‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.78Chapitre 10 sur 59 · BAIN BAIN BAIN · texte numérisé non relu

BAIN BAIN BAIN

IlOMAIN. TEMPÉRÉ. NATIONAL.

Acide silicique. 0,0210 0,0240 1

Alumine 0,0130 0,0110 } "'"'^

Siucau, de w.^. ;;;;;;;;;;;;;) o,069o o,0o60

- magnésie! ". '. '. '. '. '. '. '. '. '. '. '. \ «'«^^O 0,0126 O.Oli

Chlorure de sodium ) . .. . „ . .„ „ „ ^

potassium \ 0.030» 0,0ô00 0,010

Sulfate de soucie 0,0510 0,0o60 0,030

Sesquioxyde de 1er » traces. traces.

Principe arsenical traces. indiqué. indiqué.

Fluor, acide borique tr. ind. indéter. / ...

Lithine ? ? ] '"'l^'"-

Matière organique azotée traces. traces. Ir. tr.-sens.

Total des matières Tixes.. ...... 0,2230 0,1896 0,098

Un bâtiment spécial, qui était dans le principe réservé à Napoléon 111, qui l'avait fait construire pour son usage particulier, est maintenant à la disposition du public. On s'y rend par la cour de la maison dite de la Préfecture. 11 se compose de quatre pièces dont l'une est un petit salon servant de vestiaire, le deuxième servant de salle de bain et les deux autres de cabinet de douches. La salle de bain est éclairée et ventilée par deux fenêtres, elle a 5 mètres de longueur et 1™,5 de largeur. Elle contient deux baignoires-piscines de marbre blanc qui ont 2 mètres de longueur, l'^jlS centimètres de largeur et 90 centi-

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mètres de profondeur. Elles sont creusées dans le sol, quatre marches descendent à leur fond recouvert d'une tenture. Deux robinets de cuivre donnent passage à l'eau thermo-minérale. Un appareil pour les douches latérales et les douches écossaises est disposé au-dessus de chaque piscine. Les deux pièces auxquelles on accède de la salle de bains sont destinées, l'une aux douches ascendantes, et l'autre aux douches ordinaires. La salle des bains et les salles des douches reçoivent leur eau chaude des sources hyperthermales dont l'eau est contenue dans le réservoir du jardin, et leur eau tiède de la source Simon.

6" Nouveaux thermes. A l'ouest de la ville, contenant quatre piscines, 52 cabinets de bains, 56 douches Tivoli et 19 douches en pluie, en cercle, en paniers ou ascendantes.

7" Etuves romaines. En sous-sol, près du bain des Dames, se trouvent 5 étuves de température différente avec loges à douche, et massage.

Mode d'administration et doses. Les eaux de Plombières s'emploient en boisson, en bains généraux et locaux, en douches et en étuves. L'eau des sources du Crucifix et des Dames est administrée à l'intérieur. On en commence ordinairement l'usage par un verre pris le matin à jeun, et on en élève progressivement la dose, suivant l'idiosyncrasie des buveurs ou la nature de leur affection, jusqu'à six verres, espacés de quart d'heure en quart d'heure, et même d'heure en heure, si l'eau se digère lentement. Il n'est presque jamais besoin d'aller au delà de cette dernière quantité. Les sources Savonneuse et Ferrugineuse sont également prises a l'intérieur, mais leur usage est accidentel. Ainsi la première est servie aux repas, et elle n'est guère employée qu'à mitiger à la buvette les eaux de la source du Crucifix ou de la source des Dames, qui sont souvent constipantes. L'eau de la source Ferrugineuse n'est usitée que dans les affections du domaine des eaux martiales. On doit cependant noter qu'elle est sensiblement diurétique, et même légèrement laxative, lorsqu'elle est prise à la dose de plusieurs verres. Ces effets, rarement observés aux sources chalybées qui ne sont pas en même temps sulfatées sodiques, ne tiennent-ils pas à ce que les buveurs digèrent mal ces eaux? La pesanteur à l'estomac qu'elles amènent la plupart du temps ne s'observe en réahté presque jamais quand elles sont chargées artificiellement de gaz acide carbonique ; leur action est au contraire alors astringente.

