L. Un
PARAMALIQLE (Acide). Heintz a désigné sous ce nom l'acide plus particulièrement connu sous celui d'acide diglycolique [voy. ce mot). L. Un.
PARAMÉCIE. Genre d'Infusoires ciliés, appartenant au sous-ordre des Holotriches de Stein. Les Paramécies ont un corps oblong, arrondi à ses deux extrémités et légèrement comprimé. Toute leur surface est recouverte de cils vibratiles très-fins et de même longueur, mais un peu plus longs au niveau du péristome. Le péristome long et étroit est dirigé obliquement sur la face ventrale, vers le tiers antérieur. L'anus occupe une position variable. Cliez le Paramœcium aurelia il existe deux vacuoles contractiles, en forme d'étoile à plusieurs branches, situées l'une dans la partie antérieure du corps, l'autre dans la partie postérieure. L'ectosarque de certaines espèces renferme des trichocystes, que l'on considère comme des organes urticants. Le noyau (endoplaste) est ovale ou arrondi, le nucléole (endoplastule) est situé dans le voisinage du noyau. Ces deux organes sont le siège do phénomènes intéressants au moment de la conjugaison {voy. Infcsoire).
Les Paramécies sont des Infusoires très-répandus ; on les observe souvent dans les infusions. Ils se multiplient très-rapidement par division transversale et se conjuguent à certains moments. Balbiani a constaté qu'une Paramécie produisait en quarante-deux jours 1 384 416 individus.
Le genre Paramœcium a été créé par Hill en 1751, mais c'est Ehrenberg qui en indiqua le premier nettement les caractères. Cependant ce célèbre naturaliste rangeait parmi les Paramécies des Infusoires qui ont été avec raison rapportés à d'autres genres; d'un autre côté certnins Infusoires ont été, depuis Ehrenberg, rapportés au genre Paramœcium par Claparède et Lachmann.
Ehrenberg plaçait les Paramécies dans la famille des Kolpodiens; elles appartiennent depuis Dujardin à la famille des Paramécies, dans laquelle Stein place les genres Colpoda, Nassida, Cyrtostomum, Ptychostomum, Chonchoptirus et hotticha.
Les principales espèces de Paramécies sont : Prtmm^^pc à/m aurelia 0. F. Mûllcr {Pantoffelthierchen, animal pantoufle) , espèce très-commune, qui mesure environ O^^jSO, P. caudatum Ehbg., P. Bursaria Focke, renfermant des grains de chlorophylle que l'on tend aujourd'hui à considérer comme des algues parasites : P. colpoda Ehbg., P. ptitrinum Chi^. etLachn.
Le Paramœcium coli Malmst. est une espèce d'Infusoire qui a été trouvée pour la première fois, en 1856, par Malmsten, dans le côlon et dans les garderobes de l'Homme. Cet Infusoire a été mieux étudié depuis par Stein, qui l'a rapporté avec raison au genre Balantidium Clap. et Lachm., de la famille des Bursaires et du groupe des Ilétcrotriches.
Le Balantidium coli a un corps ovoïde, long de 0'"'",06 à O"",! et large de 0""",05 à O^^jOT, légèrement atténué en avant. Toute sa surface est recouverte de cils vibratiles fins, courts, serrés et disposés en séries longitudinales, assez régulières. Le péristome est situé à l'extrémité antérieure, sur la face ventrale, et incliné un peji obliquement vers le bord latéral droit ; il est elliptique et porte sur son bord gauche une série de cils adoraux plus longs que ceux du
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corps. La bouche s'ouvre au fond du péristome, l'anus occupe l'extrémité opposée du corps. Le noyau est volumineux, oblong, elliptique. L'animal possède deux vacuoles contractiles, arrondies, inégales, l'une volumineuse, près de l'extrémité postérieure, l'autre plus petite, sub-centrale.
L'Infusoire se multiplie par division transversale; on a observé aussi sa conjugaison et son enkystement.
Le Balantidium coli n'a encore été observé chez l'Homme que dans l'Europe septentrionale (Stockholm, Upsal, Dorpat). Depuis Malmsten, il a été trouvé \ 7 fois dans les déjections ou dans le rectum d'individus atteints de diarrhée chronique ou de typhus. Henschen l'a vu une fois dans un cas de catarrhe aigu de l'intestin et de l'estomac. Leuckart l'a trouvé en grande quantité dans le rectum du Porc, où il ne paraît déterminer aucun trouble sérieux. Chez l'Homme, Malmsten pensait que ces Infusoires, vivant en grande quantité entre les villosités intestinales et doués d'une grande motilité, augmentent la séci'étion intestinale et le mouvement péristaltique. Malmsten a proposé pour les détruire des lavements acidulés par l'acide nitrique; Henschen a employé, pour le même usage, l'acide acétique et le tannin.
Le Balantidium coli se transmet probablement du Porc à l'Homme. On trouve en effet des kystes de cet Infusoire dans les excréments du Porc ; ces kystes sont doués d'une grande vitalité et peuvent résister à la dessiccation ; entraînés par l'eau au moment des pluies, ils sont avalés par l'Homme et deviennent ainsi une source d'infection.
