Perte de l'usage de la mais
6. Atrophie et paralysie de la main.. . . 2 = 2,7 - 0 = 0,0 —
Total des guéris avec ankïi.ose et
INUTILITÉ plus OU MOINS GRANDE DE
LA MAIN 62 = 82,7 pour 100. 261 = 82,46 pour 100.
Les 56 autres cas (14,64 pour iOO des 582 cas examinés) ont donné des résultats un peu meilleurs, savoir :
Cas. Pour 100.
1. Ankylose incomplète avec perte de l'usage des doigts 5 = 4,01
2. — avec un certain degré d'utilité de la main et des doigts. . 27 = 7,10 5. — sans indication du degré d'utilité de la main et des doigt-. 15 = 3,i0 4. Gène des mouvements d'un ou de plusieurs doigts 12 — 5,10
Total des guérisons avec ankylose incomplète 56 ^= 14,64
En résumé, on peut dire que, au point de vue fonctionnel, la guerre franco allemande n'a pas donné de meilleurs résultats pour les coups de feu du poignet traités par la conservation que les guerres des cinquante dernières années.
Les blessures avec lésion du cubitus fournirent la proportion de cas terminés par ankylose complète, la plus faible (62,7 pour 100); viennent ensuite les coups de feu du carpe (70 pour 100) et ceux du radius (85,7 pour 100). Ceux qui intéressaient à la fois le radius ou le cubitus et le carpe ont donné par la conservation les résultats fonctionnels les plus mauvais; pas une fois on n'obtint une main tant soit peu utile.
Malgré l'emploi des pansements antiseptiques, les blessures qui nous occupent n'ont pas été moins souvent cause d'invalidité. Il est aisé de se rendre compte du peu d'elficacité d'une antisepsie, incomplète le plus souvent, sur une lésion du massif ostéo-articulaire, squelette de la région, dont certains chirurgiens à tort comparent les lésions à celles d'un os spongieux. Von Seheven conclut qu'il faut réserver la conservation pour les seuls coups de feu qui intéressent la capsule en perforant nettement le carpe. Avec Langenbeck et Socin, et contrairement à l'avis de Billroth, Bek, Lûcke et Neudôrfer, on y renoncera quand des accidents inflammatoires, menaçants pour la main et l'avant-bras, ne pourront être combattus efficacement par de larges incisions. Dès que le coup de feu intéresse à la fois les épiphyses et les os du carpe ou que ceux-ci sont fracassés irrégulièrement ou avec enclavement du projectile, les auteurs s'accordent à repousser l'expectation.
Delà réseclion. Le travail de von Seheven relève 94 observations de coups de feu du poignet traités par la résection (55 sont consignés dans la circulaire n° 6, 58 appartiennent à la guerre de 1870-1871). 47 de ces faits sont assez complètement rapportés ;
JM POIGÎ^ET,
1" 20 réseclions de l'article radio-carpien ont donné 5 de'cès (15 pour 100) et 17 guérisons (85 pour 100), dont 1 après amputation;
2° 15 réseclions intéressant outre l'articulation radio-carpienne un ou plusieurs os du carpe et rendant possible la suppuration des articulations carpiennes et carpo- métacarpiennes ont donné 5 décès (30 pour 100) et 7 guérisons (70 pour 100);
3" 17 résections pour des blessures ayant très-largement ouvert les trois articulations radio-carpienne, médio-carpienne et carpo-métacarpienne, ont donné 5 décès (17,6 pour 100) et 14 guéris (82,4 pour 100).
De ces données l'auteur conclut que la résection du poignet est plus grave quand on est obligé de toucher au carpe, mais, lorsque les articulations carpiennes sont ouvertes, on a tout intérêt à enlever les petits os mis à nu.
Quant à la mortalité générale, pour 46 cas rigoureusement observés elle atteint la proportion de 17,4 pour 100. Un des réséqués succomba le 3^ jour à une diphthérie de la plaie, des 7 autres décès 4 (57 pour 100) survinrent pendant le stade d'infiltration et 3 (45 pour 100) après le 20' jour. Le procédé opératoire suivi, qui consista d'ordinaire dans des incisions latérales, n'aurait eu aucune influence sur la mortalité.
Chez 2 opérés la résection intéressa l'article radio-cubital, chez un le radiocarpien, chez 2 celte dernière jointure fut ouverte et la médio-carpienne intéressée, chez 3 les trois articulations furent largement ouvertes.
Abstraction faite des 8 cas mortels, le groupe d'observations (46) se réduit à 58 cas dont 5 exigèrent l'amputation. Tous guérirent, et voici quels furent pour 35 d'entre eux les résultats fonctionnels :
8 (22,9 pour 100) bons résultats (mobilité active de l'articulation radio-carpienne ou ankylose avec conservation complète de l'usage des doigts) ;
8 (22,9 pour 100) résultat'; médiocres (ankylose du poignet et légère mobilité des doigts) ;
18 (51,4 pour 100) résultats mauvais;
1 résultat indéterminé.
Gurlt diminue encore la proportion des cas heureux après la résection du poignet, sur 16 cas il compte : 1 résultat bon, 8 moyens et 7 mauvais.
Étudiant l'influence de la date de l'opération sur ses conséquences, Gurlt, d'accord avec von Scheven, trouve les meilleurs résultats fonctionnels après la résection primitive et au point de vue de la mortalité il fournit le tableau suivant :
Faits. Morts. Jlortaliié.
Résection primitive ô9 i 10,3 pour 100.
— intermédiaire 8 3 SI, 3 —
— secondaire 55 12 20,6 —
Aussi intéressante encore est la question de savoir si la résection doit être partielle ou totale. A en juger d'après les données de von Scheven on préférait la première :
Résultats. «
Bons. Médiocres. Mauvais.
Résection totale.. . . 20 pour 100. 20 pour 100. 60 pour 100.
Résection partielle.. .24 — 24 — 50 —
Voici d'autre part ce que nous apprend la guerre d'Amérique : 96 résections
du poignet ( — 90 partielles — 6 totales) ont foiirni une mortalité de 15,6 pour 100, elles se répartissent comme suit :
PttlM\lllES.
IMEimÉDIilltES.