Effets physiologiques et thérapeutiques. Le prétoire du Crucifix était autrefois le plus fréquenté, mais les buveurs donnent maintenant la préférence à celui de ia source des Dames. L'eau de ces sources, employée en boisson seulement, a-t-elle des propriétés physiologiques? Pourrait-on facilement l'ingérer, comme celle de Contrexéville et de Vittel, à la dose de douze ou quinze verres et même davantage? 11 est facile de répondre à cette dernière question par la négative, et l'hyperthermalité des eaux de Plombières serait le principal obstacle qui détournerait les buveurs d'un usage immodéré. Bien que très-souvent la médication par les bains et par les douches soit prescrite en même temps que le traitement intérieur, il existe cependant des cas où les eaux de Plombières sont employées en boisson seulement, et d'autres où les bains et les douches sont seuls nécessaires. De sorte que, s'il est quelquefois difficile, sinon impossible, de se rendre un compte exact de l'action physiologique des eaux en boisson, en bains et en douches, on peut cependant, dans certaines circonstances, savoir auxquels de ces modes d'emploi on doit attribuer la poussée ou la saturation minérale, par exemple. Ainsi l'ingestion de l'eau des sources qui alimentent la

\U PLOMBIÈRES (Eaux minérales de).

buvetle du Crucifix ou celle des Dames, la dernière surtout, à cause de son hyperthermalité, occasionne une chaleur marquée au creux épigaslrique, se propageant aux autres organes contenus dans l'abdomen, une diaphorèse abondante et une légère augmentation de l'urine. Ces deux derniers effets sont plus marqués quand les buveurs prennent quelque exercice pendant la digestion de l'eau. Les sources de Plombières, prises en boisson, sont excitantes des systèmes nerveux et circulatoire ; les pulsations artérielles sont accélérées et une stimulation de l'innervation se produit. Il faut alors couper l'eau thermale et quelquefois en abandonner l'usage quand on a inutilement !varié ses divers modes d'administration, son refroidissement, le changement des sources, etc. 11 est aussi à remarquer que certains buveurs trouvent l'eau plus légère et plus aisément assimilable à sa plus haute température dès sa sortie du robinet, tandis que d'autres sont obligés d'attendre longtemps avant de la boire. Enfin quelquesuns, au lieu de se rendre à la source et de faire de l'exercice, ne l'assimilent qu'en gardant la chambre et même le lit. L'eau de Plombières en boisson augmente l'appétit, fait désirer les aliments et facilite la digestion. Elle cause quelquefois cependant des pesanteurs d'estomac, de l'anorexie, du dégoût pour la nourriture, de l'appétence pour les boissons fraîches et acides, de l'embarras gastrique, en un mot. Un vomitif léger doit être prescrit à ceux chez lesquels il importe de continuer la cure interne; il faut faire cesser aux autres une boisson qui, après avoir occasionné des accidents d'agitation et de malaise, pourrait allumer la fièvre. Les buveurs aux sources du Crucifix et des Dames éprouvent presque toujours, dès les premiers temps, une assez forte constipation qui n'est jamais d'ailleurs de longue durée, mais qui force cependant de recourir à la douche ascendante, ou même à des lavements huileux ou laxatifs. On a peu parlé de l'action physiologique des bains, des douches et des étuves de Plombières, qui ne semblent pas avoir d'autres effets sur l'homme en santé que l'eau douce ordinaire, élevée à la même température. Notons cependant leurs vertus curatives sur quelques maladies rebelles à toutes les ressources hydrologiques ou pharmaceutiques. Les bains, les douches et les étuves, agissent-ils par leur thernialité propre ou par les matières organiques contenues dans les eaux? Il n'est guère possible d'exprimer une opinion sans sortir de notre sujet. Ajoutons néanmoins que tous les auteurs accordent une action spéciale aux eaux amétallites, et en particulier à celles de Plombières, sur certaines maladies chroniques ou nerveuses, sur certaines diathèses, action que n'ont pas les eaux ordinaires artificiellement chauffées. Quelques dermatoses, les suites de fièvres intermittentes anciennes et rebelles, les maladies ou les diathèses où l'on doit agir par les altérants, sont utilement adressées à cette station, où elles sont heureusement modifiées, mais d'autres états pathologiques encore, tels que les affections du tube digestif, les troubles nerveux ou rhumatismaux, sont guéris ou améliorés à Plombières, sans que l'on puisse raisonnablement en attribuer la cause à la chaleur des eaux, aux principes arsenicaux et gélatiniformes qu'elles contiennent, etc. Il est plus sage d'avouer que ces succès tiennent, non à tel ou tel élément distinct de l'eau, mais à l'ensemble des principes qu'elle renferme, sans qu'il soit possible encore de s'éclairer par leur analyse. Les eaux de Plombières, en boisson et en bains, conviennent dans les affections chroniques de 1 estomac et de l'intestin, dont la dyspepsie, la gastralgie ou l'entéralgie, sont f.s symptômes principaux. Les malades doivent se rendre chaque malin aux wuvettes des Dames ou du Crucifix, prendre des bains tempérés ou froids,

