PLUIE
lui avaient permis de constater que la pesanteur des poumons chez l'enfant qui a respiré est le double de celle de l'enfant qui n'a pas respiré. Celte opinion fut adoptée par les médecins légistes, jusqu'aux travaux de Devergie, d Orlila et de Casper. On trouvera dans les deux mémoires ci-après les détails de toutes les expériences de Ploucquet sur ce sujet. Nova pulmonum docimasla (Tubingue, 1782, in4''), Cominentarius mçdicus in processifs criminales supra homicidio, infaniicidio et embryotorniâ (Strasbourg, 1787, in-8»). Des nombreux travaux de cet auteur nous citerons seulement : Dissertatio de anthrace ventnato (Tubingue, i786,in-8°) et Exposilio nosologica ty phi {Tuhingne, 1800, in-8»). Ploucquet est mort à Tubingue le 12 janvier 1814. A. D.
PLUCHÉE [Pluchea Cast.). Genre de plantes de la famille des Composées et du groupe des Astérées, que M. II. Bâillon {Hist. des pi., VIII, p. 189) réunit aujourd'hui au genre Placus Lour.
Les Pluchea sont des herbes aromatiques, ou bien des arbrisseaux, à feuilles alternes, entières, dentées ou pinnatifides. Les capitules, qui terminent d'ordinaire la tige ou les rameaux, ont des fleurs de deux sortes, les extérieures femelles, unisériées et fertiles, celles du disque, hermaphrodites ou en partie stériles. Les anthères sont sagitlées à la base et les achaines sont surmontés d'une longue aigrette formée de soies très-fmes. Le réceptacle est plan et nu.
Les espèces les plus intéressantes de ce genre sont : P. qiiitoc DC. [Cnaphaliuni siiGveolens Arrab., Placus suavcolens H. Bn.), que l'on emploie au Brésil comme carminatif et anti-hystérique ; le P. indica Less. [Baccharis indica L., Placus indlcus H. Bn.), qui sert, dans l'Inde, à préparer des bains sédatifs; enfin le P. balsamifera Less. {Conyza balsamifera L., Placus haUamifer H. Bn.), dont les Javanais font grand cas comme sudorifique, expectorant et diaphorétique. Ed. Lef.
PLUIE. La pluie, ou l'eau tombant des nuages, est le phénomène vulgaire que chacun connaît; elle joue un rôle considérable dans la nature : sans elle il n'y aurait aucune trace de vie à la surface de la terre et, si quelques contrées, comme l'Egypte et la Mésopotamie, qui en sont presque entièrement privées, sont habitables, c'est à cause de l'eau des fleuves alimentés par des pluies abondantes qui tombent vers les sources de ces fleuves.
La distribution de la pluie à la surface de la terre est très-irrégulière, mais toujours soumise à des lois simples; les causes de son abondance ou de son défaut sont toujours évidentes, et la complication du phénomène ne tient qu"à celle du relief du sol.
On définit la pluie par la hauteur de la tranche d'eau qu'a reçue le sol, par conséquent par celle qu'elle occupe dans le fond d'un seau cylindrique et vertical. Bien n'est si simple, avec notre système métrique, que d'en conclure le volume d'eau tombée sur une surface donnée, par exemple, sur chaque hectare de terre : 1 millimètre d'eau tombée représente 1 litre ou 1 kilogramme d'eau par mètre carré, ou 10 mètres cubes par hectare.
Recueillir la pluie dans un cylindre vertical, voilà toute la pluviométrie, mais, dans la pratique, il se présente plusieurs causes d'erreur et il y a des précautions à prendre.
Une observation n'est bonne que si elle donne une hauteur d'eau égale à celle qu'a reçue le sol. On a placé autrefois les pluviomètres sur les toits, mais on