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POPULINE

chaque muscle, pénètrent dans les corps musculaires par leur face postérieure et à des hauteurs variables suivant les sujets.

b. Un rameau calcnnéen interne, qui se sépare du libial postérieur^ un peu au-dessus de l'articulation du cou-de-pied et va se perdre dans la peau qui recouvre la lace externe du talon.

c. Un rameau cutané plantaire (homologue du rameau cutané palmaire du médian), qui descend vers la plante du pied et se distribue à la peau de la région.

Parvenu dans la goiillière calcanéenne, le nerf tibial postérieur se divise eu deux branches terminales: l'une interne, c'est le wèvî plantaire interne; l'autre externe, c'est le nerf plantaire externe. Nous nous contenterons de signaler ici les deux nerfs plantaires, leurs distributions à la plante du pied ayant été décrite précédemment {voy. Pied et Plantaires ^Nerfs\). L. Testlt.

POPOLLX'AS. Vo}j. Cextre-Amékique.

POPULACE [Caltha L.). Genre de Renonculacées. du groupe des Aquilégiées, très-voisin (les Trollius {voy. ïrolle), dont il se distingue seulement par les élamines toutes fertiles. Le périanthe, simple, se compose de cinq à sept sépales colorés, pétaloïdes, caducs. Le fruit est formé de plusieurs follicules libres, renfermant chacun plusieurs graines pourvues d'un arille blanc de la région chalazique.

L'espèce type, C. paluHris L., est une lierbe vivace, commune au printemps dans les prairies humides, les lieux marécageux, sur le bord des fossés et des rivières. On l'appelle vulgairement Populage. Souci d'eau, Souci des marais. Sa souche verticale, courte, à fibres épaisses, donne naissance à des feuilles suborbiculairesréniformes, glabres, épaisses, luisantes, longuement pédonculées, et à des tiges dressées ou ascendantes, rameuses supérieurement et portant de deux à quatre feuilles sessiles. Les Heurs, grandes et d'un beau jaune, sont solitaires à l'extrémité de pédoncules axillaires.

Le C. palustris L. est une plante suspecte dont toutes les parties ont une saveur acre et astringente. Ses boutons à fleurs se confisent au vinaigre et se mangent dans quelques contrées comme les câpres. Ses sépales servent en teinture et c'est parfois avec eux, dit -on, que l'on colore le beurre dans le nord de l'Kiirope. Ed. Lef.

POPL'LÉUM (0XGI:E!\T). Voy. O.XGUENT.

POI'LXIXE. G-°H--0^ = C^"'H^''^C'1P0)0''. Synonyme : benzoylsalicine. Glvcoside extraite par Braconnot de l'écorce, des feuilles et de la racine du tremble (Populu!! tremula). On la rencontre également dans le Populus alba,\e Populus grœca et le Populus bahamifera. Elle se forme encore, en même temps que la di- et la trihenzoylsalicine, lorsqu'on traite la salicine par le chlorure de benzoyle, ou qu'on la soumet à la fusion avec l'anhydride benzoïque.

La populine forme de petits prismes incolores, renfermant :2H-0, peu solubles dans l'eau froide, mieux dans l'eau chaude et dans l'alcool, presque insolubles'dans l'éther; elle est d'une saveur semblable à celle de la réglisse; elle renferme deux molécules d'eau de cristallisation, devient anhydre à 100 degrés, fond à 180 degrés en un liquide huileux, donne au-dessus de 180 degrés des

vapeurs piquantes qui se concrètent en aiguilles, brunit vers 220 degrés sans éprouver de profonde altération. Elle est lëvogyre :

Soumise à l'ébullilion avec l'eau de baryte ou avec un lait de chaux, la populine donne de l'acide benzoïque et de la salicine. •

l'opuliiie. Acide Salicine.

benzoïque.

Les acides étendus et bouillants la décomposent en sucre, saligénine et acide benzoïque :

c^oH^sQs | 2IP0 -^ c'tFO^ -f- C'iro^ H- r/ii'^O''

Populine. Salirétine. Aciilo Glycose.

Ijcnzoïrjue.

La saligénine s'altère et passe en grande partie à l'élat de salirétine C'^^O.

L'émulsine ne provoque pas ce dédoublement de la salicine.

Traitée par un mélange de bichromate de potasse et d'acide sulfuriquc, elle fournit en abondance de l'hydrure de salicyle. L'acide nitrique concentré la convertit en acides nilrobenzoique, jncriquc et oxalique ; avec l'acide nitrique étendu elle se comporte comme un alcool, perd seulement une molécule d'eau et se transforme en benzoyi-hélicine.

L'acide sulfurique la colore en rouge amarante. L. Un.

POPULUS. Voy. Peuplier.