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et quelquefois des douches locales ou générales à basse température, sur un point ou sur toute la surface du corps. Le même traitement réussit dans certaines hypertrophies du foie précédées d'ictère et accompagnées de trouble de la digestion, contre lesquels des eaux bicarbonatées sodiques fortes ont été prescrites avec peu de succès. Les eaux de Plombières ont une activité remarquable dans les engorgements du foie coexistant avec les grosses rates des malades atteints depuis longtemps d'un empoisonnement paludéen, ou d'accès de fièvres intermittentes rebelles aux médications le plus rationnellement appropriées et laissant de grands malaises. L'hypochondrie, l'hystérie et toutes les maladies du tube digestif, de ses annexes, ou des organes génito-urinaircs, les troubles occasionnés par une grande susceptibilité nerveuse ou par une névrose confirmée, sont encore de la sphère d'activité des eaux de Plombières. Les bains liyperthermaux de cette station ont une réputation méritée dans le rhumatisme chronique. Ce n'est plus de la sédation par les bains frais ou tempérés qu'il faut obtenir, mais de la révulsion et de la transpiration sur toute l'enveloppe extérieure du corps. II est utile alors de conseiller en boisson l'eau de la source la plus chaude, pour préparer et obtenir de la diaphorèse, tout en éliminant par les urines une certaine proportion d'acide urique et d'urate, toujours en excès dans celle maladie. 11 importe surtout de faire prendre les bains et les douches à haute température aux piscines des Capucins, aux étuves de Bassompierre ou au cabinet de vapeur forcée du bain National. Ces moyens divers, quelquefois combinés, ont guéri des rhumatismes invétérés occasionnant des douleurs musculaires ou articulaires insupportables, ou privant de mouvement un ou plusieurs membres. Mais il ne suffit pas de dire que les rhumatisants retirent de grands avantages d'une cure à Plombières, il faut ajouter que ceux qui doivent y être adressés auraient à redouter un traitement par les eaux hypothermales fortement minéralisées ou très-gazeuses, comme le sont les sources chlorurées sodiques pures, fortes et carboniques, les chlorurées sodiques fortes et sulfureuses, et les sources simplement sulfureuses, telles que celles de Nauheim, d'Uriage, d'Aix-en-Savoie ou d'Aix-la-Chapelle. Ainsi les malades pléthoriques sujets à des étourdissements et à des éblouissemenls, menacés d'une congestion ou d'une héraorrhagie cérébrales, doivent être envoyés à Plombières ou aux stations amétallites hyperlhcrmales. Les rhumatisants, d'un tempérament sanguin ou nerveux, supportent .en effet sans aucun danger une cure à Plombières, où ils doivent être exclusivement dirigés. Nous ne saurions, d'autre part, trop insister sur l'importance que nous attachons à ce que le médecin ordinaire tienne grand compte de la constitution des malades avant de les adresser à la station de Plombières, qui, selon nous, n'a pas été suffisamment étudiée au point de vue des contre-indications de ses eaux. Le bain des Capucines, en plus de sa réputation antirhumatismale, passe encore pour antigoutteux. Les eaux de Plombières rendent sans doute de réels services aux goutteux en même temps rhumatisants, mais, ce qui est contestable, c'est qu'elles guérissent, ou soulagent même, la vraie goutte avec les déformations articulaires et les accès qui l'accompagnent. Ces eaux en boisson augmentent la quantité des urines et favorisent l'expulsion de l'acide urique et des urates ; sous ce rapport, le bain des Capucins est utile au commencement de la goutte, mais, si cette diathèse est confirmée et ancienne, les malades ne peuvent s'attendre qu'à une amélioration passagère, quelquefois achetée au prix d'un accès, qu'ils auraient évité peut-être en ne venant pas à Plombières. Les remarques que nous avons

