‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.78Chapitre 27 sur 59 · POLISTES · texte numérisé non relu

POLISTES

ressemblant beaucoup à celui des Guêpes {voy. Guêpe) avec lequel il est souvent confondu. Siebold a constaté pour l'espèce la plus[comniune en Europe que les individus mâles proviennent par parthénogenèse de femelles non fécondées [Parthetiogenesis bel Polistes Gallica. In Stettin. Entomolog. Zeitiing, 1870, page 259).

Les caractères du genre Polistes sont les suivants : Forme du corps svelte, élancée, pas de pubescence. Tête avec les antennes'des'mâles un peu recourbées au sommet, les yeux n'atteignant pas la base des; mandibules. Celles-ci, courtes, presque carrées, à quatre dents terminales, les trois externes aiguës, l'interne obtuse, écaitée des autres. Palpes maxillaires de six articles; lèvre qua- (Irijobée avec palpes de quatre articles. Thorax allongé, métathorax oblique, sans sillon profond, avec deux valves saillantes au point d'articulation avec l'abdomen. Ailes fortes; pattes à jambes courtes, à tarses beaucoup plus longs que les jambes. Abdomen fusiforme, le 1''' segment disposé en cloche, non pédicellé, extrémité de l'abdomen atténuée en pointe.

Les nids, ou guêpiers, des Polistes, diffèrent de ceux des véritables Guêpes (joîj. Gukpe) en ce qu'ils sont nus, c'est-à-dire sans enveloppe extérieure. En France, nous les trouvons composés d'un simple rayon, au plus doublé d'un rayon superposé et maintenu par des piliers. Les nids sont placés dans les endroits abrités, chauds, exposés au midi. Si le rayon suspenseur est fixé sur un appui, les cellules sont verticales, mais, si le pédicellé est collé contre une surface droite, comme une paroi de mur, de rocher, un espalier, etc., les cellules sont transversales et placées en face du spectateur. Les matériaux sont analogues à ce qui a été indiqué pour les (luêpes, étant récoltés sur les bois morts exposés à l air et sur les tiges des plantes qui ont éprouvé par la pluie une sorte de rouissage. La couleur en est grisâtre, plus ou moins foncée, la consistance et l'aspect semblables à un carton mince. Les Polistes comme les Guêpes sont des insectes ayant fait du papier avant l'homme.

Dès le mois d'avril les femelles qui ont hiverné commencent isolément leurs nids. Elles font d'abord un support qui sera central, s'il est pei'pendiculaire, ou qui se trouvera supérieur par rapport au centre du rayon, si le support est transversal. Puis l'industrieux insecte construit quelques cellules hexagonales où il dépose un œuf. Les larves écloses sont nourries par la Mère-Poliste à la façon lies larves de Guêpe [voy. Glèpe), et les ouvrières qui en proviennent agrandissent le rayon. Alors la fondatrice s'absente peu et ne fait que pondre sans travailler au nid ; les ouvrières lui donnent la nourriture qu'elles lui présentent soit du bout de leur langue, soit entre les mandibules. A la fin de l'été, ou en automne, le rayon circulaire est au summum; il a 10 à 11 centimètres de diamètre sur 5 centimètres et demi de hauteur et il renferme jusqu'à 500 alvéoles. Dans le courant d'octobre la population des nids [décroît et disparaît finalement d'une manière complète. Les femelles fécondées seules hivernent comme les Guêpes. La nidification des Polistes a élé étudiée et décrite avec soin par Henri Saussure dans sa Monographie des Guêpes sociales, introduction Lxi et Lxxvi, et planche VIII, IX, X, XIII.

Les Polistes ouvrières butinent sur les fleurs et sont moins fai^ouches que les Guêpes; leur nourriture consiste en matières sucrées et en petits insectes mous. Elles sont avides de cassonade ou de sucre dissous dans l'eau, quand on les élève en captivité. En raison de leur petit nombre, les Polistes sont moins nuisibles aux fruits que les Guêpes, bien plus courageuses et irri-

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