PORC. Les Porcs, qui constituent avec les Hippopotames {voy. ce iuol) l'ordre naturel des Porcins {voy. ce mot), se répartissent dans la Aiune actuelle en «plusieurs genres, le genre Phacochère {Phacochœrus F. Cuv.), le genre Sanglier {Sus L. part.), le genre Porcule {Porcula Ilodgs.), le genre Potamo chère {Potamochœrus Gr.), le genre Babiroussa {Babinissa F. Cuv.), et le genre Pécari {Dicotyles G. Cuv.). Quelques-uns de ces groupes étant l'objet d'articles spéciaux {voy. les mots Sanglier et Pécari), nous n'avons pas à entrer ici dans beaucoup de détails et nous pouvons nous contenter de dire c[uelques mots seulement des Porcs domestiques, des Phacochères, des Potamochères, desPorcules et des Babiroussas.

Les Porcs domestiques se présentent aujourd'hui sous les formes les plus variées : ainsi dans les expositions agricoles on voit, à côté du Cochon commun à la robe noire, blanche ou grise, le Cochon à grandes oreilles, le Cochon anglais, qui atteint souvent un poids de 500 kilogrammes, le Coclion de la vallée d'Auge, à la tête pointue, aux oreilles fines, au poil clairsemé, le Cochon du Poitou, à la tète massive, au front saillant, aux oreilles longues et pendantes, au corps allongé, le Cochon du Pcrigord, au corps ramassé, revêtu de poils rudes, le Coclion de Champagne, le Cochon pie, le Cochon des Ardennes, aux oreilles droites, le Cochon suédois, le Cochon nain à jambes courtes, le Cochon de Pologne, etc. A ces races européennes il faut ajouter une foule de races exotiques, telles que le Cochon chinois, au corps épais, au museau court et concave en dessus, au front bombé et aux oreilles droites, le Cochon de Siam ou Coclion du Tonkin, qui diffère un peu du précédent et qui se trouve non-seulement dans le sud de l'Asie, mais au Cap de Bonne-Espérance, le Cochon de Guinée, qui est très-commun au Brésil où

il a été, dit-on, transporté de la côte d'Afrique, et qiu se distingue par son poil roux, sa petite tète, ses oreilles pointues, sa queue nue, traînant jusqu'à terre, etc.

On n'a pas encore pu établir d'une façon positive si ces races, et beaucoup d'antres que nous pourrions citer, descendent d'une souche unique ou si elles procèdent de plusieurs espèces sauviiges, vivantes ou fossiles; tout ce qu'on peut afQrmer, c'est d'une part que certains Cochons domestiques, abandonnés à eux-mêmes, manil'estent une tendance à revenir au tvpe du Sanglier d'Europe, qui diffère d'ailleurs très-peu des Sangliers asiatiques; d'autre part, que la domestication du Cochon remonte, principalement dans les contrées orientales, à une époque extrêmement reculée. Suivant M. Stanislas Julien, elle daterait même, dans le Céleste-Empire, de quarante-neuf siècles au moins. En Egypte, en Grèce et chez les Hébreux, elle paraît s'être effectuée à une date moins ancienne; cependant on trouve déjà représentés sur divers monuments égyptiens ■des troupeaux de Cochons à la crinière hirsute; il est fréquemment question dans YOdyssée de Porcs engraissés, et le Deutérononie classe ces animaux parmi îas bêtes immondes dont il est interdit aux Israélites de manger la chair. Cette prohibition semble avoir été déterminée par l'idée que la viande de Porc, employée comme nourriture habituelle, constitue l'une des causes de la lèpre {voy. ÉLÉrHAMiAsis). M. Ehremberg cite à l'appui de cette hypothèse l'analogie ■qui existe entre le mot c/iasm, employé par Moïse, et le nom de Chamsio, que les Arabes donnent encore au Sus scrofa. D'autres invoquent l'étymologie du mot scrofule {voy. ce mot) qui dérive évidemment de scrofa, mais qui, suivant plusieurs auteurs, faisait primitivement allusion à la présence de tumeurs ganglionnaires analogues à celles dont les Porcs sont fréquemment atteints.

On peut supposer que Moïse avait constaté pendant son séjour en Egypte les inconvénients que présente la chair de Porc au point de vue alimentaire ou que tout au moins il avait adopté les préjugés que les anciens Egyptiens nourrissaient à l'égard de celle espèce domestique. Au dire d'Hérodote, en effet, les Égyptiens considéraient le Porc comme un animal tellement immonde que, si une personne en touchait un, fût-ce même en passant, elle devait immédiatement s'aller plonger •dans le fleuve avec ses habits, que les gardiens de ces animaux étaient exclus des temples, et qu'ils étaient forcés de se marier entre eux. 11 faut remarquer cependant qu'Hérodote, dans un autre passage, paraît se contredire, puisqu'il cite les Porcs au nombre des Quadrupèdes qu'il était permis aux Égyptiens d'immoler sur les autels, il est vrai, à certaines époques seulement et pour le culte de certaines divinités.