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faites au sujet du tempérament et de l'idiosyncrasie des rhumatisants s'ap»; pliquent aux goutteux, envoyés souvent à des eaux minérales, qui, loin de les guérir, peuvent amener chez eux des symptômes aigus auxquels leur diathèse les prédispose. Dans les cas de contractures rhumatismales, nerveuses ou humorales, c'est-à-dire consécutives à des altérations des liquides, comme en produit la fièvre typhoïde, dans l'état sabnrral des premières voies, les sources thermales de Plombières, en bains et en douclies, donnent presque toujours de bons résultats. Leurs effets sont favorables encore dans les atrophies musculaires, surtout lorsqu'elles sont localisées. L'eau de Plombières, tombée à la méso- Ihermalité ou à l'hypothermalité, a certainement rendu aussi des services nombreux dans les maladies nerveuses, mais, comme les bassins où on l'a refroidie sont insuffisants, on est réduit à couper l'eau hyperthermale de la plupart des sources par de l'eau froide ordinaire ; c'est pour cela que cette station n'a pas une efficacité aussi grande qu'elle pourrait l'avoir dans les affections nerveuses. Ce privilège, que ce poste thermal ambitionne avant tout pourtant, doit être réclamé avec plus de raison par les sources de Bain ou par les sources tempérées de Luxeuil. La chaleur peu élevée de l'eau de ces deux stations doitêtre en effet recherchée, à cause de son action sédative et antispasmodique si remarquable pour la guérison des troubles du système nerveux. Les bains et les douches liquides de Plombières rendent les mouvements faciles et plus étendus dans les paralysies anciennes, qu'elles affectent le mouvement ou la sensibiUté, et qu'elles reconnaissent pour cause même une hémorrhagie cérébrale : mais l'effet le plus marqué se produit dans les paralysies dépendant d'une affection rhumatoïde de la moelle ou de ses enveloppes, ou d'un état hystérique évident. Dans le premier cas on prescrit très-chauds les moyens balnéothérapiques, qui doivent, au contraire, être tempérés dans le second. On constate avec étonnement et avec regret l'absence, à Plombières, sauf aux Etuves Romaines, de masseurs qui pourraient, en exerçant sous la douche, seconder favorablement les effets du traitement hydrothermal, et pourtant les baigneurs appartiennent en général aux classes aisées ou riches. 11 suffira sans doute de signaler cet inconvénient pour que cette lacune soit comblée. Les eaux des sources chaudes de Plombières, employées à l'extérieur seulement, donnent des résultats heureux dans les désordres du mouvement consécutifs aux blessures par armes de guerre, aux fractures et aux luxations, etc. Il en est de même dans les affections utérines caractérisées par des flueurs blanches, par un abaissement ou une déviation de la matrice; les eaux des sources tempérées doivent être mises en usage alors avec les précautions qu'exigent les douches vaginales appliquées directement sur le col. Il n'est pas nécessaire de rappeler l'emploi local de l'eau de la source des Capucins par les femmes qui veulent voir cesser leur stérilité. Il ne faut pas attacher à cette pratique l'importance que lui ont accordée les anciens auteurs, sans nier l'efficacité restreinte que ces sources partagent avec les autres qui sont thermales comme elles. N'existe-t-il pas en effet une source féconde dans un assez grand nombre de stations, pour que l'on puisse toujours supposer que la stérilité et l'impuissance sont deux états essentiels que les bains et les douches doivent utilement combattre, ne tenant jamais à des dispositions anatomiques dont les opérations chirurgicales mêmes ne peuvent quelquefois triompber ? Enfin, les eaux de Plombières en boisson et en bains tempérés trouvent une application utile dans les maladies papuleuses de la peau même lorsque, ayant existé longtemps, elles ont laissé des traces profondes et durables, en épaississant et en racornissant