On connaît deux autres espèces de Balantidium, le B. duodeni Siein, qui vit dans l'intestin de la Grenouille, et le B. entozoon Stein. F. H.
GiBLioGHAPHiE. — EaREtihznG. bifusionslkiercheii, 1838. — Dcjardin. Zoophytes infusoires, 1841. — Stein. Organismux der Infusionsthiere. — Sawilif. Kent. Manual of the Infusoria, 1881. — P. II. JlALAfSTEN. Infusorien aïs intestinal Thiere heim Menschen. \n Arch. f. Path. Anat. von Virchow, p. 302, 1857. — Leuckaiit. Die Parasiten des Menschen, 1879. — Davaine. Traité des Entozoaires, 1877. — Max Braun. Die thierischen Parasiten des Menschen, 1883. F. H.
FARAMÉCOXIQUE (Achie). L'un des noms de Yacide coménique {voij. ce mot). L. H>.
PARAMEÇVARA RAKSHITA. Ce nom est celui de l'auteur d'un petit ouvrage sanscrit, actuellement encore manuscrit, intitulé Ganâdhyâija (de gâna, série régulière, et adhyâya, leçon, chapitre). Cet opuscule, dont le texte répond bien à son titre, est consacré à l'étude de la classification des médicaments. C'est une œuvre toute moderne et, semble-t-il, assez peu répandue, sans doute un de ces petits manuels comme en composent fréquemment les maîtres, pour l'usage de leurs élèves particuliers. Nous n'en pouvons signaler qu'un exemplaire, celui qui appartient à la Bibliothèque du Babu Umeçacandra Datta, à Krishnanagar (Bengale). Le nom de l'auteur est indiqué à la fin du manuscrit, qui se termine, selon la mode indienne, par ces mots : ici finit le Ganâdyâya, qui a pour auteur Parameçvara Rakshita. Ce manuscrit est connu par les quelques lignes qui lui sont consacrées dans les Notices of Sanskrit Manuscripts hy Ràjendralàla Mitra, published under Orders of the Government of Bengal (t. I, p. 112, n° 211). H est écrit sur papier indien, en caractères bengalis.
PARAMORPHINE. 41
PARAitiÉniiSPERlUllVE. Alcaloïde qui accompagne la ménispermine et la ]iicrotoxine dans la coque du Levant. On l'obtient en njème temps que la ménispermine dont on la sépare par un traitement à l'éther. La solution éthérée, après avoir laissé déposer la ménispermine, donne comme résidu à la distillation un produit visqueux, qu'on reprend par l'alcool. Par évaporation de la solution alcoolique à une douce chaleur (45 degrés), il se dépose des cristaux de paraménispermine.
La paraménispermine paraît être isomérique avec la ménispermine ; cependant sa composition n'est pas encore exactement déterminée et, comme celle de la ménispermine, oscille entre CH^AzO et CIP'^AzO.
Elle fond à 250 degrés et se volatilise en vapeurs blanches qui se déposent sous forme de neige. Insoluble dans l'eau, elle se dissout faiblement dans l'éther, très-bien dans l'alcool, ainsi que dans les acides étendus, qui n'entrent pas cependant en combinaison avec elle : L. Hn.
PARAMIDE. ^(G^O^AzH)''. Ce corps, encore appelé Mellimide, s'obtient par la distillation sèche du mellate d'ammonium :
^(CO^AzIl't = C«[(CO)^AzIl]' + 611-^0 + UiW'.
Mellate Paraiiilcle.
d'ammonium.
C'est une poudre blanche amorphe, jaunissant graduellement à l'air, insoluble dans l'eau et l'alcool, soluble dans l'acide sulfurique d'où l'eau la précipite. On peut la chauffer à 200 degrés sans altération ; à une température plus élevée elle se charbonne. Chauffée à 200 degrés avec de l'eau dans un tube scellé, ou maintenue quelque temps à l'ébullition avec l'eau, avec les alcalis ou l'ammoniaque, elle se transforme en mellate. Une action moins complète des alcalis la transforme en acide euchroïqiie :
^(C'O^AzG}^^- 2H^0= C'-'H''Az^0^4- AzH^
Paramide. Ac. encliroïque.
La solution ammoniacale de paramide donne avec le nitrate d'argent un précipité jaune gélatineux, qui séché à 150 degrés a pour composition G'^Az^FPAg^O^. Ce corps brunit à 200 degrés en se décomposant. A une température plus élevée, il dégage de l'acide cyanhydrique. L. Hn.
PARAMIDIQUE OU parahiique (Acide). C'^Az''H^O^ Nom donné par Schwarz au précipité blanc, formé d'aiguilles microscopiques, qu'on obtient en traitant la paramide par l'ammoniaque, puis faisant tomber la solution dans l'acide chlorhydrique. Soluble dans l'eau bouillante, donné avec le zinc la réaction de l'acide euchroïque. Par l'ébullition, sa solution ammoniacale se convertit en mellate d'ammonium. L. Hn.
PARA!II!\ÉSIE (Lordat). Perte de la mémoire, des mots et de leurs signes, et constituant un des symptômes de l'aphasie {voij. Amnésie et Aphasie). D,
PARAMORPHINE. Nom donné quelquefois à la thébaïne {voy. ce mot).