‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.72Chapitre 29 sur 69 · PANICAUT · texte numérisé non relu

PANICAUT

lâche, penchée au sommet. Les grains sont gros comme une tète d'e'pingle, de couleur blanche, ou rouges noirâtres, luisants, ovoïdes.

On les donne aux oiseaux, aux poules, avec lesquels on les engraisse; mais ils servent aussi dans bien des régions à la nourriture de l'homme. Eu Afrique, ils entrent avec le Sorgho pour une grande part dans l'alimentation des nègres; à. Pondichéry, on en fait des bouillies, des gâteaux et des soupes.

Dans le groupe des Setaria, la seule plante que nous ayons à mentionner est le Setaria italica P. Beauv. {Panicum italicum L.), vulgairement nommé 7nillet en épi, millet des oiseaux, panic d'Ilalie. C'est une plante robuste, de 1 mètre de haut, à feuilles larges, à épillets mutiques, brièvement pédicellés, formant une panicule spiciforme, lobulée, épaisse, compacte, jaunâtre et penchée à la maturité.

Les grains sont petits, luisants, jaunâtres, ovoïdes, très-nombreux sur un même pied : ils servent d'ordinaire à la nourriture des petits oiseaux. Mais accidentellement, et dans les contrées pauvres, on s'en est servi pour l'alimentation de l'homme. Pline, qui dislingue bien les deux espèces [Pmi. mitiaceum et P. italicum) , dit qu'en Gaule et en Campanie on s'en nourrissait à son époque, llippocrate nomme le Panicum italicum y.iyxp'^^f et Galien "Elvi^o-j.

Pl.

Bibliographie. — Hippocrate. Morb. mal., I, (ilO. — Pline, llist. naL, XVIII, 7. — Galien'. Fac. alim., I, 514. — Linné. Gênera, 7G; Specir, 83-80. — Dk Candoli.e. Flore française, 1499. — Lasiarck. Encyclopédie. Dict., IV, 758. — Giiemer et Godbon. Flore de France, III, p. 459. Pl.

PAI^ICAUT {Erymjium T.). Genre de plantes, de la famille des Ombellifères, tribu ou série des llydrocolylées, dont les Heurs sont régulières, hermaphrodites ou polygames. Leur réceptacle a, comme dans les Onibellifères en général, la forme d'un sac concave dans lequel est enchâssé l'ovaire et dont les bords portent le périanthe et l'androcée. Les sépales, au nombre de cinq, sont généralement bien développés, mais le plus souvent étroits, aigus, rigides ou spinescents; ils sont parfois couverts de squamuies et fréquemment pétaloïdes, colorés. Les pétales, analogues aussi à ceux de la plupart des genres de la famille, sont dressés ou connivents, éraarginés, pourvus d'une côte intruse et d'un long sommet indupliqué. Leur préfloraison est parfois à peu près valvaire, et le plus ordinaii'ement plus ou moins fortement imbriquée. Les étamines sont libres, pourvues d'une anthère à deux loges et d'un filet qui est fortement infléchi ou incurvé dans le bouton. Les deux branches stylaires sont à leur base pourvues d'un épaississement glanduleux, déprimé, en forme de disque épigyne plus ou moins développé. Dans l'angle interne de chacune des deux loges ovariennes on observe, à l'âge adulte, inséré tout près de son sommet, un ovule descendant, anatrope, à micropyle dirigé en haut et en dehors. Le fruit, ovoïde ou obovoïde, non comprimé ou à peine comprimé latéralement, possède une large commissure. Ses deux méricarpes sont semi-cylindriques, lisses en dehors ou parcourus de sillons longitudinaux, sans carpophore, avec des côtes primaires subégales, invisibles ou peu proéminentes, et des bandelettes intra-jugales minces, ou interposées aux côtes et plus ténues encore, irrégulièrement rétiformes ou tout à fait nulles. Les graines sont presque cylindriques ou comprimées, avec la face plane ou légèrement concave. Les Panicauts sont des plantes herbacées, frutescentes ou arborescentes. Ils sont le plus souvent glabres et

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