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les couches superficielles du derme. Après un traitement thermal prolonge, la peau s'amincit et s'assouplit à ce point qu'il est quelquefois impossible de distincfuer l'affeclion cutanée ancienne, mais ces cas sont exceptionnels. Dans les formes squameuse et vésiculeuse, les eaux arsenicales de Plombières en "boisson, et surtout en bains, donnent de bons résultats, et les médecins ont plusieurs fois constaté que des malades ont été guéris de certaines formes de psoriasis et d'eczéma, principalement lorsque celte dernière affection siège aux parties génitales, au pourtour de l'anus, etc. Les résultats obtenus depuis Dioscoride avec l'arsenic, même à très-faibles doses, dans plusieurs maladies, et notamment dans les affections chroniques des voies aériennes, avaient fait penser que les eaux de Plombières, qui contiennent des traces manifestes de ce métal, devaient trouver de nombreuses applications dans les états pathologiques autres que ceux que nous venons d'indiquer, dans les bronchites chroniques, dans l'asthme humide, etc., par exemple. La pratique n'a pas confirmé ces données, qui semblent fondées au premier abord.

La durée de la cure varie de vingt à vingt-cinq jours.

On n'exporte l'eau d'aucune des sources de Plombières. A. Rotureau.

PLonniQUE (Acide). Voy. Plomb.

PLOiV'GEOX. Les Plongeons se rattachent d'une part aux Canards par l'intermédiaire des Grèbes, de l'autre aux Manchots et aux Pingouins par l'intermédiaire des Guillemots {voy. ces mots), mais ils ne méritent pas moins de constituer, dans l'ordre des Palmipèdes {voy. ce mot), une famille distincte sous le nom de Colymbidés. Leur squelette présente en effet un certain nombre de particularités des plus remarquables, consistant dans le développement inusité de l'apophyse du métacarpe qui correspond au troisième doigt, dans la forme comprimée de l'os du pied, dans la réduction du doigt postérieur, dans le prolongement du tibia en une apophyse pointue qui se dresse au devant du fémur et qui favorise les mouvements d'extension de la patte en fournissant aux muscles de nouveaux points d'insertion, dans la forme massive de la tête, creusée de fosses temporales profondes et munie de fortes crêtes occipitales, et dans l'allongement de la région postérieure du bassin, qui est fortement inclinée. Extérieurement ces oiseaux resemblent aux Grèbes, mais ils sont de taille plus forte, ils ont le cou moins allongé, la tête plus grosse, sans crête ni touffes de plumes, et le bec plus épais; leurs tarses, rejetés tout à fait à l'arrière du corps, sont réticulés, leurs doigts antérieurs sont rattachés les uns aux autres par des palmures entières et leur pouce est garni d'une membrane sur son bord inférieur.

Les espèces de cette famille sont très-peu nombreuses et habitent les régions boréales des deux hémisphères. Elles se distinguent les unes des autres soit par les proportions des diverses parties du corps, soit par les contours et le dessin du plumage. Ainsi, chez le Plongeon imbrim {Colyinbus glacialis L.), qui mesure à peu près 1 mètre de long, le mâle adulte, en livrée de noces, a les parties supérieures et les côtés du corps d'un noir foncé, parsemé de petites taches blanches rectangulaires tellement nettes qu'elles semblent découpées à i'emporte-pièce, la tête et le cou nuancés de grisâtre, avec deux demicolliers variés de noir et de blanc, les côtés de la poitrine rayés longitudinalement de noir, le reste des parties inférieures d'un blanc satiné, le bec noir,

188 PLOUCQUET.

les pieds gris et rouges. Le Plongeon d'Âdams {Colijinbus Adamsi EUiot) ne diffère du précédent que par quelques détails de coloration et le Plongeon arctique, ou Plongeon lumme (C. arcliais L.), porte encore à peu près le même costume, mais est de taille notablement plus petite, tandis que chez le Plongeon cat-marin (C. aepientrionalis L.) le dessus de la tête et les côtés du cou sont d'un gris cendré, la nuque noire, rayée et blanc, la gorge d'un roux marron vif, le dos d'un brun tirant au noir et le dessous du corps d'un blanc pur avec des raies et des taches noires sur les côtés de la poitrine et sur les flancs.