Les instructions détaillées fournies par Varron et par Columelle sur la nourriture et les soins à donner aux Cochons domestiques prouvent clairement que l'élève du Porc avait pris chez les Romains une extension considérable. On prétend même que c'est seulement grâce aux colons romains, et par conséquent seulement après les conquêtes de Jules César, que cette branche de l'économie rurale fut cultivée dans les Gaules; mais il faut supposer alors qu'elle eut dans cette région un développement extrêmement rapide, car dès la période galloromaine les salaisons de la Séquanie jouissaient d'une grande réputation. Des Gaules l'élève des Cochons se répandit dans la Grande-Bretagne et dans les contrées septentrionales de l'Europe; toutetois du côté du nord elle rencontra dans la rigueur du climat une barrière infranchissable. II n'en fut pas de même au -sud, à l'est et à l'ouest, et les Cochons transportés par les navigateurs espagnols,

portugais, hollandais, français et anglais, dans l'Inde, en Afrique, en Océanie et dans le Nouveau-Monde, prospérèrent admirablement. Sur certains points même quelques-uns de ces animaux, abandonne's à eux-mêmes, revinrent à l'état sauvage. De nos jours l'élève du Porc et les industries qui s'y rattachent sont devenues tellement prospères aux Élats Unis que ce pays peut expédier des jambons et du lurd dans toutes les parties du monde. Sans aborder ici la question des affections parasitaires des Godions domestiques, qui sera plus convenablement traitée dans une autre partie du Dictionnaire {voy. le mot Trichine), nous constatons en passant que plusieurs médecins et naturalistes ont attribué l'apparition de quelques cas de trichinose en Europe à cette importation de viandes américaines, importation qui a été récemment entravée dans notre pays par des mesures rigoureuses. Nous constaterons enfin que, tandis que la viande cuilc, salée ou fumée, du Porc, entre sous les formes les plus diverses dans notre alimentation, sa graisse purifiée est employée sous le nom à'axonge [voy. ce motj dans plusieurs préparations pharmaceutiques.

Les Phacociières se distinguent facilement des Sangliers par leur dentition et par la forme de leur tète : ils sont en effet très-souvent privés d'incisives à la mâchoire supérieure, tandis qu'ils ont six incisives à la mâchoire inférieure; leurs canines se relèvent toutes les quatre en manière de défenses et celles de la mâchoire supérieure acquièrent un énorme développement; leurs dents molaires s'usent rapidement, surtout en avant, et présentent alors des figures irrégulières; enfin, caractère des plus apparents, leur tête, fortement dilatée au niveau des yeux, porte sur cliaque joue une caroncule verruqueuse qui donne à l'animal une physionomie repoussante. Ces Porcins, que l'on voit maintenant assez fréquemment dans les jardins zoologiques de l'Europe, se trouvent en Afrique depuis la Nubie et le Sénégal jusqu'au Gap de Bonne-Espérance et paraissent avoir été déjà connus des Anciens. Ils appartiennent à deux ou trois espèces : Phacochœrm œlhiopirm Pall., Ph. JEliani Gr. et Ph. africanus Gm.) et vivent par troupes de quinze à vingt individus dans les endroits boisés ou couverts de buissons .

Les Potamochères, que l'on désignait autrefois sous les noms de Sangliers à masque, de Cochons de Guinée et de Cliéroptames, offrent également, sur les cotés delà tète, des protubérances qui correspondent à des saillies osseuses; ils ont la tète allongée, les oreilles pointues, surmontées d'une touffe de poils, la queue ép-,visse et allongée. On les répartit généralement en deux espèces dont l'une iPolamochœrm africanus Schreb.) s'étend du Gap de Bonne-Espérance à la région du Zanibèze, tandis que l'autre {Potamochœrus porcus L.) est originaire de la côte occidentale d'Afrique, d'où elle a été transportée au Brésil.

Les Porcules constituent un petit genre caractérisé par la présence de six incisives à chaque mâchoire et de quatre paires de prémolaires, par la forme conique de la tête, dépourvue de tubercules latéraux, et par la petitesse des oreilles. Ils ressemblent un peu à des Pécaris, mais ils habitent une tout autre réf^iondu ^lobe. Une de leurs espèces, Porcula papuensis Lin., vit en effet à la Nouvelle Guinée, tandis que l'autre (P. salviania Ilodgs.) se trouve dans l'Inde septentrionale.

Enfin les Babiroussas, à la face conique, aux oreilles arrondies, aux canines

fortement saillantes et souvent recourbées en spirale, à la queue fine et aux

membres "rêles, ont pour patrie les îles de Bornéo, des Gélèbes, de Céram, de

Timor, de Java, de Sumatra et de la Nouvelle-Irlande. L'espèce qui constitue

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