janvier 1883. — Maget. Végétaux du Japon. In Arclt. de méd. nav., 1879. [B. F,
PAXAX ASCLEPiu.^i. C'est la Panacée d'AscIépiade [voy. ce mot). Pl, PAlVAX CHIROI^IL'M, C'eii h Panacée (le Cliiron (voij. ce moi) . Pl. PA1\AX DERCULEUM. C'est la Panacée d'Hercule {voy. ce mol). Pl. PAAXAGA. Nom donné dans la Malaisie à VHydrocotyle asiatica L. Pl. PAKCALIER. Nom donné à une variété du chou, Brassica oleracea L. Pl.
PA]>îCARPOi«. Nom donné par quelques auteurs anciens à la Carline {Carlina acaulis L ). Pl,
PA]\CERI (Paolo). Célèbre analomiste et zoologiste italien, né à Milan le 23 août 1853, fut nommé en 1861 professeur d'anatomie comparée à l'université de Naples et conserva cette charge jusqu'à sa mort arrivée le 12 mars 1877.
Panceri publia en 1869 un travail sur la présence d'acide sulfurique libre dans la salive de certains mollusques et fit imprimer de 1870 à 1876 une série de mémoires, en particulier sur le siège et la nature de la phosphorescence chez les animaux marins, mollusques, byozoaires, cœlentérés. En 1872-1875, il entreprit pour raison de santé un voyage en Egypte ; il fit à cette occasion des études sur l'action venimeuse de quelques serpents, ainsi que de la tarentule, et observa les caractères de la race nègre d'Acca. L. H.\.
PAi\CH¥MA60GUES.^ Médicaments auxquels on attribuait la vertu d'expulser toute?, les humeurs viciées de l'économie ; ■xyyi.ôç signifiait ici suc, humeur, et non chyme au sens d'aujourd'hui. q