PAUL D'ÉGINE. IJ
s il veut avoir une opinion plus autorisée des analogies et des dissemblances de l'air qu'on respire dans ces diverses stations hivernales. A. Rotureau.
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PAU DE SAl\GtJE. Nom donné à un arbre d'Afrique qui fournit le Kino ou Gomme astringente de Gambie : c'est le Pterocarpiis erinaceus Lam.
Pl.
Bibliographie. — Guibourt. Drog. siynples, 7''édit., III, 408. Pl.
PAUlLLiAC (Station balnéaire). Dans le département de la Gironde, est un canton peuplé d'environ 3600 habitants dépopulation agglomérée. A 60 kilomètres de Bordeaux, sur la rive gauche de la Gironde, en aval de Blaye, il est remarquable par une église à clocher hexagonal. Des crus célèbres portent le nom de ce petit port et des châteaux voisins, Château-Laflitte, Cos-d"Estournel, Pichon-Longueville, Brane-Mouton, Saint-Julien, etc. Le lazaret de Trompeloup est à une petite distance de Pauillac et n'est habité que lorsque des navires arrivent à Bordeaux avec des cas de maladies épidémiques contractées pendant la traversée. C'est à l'escale de Pauillac que s'allègent les bâtiments qui calent trop d'eau pour remonter jusqu'à Bordeaux en pleine charge. Les habitants de la ville et des environs prennent des bains froids dans l'eau de la Gironde à un point où la rivière a des bords inclinés qui permettent aisément son accès. Le fleuve est trop loin de son embouchure pour que les baigneurs puissent prétendre aux avantages des bains dans l'eau de mer, mais les grandes marées refluent jusqu'à Pauillac de façon que ces bains, qui ne peuvent être dits bains de mer, aient une action pourtant différente de celle des bains dans l'eau douce ordinaire. L'énorme quantité d'eau salée qui pénètre dans l'estuaire de la Gironde à chaque marée (300 000 mètres cubes par seconde d'après M. Elisée Reclus) a fait donner à cette partie du fleuve le nom de « mer de Dordogne. » C'est donc à peine si Pauillac ne peut pas être appelé un poste maritime. L'illusion est encore complétée d'ailleurs par le vent du large, ou de l'ouest, qui souffle sur ce point du Médoc au moins les trois quarts de l'année. Quoi qu'il en soit, la véritable station balnéaire de la région est Royan {voy. ce mot). A. R.
PAUL d'ÉGI]\E, paulus .XGIIVETA. Ce médecin doit son surnom à l'île d'Égine dont il était originaire. On a peu de détails sur les circonstances de sa vie ; on sait seulement, d'après les meilleures recherches, qu'il vécut dans le cours du septième siècle de l'ère chrétienne, et qu'il ferme ainsi la liste des médecins grecs; après lui, la science médicale, comme du reste toutes les autres sciences, tombe dans la plus grande barbarie pour ne se relever qu'avec peine, vers le douzième siècle. Paul d'Égine étudia, cela est certain, à