PARA
PAPYRINE. Parchemin végétal. Produit de l'action de l'acide sulfurique concentré sur la cellulose. Si l'on plonge pendant une demi-minute dans cet acide ou dans un mélange de 2 volumes de cet acide à 66 degrés Baume et de 1 volume d'eau du puipier à filtre blanc, et si, après l'avoir lavé à l'eau, on le lave à l'ammoniaque, il prend la couleur et la consistance du parchemin ordinaire, et devient presque aussi résistant que lui (Poumarède et Figuier) {voy. Parchemin). D.
PAPïRlllS. Nom donné par quelques botanistes au Mûrier à papier {Broussonelia papyrifera L). Pl.
PAPIRUS. PAPifRLS D'ÉCii'PTE. Nom donné au Cyperus Papyrus L, (»oy. Souchet). Pl.
PAQUERETTE. Bellis L. Genre de plantes Dicotylédones appartenant à la famille des Composées, à la tribu des Astéroïdées.
Les plantes de ce groupe sont des herbes peu élevées, dont le capitule est formé d'un involucre hémisphérique, à folioles égales, sur 2 rangées : le réceptacle est conique et nu ; les fleurs du disque sont hermaphrodites, lubuleuses, à 4 à 5 dents; les fleurs de la circonférence, femelles, ligulées et rayonnantes. Les achaines sont obovales, comprimés, sans côtes ni rebord terminal.
L'espèce la plus connue et la seule intéressante pour le médecin est la Pâquerette vivace {Bellis perennis L.), dont les tiges sont courtes, étalées ou ascendantes; les feuilles spatulées, crénelées au sommet. Les hampes nues portent à leur sommet un seul capitule, dont les ligules sont entièrement blanches ou purpurines en dehors et dont les fleurons du centre sont de couleur jaune.
La pâquerette est bien comme de tout le monde; elle est très-commune dans les vergers et les prairies. Ses propriétés médicales sont ainsi résumées par Lcmery : « Elle est rafraîchissante, astringente, consolidante, vulnéraire, propre pour arrêter les cours de ventre et les hémorrhagies, pour les inflammations des yeux. » Ces propriétés astringentes et vulnéraires se résument dans la désignation qu'on lui a donnée jadis : Consolida minor. Pl.
BiDLioGBAPHiE. — Leuerï. D'ict. tlfog. simples, 119. — Linné. Gênera, 962; Species, 1248. — De Candolle. Flore française, 3219. — Lauarck. Encyclop. Illustration des genres, tab. 677. — Grenier et Godron. Flore de France, II, 105. Pl.
PAQLETTE. Nom donné par quelques auteurs à la Pâquerette [Bellis perennis L.), par d'autres à la G?'ande marguerite {Chrysanthemiim Leucanthemum L.). Pl.
PAQUOTER. Nom donné anciennement au Bananier {Musaparadisiaca L.).
Pl.
PARA. Préfixe, du grec -napi, signifiant à côté ou indiquant un changement, est souvent, dans la nomenclature chimique, placé devant le nom de substances, lorsqu'il s'agit d'en distinguer des corps nouveaux qui présentent avec elles une relation d'origine, soit qu'ils dérivent de ces substances, soit qu'ils n'enconstituent que de simples modifications isomériques. L. Hn.
PARA (Cresson de). Voy. Cresso.n.
PARABROMALIDE. 501
PARABAMIQLE (Acide). ^^"'l'Az^O' = COr^jj'^^. Ce corps, appelé encore oxabjhirée, est un produit d'oxydation de l'alloxane. On l'obtient en dissolvant l'acide urique (1 partie) ou l'alloxane dans de l'acide nitrique modérément concentré (6 parties) à une température de 70 degrés, puis évaporant la solution jusqu'à consistance de sirop. Par refroidissement, celte solution se prend en une masse cristalline qu'on purifie en la faisant sécher sur une plaque poreuse, puis cristalliser dans l'eau.
On peut le préparer encore en traitant l'acide urique par le paroxyde de manganèse et l'acide sulfurique ou par le brome en excès en présence d'une petite quantité d'eau. 11 prend naissance enfin dans l'action du chlorure de phosphore sur un mélange d'acide oxalique et d'urée, ou celle de l'acide hypochloieux sur la guaiiine, et dans la décomposition spontanée de l'alloxane.
L'acide parabanique cristallise en prismes à six pans, incolores, larges et très-minces, transparents, sans eau de cristallisation. Il est d'une saveur trèsacide qui rappelle beaucoup celle de l'acide oxalique; il se dissout dans 21,2 parties d'eau à 8 degrés. On l'obtient en outre en gros cristaux rhombiqucs incolores, avec une molécule d'eau de cristallisation, soluble dans 7,4 parties d'eau à 8 degrés, perdant lentement leur eau de cristallisation vers 150-100 degrés. Il se dissout assez facilement dans l'alcool.
La solution d'acide parabanique n'est pas décomposée par l'ébuUition. Sous l'influence de la chaleur, il se décompose en répandant des vapeurs acides et cyanhydriques.