Tous ces Plongeons ont les mêmes mœurs : ce sont des oiseaux essentiellement pélagiques, qui ne fréquentent les eaux douces que dans la saison des amours ou aux époques des migrations et qui se nourrissent principalement de poissons. Ils se meuvent dans l'eau avec une extrême agilité, plongent sans bruit et sans effort apparent et peuvent atteindre les poissons les plus rapides. Ils volent aussi plus aisément qu'on ne pourrait le supposer d'après la brièveté de leurs ailes, mais sur le sol ils sont d'une insigne gaucherie et se traînent plutôt qu'ils ne marchent en s'aidant des ailes et du bec. Leurs nids, construits grossièrement avec des roseaux ou des herbes de marais, sont toujours placés non loin des côtes, au bord de petits étangs, et renferment au printemps de gros œufs allongés, à coquille épaisse, marbrée de brun et de gris sur un fond verdâtre. Les petits naissent vers la fui de juin et, quoique très-adroits dès les premiers jours, sont pendant assez longtemps l'objet des soins assidus de leurs parents.

Les Plongeons sont pourvus de sens très-développés et doués d'une certaine intelligence; ils sont naturellement défiants, aussi leur chasse présenle-t-elle des difficultés particulières. On ne les poursuit pas d'ailleurs avec beaucoup d'ardeur, car leur chair est d'un goût désagréable. E. Oostalet.

BiBi-ioonAPiiiE. — GouLD (J.l. Birds of Europe, 1838, pis. 593, 394 et 395. — Deglam) et Gerbe. Ornitliologie euroi,ée)ine, 2" édit., 1867, t. II, p. 588. E. 0.

PLOSS (IIermann-Heinrich). Médecin allemand, né à Leipzig, le 8 février 1819, reçu docteur en 1846, mort le 11 décembre 1885 dans sa ville natale, où il exerça sa profession avec distinction pendant quarante ans. Il s'occupa particulièrement d'accouchements et de gynécologie, fonda la Société obstétricale de Leipzig, rédigea de 1865 à 1868 le Zeitxchvifl f. Med., Chirurgie und Geburtshiilfe, et publia un grand nombre d'articles dans une foule de périodiques. Parmi les ouvrages, nous citerons seulement :

I. Med.-chir. Encydopâdie (avec Prosch). Leipzig, 1854-1863, 4 vol. in-S". — II. Ueher die Lage und Slellung der Frau wâhrend der Geburt, bei verschiedenen Yôlkern. Leipzi?;, 1872, in-S". — 111. Zur Gesch. von der Fruchtablreibung . Leipzig, 1883, in-8°. — lY. Das Weib (posthume). Leipzig, 1887, 2 vol. in-S". L. Hn.

PLOUCQUET (WiLHELM Gottfried). Né à Rôtenberg, dans le Wurtemberg, le 20 décembre 1744, a été reçu docteur en médecine à Tubingue en 1766, et en 1782 il fut nommé professeur ordinaire de médecine à l'Université de cette ville. Il est surtout connu par le vaste répertoire bibliographique qu'il a publié sous le titre : Initia bibliothecx medico-practicœ et chinirgicse realis, sive reperlorii medicinx practicse et chinirgicse. Tubingue, 10 vol. in-4°, 1795 à 1800, et 4 vol. et suppl. 1804 àl814, in-4°. Il s'est aussi occupé de recherches intéressantes sur la docimasie pulmonaire, et ses recherches ayant pour objet de constater les rapports entre le poids total du foetus et' celui de ses poumons

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