‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.72Chapitre 6 sur 69 · PALLADIUM · texte numérisé non relu

PALLADIUM

couleur jaune brunâtre foncée de la terre de Cologne; chauffe', il se décompose avec violence.

Chlorures de paliadicm. On admet l'existence de trois clilorures, le souschlorure Pd^Ci^ correspondant au sous-oxyde, peu connu, le chlorure palladeux PdCP et le chlorure palladique ou tétrachlorure PdCl', seuls bien connus.

Le sous-chlorure parait se former lorsqu'on chauffe le chlorure palladeux jusqu'à fusion; il forme une masse rouge grenat, à cassure cristalline, déliquescente, décomposée par l'eau en perdant le cinquième de son métal.

Le chlorure palladeux se prépare en dissolvant à chaud le palladium dans de l'eau régale renfermant un excès d'acide chlorhydrique et en évaporant à siccité la solulion pour se débarrasser de tout l'acide nitrique. C'est une masse cristalline, brun foncé, déhquescenle, qui noircit par la déshydration complète. En évaporant sa solution concentrée, on obtient de petits cristaux prismatiques renfermant 2 molécules d'eau. Le chlorure de palladium forme un grand nombre de chlorures doubles, entre autres le chlorure de palladium et de potasxium PdCF-f-2KCl, en cristaux jaune sale, le chlorure de palladium et de sodium PdCl- -h 2NiiCI, déliquescent, le chlorure de palladium et d'ammonium PdCP -h 2AzH'*Cl, en longs prismes vert olive, etc.

Le chlorure palladique PdCl' s'obtient par dissolution du chlorure palladeux sec dans l'eau régale concentrée, à une douce chaleur; la solution obtenue est d'un brun très-foncé, presque noir. Ce corps se décompose, si on ajoute de l'eau, aussi bien que par la dessiccation. On connaît des tétrachlorures doubles, entre autres le tétrachlorure de palladium et de potassium, PdCl* -H 2KC1, poudre cristalline rouge-cinnabre, et celui de palladium et d'ammonium, qui lui ressen\ble.

Nous ne dirons rien du bromure PdBr^ de l'iodure PdF, du fluorure PdFP, qu'il nous suffira de mentionner.

Sulfure de palladium. PdS. Ce corps se forme avec production de lumière en faisant passer de la vapeur de soufre sur du palladium cliauffé. C'est une masse gris blanc, fusible, décomposable à une température élevée.

Parmi les autres sels de palladium, mentionnons :

Azotate de palladium. (AzO')^Pd. Ce sel se forme en faisant dissoudre le palladium à chaud dans l'acide azotique. Par évaporation en présence de l'acide sulfurique, on l'obtient sons forme de longs prismes rhomboïdaux déliés, jaune brun. Ce sel est déliquescent.

Sulfate de palladium. SO'Pd. On le prépare par dissolution du palladium dans l'acide sullurique mêlé d'acide nitrique étendu, puis évaporant à consistance de sirop. Il se dépose par refroidissement en cristaux mal déterminés, renfermant 2 molécules d'eau de cristallisation. Il est déliquescent.

Enfin, en faisant agir l'ammoniaque sur les sels de palladium, on obtient des composés ammoniacaux basiques, dits bases ammonio-palladiques, tels que la palladamine et la palliadamine [voij. Palladamine).

Usages, Nous avons vu plus haut que le palladium allié à l'argent sert dans l'art dentaire. On emploie encore ce métal pour fabriquer des aiguilles de vaccination et parce faire des échelles et des limbes gradués pour les instruments de précision, parce qu'il ne se ternit pas sous l'influence des émanations sulfureuses. Pour le même motif, on recouvre parfois d'une mince couche de palladium les objets argentés. On s'en sert encore pour frapper des médailles.

Enfin, il est une application récente du palladium que nous ne pouvons passer

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