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objets la lillérature, la poésie et la philosophie. Nous devons citer de lui une Medici7iœ anima. Vérone, 1629, in-4°, et un Trattato dei veleni. Vérone, 1745. Pona devint historiographe de l'empereur Ferdinand III, et mourut vers 1756. A. D.
POXCE DE SAIXTA CRL'Z (AntOiMo). Médecin espagnol, né à Valladolid, vers la fin du seizième siècle. 11 occupa la première chaire de médecine dans sa ville natale, puis passa à Madrid, avec le titre de premier médecin du roi Philippe IV. 11 mourut vers 1650, laissant:
I. De las causas y curaciones de las fiebres con secas ■pestilencialei. Valladolid, 1600, in-8°. — II. Opusculoiiim medicor. et philosophicorunt, vol. I. Madrid, 1622, in-fol. — III. De impediiuenli.'i magnorum auxiliorum in morhorum curatione, libri III. Madrid, 1629, in-i"", et autres éditions. — IV. fraelectiones Vallisoletanae in librum Hippocratk Coi de morbo sacro. Madrid, 1831, in-fol. — V. In libres Galeni de tnorbo et symptomate. Madrid, 1657, in-fol. L. Hn.
POX'CIRE. Nom vulgaire du Cédratier, que Risso a nommé Citrus medica tuberosa, à cause de ses fruits oblongs, bosselés, parfois d'une grosseur considérable {voy. Citronnier et Citrus). Ed. Lef.
POiVGAXilA {Pongamia Vent.). Genre de plantes de la famille des Légumineuses-Papilionacées et du groupe des Dalbergiées.
L'espèce type, P. glabra Vent., est un grand arbre à feuilles alternes, iniparipennées, composées de cinq à sept folioles opposées, glabres, ovales-acuminées, entières, la terminale plus grande que les autres. Les fleurs, disposées eu grappes axillaires pédonculées, sont de couleur blanche; elles répandent une odeur très- agréable. Le fruit est une gousse elliptique, plane, un peu arquée en faux et contenant deux graines réniformes, comprimées.
Ce bel arbre croît dans les régions tropicales de l'Inde. C'est le Galedupa indica de Laniarck, le Dalbergia arboreaàe Willdenow, le Pongami de Rheede [Hort. Malab., 6, p. 5, tab. 5) et V Arbre de pongolotle de Sonnerat. Ses feuilles servent à préparer des bains antirhuraatismaux. Ses graines fournissent, par expression, une grande quantité d'une huile, dite Kurrunje-oil, employée à une foule d'usages. Ed. Lef.
POXOS. Maladie endémique des îles Hydra et Spetza (archipel grec), présentant une grande analogie clinique avec la leucémie et la cachexie palustre. Elle s'observe surtout dans des familles de cachectiques et de tuberculeux (la tuberculose est fréquente dans ces îles), et de préférence chez les enfants mal nourris et d'une santé faible, de la fin de la première année jusqu'à l'âge de trois ou quatre ans; elle est rare à un âge plus avancé. Les saisons semblent avoir une certaine influence sur la fréquence de la maladie; son maximum a lieu au printemps (G. Stephanos).
Symptômes. L'enfant commence à se flétrir et à pâlir et devient plus tard d'une couleur de paille ; la fièvre, accompagnée souvent de frisson et de sueurs, est ordinairement quotidienne, souvent anormale, et suivie d'une tuméfaction considérable de la rate. Le malade est abattu presque dès le commencement et indifférent à tout ; cependant l'appétit se conserve ordinairement, mais il est capricieux et souvent perverti. La constipation et la diarrhée se succèdent alternativement. Les urines sont fétides, rarement albumineuses ou sucrées.
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Si la guérison n'a pas été obtenue pendant les premiers mois, ce qui est relativement rare, la fièvre prend le type rémittent et oscille entre 59 et 40 degrés ; pulsations jusqu'à 160 degrés. La rate continue à se tuméfier; la tuméfaction du foie n'est pas rare alors, La diarrhée devient plus fréquente, souvent continue et très-intense. La maladie peut présenter de courtes rémissions, mais le plus souvent elle ne fait aucune trêve et l'enfant tombe dans un état cachectique profond. Alors surviennent communément l'anasarque, des épistaxis, des pétéchies, des hémorrhagies et des ulcérations des gencives ; la gangrène des gencives, celle d'autres parties de la bouche, des éruptions pemphygoïdes, des abcès froids, peuvent s'observer, mais plus rarement. Des complications de Itroncho-pneumonie, de pleurésie, de tuberculose et autres, accélèrent très-souvent la fin.
Nature de la maladie. Pour ce qui concerne la nature de la maladie on ne sait encore rien de certain. D'après les faits connus, il est j)robable qu'il sagit d'une maladie infectieuse (C. Stephanos), qui n'est cependant ni la tuberculose, ni la syphilis, ni le paludisme, lequel d'après l'aflirmation unanime des médecins du pays y est très-rare. On pourrait arguer d'une ressemblance de la maladie avec la leucémie, mais il est à noter que l'examen du sang n'a présenté aucun phénomène leucémique (Karamitsas). Une seule autopsie bien faite n'a guère présenté que des données négatives au microscope et des lésions provenant de complications.
Traitement. Un traitement tonique et antipyrétique et de bonnes conditions hygiéniques, appliqués de bonne heure, ont donné quelquefois de bons résultats; l'usage de vin et de boissons alcooliques est surtout recommandable. L'émigration a paru aussi quelquefois salutaire [voy. Karamitsas, in raXijvdc;, t. I, p. 65; Clon Stephanos, in Gaz-, hebdomadaire, 1881, n" 47, etc.).