‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.73Chapitre 81 sur 112 · PASSIFLORE · texte numérisé non relu

PASSIFLORE

Le P. Tartonraira Schrad. [N. Journ., IV, p. I, 89. — Grex. et Godr., FL de Fr., I, 65) est le Thymelœa Tartonraira All. {Daphne Tartonraira L. — Chlamydanthus Tartonraira C.-A. Mey. — Sanamunda argentea, latifolia^ angustifolia Barrel.), auquel on donne les noms vulgaires de Trintanelley T. Malherbe et Gros-Retombet. C'est une espèce à tige ligneuse, haute de 20 à 50 centimètres, dressée, à rameaux étalés-ascendants, couverts d'un duvet soyeux dans leur jeune âge, puis glabrescents et noirâtres; à feuilles trèsrapprochées au sommet des rameaux, obovales-oblongues, épaisses, chargées d'un duvet argenté et soyeux. Ses fleurs sont axillairps et sessiles, jaunes et soyeuses à l'extérieur. La plante croît sur les bords de la Méditerranée, en Provence, à Hyères, en Corse et sur les côtes italiennes voisines. Ses feuilles sont employées dans cette région comme purgatives « à la dose d'environ un demigros ». A dose plus élevée, elles provoquent des vomissements. Cependant Loiseleur-Deslonchamps {Man. pi. usuell., II, 54) en a donné jusqu'à 12 gros en décoction et n'a obtenu que des évacuations alvines, sans vomissements. A dose plus faible, il a dû ajouter au Tartonraira de la manne et des sels purgatifs. Tournefort, dans son Voyage en Orient (II, 155), a vu cette plante employée comme tinctoriale à Samos, oij l'on en fait aussi des balais. M. Hétet, pharmacien de la marine, pense que l'écorce de cette plante peut remplacer le Garou et a expérimenté que la pommade <à laquelle on l'incorpore est bien plus active que celle qu'on préparc avec le Daphne Gnidinm. H. Bn.

Bibliographie. — L., Ilorl. Cliff., 146, t. 11; Gen. (éd. 1), n. 836. — C.-A. Met., inBull. S.-F'étersb., IV, n. 4. — Spach, Suite à Buffon, X, 446. — Meissn., Prodr., 561. — Endls. Gen., Suppl., IV, p. II, n. 2097. — B. H., Gen., Ill, 194, n. 15. — Mér. et de L., Dict. Mat. méd., II, 587. — Gren. et Godr., FI. de Fr., III, 60. — Gaz., Pl.mêd. indig., éd. 3, 566.— H. Bn, Hist. des pL, VI, 111, 118, 134, fig. 86; Tr. Bot. méd. phanér., 298, 985. H.B.y.

PASSE-uosE. Nom donné à la Rose Tre'mière {Alccea rosea L.), de la famille des Alalvacées. Pl.

PASSE-SATIX. Nom donné à la Lunetière, Lunaria annua L., de la famille des Crucifères. Pl.

PASSE-VELOL'RS. Nom donné au Celosia paniculata L., de la famille des Amaranthacées. Pl.

PASSIFLORE. PASSIFLORACÊES. Les Passiflores [Passiflora] sont des plantes polypétales dont les fleurs sont ordinairement hermaphrodites, régulières et pentamères. Leur réceptacle a la forme d'une poche souvent peu profonde, dont les bords donnent insertion au périanthe, tandis que son fond se relève en une colonne centrale qui supporte les étamines et au-dessus d'elles le gynécée. Le calice est formé de 5 sépales libres, imbriqués en quinconce dans le bouton, parfois colorés sur les bords ou en dedans, et la corolle, qui manque aussi^ souvent, est à cinq pétales altfxnes avec les sépales imbriqués dans la préfloraison. Les étamines sont au nombre de cinq et alternipétales. Elles forment une sorte de collerette portée sur le haut du pied du gynécée et se composent chacune d'un filet libre et d'une anthère biloculaire, introrse d'abord, puis oscillante, déhiscente par deux fentes longitudinales. L'ovaire est libre, supère,. uniloculaire, avec trois placentas pariétaux, dont un antérieur et deux posté-

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