Il rougit le papier de tournesol, se dissout dans les alcalis et décompose les carbonates à l'ébuUition en donnant des oxalurales; avec l'ammoniaque bouillante, il donne de même de l'oxalurate. Lorsqu'on le fait bouillir avec les acides étendus, il se dédouble en urée et acide oxalique. L'iiydrogène naissant le transforme en oxalantine.
La solution d'acide parabanique précipite à froid le nitrate d'argent sous forme d'une poudre Manche qui a pour composition G'^Ag^Az^O'; ce corps chauffé, avec l'iodure de métbyle, donne de l'iodure d'argent et de Vacide diméthylparabanique ou diphényloxalylurée, encore appelé cholestrophane, C'(Gll^)^Az-0', cristallisé en paillettes argentées, aisément fusibles et sublimables.
On connaît également un acide nionornéthylparabanique C"'H(GtP)Az^O'', obtenu en faisant longtemps bouillie l'acide mélhylurique avec de l'acide urique de 1,4 de densité; il se présente en cristaux prismatiques incolores, fusibles vers 150 degrés, sublimables, très-solubles dans l'eau bouillante, l'alcool et l'éther. L, Un."
PARABE^ZIIVE. Nom donné par Ghurch à un hydrocarbure obtenu dans la distillation du goudron de houille à 97«,5; on a reconnu depuis que ce n'est ^utre chose qu'un mélange de benzine et de toluène. L. Hn.
PARABROMALinE. Ce corps, décrit par Cloez comme un isomère du bromal, est identique avec le bromoxaforme ou acétate deméthyle pentabromé, C'ilBr^O^ On le prépare par action du brome sur les citrates de potassium, de sodium ou de baryum. C'est un corps solide, insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool, d'oii il se dépose sous forme de belles tables, fusibles à 75 degrés,
décomposables par la distillation et que de la potasse chaude transforme en bromure de potassium, bromoforme et oxalate de potassium. L. Hn.
PARABROMOIUALÉIQUE (Acide). C*IPBrO*. Ce corps se forme dans l'action du brome sur l'acide succinique en présence de l'eau. 11 est en cristaux volumineux, très-solubles dans l'eau, l'alcool et l'éther, fusibles à 172 degrés. 11 forme avec le nitrate d'argent un précipité cristallin granuleux, C'HAg^BrO', soluble dans l'eau bouillante, moins soluble dans l'acide nitrique étendu. On connaît en outre un sel de plomb C''IlPbBrO'' + 2H-0, soluble dans un excès d'acide et dans le sous-acétate de plomb. L. Hn.
PARACAJEPUTÈl^E. G-"!!''^. Cet hydrocarbure se forme en même temps que le cajeputèneet l'isocajeputène dans l'action de l'acide phosphorique anhydre ou de l'acide sulfurique sur le monohydrate de cajeputène. C'est un liquide visqueux, jaune citron, fluorescent, bouillant entre 310 et 31 6 degrés, insoluble dans l'eau, l'alcool et l'essence de térébenlhine, très-soluble dans l'élher.
Le paracajeputène s'oxyde ra[ndement à l'air en prenant une couleur rouge et une consistance résineuse. L'acide chlorhydrique gazeux le transforme en un liquide brun, épais, non solidifiable à 10 degrés. L. Hn.
PARACAMPHORIQUE (Acide). C"'1P''0*. S^n. Acide racémîque-campliorique. On l'obtient en mélangeant des poids égaux d'acide camphorique droit et d'acide camphorique gauche. Inactif par compensation, il est semblable aux autres acides camplioriques par la plupart de ses propriétés. L. Hx.
PARACABTHAMIXE. Produit de l'hydrogénation de la ruline et du morin (Stein). On opère en solution alcoolique au moyen de l'amalgame de sodium. Qn obtient ainsi un corps rouge, que les alcalis et l'acétate de plomb colorent en vert; les acides le ramènent à sa coloration primitive.
On paraît encore rencontrer la paracarthamine dans l'écorce rouge du Cornus sanguinea, dans les jeunes racines de quelques acacias et de la ronce, dans une couche du bois de saule, dans VËitphorbia cyparissias, etc.
La composition de la paracarthamine n'est pas constante; elle oscille entre G2oi|28Q7 et QWE'»o^K L. Un.
FABACASÉia'E. Nom donné par Ritthausen à une matière albuminoïde insoluble dans l'alcool, contenue dans le froment, et probablement identique avec la caséine végétale ou légumine. L. Hn.
PARACELLULOSE. Frémy désigne sous ce nom la variété de cellulose qui ne se dissout dans le réactif de Sckweizer qu'après un traitement chimique ou la torrélaction prolongée à 150 degi'és. La paracellulose constitue les cellules de la moelle de certains arbres et le tissu spongieux des champignons. D'aprè& Payen, la différence de solubilité de la cellulose et de la paracellulose ne tient qu'à des différences de cohésion ou à la présence de matières étrangères.